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dans mon livre à moé

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grosse nuit de pleine lune Wesak en scorpion… on ne se bat pas contre la lune, alors comme un zombie, un vampire, on s’éveille et on obéit, on tape, on écrit à la lune… sinon on hurle ou on hulule…

si vous voulez vivre une expérience multimédia pour quelques minutes, en cette nuit claire de lune, j’écris au son de cette artiste à la voix aussi claire que lune nommée Peia,  alors de votre côté, vous pouvez lire à même ce même son que le mien si les oreilles vous en disent:
http://epanews.fr/video/peia-machi-mystere-de-la-nature-et-de-la-vie?1#.U3I5UF4V0og

ou pas…

alors disais-je, grosse nuit pleine lumière lunaire, grosse nuit de pleine lune hier, et grosse journée qui suivra aujourd’hui, ou demain… journée pleine plume…

pendant que vous lisez ces lignes, et écoutez peut-être Peia, ou pas, moi je tiens dans mes mains, oui oui propres propres les menues menottes, le jeu d’épreuves (comme ça qu’on dit dans le jargon imprimesque) de mon livre à moé, mon livre à moé à venir soon soon… bientôt bientôt…

oui mon livre à moé, à venir bientôt, mais pour le moment que livre à moé à tenir maintenant, en mes grandes mains propres gratteuses de guitare, mes mains d’écrivain wannabee… et si j’y touche ça doit être vrai ! disait thomas il y a quelques milliers d’années…

eh oui, en mes mains propres tiens-je mon malade chroniques, mon livre à moé… en fait qu’un jeu d’épreuves pour le moment…

mon livre à moé qui, lorsqu’il sortira, ne sera plus mien, niet à moé, car il deviendra alors livre à toé, le tien, le nôtre, le vôtre, le leur… j’espère du moins qu’il ne demeura pas que livre à moé… car pour vous ce livre à moé… on n’écrit pas livre pour qu’il ne demeure que livre à moé… on le veut surtout livre à toé, et des toé on en veut plusieurs… in god we trust…

mais pour le moment, pour l’heure, qu’un leurre… qu’un jeu d’épreuves à inspecter, scruter, pour vérifier s’il ne s’y trouve pas quelques dernières coquilles à corriger avant impression…

qu’un jeu d’épreuves, à jouer… en tous cas, ce jeu d’épreuves, je le joue à fond, selon les règles, et il me fait bonne impression à moi… en attendant d’aller sous presse car oh que ça presse qu’il soit encré ce livre à moé pour qu’il puisse devenir livre à toé et livre à jouer…

quelle fierté de tenir en ses mains le résultat de milliers d’heures de travail… qui ne fut que la plupart du temps jeu… et ce jeu d’épreuves est la preuve que quelque chose s’est passé… que le temps a passé sur moi, sur vous, sur nous… que les mots se sont faits frappés…

vous auriez dû me voir hier, je terminais mes corrections et surtout je m’impatientais d’attendre – impatiemment serait trop vicieux comme pléonasme – mon jeu d’épreuves envoyé de Longueuil lundi par mon imprimeur via poste prioritaire comme un ptit gars attendrait le père Noël un quelconque 24 au soir…

quel drôle d’expression quand même que jeu d’épreuves… y a des épreuves pires que d’autres… celle-ci fut douce à recevoir dans ma boîte à lettres… drôle aussi d’avoir reçu le jeu d’épreuves d’un livre de mots dans une boîte à lettres ! belle image…

dans mon livre à moé ?  une expression de gérant d’estrade qui veut dire : selon moi, d’après moi, selon ce que je sais, d’après ce que j’en pense… according to me, aussi and also

dans mon livre à moé ?  331 pages de mots humbles, mes mots à moi, nos mots à nous, des mots qui tentent de dire ce qui se vit ici, ce qui y gît, ce qui fait guiliguili… 331 pages de mots avec des images accompagnatrices, pour leur donner une perspective, du relief à ces mots… 331 pages bourrées de mots qui essaient de convier le silence qui les sous-tends… alphabétiser le silence, et tenter de conserver sa qualité… shutt…

dans mon livre à moé ? 2-1 canadiens à soir… ça aussi, un jeu d’épreuves

en brun ou vert… de terre

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traduction : lorsque le sang qui coule dans tes veines retournera à la mer, et que la terre dans tes os retournera dans le sol, peut-être te souviendras-tu que cette terre ne t’appartient pas, mais que c’est toi qui lui appartiens

grosse lune forte de mai, qui éveille l’esprit au beau milieu de la nuit belle et bonne… elle belle, moi bum… lune qui dicte la marche à suivre… on a veillé sous la lune… de mai… éveillé(e)s en plein mois de marie… moi pis marie, elle et bum…

quelle vérité importante à garder à l’esprit, et au coeur, et au corps… que cette citation ci-haut au sujet de notre sens d’appartenance à la terre… yes we belong to you mama… sens dessus, sens dessous… sens d’appartenance… ciel et terre… ciel et mer, ciel et mère… surf and turf… rough and tough…

tous et toutes des enfants de la terre, tous et toutes des enfants de notre mère… tous et toutes enfants à deux mères, car tous et toutes la même mère… bonne fête la terre, bonne fête des mères, bonne fête en retard… mieux vaut tard que jamais hen môman ? mais il n’est pas encore trop tard… pas encore…

des enfants rois qui se croient maîtres de tout… maîtres de la nature, humaine et mondaine, maîtres du monde… pourtant, que gros bébés qui se regardent le bédaine… pleine… de gros bébés là, là, ici et là là, qui se frottent le bedon… perte de sens d’appartenance… à retrouver…

hé oui, nous humain(e)s, nous croyons maîtres de notre mère… quand au fond, on sait bien que nous ne nous possédons même pas nous-même… tous et toutes nues mains… les paumes, comme les fesses, à l’air… maîtres sans maîtrise, maitresses de nos deux fesses… et encore… pas nous qui les avons choisies, on nous les a prêtées…

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au mieux, boss des bécosses les ptits gars et les ptites filles… et encore… même pas nous qui décidons du flot de vie qui nous pousse au cul, qui nous passe dans le corps, et encore, qui nous rentre dedans et nous fesse dans l’dash… et qui ressort de terre… spring v’là le printemps… ce printemps qui ressort de la terre, bing ! et bong ! que la vie qui décide, que la vie qui va, que la vie qui nous vit, qui nous dit… que la vie qui dicte…

ces temps-ci, en ce printemps-ci, en ce printemps plein de vie qui nait, encore et encore, la nature se réveille… on la sent la terre, heureuse, vivante, grouillante… et on joue avec… on lui joue dessus, on lui joue dedans… et elle nous rentre dedans… tous et toutes enfants de la terre… et elle, elle est heureuse de retrouver ses petits… et les rainettes lui chantent bonne fête à tue-tête à notre môman à tous, elles chantent à tue-fête…

oh que  ça sent la terre à la fin de ces journées de mai… la terre se sent… vivante, contente, pétante de vie qui pousse hors terre… la terre ne se contient plus, elle émerge sens dessus, sens dessous, sans dessus, sans dessous, tout partout…

10336642_10151838224044058_5688947001023234892_nça sent la terre à plein nez… on la sent à pleins poumons… notre provenance, notre habitat naturel, nature elle, notre destination ultime… poussière poussière, tu retourneras poussière… terre d’où l’on vient, terre où l’on vit et terre où l’on retournera… enfants de la terre, enfants vers la terre… envers et contre tout…

en ce début de vie nouvelle, de nouvelle ère, même si toujours la même vie qui va et vient, on arrache le sec, on r’vire le brun, on invite le vert, on prépare le party… le jardin est (presque) parti garden party… toujours un miracle ce sacre du printemps, ah ce sacré printemps… encore, toujours, à tout jamais… à chaque année, le miracle se produit et la nature se reproduit…

en anglais, on parle de earth, de soil, de land, en français, on parle généralement de terre, et un peu de sol aussi quand on se met les mains dedans… sol, un mot qui désigne le soleil pour les latinos… drôle quand même car pour les nations premières, la terre est notre mère et le soleil notre père… madre tierra, padre sol… la lune doit sûrement une matante… quelle famille !

mais ce que l’on découvre récemment, et peut-être le découvrira-t-on de plus en plus, espérons-le, c’est que ces éléments de base, les astres et tout ce qu’ils contiennent, en commençant par notre mère terre, constituent l’essentiel, le fondamental, l’incontournable… que dis-je, le crucial… et on ne badine pas avec la terre… ni avec ses chums de filles…

les deux mains dans la terre, tout est sens, tout fait sens… sensuellement, sensationnellement, essentielle la môman… mémère la terre… mémère ? si, beaucoup la terre… car elle nous parle sans cesse… de tout, de nous…

les mains dans la terre, les deux pieds branchés dessus, le nez dedans, tout est question de sens, et tout fait sens… car alors, tous les sens s’éveillent et nous passent leur message, tous les sens nous dictent le sens à suivre, le sens à filer, le sens à tisser… la réponse est sens…

et on se rend compte que finalement, tout est une question de respect envers sa mère…

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oui môman !

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le mot de la fin :

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les humains sont l’espèce la plus bizarre qui soit… ils vénèrent un Dieu invisible tout en détruisant une nature visible… ignorant que cette nature qu’ils détruisent n’est nul autre que ce Dieu qu’ils vénèrent… – Hubert Reeves

un autre…

The divine is not something high above us.
It is in heaven, it is in earth, it is inside us.

~ Morihei Ueshiba via Mark Lummis

vive l’internet live

10308309_10152408836098147_2825344440841183351_n2.0 virgule 78 /// 12/5/14

j’aime connecter avec vous virtuellement… même si j’aime aussi chanter et méditer live avec des gens, j’aime beaucoup ne connecter que par les airs… on apprend tranquillement à se transporter virtuellement, à se téléreporter et  téléreporter… on échange des vibrations qui se rejoignent à quelque part… genre ici…

de par nos échanges d’images, de citations, de souhaits d’anniversaire, de bonne fête des mères, de partage de photos, par nos blogues, nos murs et nos gazouillis, nos mots d’esprit et nos blagues niaiseuses, on garde contact sans se déplacer… nos corps du moins… que nos âmes, nos esprits, nos cerveaux… alors viva car sinon on ne se verra probablement pas du tout vous et moi !

car vraiment une différence entre ci…viavladimirthezier

et ça ?

1238113_240569302794989_1402446116_noui ! environ 50-60 ans…

et aujourd’hui en plus de lire, parler, skyper, gamer, surfer, texter et tweeter, ils peuvent aussi marcher en même temps… enfin les gars peuvent faire deux affaires en même temps, finalement… y en a même qui textent and drivent… ça faut le faire… à ses risques et périls mais surtout à ceux des autres… mais ça c’est une autre histoire…

plus ça change plus c’est pareil… ou grosso modo et à peu près… same same different different…

on pense toujours que c’est pire de nos jours, de pire en pire, quand dans le fond, ce n’est que toujours de plus en plus pareil, et tout à fait différent en même temps… toujours pareil, et de plus en plus différent… pareil pas pareil… roche papier ciseaux… rien de nouveau sous le même vieux soleil… mais même le même vieux soleil n’est plus ce qu’il était… même qu’en Chine, ils ne le voient même plus en certains endroits…

le contenant change, le contenu, peu… on a des machines hyper performantes, capables de se connecter à peu près partout dans le monde et on l’utilise pour échanger des photos de chat et véhiculer des canulars… même objectif, différents moyens… maintenant on se courriel/lise, avant on…

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se passait des messages de main à main…

 

et si vous doutez qu’internet ne fait que prévenir les contacts significatifs entre les gens, je vous invite à visionner ce qui suit…  je vous gage un ptit brun qu’une larme mouillera votre joue… on peut faire des miracles humains avec cette techno en bout de ligne… suffit d’y mettre du coeur, du sens et de la vie…

http://www.adweek.com/adfreak/perfect-match-brazilian-kids-learn-english-video-chatting-lonely-elderly-americans-157523

et je reposte mon énigme de samedi que peu de gens ont vue: car la réponse est en quelque sorte en lien avec la chronique d’aujourd’hui… vraiment bonne – mais elle se pense et se résout en anglais…

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chroniquénigme et tête en l’air

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traduction : où les astronautes trainent-ils dans leur temps libre ?

si vous pensez que vous avez trouver la réponse, écrivez-moi atidion@gmail.com… est pas mal bonne… mais je vous avertis, cette énigme ne se résout qu’en anglais… je donnerai la réponse demain… ou après demain… ou plus tard… un indice ? la réponse est dans ce texte…

OK chronique fofolle, chronique légère, chronique dont les propos sont aussi décousus qu’un fil qui pend… ces mots qui me sortent des poches en dessous des yeux… des mots pousses, des mots fous, des mots qui ne veulent rien dire… q’un prétexte pour passer quelques minutes ensemble… des mots fous pour me permettre de rester sain… mots d’esprit dans un corps sein… toton le chroniqueur…

ce matin, un espace de défoulement chroniquaire, le chroniqueur prend l’air, fend l’air, tête en l’air… quelques mots décousus et un peu fous pour vider le mental, mon menu mental, mon emmental plein de trous et d’espace… trouver la barre d’espacement… quelques mots pour ne pas faire de sens – ou pour faire du nonsens – oui oui du non-sens – que quelques lignes pour dé/senser mes propos comme on parle parfois en charabia… ksjnubahbfieuvcnbebcdm…

quelques lignes de mots qui auront l’effet de quelques lignes de coke, à cola, à côté, une côte à monter pour l’esprit… 1-2, 1-2… quelques lignes pour tricoter autour de, quelques paragraphes pour dire rien, pour ne rien dire, pour ne rien faire d’autre que de remplir du blanc d’écran de mots, de mots fous, de mots wild, de mots de sauvages et pas domptés, une page de mots dits, ah les maudits…

taper des mots dits à ne rien dire… tape tape tape… des mots qui ne veulent rien, dire ou faire… des mots inutiles, des mots faciles, ouste allez dehors mots fous pris dans ma tête, faites de l’air, faites de la place dans ma cabane à mots…  pour que d’autre mots fous prennent votre place… des mots fous, des mots doux, des mots mous…

car le chroniqueur – aussi prof à temps perdu – est dans sa saison, la saison des corrections, plus de  50 travaux à lire, noter, corriger… alors il a des mots plein la tête… les mots des autres qu’ils doit juger… lui qui ne sait pas vraiment rien de plus que ses étudiants, lui qui en sait de moins en moins, lui qui ne sait plus que ce qui est, que ce qui est là, pendant au bout de son nez… heureusement il a le nez long le chroniqueur…

chronique nounoune qui vous emmènera peut-être dans les limbes, dans sa folie, dans son imaginaire un peu fou… un peu… beaucoup, à la folie… faut pas avoir peur de faire prendre l’air à sa folie car elle veut se faire voir elle aussi… show off la folie…

10246834_764879616897317_7992507656654115972_ncar si ces chroniques peuvent avoir un peu d’esprit par môments – ça c’est moi qui le dit – elles savent aussi être nounounes, fofolles et tête en l’air en poppant… conversations profondes nous avons vous et moi parfois ? ou creuses, c’est selon… mais si vous êtes encore ici, c’est que vous êtes un peu fou et folle vous aussi… si si… un peu, beaucoup, à la folie…

pourquoi se vider le mental une fois de temps ? pour que l’esprit soit esprit… car mon coeur est déjà plein…

allez ! bon samedi de ne rien dire…

« L’esprit est ce qu’il est lorsqu’il est vide de mots.
Le cœur est ce qu’il est lorsqu’il est empli d’amour. »

~ Alejandro Jodorowsky via Ricardo Arroz de Carreteiro

rien du tout ou rien

Thubten Kway.2.0 virgule 76 /// 9/5/14

traduction : il est préférable de ne rien faire que d’être occupé à ne rien faire…

car au moins si nous ne faisons rien, soyons total, soyons tout à fait dans l’action de ne rien faire, tout à fait investi dans ce rien, dans le total nothingness… (ici l’anglais parle plus juste car la rienitude ? pas vraiment ça)

ne rien faire n’est pas toujours synonyme de faire rien… ne rien faire est plus passif, plus slomo, plus détaché du rien… faire rien est encore faire quelque chose… ne rien faire est tellement difficile que peu s’y essaient… ne rien faire est tellement quelque chose que peu s’y frottent car trop s’y brulent et s’y piquent…

trop dur à faire ce rien… ce rien est le grand rien, l’ultime, le grand rien du tout… ce grand rien est ce qui nous enlève de tout ce qui bloque le chemin du grand rien… et rien est trop pour la plupart d’entre nous… pourtant, vaut mieux un ptit rien vide et tout nu qu’un grand tout tout plein…

on passe sa vie à éviter ce rien quand dans les faits, ce grand rien pur et vierge est ce que l’on recherche fondamentalement… tout ce que l’on fait est fait pour atteindre et acquérir ce grand rien… en fait je devrais peut-être dire se laisser prendre par ce grand rien… se laisser happer, se laisser faire et se laisser faire faire…

car lorsque l’on est dans la zone, lorsque la vie coule sans entrave, quand on fait juste, c’est la vie qui se fait à-travers soi, c’est la vie qui nous laisse la faire… le vie est une fille facile, elle se laisse faire par n’importe qui, par n’importe quel qui… même par ati guy… la vie elle se la coule douce si on la laisse couler…

vivre en forêt est un peu comme vivre dans le grand rien… rien dans les rues, rien dans les poches… et éventuellement, rien dans la tête… que des arbres, du calme, du vide plein de la nature sur le point de poindre, que du silence (à part les rainettes qui se défoncent royalement ces temps-ci… des reinettes ?)

ne rien faire c’est un peu comme l’état de méditation… car méditer totalement n’est pas faire quelque chose, c’est se laisser être, se laisser n’être que rien, se laisser être rien… rien qui vaille, rien qu’il ne faille faire… que rien, simplement rien…

mais être ce rien qui contient tout, ce rien qui nous engouffre, ce rien qui nous avale… si on se laisse… si on se laisse ne rien faire…  et pas ce rien de manque, ce rien malaisé, ce rien d’inconfort… non ce rien doux, ce rien fou, ce rien mou… du rien plein les reins…

paradoxe vous dites ?

tout à fait car dans ce rien, tout y est, tout se cache dans le rien, tout ce que l’on veut, tout ce dont on a besoin, tout tout tout… tout à fait, tout à la fin… à la fin, c’est tout ce rien… tout ou rien…

citation : Thubten Kway via Roberta Anderson

aujourd’hui est LE jour

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that’s it, ça y est, c’est aujourd’hui que j’envoies le manuscrit pour impression…

après une éternité à bizouner autour, à lui zigonner après, je dois ouvrir les doigts et lâcher le bébé… y a pu d’eau dans le bain anyway

pas parfait, avec d’autres erreurs de frappe peut-être, mais quand c’est le temps, c’est le temps… the time it is…

je garde donc ça court pour aujourd’hui car encore une ptit peu de relecture à faire – c’est à ce point-ci du lâcher prise littéraire que les manies perfectionnistes et obsessionnelles compulsives se manifestent au grand jour – en vous dévoilant en exclusivité exclusive (comme disent les gens de l’équipe de Marie-France Bazzo) la couverture de ce qui devrait être… quelque chose comme un livre…

j’espère faire bonne impression, auprès de mon imprimeur en premier lieu…

à suivre…

@ti

1,2,3… 2,1,0,-1,-2…-1,0,1, 23 juin et chachacha

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traduction : une flèche ne peut être tirée qu’en la ramenant tout d’abord vers en arrière… de la même façon, lorsque la vie semble vous accabler de difficultés, cela signifie qu’elle vous élancera vers quelque chose de grandiose… alors rester centré(e) et continuer à viser la cible…

et je pourrais rajouter : et soyez patient(e) et faites confiance, même quand vous n’y croyez plus, quand vous ne voyez plus clairthis too shall pass…

tout à fait juste selon mon expérience des dernières années, right on, bullseye ! drett dans l’mille…

après quelques années en apparence stagnantes, difficiles, troublantes et reculantes même, n’ayons pas peur des mots, le ciel s’est éclairci récemment pour moi et les apparentes difficultés et stagnations des dernières années m’ont propulsé vers de nouveaux horizons… avec plus de légèreté et de fermeté…

ah, quand même, toujours le même ptit moi, toujours la même persona, mais une énergie nouvelle, une force acquise dans l’adversité des dernières années…

l’adversité, quel terme ambivalent… car on voudrait que les choses aillent toujours comme on le veut, on est humain(e) quand même… pas maso, ni sado… enfin, pas tant que ça…

car quand c’est trop facile, c’est un peu plate… mais est-ce seulement l’égo qui aime ça quand ça chirre, quand ça tire et que ça s’étire ? quand c’est dur et que ça dure ?

pas évident de se faire dire que c’est pour le mieux quand la vie est tough, quand le going is not easy… mais dans bien des cas, tout à fait juste… ça prend ben de la roche pour faire un peu de cristal…

la confusion est essentielle pour amener de la clarté plus fine, plus juste, du focus, du singlepointedness comme disent certains tireurs à l’arc… 

si on regarde le terme confusion, on y retrouve con et fusion, donc fusion avec… et pour fusionner avec plus grand que soi, il faut tout d’abord se déconfusionner d’avec soi-même, se défaire de ses veilles croyances, ses vieux conditionnements, ses vieilles petites affaires connues… et confortables et rapetissantes…

en effet, parfois nécessaire de prendre le risque de quitter le navire même quand la mer est houleuse, inconnue et infestée de requins… sauter dans l’eau même quand elle est froide et  menaçante et capable de nous engouffrer… car la vie est une grande galère ça a l’air…

donc souvent, pour un pas en avant, ça en prend un, ou deux ou trois en arrière… pas toujours peut-être, mais parfois sûrement… faut-il souffrir pour être beau et belle ? telle est une question parmi d’autres…

sans retourner dans nos conditionnements cathos, et pathos, le sens de l’effort est à revaloriser à mon avis… on l’a trop facile ces temps-ci, ça fait pu des enfants forts…

car oui, je crois que le sens de l’effort est à ramener dans nos vies… persévérer devant l’adversité, trouver une discipline intérieure, et travailler, travailler travailler vers son but… l’idée est d’être clair quant à son but…

alors le travail devient jeu, passion, feu, pas toujours facile ni aisé mais important et définissant… à l’aube de la sortie de mon recueil de chroniques, après des années d’écriture, des mois de révision, de mise en page et de relecture et de relecture et de relecture, je m’apprête à sauter… que de soubresauts, de doutes, de secousses nerveuses mais pas grave, je saute quand même…

1,2,3… 2,1,0,-1,-2.. -1,0,1, 23 juin…

au plaisir de nager avec vous… dès le 23 juin à Kio-o pour le lancement en papier et en coeur… un peu avant en ligne…

d’ici là, on se voit ici…

jhyfersdeloigtfzxwaloihftejksoh, c’est clair ?

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traduction : plus vous expliquez, moins je comprends… – Mark Twain

ou plus vous expliquez et plus je ne comprend pas

et vice et versa… moins on explique, plus c’est clair… moins on explique ce qui nous motive, ce qui nous allume et nous anime, plus c’est limpide, plus c’est simple… tout réside ce qui importe dans le silence…

alors pourquoi j’écris autant me direz-vous ?

car en ce sens, plus je tente de m’expliquer, moins vous me comprendrez… mais que voulez-vous ?  j’aime écrire, tourner autour du pot, jouer avec les mots, bizounner autour de la vérité que je cherche toujours… dans les mots, entre les mots, autour des mots, au-delà des mots, la vérité cachée à-travers les mots…

et d’ailleurs je ne cherche pas à expliquer quoi que ce soit…car je ne serais tellement rien… de moins en moins… alors j’écrirai de plus en plus…

je n’écris que pour passer le temps, ce temps immobile et infini… je n’écris que pour le plaisir de laisser les choses se dire… pour l’inutile de la chose… et comme je n’ai rien à dire qui vaille, alors je peux écrire autant que je veux non ?

si on doit utiliser des mots pour expliquer l’essentiel, est-ce que ça parle encore de l’essentiel ?

car l’essentiel est l’essence du ciel, et de la terre, et l’essentiel dans la vie nous tombe dessus seulement quand on est prêt, il ne nous est pas donné… quand on l’a suffisamment invité, quand on a suffisamment mis la table, l’essenciel descend…

mais quand même, si le silence est d’or, ça ferait pas des chroniques fortes fortes ça messieurs dames… alors des mots, encore des mots… chronique son hobby le chroniqueur… pour occuper le mental, pour passer du temps ensemble, pour nourrir la connexion, pour tisser des liens… entre vous et moi… en vous peut-être, en moi sûrement…

si expliquer complique et si le silence contient tout, alors faut être patient(e), et continuer de préparer le terrain, et mettre la table… la garder prête, accueillante et propre, invitante pour que l’essentiel se sente invité… et la remettre et la remettre, la table… car l’essentiel se glisse et s’invite quand on s’y attend le moins… mais quand on s’y est préparé beaucoup…

entre deux mots, entre deux phrases… dans nos rêves et dans nos moments de découragement, oups l’essentiel s’immisce… mais l’essentiel ne se révèle qu’aux plus sincères, aux plus accueillant(e)s… l’essentiel ne se barre pas de shower off à ceux et celles qui aiment le bling bling... non l’essentiel est discret et aime les discrets et discrètes…

donc OK pour jouer avec les mots, lire, dire, chercher, mais ne pas s’attendre à ce que les grandes compréhensions viennent de là…

cultiver le bonheur, garder les choses simples, ne pas trop perdre de temps à expliquer car à trop expliquer, on brouille les choses… non l’essentiel ne s’explique pas, l’essentiel se donne à nous, l’essentiel se rappelle à nous… l’essentiel n’est jamais parti, il n’a jamais été loin…

car on sait tous et toutes tout ce que l’on a à savoir, on possède tout ce qu’il nous faut… rien à acquérir, rien à rajouter… suffit d’écouter, de se rappeler… de laisser émerger cette vérité de l’essentiel que l’on porte en soi…

l’essentiel est cette vérité que l’on a toujours sue, que l’on a toujours eue… le grand secret de l’univers ? on le porte dans son coeur, depuis notre naissance, depuis toujours… à jamais…

on peut arrêter d’avoir peur de perdre quoi que ce soit… impossible… l’essentiel, la vérité, vit dans le profond silence de notre être, de notre coeur… suffit de fermer les yeux et ouvrir son coeur…

chaque fois que l’on respire, on lui donne souffle, chaque fois que l’on aime, on lui donne vie… chaque fois que l’on respecte la vie, on l’honore…

on peut l’appeler l’essentiel, mais aussi le divin, la grâce, la beauté, la joie, le bonheur, la vie… ou on peut aussi simplement ne pas l’appeler, on peut simplement le laisser être… et être patient(e) et confiant(e) qu’un jour, quand on sera prêt(e) et disponible, il se révélera à nous, il se glissera dans notre vie comme une ombre au soleil…

Osho nous a parlé pendant des milliers d’heures pour nous répéter que la vérité ne s’enseigne pas, qu’elle se cultive… notre maître, et tous les autres, ont utilisé des millions de mots pour nous dire que l’essentiel résidait simplement dans le silence entre leurs mots… alors écoutons donc…

alors à mon humble mesure, des millions de mots pour ne rien dire…

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I have to seduce you towards something which you have utterly forgotten… – Osho

 

canta con amor

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traduction : la musique est mon évasion face à toute la boulechitte de la vie…

aujourd’hui, on chante mes ami(e)s et moi… on va chanter pendant des heures et des heures… on va chanter les chants de Mestre Irineu… 62 de ses chants… et bientôt on va chanter les 129 de ces chants… son répertoire complet… c’est qui Mestre Irineu ?  ah oui, j’oubliais de préciser, c’est le fondateur du mouvement Santo Daime…

10299405_10152374910056323_732956787_nque des beaux chants nous chanterons mes ami(e)s et moi, que de la belle musique nous jouerons mes ami(e)s et moi… on chantera l’amour, on chantera notre connexion à plus grand que soi, on chantera notre fermeté, notre inspiration, notre raison de vivre… on ca chanter avec notre coeur qui, oosqu’il le fait, veut s’envoler…

j’aime chanter seul mais mais j’aime encore plus chanter avec mes ami(e)s… et mes ami(e)s aiment chanter autant que moi… et c’est en bonne partie ce qui me réjouit autant… que mes ami(e)s aiment autant que moi chanter ces chants que j’aime chanter… les ami(e)s de chant amis sont automatiquement mes ami(e)s… l’amour du chant rendent les chants heureux…

je chante pas pire maintenant mais au début, ouf, ce n’était pas toujours beau à entendre… mes oreilles ont été tolérantes… et celles de mes ami(e)s aussi… tellement que lorsque je men sentais mal, je chantais car je chantais tellement mal que ça rendait toute la vie belle…

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dorénavant, après des milliers d’heures de pratique, et quelques dizaines de cours de chants, je chante pour le simple plaisir… je chante principalement pour le plaisir, mais aussi pour déployer mes ailes et m’envoler…

10254000_1476440052587752_1928757726216104990_nmême si plusieurs études ont démontré que chanter minimalement 10 minutes par jour réduit le stress, clarifie les sinus, améliore la posture et aide à vivre plus longtemps… je chante surtout pour le plaisir… je chante pour m’évader, pour m’élever, pour alléger cette incarnation dans la matière qui nous garde au sol… on chante, mes ami(e)s et moi, pour défier la gravité… car ensemble on flye en chansons

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mais c’est surtout pour le plaisir, l’extase, pour la grande joie que je chante… pour le partage de cette joie avec mes ami(e)s… je chante pour faire mon son de vie à la vie… pour que Dieu m’entende, faut de m’écouter dans mes prières…

car ce sont de vraies prières que l’on chante… mes ami(e)S et moi… on chante des mots de Dieu, des mots qui amènent ailleurs, vers l’au-delà… je chante, avec mes ami(e)s, des chants qui viennent de l’au-delà, donc des chants qui mènent vers l’au-delà… des chants issus de l’Amazonie, en portugais, mais aussi en provenance des hautes sphères…

des chants qui viennent de là-bas, des chants qui gardent là-bas, des chants qui ramènent vers là-bas… ce là-bas est toujours ici, même quand on ne le voit plus, qu’on l’oublie, qu’on est trop bas pour lui…

la musique et le chant sont comme la nature, ce sont des médecines de l’âme, des médicaments, des outils de grande guérison…

alors lecteurs/trices, je vous quitte car je ne sais pas si vous le savez, mais mes ami(e)s et moi, on chante aujourd’hui…

et si vous êtes curieux/ses, écrivez-moi et je vous donnerai un lien pour aller entendre les chants que l’on chante aujourd’hui, mes ami(e)s et moi…

atidion@gmail.com

 

mai ? si, beaucoup…

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enfin, c’est le mois de mai… oui oui… mai, le mois des fleurs… mai, le mois de Marie… mai, le mois de la vie qui revient…

mai ? ça, c’est le vrai printemps…

supposé arrivé le 21 mars le printemps ? no way Josée… d’ailleurspour les autochtones, cette première phase du printemps qui n’est pas vraiment le printemps se nomme Sikon, qui est une sorte de pré-printemps… davantage considéré comme le temps de l’érable et du réveil de la nature… le printemps n’arrive véritablement qu’en mai…

avril ? pas le printemps non plus, car on est encore pris dans les fils – de manteau, de chandail, d’araignée ou électriques – desquels on ne doit pas se découvrir en ce mois fébrile – un peu débile cette année ici… encore des traces de neige chez-moi en ce premier mai…

mai, c’est le mois de tous les débuts… début des jardins et des plate-bandes, début des chaleurs, début des bibittes… c’est le seul temps de l’année où l’on a hâte de les voir celles-là… let’s go beaux bugs, venez nous achaler, venez nous piquer même… car lorsqu’il y a des bibittes, c’est qu’il y a des feuilles… et quand il y a des feuilles il y a de la vie…

mai c’est le mois le plus beau, le plus vrai, le plus gai… mai c’est gailuron, et fanfaronnant de multiples tons de verts… mai mois de tous les verts… mai c’est uplifting de verdoyance… 

mai c’est le mois des miracles de la nature qui revient en vie, qui renait… mai c’est le retour de l’espoir, le retour de la vie hors de terre, le réveil réel de la nature…

si avril annonçait les premiers balbutiements du réveil initial de la nature. fonte de neige, mai est une grande poussée de croissance… en fait, mai c’est une crise d’adolescence… l’apparition des boutons de fleurs dans la nature comme des boutons dans la face d’un ado… en fait, en mai, on est tous et toutes des ados… mai est témoin de l’expansion spectaculaire des bourgeons et des tiges comme celle des bras et des jambes dont la croissance est presque visible moment to moment…

les plus vieux et plus vieilles d’entre nous se souviendront d’ailleurs que dans le mai de notre vie passée, c’est le premier mai qu’on déménageait, pas le 1er juillet… le premier mai qu’on changeait de mai/son… mais oui…

mai c’est le mois de promesses, mai, le mois des amours, mai, le mois de tous les possibles… mai, le mois des bicycles, mai, le mois des piscines, le mois des mea west dans la ruelle dans le temps de notre enfance… mai les premières baignades pour les plus audacieux…

mai c’est le mois du grand mai nage du printemps… après des mois de portes et de fenêtres fermées, de chauffage – au bois ou électrique – après des mois à respirer le même air, oush oush on ouvre tout, on courant d’air, on dépoussière, on aère l’air… celui de la maison mais aussi celui de notre face de carême… bye bye Pâques… bienvenue le mois de Marie… et de Marie Madeleine…

le 1er mai annonce les premiers camions de bouffe de rue dans les rues de Montréal – oui oui, je viens de l’entendre à la radio du canada… ici… voyez, mai c’est presque l’été…

cette année, mai sera le mois qui verra le manuscrit de mon Mala de chroniques devenir réalité… 53 ans que j’attends ça ce mai-là… alors mai 2014 sera la manifestation des premiers bourgeons littéraires dans ma vie… le printemps des printemps…

alors lecteurs/trices, journée de pluie en ce 1er mai mais une pluie qui annonce une grande poussée de vie, une grande poussée dans le cul… ture… poussée vers la vie, poussée vers le vide de l’avenir à venir, qui verra la vie et la terre qui continuera de tourner sur elle-même, autour du soleil, avec nous dessus, avec la vie qui va…

bon mai