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impecabilidade

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• cronica Numéro Seis

traduction : oeuvrons pour un monde avec plus d’empathie, plus de bon sens, de respect et de bons mots…   réfléchissons avant de parler (ou d’écrire)… et il toujours utile de se rappeler qu’il existe un monde intérieur en chacun(e) de nous…  et touchons ce sol sacré en tant qu’acte de responsabilité… puissions-nous être plus humains… plus gentil(e)s… plus généreux. soyons simplement des êtres admirables… et aimants

voilà tout est dit ci-haut… le but ultime de ce voyage réside dans ces quelques lignes.. viser l’impecabilité… comme un chemin, comme un élan… un devenir…

soyons des oeuvres d’art en constant processus d’impeccabilisation…

ce matin pas de photos exotiques, pas de froufrou brasileiro…

que l’essence de ce que je suis venu faire ici… me rapprocher de l’impeccabilité…  sans jamais peut-être vraiment l’atteindre car l’impeccabilité est probablement comme la vie, infinie et toujours perfectible… même si déjà parfaite…

toutes ces tasses de Daime (ayahuasca), tous ces chants, tous ces milliers de kilomètres parcourus pour finalement ne revenir qu’à moi, qu’à soi… chacun, chacune de nous…

on peut parcourir le monde mais toujours c’est vers soi qu’on va et qu’on revient…

j’ai entrepris ce voyage en compagnie de 9 autres personnes, 8 adultes, Joeli et moi… une amie nous a rejoint pour quelques jours puis est repartie vers Montréal… deux autres nous ont quitté après la deuxième étape comme prévu et nous sommes dorénavant 7 à Alto Paraiso, le paradis des pays d’en haut du Brésil… nous sommes maintenant divisés en petits clans, des petites cellules autonomes qui se croisent à l’occasion… le plan d’origine…

au cours de deux premières étapes du périple, dans la deuxième surtout, nous avons vécu de nombreuses aventures, toutes intenses, certaines rocambolesques, en fait la plupart plus intenses que ce que vous ne pourriez jamais même imaginer… oui inimaginables en effet…

pour tous le voyage fut intense… on savait qu’on en ressortirait pas indemnes…

pour deux des passagers, le voyage est encore délicat… notamment face à moi qui est un peu le GO de cette croisière qui n’est pas venue nécessairement pour s’amuser mais pour se regarder de bord en bord… inside out et à-travers… j’ai beaucoup d’énergie, une grande gueule et je déplace de l’air… c’est d’ailleurs ce qui fait que ce voyage a pris place… on dit qu’on les défauts de nos qualités… c’est ce qu’on dit…

à quelques reprises, je me suis demandé why the fudge j’avais organisé un tel voyage… mais en fait, je n’ai pas organisé ce voyage, il s’est organisé tout seul, je n’ai tenu que le volant depuis juillet…

car pas mon plan de carrière de devenir agent de voyage… encore moins de voyager avec l’équipage… car j’ai toujours pas mal été loner en voyage… viva libertade !

ce voyage ne fut pas toujours de tout repos… en fait, il ne fut jamais du tout repos… et on sait que les voyages déforment la vieillesse…

quelques clash non réglés sont encore en mode veille d’ailleurs… deux personnes en attente de départ prématuré… mais le plan pour cette dernière étape était ouvert dès le départ… après presque 3 semaines de promiscuité presque inhumaine – faire un feitio et vivre à 10 dans une petite maison –  on avait tous et toutes besoin d’espace… ce que l’on prend maintenant…

comme dans tout conflit, jamais certain que les ponts se referont… à la graças de Deus comme on dit ici…

mais peu importe le dénouement, chacun et chacun ne pouvons que nous regarder, nous introspecter, voir notre part dans l’histoire… car qu’une histoire… une belle histoire des pays d’en haut…

bien sûr, nous aimons penser que nous sommes des Dieux et des Déesses, mais nous sommes fondamentalement des êtres humains avant tout… et c’est ce que le Daime nous reflète… il nous montre nos zones d’ombre afin de faire en sorte que les petits points noirs qui recouvrent encore notre âme se dissipent pour laisser passer toute la lumière divine…

l’idée n’est possiblement pas d’atteindre l’illumination, mais plutôt l’élimination… éliminer tout obstacle qui entrave la grande vie pour qu’elle puisse enfin nous passer à-travers toute…

alors so far so good… je continue à regarder mes réactions, mes comportements qui déclenchent chez les autres résistances et réticences… je transforme ce que je peux, à mon rythme, au meilleur de ma connaissance, conscience et de mes habiletés…

on dit aussi qu’on fait du mieux avec ce que l’on a… so I do…

et en même temps, je continue de continue d’avancer et de suivre de plus en plus mon chemin, ma voie à moi… ni meilleure ni plus parfaite qu’aucune autre… que la mienne…

car que pouvons-nous faire d’autre que de devenir de plus en plus soi-même ?

en terminant, je partage ci-bas avec vous un texte que notre ami Ze nous a lu (en portugais et que j’ai traduit du mieux que j’ai pu) car trop beau pour ne pas croiser vos yeux, votre âme et votre âme…

allez, bom dia chez-vous…

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DÉCRET DE GUÉRISON ET DE LIBÉRATION
André Lima

En ce moment même, je laisse aller tous les ressentiments liées aux expériences du passé.

Je laisse aller et je pardonne à toute personne qui a pu me blesser.

Je laisse aller et je pardonne à toute institution, entreprise ou gouvernement qui a pu porter atteinte à ma vie.

Je choisis de pardonner et me sentir en sécurité et protégé(e) en même temps.

Je pardonne et j’impose mes limites à chaque fois que cela est nécessaire.

Je pardonne la vie, Dieu, ainsi que l’Univers, pour tout type de situation actuelle ou passée dont je me sens ou me suis senti(e) victime.

En ce moment même, je choisis de dissoudre tout sentiment d’injustice, de deuil, de colère et de tristesse.

Je me pardonne pour toute erreur que j’ai commise ou opportunité de laquelle je suis passé(e) à côté.

Je me libère de la culpabilité et je boucle toute action ou pensée qui ne soutient pas la vie.

Je laisse et laisserai le pardon nettoyer et purifier chaque cellule de mon corps.

Mon Esprit prospère pardonne à tout et à tous de façon inconditionnelle car tous et toutes méritent de ressentir la paix intérieure et le bonheur.

Cette paix est ma propre essence et je lui permets de s’exprimer.

Je laisserai le pardon désintoxiquer et purifier chacune des cellules de mon corps.

Toutes les personnes et les expériences de ma vie m’ont apporté de grandes expériences d’apprentissage. C’est pourquoi je remercie tout ce que j’ai vécu et tous ceux et celles qui ont contribué à ma propre croissance.

Je pardonne aussi ma famille, mes parents et mes ancêtres pour toute forme de souffrance qu’ils ont pu m’imposer ou me transmettre.

Ma paix intérieure est supérieure à tout attachement, émotions et rancune.

C’est grâce à la libération de ces sentiments et ressentiments que je peux me libérer totalement de toute victimisation et me dégager de mon histoire personnelle antérieure.

À partir de maintenant, j’assume l’entière responsabilité de ma vie afin qu’elle m’apporte bonheur et plénitude.

Mon Esprit est complètement tourné vers le moment présent et la présence afin de créer la vie de la prospérité et l’abondance que je souhaite et mérite.

Graduellement, et de plus en plus, je laisse grandir et s’étendre la gratitude en mon for intérieur, rendant chaque cellule de mon corps plus vibrante, apportant guérison, purification et sobre, mon esprit supérieur et mon corps.

Je laisse cette gratitude s’étendre au-delà de mon corps physique pour aider à guérir les gens et l’environnement autour de moi.

Ainsi soit-il

 

guerreiros/ras da paz é da luz

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ce matin on vient de recevoir le vidéo de notre deuxième prestation à la cérémonie qui a lieu samedi dernier à l’église Ceu Sagrado de Sorocaba en banlieue de Sao Paulo au Brésil… si vous êtes sur FB, c’est ici…
https://www.facebook.com/ati.dion1

si non sur FB, on va sûrement se partir un Youtube Channel bientôt… alors à suivre… je n’ai pas encore visionné mais j’avais quand même envie de passer around car je sais que ce fut un moment magique…

sur la photo ci-haut c’est nous, notre humble et sincère groupe de guerreiros et de guerreiras de l’Aiglise, de Val-David et des environs, de Ceu do Vale da Vida qui avons clos le feitio (processus de fabrication du Daime) avec nos chants la semaine dernière… je ne sais pas pour vous mais je trouve qu’on a vraiment l’air de guerriers d’amour avec nos armes de séduction massive… on shoote de l’amour du mieux qu’on peut… et on aimerait bien conquérir le monde, en commençant par notre propre coeur…

à chaque fois qu’on joue nos chants ici, quelque chose se passe… ça envoûte, ça fly, et nous surprend à chaque fois… pendant des années, on a pratiqué et pratiqué et pratiqué, sincèrement,humblement, mais souvent souvent, un peu en cachette, un peu gêné et tout à coup, ça éclos, ça se déploie, ça pète de partout…

alors on observe, on savoure pendant que ça se passe et que ça passe… car tout passe, et repasse… sans nous faire un pli sur l’âme…

allez, savourez la neige, nous on va suer pour vous…

amor amor amor et much much more

muito gratidao

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• crônica numero treis

salut lecteurs/trices…

de retour en ondes après la plus intense semaine de toute ma vie, et Dieu sait que pour avoir pris pas mal de psychédéliques durant ma jeunesse, puis être devenu disciple d’Osho, avoir rencontré un mouton portant une couche (sérieux mais c’est une autre histoire), vécu à la Humaniversity, avoir dirigé l’auberge du Lac Carré avec Charu pendant 20 ans de même qu’avoir animé de fous ateliers Humaniveristy Style puis des cérémonies de divers styles, la barre était haute…

mais la dernière semaine se situait dans une autre dimension, oui oui n’ayons pas peur des mots, on pourrait aller jusqu’à dire jusque dans l’astral… j’ai goûté à la perfection, à la pureté, à la béatitude et mettez-y tous les autres mots du genre que vous voulez…

sans vraiment savoir dans quoi je m’embarquais, même si d’une certaine façon je le savais depuis toujours, j’ai entrepris un grand voyage… en compagnie de quelques ami(e)s qui savaient encore moins que moi… car j’y étais déjà venus il y a 6 ans mais je n’avasi aucune de ce qui se passait ici…  cette fois, j’ai retrouvé ma famille de corps et de multiples esprits… que je ne quitterai plus jamais je le sais…

comme  si toutes les expériences antérieures de ma vie m’avait mené ici… tout le avant m’avait guidé vers ce présent inestimable… d’ailleurs, quand j’avais 19 ans, j’avais réservé, sans même savoir pourquoi, un billet d’avion pour le Brésil, ayant senti un élan depuis tout jeune vers cette terre rouge unique au monde mais le destin a twisté ma route… cette semaine après un détour de 35, je suis arrivé à la maison…

pas que ce soit la première fois que je venais au Brésil, non, j’y avais mis les pieds une douzaine de fois auparavant… mais cette fois, si mes pieds touchaient le sol Brésilien, mon âme a goûté les cieux universels… et particulièrement ceux au-delà du portail de Ceu Sagrado, à Sorocaba…

même si je le voulais, je ne pourrais décrire ici mon expérience… et je ne le veux pas vraiment car toute expérience est si personnelle et je suis relativement pudique dans ma vie malgré mes milliers de chroniques et millions de mots, même ceux qui ont décrit ma grande peine d’amour et crise existentielle de l’été dernier…

en fait, comme si cela ne semble pas être le cas, je suis pudique… et comme ce que j’ai vécu et vis encore présentement est indescriptible, je ferai que tourner autour avec mes mots…

mais comme j’aime les défis et surtout tenter de possibiliser l’impossible, pourquoi ne pas tenter de décrire l’indescriptible justement… question de partager ce bonheur qui n’est pas de ce monde, simplement pour donner envie à d’autres comme moi de suivre leurs élans les plus profonds, quels qu’ils soient… ces élans qu’on ne comprend pas mais qu’on ne peut que suivre quand même malgré les détours car ils nous brûlent par en dedans, ils nous poussent au cul, ils nous forcent à avancer, un pas à la fois, tout l’être dans la foi…

alors dans les  prochains jours, je partager de nouveau quelques mots avec vous dans ces chroniques, avant d’entrer dans un autre processus différent dans l’esprit mais semblable dans la forme à celui que je viens de vivre…

pas question de mettre des mots pour faire sens de cette grandiose expérience… car sans queue ni tête cette expérience… mais pleine de coeur et de fête… et tellement grande…  grandji comme on dit au Brésil…

alors reprise des chroniques brésiliennes gang…

et comme dit ma nouvelle mama italienne retrouvée ici, nao obrigado com la familia é amigos, gratidiao, gratidao

ate logo

P.S. la photo ci-haut est une réplique grandeur nature (à ce qu’on me dit et j’ai envie de le croire) de Mestre Irineu, être exceptionnel de plus de 7 pieds de hauteur et de grandeur qui a fondé le mouvement Santo Daime et qui inspire encore, 45 ans après sa mort, des milliers sinon des millions de personnes, particulièrement ici au Brésil mais aussi partout sur la terre comme au ciel, dont votre humble serviteur…

mais ne me demandez surtout pas pourquoi ni comment, aucune idée de ce qui se passe… je ne fais que suivra la parade céleste et joindre la famille qu’il rassemble…

semana do Feitio

• crônica numero deus

bom dia lecteurs/trices

nous voilà rendus à notre deuxième étape, Sorocaba en banlieue de Sao Paulo… nous sommes invités à confectionner le Daime, ce breuvage sacré du grand bassin amazonien et maintenant d’au-delà…

que quelques mots ce matin en votre moins 17 degrés (près de 40 pour nous) car notre accès internet est limité pour le moment,

pour vous dire que :

nous sommes traités comme des rois et des reines – reis et rainhas – par nos hôtes;

que la vie de groupe se passe très bien;

que la grande région de Sao Paulo regorge de richesses matérielles, et qu’il existe aussi de grandes disparités économiques au niveau social;

que Sao Paulo est une mégapole surprenante, plus près de New York que de l’Amérique du Sud;

que les brésiliens sont vraiment des gens chaleureux et que les villes fermées pullulent autour d’ici;

que nous sommes invités à jouer trois de nos hymne la semaine prochaine dans le cadre d’une cérémonie de plus de 400 personnes et que nous sommes bien excités de cela ;

et que demain matin, nous sommes privilégiés de pouvoir prendre part à un processus unique qui consiste à fabriquer le Daime à partir des deux plantes maîtresses, la chacruna et le jagube;

donc que la vie, comme le Daime, coule doucement…

les voyages nous apprennent à faire confiance, à lâcher prise, à perdre toute perception de contrôle et à sortir de nos zones de confort, particulièrement quand on parle peu le langage (mais nous sommes déterminés à apprendre et nous faisons les efforts, surtout depuis que nous baignons dans un bain full portugais… et viva le portugais pour les nuls !)

on ne sortira clairement pas indemnes de ce voyage, pour notre grand bien…

on se reparle dans quelques jours…

en terminant quelques photos de la fête des lumières ici à Ceu Sagrado

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Feliz Ano Novo et bons baisers du Brésil

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• crônica numero um

bom dia meus irmaos et minhas irmas…

nouvelle série de chroniques… à partir de maintenant, à partir d’ici, ici étant le Brésil, pour le moment… le moment étant maintenant, éternel, pour toujours, para sempre… toujours étant jusqu’au 17 février… pour le moment… ici et maintenant… aqui e agora…

quelques mois en cette terre Brasileira, trois étapes, liées à la musique, au Daime (ayahuasca). à l’amitié, à la quête spirituelle, car le Brésil l’est hautement, spirituel…

une première chronique donc, d’ici, dans les montagnes du Doigt de Dieu, au nord de Rio…

15825879_10210099231655768_1672108867821363158_n.jpgici étant Teresopolis, qu’on appelle la Suisse du Brésil, en visite à l’église Santo Daime d’un sympathique Padrinho, musicien, devenu ami au fil des ans… ici où je suis venu deux fois déjà auparavant et où j’ai envie de revenir encore et encore… amitié grandissante autour de sa musique, du lien avec les cieux, et de sa petite familia d’âmes tout aussi sympathique…

puis ce matin, départ pour une seconde étape, qui nous amènera dans une banlieue de la mégapole Sao Paulo, pour une dizaine de jours, pour aller participer à la confection du Daime, ce sacrement relativement répandu ici au Brésil et qui nous permet de visiter les cieux en corps… une invitation facilitée par mon ami Padrinho de Teresopolis…

j’étais venu aussi ici, il y a 6 ans, accompagnant alors dans ses démarches une connaissance qui cherche à légaliser l’importation du Daime au Canada et dont je voulais soutenir le travail… moi qui pensais jamais n’y remettre les pieds… la vie est parfois bien coquine car m’y revoici m’y revoilà… et tralala…

cette deuxième étape culminera par une cérémonie guidée par une Madrinha, Cristina Tati est son nom, à la formidable musique et aux paroles célestes, à laquelle prendra part plus de 400 personnes…

puis à compter de la mi-février, destination Alto Paraïso, le haut paradis, dans les montagnes de cristal à quelques heures de Brasilia… un mois prévu là-bas, autour d’un festival où de nombreux chamanes et guérisseurs du bassin Amazonien nous initieront à leurs coutumes et traditions à l’aide de diverses plantes guérisseuses et enseignantes… bref des apprentissages à la tonne en vue… on n’en finit plus d’apprendre en ce bas monde…

moi qui devenait un grand loner ces années-ci, découvrant et appréciant la vie en solo, ou en duo et trio à temps partiel, à petite échelle, en silence, je fais le voyage avec une dizaine d’ami(e)s… après avoir vécu en communauté pendant une vingtaine d’années, avec une pause davantage hermite de quelques années, je redécouvre la vie – et particulièrement le voyage – en groupe ces jours-ci…

jusqu’à maintenant, so far so good et très nourrissant… succulent même…

0568ed57-2038-40c5-9774-44dc4e8bae55il faut dire que ces ami(e)s et moi nous nous connaissons depuis belle lurette et nous nous rencontrons sur une base régulière depuis des années pour chanter, jouer, méditer et prier ensemble… pour le moment nous appliquons ici sur terre ce que nous cueillons dans les cieux, individuellement, ensemble… agora e aqui

je viens ici au Brésil depuis une dizaine d’années… ça fait au moins une douzaine de fois… j’aime sa musique, sa médecine, son peuple, sa chaleur, et son langage que j’apprends goutte à goutte sur le bout de la langue… et le reste de mon corps…

j’aime particulièrement la spiritualité bien incarnée du Brésil, et de son peuple… sa capacité de vivre dans la matière tout en ne quittant jamais le monde céleste… car au Brésil, les cieux sont ici bas…

chanceux comme je suis, je peux travailler d’ici… en effet, je peux donner mon cours universitaire virtuel dès que le wifi est autour… et comme il est à peu près partout, alors viva la conciliation voyage travail études…

mais avant de partir, je dois avouer que j’ai dû me apprendre à me détacher de ma maison qui m’est si chère… seule possession que  je peux dire mienne en ce bas monde, et encore possède-t-on vraiment quelque chose ? – ce refuge que j’appelle home en cette terre, et que je prête et confie à deux amies qui en prennent bien soin… pendant que je pélégrine em Brasil…. confia com amor...

alors voilà chers lecteurs/trices… en ce début de nouvelle année, quelques bribes de nouvelles de votre humilde chroniqueur on the road again… au fil des aventures, je partagerai avec vous quelques mots, saveurs, impressions et expériences vécues… comme cela se veut, comme cela me le dira et dictera…

car le Brésil est une terre vraiment riche… comme Val-David, un monde à part et à partager…

ici les gens ont les deux pieds sur terre, la tête aux cieux et le coeur grand ouvert…

la musique y est reine et l’Amazonie et ses médecines déteint sur l’ensemble du pays… la chaleur nous force à ralentir, ce qui constitue une grande leçon à chaque fois qu’on y pose et dépose les pieds, nous occidentaux hyperactifs et en déficit d’intention divine…

alors au gré du vent et des expériences, je vous invite à suivre avec moi la route qui nous mène ici, par le bout du nez…

peu importe où, toujours ici… agora, aqui… viva les détours ! viva Brazil !