Archives pour la catégorie les chroniques 2.0

mon pays c’est lit vert, et blanc

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quelle journée puissante et forte hier… quel petit lundi grandiose… quel début de semaine renversant… extra ordinaire et pourtant, extraordinaire… on nous annonçait quelques pouces, on nous en a mis plein les pieds… et dans la bouche, les mains plein les pouces, la pelle tout le tour de la tête…

au menu : vents, bourrasques, neige, poudrerie, glace sur la chaussée, carambolages sur les routes… caramba ! dire que le monde du sud a manqué ça…

quand on ne l’attend plus, car il est tellement là, présent, l’hiver nous frappe dans le dash, l’hiver nous prend par derrière et nous surprend par en avant, l’hiver prend son temps et le nôtre… l’hiver nous rebrousse le poil blanc… l’hiver est hiver pas calvaire…

notre pays c’est l’hiver, notre contrée, c’est le vent du nord… notre country, c’est le now… avec la neige en prime… prime time…

hiver, saison où le vent nous sort de nos gonds, où le ciel qui gronde nous tombe sur la tête à coup de flocons, dans la face à coup de glaçons… l’hiver, le vent nous empêche de dormir trop lourd, de dormir trop sourd, de dormir trop ours… l’hiver nous fait fort, l’hiver nous rentre dans le corps, et encore, et encore…

l’hiver dans le sud c’est show et humide, l’hiver dans l’now, c’est froid et pur, droit et dur… l’hiver c’est drette et sec, straight et net…

l’hiver rend tout vrai et limpide, polit tout, crystal clear… on peut bien rêver à l’été et au soleil, mais la réelle réalité est blanche, jaune et bleue… avec des gros tons de gris, de blancs et de froid… au bout des doigts…

quand on aime l’hiver, il nous le rend bien… quand on l’haït aussi… car l’hiver est avec nous comme nous sommes avec lui… l’hiver n’existe pas vraiment, l’hiver ce n’est que nous en dehors de nous, que notre miroir… notre côté givré… car l’hiver n’existe pas en dehors de nous, il n’est qu’en nous, il est partout… l’hiver nous permet d’apprécier le cycle des saisons, sa bipolarité, chaud et froid, sa quadripolarité, printemps été lit vert, automne et hiver…

l’hiver nous rend gaga à rêver au printemps, l’hiver nous rend suave à sweater l’été, l’hiver nous rend couleur foule d’automne… l’hiver met les choses au clair, et chaque chose en son temps et à sa place… l’hiver nous pousse au cul, l’hiver nous y met le feu… en fait l’hiver nous chauffe la vie au corps…

l’hiver tue toute impureté, l’hiver remet tous les cadrans à zéro… l’hiver, la nature, et l’ours dort, paisible, dans sa caverne… tandis qu’en région, l’homme rentre dans sa taverne… les deux pieds sur la bavette du poêle… l’hiver nous rend brave, l’hiver nous bave, l’hiver nous rend frette et drette…  awèye l’allumette…

l’hiver c’est pas l’enfer, l’hiver c’est l’envers du décor… c’est le nord du sud, c’est le bout du chemin… l’hiver faut ouvrir le chemin… l’hiver tous les chars sont blancs, et lors des nuits de pleine lune, toutes les cas de conscience s’éclairent, sont clairs… et croustillants… et lumineux… et numineux…

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ah l’hiver que j’aime, et que j’étrenne… et qui m’entraîne, loin en dedans de moi, loin au sein des mois, décembre janvier février… et vive février en masse, court et doux, short and sweet et doux et fou… ptit mois annonciateur de promesses et de lumière, annonciateur de printemps… pré temps des sucres…

l’hiver, tu me joues un tour, je te joue dehors, tu me rentres en dedans, je me sors dehors et me r’tourne de bord… hiver je te pellette par en avant, tu me charries par en dedans… l’hiver tu allumes mon feu, et me le mets au derrière aussi parfois, surtout par grands froids…

l’hiver tu m’offres un jeu de moment présent… car comme aucune autre saison, tu nous tentes à ne plus être ici, dans le now, souhaitant souvent l’été… ah hiver mal aimé… pourtant, tu es cadeau, présent, lent et reposant, slow et mollo… tu as tout ton temps, et tu prends bien le nôtre…

cher hiver, allume encore et encore la vie en nous, allume en corps encore l’esprit de la grande vie, le souffle du toucher juste sur la braise bise, sur la braise bien prise…

l’hiver t’es trop hot, top hot… et hop hop hop… et up up up… pop pop up…

l’hiver de gré, ou l’hiver de force…

feu

it’s now or never, forever, and ever…

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2.0 virgule 8 / 26/1/14

traduction: à compte d’aujourd’hui, agissez avec chaque personne que vous rencontrez comme si cette personne allait mourir avant minuit… offrez-lui tout le soin, la gentillesse et la compréhension que vous pouvez trouver en vous et faites-le sans pensée de récompense aucune… votre ne sera plus jamais la/le même… – Og Mandino

beau hein ? agir avec les autres comme si ils/elles allaient mourir aujourd’hui… pas nous, eux… remarquez que même si nous imaginons qu’eux mourront, on peut les devancer… tous égo devant la mort… mais de mettre l’emphase sur leur mort à eux nous sort de nous – extase – et nous fait prendre soin davantage des autres… tourner le regard du coeur vers ailleurs, vers l’autre… pour une fois… de in à out…

imaginez que l’autre, lui ou elle, mourra avant minuit… comme le carrosse qui redeviendra citrouille à minuit, l’autre disparaîtra… peut-être… alors prendre soin… care care care…

imaginez la mort de l’autre pour prendre soin de l’autre, pour apprécier l’autre à sa juste valeur, à sa valeur juste… juste juste valeur…

donner soin, gentillesse et compréhension à un/e autre, quel qu’il soit, quelle qu’elle soit… car l’autre c’est moi, les autres c’est nous… toujours que nous… pour apprendre à donner plutôt que de simplement penser à recevoir… gimme gimme gimme ? give you give you give you…

petit exercice de don de soi, de don à l’autre car quand on donne à l’autre, on donne à soi… on ne donne toujours qu’à soi anyway… ce que l’on donne ? on le possède pour toujours… ce que l’on garde ? on le perd à tout jamais… donner pour recevoir, recevoir et redonner… redonner au suivant, suivante…

alors ces mots pour toi, pour vous, pour nous qui mourrons peut-être avant minuit prochain… ou pas… mais quand même, au cas… ces mots pour prendre soin, pour dire je t’aime, pour dire I care…

car I care… à pied ou en voiture…

jusqu’à minuit, ou plus…

advitam aeternam…

savoir moins savoir plus

1525584_10152154566183685_311776709_n2.0 virgule 7 / 25/1/14

traduction : la connaissance consiste à apprendre quelque chose à chaque jour… la sagesse ? se départir de quelque chose à chaque jour... – proverbe zen

ah ! vive le zen… si simple, si juste, si zen… facile à comprendre, allégeant pour l’âme, soulageant pour le coeur et le corps…

si la première partie de la vie se veut un vaste processus d’apprentissage, d’engagement et d’attachement, la deuxième partie est un long processus de dégagement et de détachement… on monte la montagne, puis on la redescend…

premièrement travailler fort pour apprendre, se faire, se former, se développer, acquérir la connaissance… puis lentement désapprendre, intégrer l’expérience et laisser émerger la sagesse…

cette sagesse qui nous fait reconnaître les choses vraies et importantes de la vie, distinguer l’essentiel du superflu… cette sagesse qui nous fait abandonner les vieilles croyances et pensées limitatives qui nous gardent dorénavant trop petits…

donc la première partie de la vie tourne autour du pôle positif… positif comme devenir, comme aller vers, comme plus plus plus, comme construire, comme bâtir… comme gravir la montagne…

puis la mi vie, un milieu de vie, plus ou moins long, un léger flottement, passage obligé, plus ou moins confortable pour certain(e)s, pour d’autres, le r’tour d’âge comme disaient nos parents… le focus change alors graduellement de direction… plateau de vie, avec une vue panoramique sur le passé, mais sans entrevoir tout à fait l’autre flanc de la montagne… celui qui descend…

et commence alors le grand retour back home… retour à soi, retour en soi, retour sur soi… it’s a long way home…

ou les apparences commencent à compter de moins en moins, alors que l’opinion des autres devient de moins en moins important, irrelevant disent nos voisins… marcher le chemin du grand retour…

entamer le versant de la montagne qui ne mène plus vers le vaste monde extérieur vers le monde infini en soi…

car si le monde est immense hors de soi, il est l’est encore davantage dès qu’on ferme les yeux et qu’on plonge en soi…

alors entamer la pente descendante… celle qui revient au camp de base… pas nécessairement plus facile de descendre la montagne que de la monter… d’autres muscles – qu’on ne croyait pas exister – sont mis à contribution… plus de délicatesse est requise… plus de sagesse justement…

la vie en soi est un puits sans fond, une mer de calme et d’innocence en réponse aux multiples questions que l’on peut se poser… irrelevant… un océan de silence dans lequel il fait bon se régaler, au-delà des mots, en-deça du tourbillon mondain… là où toutes les questions disparaissent et toutes les réponses émergent d’elles-même… 

ouf, finalement, abandonner la lourdeur de la connaissance et de l’ambition du corps pour développer la finesse et l’élévation de l’âme…

petit pas à petit pas dans la foi, un petit peu à la fois…

allez bon délestage…

fais confiance en l’existence mais attache ton chameau…

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traduction: en fait, Abracadabra est un terme hébreu qui signifie je crée ce que je dis

chronique immédiate après la précédente… lancée immédiatement après la précédente… écrire en dehors de la boîte… chroniquer en dehors de la chronique…

chronique qui fait suite au fait de penser en dehors de la boîte…

car s’il est important de penser en dehors de la foutue boîte, il ne faut pas dire n’importe quoi, ni souhaiter de même… car nos intentions peuvent se manifester… donc brainstormer sauvagement dans un premier temps, mais ensuite récolter la crème de nos idées…

au-delà de la simple pensée magique et du simple remplissage magique de nos attentes de promesses de la part de l’univers, il faut aussi se retrousser les manches, se grouiller les fesses et émettre des intentions qui peuvent se manifester, mais si on y met l’effort… car la vie nous donne ce que lui donne en retour… nos rêves se battront pour nous si on se bat pour eux… et que l’on travaille à les rendre vrais…

oui imaginez l’imaginable, mais faire en sorte que ça se passe… amener le rêve dans la matière… rêvez pour rêver mais aussi s’arranger pour rendre ces rêves visibles, possibles, concrets…  faire en sorte que…

la passe du chameau attaché dans le titre ?  un vieux dicton soufi qui invite à faire confiance à Dieu, mais à attacher son chameau si on ne veut pas qu’il se fasse voler… une autre façon de dire aide-toi et le ciel t’aidera… genre oriental… accommodement bien raisonnable…

dépenser en dehors de la boîte d’alphabits

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traduction : ne soyez pas raisonnable, ça vous oblige à continuer «de penser à l’intérieur de la boîte» et ça vous empêche d’être créatif – Robert Kiyosaki…

alors let’s go ! pensons tout croche, brainstormons outrageusement, rêvons l’impossible…

imaginons l’inimaginable et faisions l’infaisable…

disons l’indicible et nommons l’innomable…

pensons en dehors de la boîte d’alphabits, en plus avec des lettres qui n’existent même pas… dépensons sans compter…

défonçons de nouvelles ouvertures dans les murs plutôt que de prendre les mêmes vieilles portes sans thrill ni risque, toujours les mêmes vieilles portes aux cadres élimés sur lesquels on peut se cogner sans s’en rendre compte…

vivons l’invivable et osons le trop osé, all the way José…

osons imaginer créer notre vie comme aucune vie avant n’a jamais été désignée, conçue, planifiée, imaginée…

traçons de nouveaux sentiers dans les forêts plutôt que de marcher les même vieilles trails…

plutôt que de manger dans un chaine connue avec des recettes toutes trop éprouvées et prédictibles, osons découvrir de nouveaux restos opérés par des proprios, des vrais cuistots, osons goûter des plats jamais dégustés auparavant, quitte à commander sans même savoir ce que l’on commande… surprenons-nous…

osons être vrai(e) à tout prix car la vie est trop courte pour le faux beurre (margarine), les faux fromages et les gens faux et phony…

44462_712415158791284_1737075966_nla vie nous en donnera autant que l’on ose en demander, autant qu’on ose risquer, d’un bord comme de l’autre… alors rêvons sans limite et battons-nous pour nos rêves car nos rêves se battront pour nous aussi…

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osons faire autrement car si on veut quelque chose que l’on a jamais eu auparavant, on doit faire quelque chose que l’on a jamais fait…

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assez clair non ?

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un Géant parmi les petits hommes

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ce midi, ici, sur les ondes de la première chaîne de la radio du Canada, émission spéciale en la présence de Claude Robinson… cet artiste, auteur, dessinateur, Don Quichotte des temps modernes (quoi que sa cause traîne depuis le siècle dernier), qui s’est fait bassement volé son personnage par une grosse compagnie avare et basse et tricheuse, a finalement gagné sa cause… après 18 ans de combat… après de nombreuses défaites et autres gains contestés par des moyens financiers gargantuesques…

pas encore tout à fait terminée sa bataille, mais ça semble vouloir finir… the light is shining au bout du tunnel… et ce n’est pas un train… c’est la reprise de sa dignité et un peu de cash s’il en reste…

cet homme, Claude Robinson, est un modèle d’intégrité, un géant, un personnage de roc au dedans probablement aussi très mou, qui a dû vivre des périodes d’enfer au fil de ces 18 années… mais il est resté debout et il a continué d’avancer pour ce en quoi il croyait…

à part lui même, et quelques avocats et amis proches, personne ne connaît probablement vraiment le dossier au complet car il est d’une complexité étonnante… en passant à travers les multiples dédales du système de justice, son cas s’est rendu jusqu’à la cour Suprême… et il a gagné…

mais il a dépensé des millions de bidous en chemin le dessinateur… et l’argent, ça on sait que ça ne se dessine pas…

alors plutôt que de dessiner, ce qu’il aurait sûrement préféré faire, Monsieur Robinson a dû frayer pendant 18 ans avec des avocats, des agents d’assurances, des acteurs judiciaires de tout acabit et autres magouilleurs aux titres divers… il a rencontré des gens de la pire espèce dit-il… et ça on peut le croire… mais en face de la bassesse, s’élève toujours une dignité humaine… on en voit la manifestation ici…

même si plusieurs niveaux de tribunaux lui ont donné raison au fil des ans, ses ennemis, munis de budgets nettement supérieurs au sien, ont continu le combat, ne le croyant pas capable de continuer, voulant l’avoir à l’usure… mais Robinson n’était pas seul sur son île… de multiples amis – et inconnus – ont contribué à sa caisse commune… pour finalement passer go et récolter 200 $…

il n’en est pas encore au bout de ses peines notre Crusoé… mais le dossier chemine… à l’entendre ce midi, on constate que cet homme n’a pas cédé au cynisme et à la haine, ce qui aurait été plus que compréhensible… à mon avis, Claude Robinson est de la trempe des Mandela, des Leonard Peltier… des êtres exceptionnels qui, en dépit de l’injustice, savent rester droits et fiers… et ne souhaitent de mal à personne… tout en voulant continuer à servir une cause plus grande que la leur…

les gens étaient invités à envoyer des messages à Monsieur Robinson ce midi… oh que c’était touchant… oh qu’il était ému cet homme grand, qui est resté sensible, et petit gars aussi… derrière un dessinateur de petits bonhommes sa cache donc un grand homme… homme droit, intègre et sensible, qui compte bien documenter sa cause pour aider le droit de tous les auteurs… noble le bonhomme…

cher Monsieur Robinson, plus qu’un simple combat d’un David contre Goliath, vous représentez un exemple concret qui illustre qu’il est possible de mener à terme une bataille, même si contre plus fort que soi, qu’il est possible de distinguer entre un système de justice qui fonctionne relativement bien (selon vos dires) et les comportements bas de certains des acteurs qui oeuvrent dans ce système et qui se croient tout permis…

un bien drôle de dessin animé quand même que ce système de justice dans lequel les sommes faramineuses qui furent dépensées sont revenues en bonne partie aux avocats des deux parties… mais au moins, les gens vous ont soutenu… ce qui a semblé vous émouvoir sincèrement tel que le laissait révéler le trémolo dans votre voix…

Monsieur Robinson, je n’ai pas téléphoné ni écrit aujourd’hui, trop gêné que j’étais de risquer de parler sur les ondes… alors je vous offre cette chronique derrière laquelle je peux me cacher…. pour vous dire que depuis des années, je vous admire, j’admire votre droiture, j’admire votre humanité et votre persévérance… plus que vous petits bonhommes, le grand homme que vous êtes sait et continuera d’inspirer les enfants, petits et grands…

en tous cas, à mes deux filles, même si elles sont grandes maintenant, moi je leur raconterai votre histoire qui finit bien… car elle parle de bravoure, de persévérance et de droiture… et d’humanité… et de respect des droits d’auteurs…

et aux gens qui vous ont lâchement volé, on ne dit rien… qu’ils marinent dans leur jus maintenant et qu’ils récoltent les fruits de ce qu’ils ont semé… leur temps est révolu… au final, 1-0 Robinson…

en fin de compte, ils n’ont rien perdu nos petits par le vol de votre création, ils ont acquis un modèle d’humanité plus grand et plus animé que vos petits dessins… l’artiste du papier est devenu un artiste de la vie…

vous êtes devenu un personnage plus grand que nature…

merci d’être qui vous êtes !

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/01/20/003-claude-robinson-commentaires-victoire-cour-supreme.shtml

hommage à un ami extra ordinaire… et à madame la présidente… et aux préposées et autres bénévoles

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ceci est une chronique qui veut rendre hommage, une chronique qui fait un peu bla bla mais qui, fondamentalement, dit : je t’admire, je t’aime et je serai toujours là cher ami…

ceux et celles qui fréquentent ces lignes depuis quelque temps déjà, vous connaissez déjà un peu mon ami Benoit Duchesne… je lui avait déjà dédié une chronique il y a quelque temps… si vous ne le connaissez pas, je vous conseille de lire ceci avant de continuer, pour vous mettre en contexte… si vous connaissez, vous pouvez passer par-dessus ce lien…

https://atidion.com/2012/10/10/les-chroniques-inutiles-ecrire-pour-ecrire-36/

OK here we go again… l’autre jour, en allant chez mon amie Catherine qui côtoie Benoit depuis quelques mois, elle m’a appris que Benoit s’en allait vivre en résidence à St-Jérôme… je savais déjà cela, mais c’était censé se faire plus tard, au printemps… or il semble que c’est une question de jours… Ben vivait seul depuis des années… mais ça c’est de l’histoire… car Ben s’en va vivre en résidence… gros changement…

donc méga branle-bas de combat… maison à vendre, chien et chat à donner, son fils Fred qui déménage ses trucs, et probablement 1000 autres détails dont nous nous éviterons l’énumération… mais pas lui… même quand on ne bouge pas, ces choses doivent se faire… rien d’anormal dans les cas d’un déménagement ces multiples choses à faire, mais rappelez-vous, Ben ne bouge que les yeux… qu’il doit avoir tout le tour de la tête ces jours-ci…

en effet, depuis août 2000, Ben ne bouge plus… il est prisonnier de son corps… il souffre du locked-in syndrome… cet être exceptionnel aura vécu à domicile pendant presque 14 ans… quelques-unes avec sa blonde et son fils, la plupart seul, accompagné de 2 préposées par jour… Ben s’en va vivre en résidence… gros changement…

si cette chronique se veut un hommage à Benoit, elle veut également rendre hommage à Lise Charu Dagenais, ma compagne de vie pendant 20 ans et présidente fondatrice de l’Organisme Benoit Duchesne… personne mieux que moi (et Benoit et quelques autres membres du CA j’imagine) ne sait le nombre d’heures que cette grande dame de coeur a passé à prendre soin de l’organisme qui aura permis à Benoit (et quelques autres personnes) de demeurer à domicile… moi je sais, je l’ai vue aller…

pendant plus de 10 ans sur une base tout ce qu’il y a de plus bénévole, Charu a fondé l’organisme, puis elle l’a opéré, organisant en des centaines d’heures de multiples campagnes de levée de fond (tournoi de golf, tirage, party privé, casino, etc…)… elle faisait tout, de la tenue de livres aux communication, de la collecte de fonds à la publicité, ne comptant pas les heures qu’elle offrait à la cause… donc à Benoit et aux autres…

il y a quelque temps, Charu a démarré un nouveau projet, devant quitter l’Organisme… c’est alors que l’on a découvert tout ce qu’elle faisait auparavant dans l’ombre… alors Charu, je te lève mon chapeau, et celui de Ben qui ne peut pas le faire de ses mains… je sais combien il a apprécié ton travail incessant… et sache que les gens t’ont vu aller… merci…

OK back to Ben… cher ami, je pense à toi sans cesse depuis quelques jours… moi qui sort d’une grippe et d’une saison de correction, je n’ai rien fait pour t’aider dans ce passage important de ta vie, ne sachant même pas ce qui se passait pour toi ces jours-ci… avec la folie des fêtes, on ne s’est pas revus depuis notre virée au Centre Belle de décembre… mais Catherine m’a dit que tu as passé quelques belles soirées avec elle et Luc durant les fêtes… yé…

alors mon cher ami, je tiens à te dire que malgré la distance, je continuerai à aller te voir suite à ton déménagement prochain à St-Jérôme… je continuerai à aller prendre l’air avec toi et à respirer avec toi de cette petite fumée élevante… je demeurerai disponible à ce que tu me fasses découvrir de la musique, l’une de tes passions des dernières années… mon ami Veeresh disait : friends forever…. et moi je te dis, amis pour toujours…

en terminant…

je tiens aussi à remercier personnellement chacune des proposées qui a travaillé avec Benoit au fil des ans… remerciements proportionnels au nombre d’heures que vous avez passées avec notre ami… cette job n’en était pas une ordinaire, comme Ben avec qui vous avez accepté de passer du précieux temps… merci de votre patience et de votre dévouement…

et à chaque personne qui a contribué à l’un ou l’autre des événements de levée de fond, et vous nombreux/ses, chapeau aussi… vous savez qui vous êtes…

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Tirage Tirage…

comme Ben et les autres victimes du syndrome de verrouillage (autre nom du locked-in syndrome) ont toujours des besoins matériels à combler, il y a un tirage (de 3000 $) le 13 février prochain pour aider à amasser des fonds… 1 chance sur 1200 max de gagner et chaque billet vendu (20 $ le billet ) contribue à l’aide au maintien à domicile ou aux besoins de survie de ces gens exceptionnels qui ont tout simplement besoin de notre soutien, nous qui avons le luxe de bouger…

contactez-moi personnellement à atidion@gmail.com et je vous ferai parvenir le billet par la poste… risquer de gagner 3000 $ et aider des gens dans le besoin ? difficile de dire non à ça…

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pour en savoir plus et aider de diverses manières, dont par dons (pardon… je ne pouvais m’empêcher):

Site web: http://www.obd.qc.ca/Accueil.html

Sur Facebook:
http://www.facebook.com/pages/Organisme-Beno%C3%AEt-Duchesne-syndrome-de-verrouillage-locked-in-syndrome/175901079103156

Films à voir sur le sujet :
Le scaphandre et le papillon
Les intouchables (ps directement sur le locked-in mais formidable histoire d’intimité)

Livre écrit par Benoit:
Un esprit clair dans une prison de chair, Éditions La Semaine, 2008, 154 pages
lien pour commander le livre: http://www.obd.qc.ca/Publications.html

beauté pure et pureté belle

Deni Soul, Musetouch.

2.0 virgule 2 / 16/1/14

wow quelle énergie m’a laissée cette fièvre…

depuis deux jours, sans savoir d’où ça vient, une énergie nouvelle m’anime… alors je nettoie, classe, trie, frotte frotte, me suis fait couper les cheveux, ai taillé ma barbichette poil par poil et coupé et limé méticuleusement chacun de mes 20 ongles…

maintenant je vais dans tous les racoins de mon petit home et je rends spic & span chaque coin de la maison, même ceux que je ne soupçonnais pas exister… rien n’y échappe… même mon ordinateur va passer au cash aujourd’hui… chaque dossier et fichier sera vu et analysé et on verra ce qui en restera…

quelque chose me frappe comme un grand besoin de pureté, de légèreté, de finesse, d’essentialité… retour à ce qui est non pas seulement nécessaire, mais plutôt essentiel…

comme si la fièvre qui m’avait brûlé la semaine dernière avait fait remonté à la surface tous les détails non essentiels de ma vie… et oush… ils sont partis… tous ces projets, idées, concepts et limites avec lesquels je ne peux plus vivre… oush…

même chose jusqu’au cours que je donne à l’université… comme ce cours est grandement apprécié par plusieurs des étudiant(e)s auxquels je le dispense, je ne le referai pas de tout en blanc… mais je vais passer à-travers, tout relire, pour garder l’essentiel et mettre à jour, mettre à niveau…

et cette mise à niveau prend place jusque dans mon corps car depuis 3 jours, je me soumets à cette cure aux pommes et jus de pommes… parait qu’on a entre 100 et 150 parasites dans notre système digestif qui se nourrissent de nous, qui vivent sur notre bras… en gros, on mange des pommes, on boit leur jus et à partir de la troisième journée, on prend des capsules d’ail et on boit beaucoup d’eau pour flusher les parasites… bye bye bibittes… so far so good… et avec les pommes, on n’a jamais faim…

alors petit matin de janvier tout en continuité de ce grand nettoyage du printemps en hiver, purification, élimination, allègement… posséder de moins en moins pour être de plus en plus… mais si posséder de moins en moins, posséder du plus en plus beau, du plus en plus juste…

même chose avec mes chroniques passées… je suis presque rendu au bout du processus d’édition… je suis revenu sur chaque mot, virgules, trois petits points… j’ai retrouvé chaque image… parfois j’ai corrigé, modifié… en tout, plus de 1000 pages de texte et d’images, dont je vous présenterai les diverses déclinaisons bientôt…

alors lecteurs/trices, journée pure pour vous aussi…

photo: deni-soul-musetouch via Sharpie Douce

bonne again

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2.0 virgule 1 / 14/1/14

belle série de chiffres quand même non pour un second début ? même pas intentionnel !

traduction : cher éditeur, j’ai bien lu votre lettre de refus mais malheureusement ça ne sonne pas juste pour moi en ce moment… le chroniqueur…

all right !  le chroniqueur is back… à son clavier… je ne sais pas si c’est all right ! pour vous itou, mais c’est tiguidou for me en titi… heureux de vous retrouver… on va se reperdre, ne vous en faites pas… mais pour ces moments, unis par les mots…

wow ! quelles dernières semaines celles-ci furent-elles… le temps des fêtes qu’ils disent ? qu’ils osent… quelle dose !  Ahomégaparty !!! je vous passe les détails, juste les grandes lignes… et quelques entre…

je viens de terminer ma saison des corrections, un nombre total de 130 étudiants… ma plus grosse session ever… donc 130 examens et 130 travaux de réflexion à corriger à la mitaine… 130 travaux dont j’ai lus chaque poinzévirgule, chaque mot zattentivement, et noté fairmement…  je sentais que je leur devais au moins ça à mes étudiant(e)s… leur accorder du temps, la grande richesse du moment… ils ont mis des jours à le pondre, je peux bien leur donner une demie heure pour manger leur coco non ?  prof poule…

je vous en reparle plus tard d’ailleurs de ce thème de travail que je demande… retournant pour eux, brouillant pour moi… ultimement sunnyside pour tout le monde

donc presqu’une centaine d’heures de boulot intello du ciboulot le professo, entrecoupées ici et là de quelques partys de fêtes diverses, mais aucune ivresse, éthylique du moins…

une première période des fêtes avec de jeunes enfants aussi, après des années à moins les fréquenter les petits et à me terrer dans mon terrier comme un loup solitaire… moins patient le bonhomme ? aurait peut-être dit ma mère… qui sait ? mais la vie pousse, la vie pousse…

mais la crise sur le sundae du mois dernier est cette grippe transgénique – je sais pas si c’en était une d’origine ou une générique – mais elle était efficace… ceux et celles qui se sont fait croqués connaissent le goût du venin… une grippe d’homme ? du jus d’enfant face à ça… on a plus les grippes qu’on avait…

donc tout en terminant mes corrections, un gros 5-6 jours de fièvre – en compagnie de mon amoureuse qui s’est fait mordre par la grippe elle aussi en même temps que moi… avec pendant trois jours une petite fille à la maison… simplement aller la conduire à la garderie soir et matin fut herculéen… bravo les filles on s’est fait passés à travers et on a survécu !

alors halluciner, avoir mal à la tête, être possédé par la H5whatever, et corriger, lire, sentir, et noter, des mots d’étudiants virtuels (vous vous souvenez ? prof sur internet le chroniqueur pour payer l’édition 😉

comme l’impression de les avoir rencontrés chacun chacune dans mon salon pendant une demie heure… couch surfing… j’ai virtuellement envoyé les notes réelles hier matin… oumph… finie la session passée… et la nouvelle est déjà vieille d’une semaine… la session est terminée, viva la session !

donc vivre avec la bête le jour ça allait à peu près… si on restait couchés, ne bougeait pas trop et buvait, that far that good… mais les nuits… les nuits mes ami(e)s… on n’en parle même pas… OK OK un peu quand même, pour dire que l’expression sueur froide s’est fait verbe et eau… dégoûtante expression… décapante… purifiante… et moi qui dort peu, j’ai eu amplement de temps de pisser par la peau et d’halluciner en masse… en attendant la lumière… devo amar aquela luz…

avez-vous déjà eu ça vous aussi des éclairs dans les yeux quand vous toussiez ? flyé non ? mais après un bout, tu cherches la switch… que de leçons de vie dans cet état altéré de confiance… du doute, de la foi… jusqu’à une grise de foi… qui finit par rosir de nouveau… lentement mais sûrement… bonne again la vie en effet… ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort(e) ? en tous cas, ça nous rend aussi plus faible pour commencer…

mais la fièvre est utile, nécessaire, inévitable… elle brûle tout ce qui pendait dans le chemin, elle révèle le superflu, brûle les ptits bouts… allège la charge à porter… faut simplement ouvrir les mains, dire oui et laissez partir… oushhh…

donc depuis hier, quasiment anormalement normal en moi et presque normal en dehors… c’est le mois de janvier, il fait 10 degré, il pleut… me semble que la dernière fois il faisait moins 30 mais ça fait au moins un an ça…

mon amoureuse et sa petite sont reparties vers leur autre maison hier pour un ptit temps… autre ville, autre famille… et moi je retombe dans mes pompes… avec un envie d’écrire que je ne peux plus réfréner… les mots take over… on va donc les suivre…

à pluche…

P.S. pourquoi cette image ?  je vous en reparle un peu plus tard… j’suis pas pour tout vous dire maintenant quand même…