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mala de mental

10329219_750649328320960_4825920556971087893_n2.0 virgule 86 /// 20/5/14

traduction :  ne vous cachez pas derrière votre mental

je n’avais jamais imaginé le mental ainsi, comme un écran derrière lequel me cacher, comme un paravent sur lequel projeter mes ombres chinoises… un voile le mental ? joli le mental ? en tous cas pas poli, ou du moins il en reste encore à polir… mental si tu n’es pas joli, sois poli…

impossible à saisir à bras le corps ce mental, alors on fait avec, du mieux qu’on peut… le mental nous mène par le bout du nez, le nôtre et le sien… il se met le nez dans toutes nos affaires, dans toutes sortes d’affaires… mental d’hommes et de femmes d’affaires, mental de fer… fier à bras ce foutu mental… fourre-tout mental… me fourres-tu mental ?

eh ce mental, probablement la plus grande boîte de pandore de cette vie… quand on l’ouvre on n’en sort plus… on en sort plus… et encore et encore… on n’en dort plus non plus…

dur dur de vivre sans, sinon on le dropperait immédiatement, encore plus de vivre avec, alors on le garde et on tangue, et on danse, et on tombe et on se relève… si on voulait vraiment vivre sans, on s’en délesterait non ? ou le pourrait-on seulement ? maître ou esclave du mental ? trouvez l’horreur…

imaginez ! vivre sans mental, quelle libération… est-ce souhaitable ? possible ? foutu mental va… malade ce mental… est-ce qu’un mental peut être sain anyway ? santé mentale, mais surtout maladie… tant à dire à propos de cet ennemi souvent, ami parfois… ami mental sors de ce corps… et surtout de cette tête… lèche moi tranquille…

enfoui dedans, ou caché derrière… mais qu’est-ce que ce maudit mental au juste ? une boîte de pandore qui n’existe pas ? penser en dehors de la boîte… y-a-t’il seulement une boîte ou une illusion opaque et incontournable ?

Famous FB Billboards.

je ne devrais probablement pas le maudire ce mental car il viendra médire… et me dire toutes sortes d’affaires… il viendra se mêler de toutes mes affaires… il viendra mêler toutes mes affaires… mental d’enfer… mental de fer, dur dur le mental…

élémental ce cher Watson… élémentaire le mental car tout le monde en a un, ou tout le monde se fait avoir par le mental plutôt… le monde n’est-il pas qu’une simple projection du mental ?

porte-t-on tous des mentaux différents ? ou tous et toutes le même mental ? unimental… même grand mental commun seulement rempli de garniture différente… commun mental, comme un mental…

même vie, même mort qui fait si peur à ce cher mental, ce cheerleader, ce donneur de claques en pleine face… car le mental est comme l’amour de Renée Martel, il ne veut pas mourir… immortel mental… qui nous fait courir… et qui finit pour nous faire mourir, sinon nous pourrir l’existence… et parfois souffrir… la dureté du mental…

en fait on a pas un mental, c’est le mental qui nous a… et tout le monde se fait avoir par le mental… mental envahissant, mental malade de tournis, et de pouvoir… malade le mental… el loco mental, poco e mucho mental… para semper el mental…

zélé mental qui spinne dans le beurre, qui vire de d’ssous,  jour et nuit, nuit et jour, il roule sa boule, à bras raccourci il fait le tour de notre boule, tout le tour de la tête ce satané mental du diable… il nous amène tout le tour du monde et de la boule qui tourne et tourne et tourne… il nous fout les boules aussi parfois ce monumental et menu mental…

au menu du mental ? tout tout et tout… et rien, tout et rien, rien du tout, tout et tien, vaut mieux un tien – un mental veux dire – que mental aura pas… que de l’air dans le mental, que du vent, que de la broue dans le toupet le mental, qu’une souris dans sa cage… d’ailleurs pourquoi on associe toujours le mental au hamster ? c’est bien plus une souris ce cher mental, une souris qui ne ris pas et qui se cherche un trou dans le fromage pour s’évader dans les nuages…

une télé le mental, nombre infini de canaux, mais télé pas payante… télé tannante… pause santé mentale…

fiefé mental qui nous mène en bateau souvent, sur une mer de pensées houleuse, baveuse, rockeuse… flot constant de pensées sur lesquelles on vogue parfois, sur lesquelles on surf à d’autres, dans lesquelles on cale aussi souvent… flou flou, mer de pensées… flou flou, amer de pensées…

il sème de la broue dans le toupet ce mental à vague et, en même temps, il est peut être la voie royale vers l’inspiration divine, un canal à explorer car omniprésent… omnivore… énergivore… divinovore…

on cherche un trou dans l’emmental… une poutine à sauce gluante et à fromage squick squick dans lequel on s’englue… mer de sable mouvemental…

vite vite le mental qui spinne et vire dans le beurre à l’air… et il arrive qu’on y trouve parfois une brèche en ce mental et alors on s’en évade, on s,envole et s’évapore…

avide de pensées le mental… et rarement vide… pensées pensées, penser pensées… pensées pansées et rêves brisés…

le mental aime particulièrement la nuit… car alors il s’active, il accélère, il s’aère, il prend l’air d’aller… personnellement c’est à 3 heures du matin que mon mental à moi est à son zénith car lorsque je me réveille la nuit, il est toujours 3 h… 3 h pile mental… le temps de sa marche nocturne…

comme cette nuit, mon mental, qui est à montréal, mental de ville, refait le monde, se branche sur les ondes citadines et vogue et vague et zigne et zag… mon mental revêt son manteau de ville, son coat de cuir… il pense et danse et balance… il swing, il gigue, il persiste et signe, il insiste, digne… un mental digne, ça sonne une cloche ça non ?

dong !

distance, amour et compassion

Danièle SoaréBorn This Way Foundation.2.0 virgule 85 /// 19/5/14

traduction: j’envoies de l’amour… peu importe où c’est requis

ce matin, première chose que je vois sur FB, une connaissance que j’apprécie beaucoup et qui habite loin au nord postait sur son mur qu’elle avait besoin d’une accolade virtuelle… je ne sais ce qu’elle vit, alors je lui en ai envoyé 2-3… juste au cas… que faire d’autre ? quand quelqu’un qu’on aime, qui vit loin de nous, exprime qu’il ou elle a besoin… la distance c’est la distance… encore dans nos corps…

puis ce matin aussi, ma douce à moi, qui est en ce moment dans son autre vie, à quelques heures d’ici, avec ses quatre enfants, aurait besoin que je sois là pour elle… sa petite est malade donc grosse nuit blanche pour elle, pour elles… mais moi je suis ici… et je ne sais que faire d’autre qu’être ici pour partager cette épreuve avec elles… à distance, mais tout ici… même si elle là-bas et moi ici… tout ici, mais qu’ici… you see ?

quand on aime, la douleur des gens qu’on aime devient notre douleur, devient nôtre… pas tout à fait, mais un peu du moins… quand on sent, on sent…

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en effet, autant une bénédiction qu’une malédiction de sentir les choses et les gens aussi profondément… de sentir les besoins des gens qu’on aime sans pouvoir y être, ou dire ou faire quoi que ce soit dans l’instant… car lorsqu’on ouvre son coeur, et qu’on se laisse toucher, on devient vulnérable…

et cette vulnérabilité est essentielle, belle, charnelle… réelle ? qu’est-ce que la réalité anyway ? en tous cas, cette vulnérabilité nous rentre dans l’corps, nous ramasse l’âme… touché(e)s, ouvert(e)s, sensibles les humains et zumaines…

cette vulnérabilité nous pogne aux tripes, elle nous prend à bras le coeur…. quand on feel les gens, on partage leur peine, on touche leur coeur, et on est touchés en retour…

quand nos proches ont mal ou ont besoin, c’est nous qui avons mal et besoin… sauf qu’on ne peut prendre leur fardeau… on peut être là pour eux et elles, sensible, présent, connecté, mais on ne peut prendre sur nous… surtout à distance… on ne peut que laisser, chacun chacune, vivre ce qu’il et elle a à vivre… sans couper, sans nier… chacun son chemin, même si on en partage des bouts… bouts de chemin et bouts de cigare…

car lorsqu’on aime, l’autre devient un peu nous… ta peine ma peine… ton amour mon amoure… même si chacun chacune sa peine, peine commune aussi… est-ce que peine partagée est à moitié soulagée ? sais pas !

mais la peine des êtres chers à soi n’est pas peine perdue… non, peine de gang, peine pleine, pleine de compassion, pleine d’empathie, peine pleine de vie… peine humaine, peine saine, mais peine chienne aussi, peine qui frappe et qui cogne, peine qui nourrit la vie comme pluie qui nourrit la terre… pain pain pain… notre pain quotidien

que faire devant les bouts plus rough de nos ami(e)s/amour(e)s ?

quoi faire d’autre que de les sentir, les partager, les faire siens, les reconnaître et accompagner ?

rien d’autre à faire que d’être présent, disponible, tout en ne pouvant ni prendre, ni faire pour eux et elles… même si leur peine est un peu notre peine, en même temps, leur peine n’est aussi pas tout à fait notre peine… peine paradoxe… plein de paradoxe…

alors en ce matin d’impuissance et d’acceptation, double dose à toi ma belle…

Danièle SoaréBorn This Way Foundation.

12 cerises sur le zen day

mindunleashed2.0 virgule 84 /// 18/5/14

traduction : les choses zen
1- fais une chose à la fois
2- fais-le simplement et délibérément
3- fais-le complètement
4- fais-en moins
5- mets de l’espace entre les choses
6- instaure des rituels
7- alloue du temps pour certaines choses
8- prends du temps pour t’assoir
9- souris et sers les autres
10 – transforme le ménage et la préparation des repas en méditation
11- pense à ce qui est nécessaire
12- vis simplement

simple hein ? zen en effet, et pour cause…

dimanche, le jour du seigneur, après 6 jours de travail, vient le temps pour la grande boss et ses créatures de se reposer… certaines créatures du moins… en tous cas, si on a pas de jeunes enfants, sinon on appelle ça du temps de qualité en famille… un peu moins reposant mais tout autant nourrissant… dimanche le jour des enfants… le jour où l’on est tous des enfants… no kidding… kid day… jeu d’enfant, jour d’enfant… tour de magie…

c’est dimanche, et pas n’importe quel dimanche, celui des patriotes, de dollard, de la reine victoria, alléluia… et tour du chapeau de roues… la fêtes des patriotes de l’arène, victoire victoire dans la défaite, un jour béni, un jour free, un jour libre, un jour gratuit… dimanche à une piastre… 13 à la 12, zen…

un beau dimanche, un long dimanche, un dimanche de longue fin de semaine… longue fin donc courte semaine… la fin justifie la moyenne semaine… plus la fin est longue, plus le pendant est court… et cours la semaine prochaine… courte courte la semaine prochaine…

cette semaine, de début de semaine, le lundi se transforme en fin de semaine… les premiers seront les derniers… et dimanche joue au samedi… journée de préparation à la journée de congé… sun day, prep day… demain ? dimanche encore alors… samedimanchelundi… clubsandwich au dimanche… semainemulti, semaine muldimanches… courte courte semaine à venir… longue longue fin de semaine à vivre… vaut mieux en rire qu’en souffrir ou qu’en frire… dimanche de pelle, dimanche de belle journée.. dimanche de nuit aussi…

dimanche, jour du soleil… sun day, sundae, zen day… et banana split… dimanche un jour pour s’en mettre plein les oreilles, dimanche jour du merveille… eux, elles, nous… toujours des nous… et la mère veille…

dimanche, jour épatant, jour éclatant, jour verdoyant… un dimanche à jésus, un dimanche zen, et ça soufi… dimanche tout court… long temps dimanche…

dimanche, journée bénie des dieux, jour béni des cieux…  paix sur la terre aux âmes de bonne volonté… et aux ânes de bonne famille… hi han… hi ha…

y en pour qui c’est le vendredi, d’autres le samedi, d’autres encore le dimanche… journée d’arrêt, journée trajet vers nulle part, qu’ici…

dimanche, jour du soleil, plage horaire, mer de calme… sun day, sun tan.. nant… sun temps, sultemps et en dehors du temps… on remet nos pendules à l’heure… temps normal de leste… du lousse dans machine, du lousse dans l’horaire, d’la sloushe dans le toupet… dit manche de pelle… l’un dit manche, l’autre sun day…

dimanche treize à la douzaine, dimanche en quarantaine…

allez joue là…

fraux ou vai, frais qui vaut

10353129_857447307602038_8827293107173070279_n2.0 virgule 83 /// 17/5/14

traduction : l’illumination est l’éradication complète de tout ce que vous pensiez être vrai… – Adyashanti

bonne hein ? juste surtout… du moins de ce que j »en sais du concept de l’illumination, car ce n’est pas une position dans laquelle je me love à temps plein, qu’à temps partiel, qu’une fois de temps en temps…

Adyashanti ne parle pas d’éradiquer tout ce qui est faux, non, il parle plutôt de laisser aller tout ce que l’on croit être vrai… car le faux on l’a déjà laissé aller, on n’y croit pas anyway… c’est la croyance du vrai qui bloque la vue, qui entrave le chemin de la vie… d’ailleurs c’est croire et penser qui posent problème, davantage que de croire au vrai ou au faux…

car les concepts de vrai ou faux sont secondaires dans cette citation… c’est de leur accorder autant d’importance qui bloque la machine, qui alourdit l’insoutenable légèreté de l’être… car s’il y a du vrai, il y a automatiquement du faux… car faux c’qui faux… oui oui c’est vrai, faut c’qui faut…

dans notre quête de vérité, c’est le fait de quêter et d’enquêter qui empêche de trouver, erroné de chercher la grâce à l’extérieur de soi, en fait c’est même tout simplement de chercher le problème… Osho disait d’ailleurs : cherchez et vous ne trouverez rien, ne cherchez et vous avez déjà trouvé… autre formule, même sens… même non-sens… même fausse vérité, même vraie fausseté…

car lorsque l’on cherche, on cherche quelque chose en particulier, et si on cherche quelque chose en particulier, on trouvera inévitablement ce que l’on cherche, ce particulier en particulier… qui n’existe pas… peut-être…

quand dans le fond, ce que l’on cherche, c’est de l’inconnu, du mystère, du nouveau, du toujours frais… pas du toujours vrai… on cherche quelque chose qui n’existe pas… on ne cherche qu’à ne plus être pris dans ce que l’on a créé…

pour moi, cette citation d’Adyashanti signifie qu’il n’y a rien à faire, qu’à laisser faire, qu’à laisser être ce qui est, suffit de ne dropper ce que l’on croit vrai, qu’à se laisser être dans la grande vérité dans laquelle tout baigne… si on peut seulement laisser tomber ses croyances, ses certitudes, ses croyances du vrai, ou du faux, même chose, ce à quoi on s’attache et ce à quoi on croit, on sort de la boîte, en fait, on réalise qu’il n’y a pas de boîte…

Famous FB Billboards.et qu’il n’y en a jamais eu…

il me semble que la vérité n’est pas quelque chose à acquérir…

premièrement je crois que la vérité ce n’est rien, je sais je sais, ce n’est pas rien dire ça ! c’est déjà quelque chose… mais ça me semble plus réel, plus véridique que le concept de la vérité quelconque, vérité de quelque chose… vérité de mes deux… hémisphères… car tout une illusion nous dit-on, que du maya, que de la grosse mayatitude vaporeuse…

demandez à tout le monde qui cherche, personne n’a jamais rien trouvé… d’après ce qu’ils disent, les gens réalisés n’ont rien trouvé, ils n’ont que perdu leurs illusions… et continuent de le faire… encore et encore… et alors tout y est, tout se révèle à nous… c’est ce qu’ils et elles disent…

donc rien à gagner, rien à trouver, rien à faire en fait… qu’apprécier le moment, s’apprécier soi-même, qui l’on est… si Dieu – ou whatever – nous a prêté la vie, faisons lui confiance… by the way, comment on féminiserait cette expression «faisons-lui confiance» si Dieu est une femme ? faisons-lui confiance à elle ? lui et elle dans la même phrase…

hum, Dieu ? vrai ou faux ?

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traduction : débarrassez-vous des croyances qui vous font suivre des règles que d’autres ont établies…

Pardon ?

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traduction: le signe d’une réelle maturité se constate lorsque quelqu’un vous a blessé et que vous essayez de les comprendre plutôt que de les blesser en retour…

ce matin humble chronique/essai/réflexion sur le pardon…

mais premièrement regardez ceci si vous le voulez bien… que deux minutes, mais deux minutes d’éternité…
http://gracevine.christiantoday.com/video/when-the-father-flips-the-sign-over-you-will-be-just-amazed-i-bet-this-will-change-you-1291

touchant non ? et inévitable aussi… car on ne peut guérir, ni continuer à vivre en paix sans développer cette capacité de pardon, sans cette étape nécessaire de complétude, de bouclage, de passage à autre chose…

ce thème du pardon me tourne autour depuis longtemps, mais plus particulièrement avec l’arrestation des trois employés de la compagnie de chemin de fer responsable de l’accident de Lac Mégantic…

quelle épreuve pénible doivent subir ces trois hommes… en plus d’être responsables de la mort de 47 personnes, de vivre avec ça et de le porter sur leur conscience depuis 10 mois, ils viennent de subir une arrestation musclée et risquent la prison à perpétuité à la suite du procès… je n’ose même pas imaginer…

on ne sait rien des détails précis de l’accident, ni quelle est la part respective des erreurs individuelles ou de la qualité des installations, et tel n’est pas le but de ce propos… de toute façon, le procès fera la lumière sur cela… et justice tentera de se faire…

mais tels que l’illustrent les diverses personnes présentes dans la vidéo, les situations d’abus et les blessures personnelles subies par ceux-ci et causés par d’autres (qu’on ne voit pas) sont nombreuses et multiformes, mais éventuellement, il faut pardonner… il le faut premièrement pour soi…

car on peut ruminer les blessures à perpétuité et blâmer les autres pour notre souffrance mais à la longue, on ne fait que prolonger la douleur et donner et redonner vie au geste blessant… et notre pouvoir à l’autre… éventuellement, pour se libérer de cette douleur, il faut la laisser aller… reprendre le pouvoir sur la situation, s’approprier l’expérience et continuer d’avancer…

évidemment plus facile à dire qu’à faire…

je pense particulièrement à l’homme qui tient la pancarte qui dit : tu as tué ma fille… ouf ! personnellement je ne sais pas si je serais capable un jour de pardonner à quelqu’un qui tuerait l’une de mes filles… mais en tous cas, je crois que je voudrais au moins essayer de tendre vers un tel pardon, je tenterais de tendre vers… pour ma fille, pour moi, pour le processus de guérison… et éventuellement, pour la personne responsable… pour changer un coupable en responsable…

on rapporte que dans certaines tribus d’Afrique, lorsque quelqu’un commet un acte nuisible pour la communauté, on l’amène au centre de la place centrale du village et on le bombarde de paroles positives, d’amour et de geste de compassion… pas familier, mais si évident que c’est ce que cette personne a besoin…

même chose pour les cercles de justice réparatrice au sein de certaines premières nations… au lieu de punir, on donne à la personne un temps de réflexion par elle-même et elle doit proposer quelque chose pour réparer le tort qu’elle a causé… améliorer la situation tout en aidant la personne fautive et ainsi transformer une erreur en expérience positive, transformatrice pour toute la communauté… pour le bien du plus grand nombre…

loin de l’oeil pour l’oeil et la dent pour la dent… car avec cette philosophie, c’est le corps social qui va y passer, et on va rapidement manquer de membres… et multiplier la haine…

bien sûr, la tentative de se venger sera probablement toujours la première réaction à émerger et si, pour un bout de temps, il doit être naturel de sentir cette haine et cette colère, éventuellement, il faut digérer, bouger, avancer… évoluer et maturer… et pardonner… du moins tendre vers…

en ce sens, plusieurs des gens de Lac Mégantic qui ont perdu des proches dans le terrible déraillement étaient mal à l’aise avec le lynchage public qui a eu lieu cette semaine… plusieurs, même s’ils reconnaissaient que ces trois hommes ont évidemment commis des erreurs, sont davantage intéressés à ce que de tels accidents ne se produisent plus… car de simplement punir ne ramènera pas ceux qu’on a perdus… et n’assouvira pas la peine ni la douleur…

et s’il est essentiel de pardonner aux autres, que dire de tout d’abord se pardonner soi-même ? souvent le processus le plus difficile… car on est souvent plus dur avec soi que quiconque et qu’avec quiconque… et sans pardon, pas de compassion ni empathie possibles… ni à soi, ni à l’autre…

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sans pardon, envers soi ou les autres, la guérison n’est pas possible… sans pardon, pas de transformation, pas de résurrection, pas de maturité… pas de paix en l’âme…

Spirit Science

un peu à l’image des Japonais qui réparent les objets brisés avec de l’or, les rendant encore plus précieux, le pardon se transforme en or pour les gens qui ont été blessés et qui peuvent  pardonner… ces gens deviennent plus beaux, plus humains et capables de compassion…

pas parce qu’il faut, simplement parce qu’il faut…

car la vie demande le pardon, la vie dit pardon…

pardon…

petit matin mi mai

viaNassim Haramein2.0 virgule 81 /// 15/5/14

sincèrement, ce matin, j’écris sans vraiment savoir quoi dire… ce matin, j’écris pour écrire, comme court une poule sans tête… ce matin, j’écris tout simplement, comme la pluie qui tombe, comme les oiseaux qui chantent, comme le vent qui souffle… comme la chaleur qui, enfin, revient…

mais faut-il avoir une raison précise pour écrire ?

faut-il savoir où on s’en va initialement quand on sort son sac à mots et ses doigts trotteurs ?

écrire san but comme cette image placée ci-haut, aucun rapport, pas rap avec le texte, juste beau et esthétique… juste pour le plaisir des yeux…

parfois un écriveux-écrivain-écriveur ça écrit pour rien, comme un crieur crie, comme la pluie pleut, comme le vent vente, comme la vie se vit, comme est qui est… simplement, normalement, tel quel… en anglais on dit as is… et so be it… ainsi soit-il mes chères soeurs et mes frères bien en chair…  

une saison lousse de l’année pour un chargé de cours de mon espèce, un entre deux pour souffler autrement et ailleurs, une période pour penser à autre chose que les psychotropes sur lesquels portent mon cours… du temps pour le jardin, du temps pour les ami(e)s, du temps pour jouer dans le trafic du bois… du temps…

donc ce matin du temps pour écrire, rédiger une chronique sans rien à faire ensuite, une chronique relax et aussi inutile que les autres, mais, quand même, peut-être un peu plus…

et à compter d’aujourd’hui, en ce début de période lousse, je commence à préparer la sortie de mon livre… mon livre à venir, mon livre à moé, mon livre à moi… un livre wanabee, un livre prenant vie matérielle actuellement, un livre qui deviendra live… livre qui prendra feu, qui prendra vie… livre qui deviendra vôtre éventuellement… ce livre à moi il est surtout pour vous, et j’espère qu’il deviendra à vous…

car oui, en train de se faire presser le mala le chroniqueur… en train de se faire beurrer d’encre son recueil de chroniques, qui sera frais pressé d’ici quelques semaines, prêt à prendre l’air bientôt… juste à temps pour l’été… bientôt prêt pour le lancer du livre… le 23 juin officiellement à Kio-o… je vous en reparle…

en attendant, un peu plus de temps pour écouter les oiseaux, gratter la guitare, commencer le jardin, nettoyer le bois de toutes ces carcasses tombées au cours de l’hiver… un gros hiver rock n roll ce fut dans le bois autour d’ici… on va mettre un peu d’ordre dans le jardin d’épinettes… pas d’la petite bière…

alors chers lecteurs/trices, je vous souhaite un bon début d’été – eh oui ça va grimper jusqu’à 28 degrés aujourd’hui – bon début de cette période plus lousse, plus souple, plus relaxe et plus slack…

finalement, en terminant… pas trop trop loin de la cible le chroniqueur hein ? dans son livre à lui, il avait prédit 2-1 canadiens… finalement, 3-1… go habs go…

contre les rangers ? canadiens en 7…

hwl

image: vianassim haramein

dans mon livre à moé

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grosse nuit de pleine lune Wesak en scorpion… on ne se bat pas contre la lune, alors comme un zombie, un vampire, on s’éveille et on obéit, on tape, on écrit à la lune… sinon on hurle ou on hulule…

si vous voulez vivre une expérience multimédia pour quelques minutes, en cette nuit claire de lune, j’écris au son de cette artiste à la voix aussi claire que lune nommée Peia,  alors de votre côté, vous pouvez lire à même ce même son que le mien si les oreilles vous en disent:
http://epanews.fr/video/peia-machi-mystere-de-la-nature-et-de-la-vie?1#.U3I5UF4V0og

ou pas…

alors disais-je, grosse nuit pleine lumière lunaire, grosse nuit de pleine lune hier, et grosse journée qui suivra aujourd’hui, ou demain… journée pleine plume…

pendant que vous lisez ces lignes, et écoutez peut-être Peia, ou pas, moi je tiens dans mes mains, oui oui propres propres les menues menottes, le jeu d’épreuves (comme ça qu’on dit dans le jargon imprimesque) de mon livre à moé, mon livre à moé à venir soon soon… bientôt bientôt…

oui mon livre à moé, à venir bientôt, mais pour le moment que livre à moé à tenir maintenant, en mes grandes mains propres gratteuses de guitare, mes mains d’écrivain wannabee… et si j’y touche ça doit être vrai ! disait thomas il y a quelques milliers d’années…

eh oui, en mes mains propres tiens-je mon malade chroniques, mon livre à moé… en fait qu’un jeu d’épreuves pour le moment…

mon livre à moé qui, lorsqu’il sortira, ne sera plus mien, niet à moé, car il deviendra alors livre à toé, le tien, le nôtre, le vôtre, le leur… j’espère du moins qu’il ne demeura pas que livre à moé… car pour vous ce livre à moé… on n’écrit pas livre pour qu’il ne demeure que livre à moé… on le veut surtout livre à toé, et des toé on en veut plusieurs… in god we trust…

mais pour le moment, pour l’heure, qu’un leurre… qu’un jeu d’épreuves à inspecter, scruter, pour vérifier s’il ne s’y trouve pas quelques dernières coquilles à corriger avant impression…

qu’un jeu d’épreuves, à jouer… en tous cas, ce jeu d’épreuves, je le joue à fond, selon les règles, et il me fait bonne impression à moi… en attendant d’aller sous presse car oh que ça presse qu’il soit encré ce livre à moé pour qu’il puisse devenir livre à toé et livre à jouer…

quelle fierté de tenir en ses mains le résultat de milliers d’heures de travail… qui ne fut que la plupart du temps jeu… et ce jeu d’épreuves est la preuve que quelque chose s’est passé… que le temps a passé sur moi, sur vous, sur nous… que les mots se sont faits frappés…

vous auriez dû me voir hier, je terminais mes corrections et surtout je m’impatientais d’attendre – impatiemment serait trop vicieux comme pléonasme – mon jeu d’épreuves envoyé de Longueuil lundi par mon imprimeur via poste prioritaire comme un ptit gars attendrait le père Noël un quelconque 24 au soir…

quel drôle d’expression quand même que jeu d’épreuves… y a des épreuves pires que d’autres… celle-ci fut douce à recevoir dans ma boîte à lettres… drôle aussi d’avoir reçu le jeu d’épreuves d’un livre de mots dans une boîte à lettres ! belle image…

dans mon livre à moé ?  une expression de gérant d’estrade qui veut dire : selon moi, d’après moi, selon ce que je sais, d’après ce que j’en pense… according to me, aussi and also

dans mon livre à moé ?  331 pages de mots humbles, mes mots à moi, nos mots à nous, des mots qui tentent de dire ce qui se vit ici, ce qui y gît, ce qui fait guiliguili… 331 pages de mots avec des images accompagnatrices, pour leur donner une perspective, du relief à ces mots… 331 pages bourrées de mots qui essaient de convier le silence qui les sous-tends… alphabétiser le silence, et tenter de conserver sa qualité… shutt…

dans mon livre à moé ? 2-1 canadiens à soir… ça aussi, un jeu d’épreuves