Archives pour la catégorie les chroniques des pas perdus

faites ascenscion

1378238_10152494734856996_1267133058_nchronique quarante-huitième / 15-10-13

photo parlante que celle-ci non ? oui moi aussi je trouve… assez pour que je prenne clavier et m’épivarde… quoi ? quoi ? dit le corbeau… ceci ceci écrit et crie le chroniqueur…

eh oui, notre âme qui s’élève pendant que notre corps s’affaisse pour retourner à la terre… l’âme au ciel – enwèye à maison – et le corps à la terre… défiant la gravité, l’âme s’élève, le ciel l’appelle… nous sommes pleins d’air, les quatre fers en l’air…

quelle sensation de se sentir porté(e) vers le haut, de se sentir soulevé(e), élevé(e)… flyée flyée la vie... attention ascenscion droit devant, ascension droit ci-haut ici bas…… l’ascenceur des dieux est en marche, est envol… up up up we go

monter en amour, ça se fait tout seul, ça se fait inévitablement, ça se fait intégralement… que l’on monte ou resdescende, que l’on flye ou pas… le ciel nous appelle… notre âme en redemande… ça élève, ça s’élève… les maîtres appellent l’élève, les maîtres se rappellent aux élèves… ouh la la, vous ci-bas, nous revoici, vous revoilà…

la sentez-vous vous aussi cette poussée de fièvre divine ? cette montée de sève coquine ? sentez-vous dans votre corps cette grande poussée, cet appel au ciel ? c’est que notre âme nous parle, elle nous rappelle le ciel… à notre corps défendant, à notre corps indépendant, cette âme…

notre âme est le fil d’or qui nous relie au grand tout, au grand mou, au grand fou… le grand flou nous chatouille, nous appelle, nous chuchote… youhou, êtes-vous là ? te souviens-tu d’où tu viens ? te souviens-tu pourquoi tu es venu sur terre ? alors ne perds pas ton temps, réveille, vis… réalises-tu ta mission ? te réalises-tu ? fais-tu ce pourquoi tu es venu ?

la vie nous appelle ici, la vie nous appelle ailleurs… maintenant, et à l’heure de notre passage, toujours maintenant le passage… ici, à jamais ici… la vie nous interpelle, la vie nous rappelle, à l’ordre et au désordre… la vie nous dit de vivre, intensément, clairvoyamment, passionnément… dans le moment, pas à pas, sur la terre comme au ciel… ainsi soit-il…

la vie nous pousse vers le haut, défiant même la gravité, défiant la gravité même… car la vie n’est pas si grave que ça… la vie se joue dans les hautes sphères… la vie nous squeeze, la vie nous presse, de vivre, de mourir de vie, de suivre le fil de nos ancêtres, de tracer la voie pour ceux et celles qui suivent… la vie nous tire vers la source, nous ramène vers d’où l’on vient… vers où l’on va… car où l’on va est d’où l’on vient… et vice-versa… une seule existence…

alors que l’on monte, descende ou redescende, même énergie, même direction, même qualité de présence… car of course, le cadeau se cache dans le présent… et up we go…

car tout ce qui monte redescend…

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ces deux photos sont publiées sans que je n’en nomme les auteurs car je ne les connais pas… mais je les remercie grandement… qui qu’ils/elles soient, beau travail…

amour mur à mur

72502_563065417066089_752128025_nchronique quarante-septième / 14-10-13

traduction : parfois on dresse des murs autour de soi, pas nécessairement pour éloigner les autres mais plutôt pour voir qui osera les faire tomber

eh oui on est comme ça les humain(e)s parfois… en fait certain(e)s humain(e)s… en fait, parfois seulement… parfois on se dresse des murs all dressed pour se protéger de l’amour… car l’amour on le veut, mais on sait qu’il fait peur aussi cet amour… bouhhh ! c’est moi, l’amour…

parfois en amour, on dresse des murs pour subtilement inviter quelqu’un à les défaire, bizarre non ? pas pour garder les gens loin, mais pour que quelqu’un vienne les défaire… je ne la comprend pas encore tout à fait celle-là…

parfois en amour, on fait un pas en avant, et on recule aussi parfois d’un ou deux, pour mieux sentir, pour mieux replonger, pour mieux rebondir… bing bang bong, l’amour… ding dong c’est l’amour qui cogne…

parfois en amour, on ouvre son coeur et parfois on le referme, en fait l’amour ça nous ouvre et ça nous referme tout seul… y a que l’amour qui compte, ça ouvre ça ferme, ça ferme ça ouvre, in and out l’amour…

parfois en amour, c’est le jour, parfois c’est la nuit… blanc et noir l’amour, noir et blanc l’amour… et plusieurs tons de gris… gris gris l’amour… et rouge… c’est une lumière l’amour… rouge, jaune, vert… l’amour l’amour, toujours l’amour… l’amour l’amour, tout le tour l’amour… passez go et récoltez l’amour…

parfois en amour, on met des murs et parfois en amour, on ôte son armure…car c’est pas la guerre l’amour, c’est du sport… faut le faire l’amour, l’amour ça se fait et ça se refait… love is all you need and love is what you feel and what you get

parfois en amour, on s’accule soi-même au pied du mur… parfois en amour on est acculé au fond du coeur… parfois en amour, on accumule du retard, et on veille tard… ou pas…

parfois en amour, l’amour nous joue des tours, l’amour nous serre tout le tour, l’amour nous fait faire le tour de la piste…

et oui, parfois en amour, on dresse des murs et on attend de voir qui viendra les faire tomber, qui viendra nous découvrir… mais en dressant des murs, on construit aussi une prison…

alors on attend que quelqu’un vienne défaire nos amours à mur ou on les défait soi-même les murs ? ou on les défait à deux…

de grâce, action

1381562_526200370788421_375058017_nchronique quarante-sixième / 12-10-13

traduction : quand la vie est douce, dites merci et célébrez… quand la vie est amère, dites merci et grandissez…

quand j’étais petit, je me demandais pourquoi l’action de grâce… grâce à qui ? grâce à quoi ? mais depuis que je vis en nature, et en particulier depuis que je fais un jardin, je comprends tout à fait… nous rendons grâce à la mère terre d’avoir de nouveau rempli le grand garde manger humain, de s’être de nouveau donner elle-même pour ses enfants, d’avoir généreusement donner ses légumes, ses fruits et ses animaux à ses ouailles…

car la vie nous donne toujours et immanquablement tout ce que l’on a besoin, même si on ne l’apprécie pas toujours à sa juste valeur, même ce n’est pas toujours ce que l’on veut…

mais si on se connecte au rythme de la nature, les vrais besoins reviennent au naturel… naturellement…

en commençant par la base : respirer, boire, manger, avoir chaud, rece/voir la lumière… ensuite un peu d’affection humaine, beaucoup de connexion divine et un sens d’appartenance, appartenance à soi-même, à la boule, à la grande communauté, ou à une plus petite…

alors quand la vie coule doucement, c’est le temps d’apprécier et de célébrer… et quand ça déboule plus rock n roll, c’est le temps de prendre le temps… et d’apprendre la leçon…

car la vie est une grande enseignante, une grande apprenante, une riche salle de classe… elle nous berce ou nous brasse, toujours pour le mieux… elle nous gêne ou nous gâte, toujours pour le mieux… car la vie est toujours pour le mieux, même quand ça en a pas l’air… ni la chanson…

car «toujours pour le mieux» est une façon de voir, une façon de faire, une attitude… toujours pour le mieux est une décision, un choix que l’on fait… toujours pour le mieux est toujours mieux que toujours pour le pire… et ne coûte pas plus cher… et est beaucoup plus facile à porter…

alors en cette fin de semaine de l’action de grâce pleine de soleil et de congé de fée, riez… et rendez grâce…

quelle bonne idée, ce week-end, de prendre le temps de remercier, de dire merci et re/merci, et merci encore, et encore, et encore…

merci pour le simple fait d’être ici, d’avoir reçu la vie et d’en jouir…

merci d’avoir la chance de vivre dans un environnement naturel et social si paisible et pur, loin des bombes et des grands drames…

merci d’avoir air, eau et nourriture en quantité et qualité suffisante, et même plus…

merci d’être entouré d’ami(e)s et d’amour(e)s…

merci à tous ceux et celles qui sont passé(s) ici avant nous de nous avoir tracé le chemin…

merci pour cette capacité de remercier, car la gratitude est précieuse et rajoute à nos grâces… et en invite d’autres…

merci pour cette période de vie où les projets ne semblent pas avancer, du moins pas comme je le voudrais, car ça me permet de développer patience et persévérance, d’apprécier le moment…

merci à cette amoure qui m’aime, et qui m’aime encore… et que j’aime aussi… et qui le prend…

merci à ma mère de m’avoir nourri d’amour…

merci à mes filles de me faire père aussi digne et fier, et merci à leurs mères…

merci à mes ami(e)s, de me prendre comme je suis…

merci la vie… merci seigneur(e)s…

et merci pour avoir la chance d’être lu par des personnes d’une si grande qualité… merci à vous…

cerné(e)s par l’amour

1375909_1442961392596027_1279217294_nchronique quarante-cinquième / 9-10-13

avant qu’on se parle, on regarde ça OK ? on se revoit dans trois minutes…

http://epanews.fr/video/video/show?id=2485226%3AVideo%3A1566109&xgs=1&xg_source=msg_share_video

rafraîchissant non ?  ça nous change de tout ce qui nous sépare les un(e)s des autres, toutes nos différences, toutes ces horreurs, nos petitesses humaines… break de débat, de guerre et de négativité… love break

pause amour, pause pour toujours mes lapins… car on en a bien besoin d’amour ces jours-ci, immense besoin d’amour, besoin de chaleur humaine, besoin d’empathie et de compassion…

car vient un moment où l’on choisit l’amour, le beau, le bon… et ce moment est now… car ce sur quoi on porte notre regard devient notre réalité… l’amour est l’antidote à toutes nos folies, petites et grandes, toutes ces humaineries rapportées par les nouvelles et de plus en plus par les réseaux sociaux…

tout ce que je vois fait partie de moi nous dit la citation d’intro…

alors voilà pourquoi ce petit bout de film ce matin… remplissons-nous d’amour, buvons-en, noyons-nous dedans, exposons-nous à ces témoignages et ces preuves d’amour car le monde en est plein, rempli, débordant… full amour…

suffit de porter notre regard là… regardons dans nos propres vies et voyons l’amour, l’amitié, la fraternité, la sororité… focus sur l’amour… car tout ce qui compte, ce qui se démarque, ce qui émerge… love love love, amor amor amor…

petites preuves anonymes, grandes marques spectaculaires, simples gestes au quotidien, l’amour se manifeste sans cesse, l’amour se perpétue, l’amour persiste et sing sing sing… chante-la ta chanson d’amour… fais-la, écris-la, crie-la…

faisons l’amour de toutes les façons, sensuellement, platoniquement, poétiquement, simplement, tout le temps… car c’est là que la vie se fait, c’est là que que ça compte…

il parait qu’au moment de notre mort, tout ce qui restera est l’amour que l’on a vécu…

alors pendant que l’on est vivant(e)s, remplissons-nous d’amour, donnons-en, prenons-en, soyons gloutons et gloutonnes…

car nous sommes cerné(e)s par l’amour…

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inspirez le monde

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chronique quarante-quatrième / 8-10-13

traduction : je veux inspirer les gens… je veux que quelqu’un(e) me regarde et dise : grâce à toi, je n’ai pas lâcher

eh oui je l’avoue, deep down, un ptit Jésus sommeille en moi… une ptite tendance à vouloir sauver le monde, du moins à l’aider un peu, ce cher monde… contribuer humblement, tendrement, sincèrement…

tant qu’à faire… tant qu’à être présent, vivant, ici, sur place, autant faire quelque chose d’inspirant, quelque chose d’élevant… sinon ça expire, ça descend…

et soit on donne, soit on prend, dit-on…

donc une ptite tendance sauveur votre chroniqueur… c’est comme ça… mais pas trop sérieux about it… tendance salvatrice comme certain(e)s autres d’entre nous, cathos de tradition, de Dieu le père de père en fils et en filles de Marie…

mais en même temps, il peut très bien vivre seul dans sa forêt le chroniqueur et vous laisser tranquilles, à tenter tout d’abord du mieux qu’il peut de simplement sauver sa propre peau… sans se sauver de lui-même 😉 en restant sur place et en faisant face à ce qui passe… car finie la job de sauver qui que ce soit… sauve qui peut, sauf qui veut, veut veut pas…

tout de même, mu par un certain désir d’inspirer un peu le chroniqueur… car pourquoi ne pas tenter d’inspirer le monde… ou s’inspirer du monde… se partager par mots chroniqués… pour se découvrir et apprendre sur soi, devenir plus généreux, plus lousse, davantage human friendly

car il me semble que le monde aurait intérêt à bouger ensemble… autant le monde entier que le monde en personnes… les un(e)s pour les autres, les un(e)s avec les autres, pas les un(e)s sur les autres… s’aider, s’entraider, se soutenir… ultimement, faire ce qui nous inspire, ce que l’on sent juste et en même temps, tendre vers plus grand que soi, agir pour le bien du plus grand nombre… notamment pour les enfants qui nous suivent… chacun(e) à sa façon, heureux(se) et fier(ère) de ce que l’on fait, contribuant à plus grand que soi… donner aux suivants…

quand même gratifiant de sentir que si on suit sincèrement son coeur et qu’on fait ce qui nous inspire, ce que l’on aime le plus faire au monde, on contribue aussi à inspirer le monde… rendre le monde plus beau, plus grand, plus digne…

et dong… ça sonne juste…

donc dans mon cas, mon humble inspiration est d’écrire ces quelques mots chaque jour ou presque, pour rejoindre le monde, tendre une perche, ou la main, ou les deux via le clavier… inspirer avec des mots, donc inspiration alphabético-poétique chronique cathodique… pas plus que le pape… pas de prosélytisme, que de l’altruisme désintéressé, sans attache ni fil… wifi détaché, free, libre et gratuit… sans prétention… pur plaisir personnel qui, si c’est le cas, trouvera liseurs et liseuses…  ce qui est le cas puisque vous y êtes…

donc écrire pour tenter de développer un lien… une inspiration virtuelle, des mots pour aller au-delà des mots… des mots pour inspirer le silence qui se cache entre eux, entre chaque lettre même, en nous-même… car les mots ne peuvent transmettre l’essentiel… les mots ne peuvent que nous ramener à soi… que le silence pour dire le vrai, le juste, l’essentiel… alors écrire pour aller au bout des mots, au bout de soi… au bout du bout… et revenir à soi…

car en effet, que le silence pour se dire à partir du coeur, communiquer son âme, tenter d’inspirer le monde… insuffler le monde, lui souffler dans le dos ou dans le visage, tirer son souffle du monde… poufff….

inspire, expire, dire et redire, lire et délire…

un mot à la fois, une souffle à la foi…

abracadabra

1240185_520748561333602_481681023_nchronique quarante-troisième / 7-10-13

traduction: certains jours, je souhaiterais simplement pouvoir disparaître

vous aussi ? alors on se ressemble jusque là vous et moi…

quand je les ai vus, ces quelques mots m’ont tout de suite interpellé… pas que je veuille mourir, m’en aller ou ne plus y être…

non car assez choyé par cette grande et belle vie le chroniqueur… confortable dans son home, une job de rêve, deux belles filles heureuses, une amoureuse généreuse, de bon(ne)s ami(e)s, une passion pour la musique et l’écriture qui continue de grandir, des lecteurs/trices fidèles…

non, c’est l’entité qui voudrait s’envoler, l’id/entité qui veut sacrer le camp, l’identifié qui veut devenir anonyme, le quelqu’un qui se sent de trop, comme dans le chemin de la vie… la ptite affaire dure en dedans du grand tout mou qui accroche, le petit moi qui doit porter la vie sur son dos, celui qui doit faire, la part du moi qui force les choses, encore et encore…

car prêt à quitter le navire le chroniqueur, sauter hors de la galère, à larguer les amarres et à mettre toutes voiles dehors… et pourtant… le navire est toujours là… à bon port… l’ancre toujours au fond, malgré les voiles joufflues et toutes tendues et prêtes à battre aux vents…

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difficile de laisser l’égo aller…  dur dur de let l’égo go… let’s égo !

non, c’est cet attachement à ma petite personne qui se sent à l’étroit dans ce corps… ati sort de ce corps… une vastitude prise avec un mental qui manque de perspective, de relief… le monde entier limité dans une tête qui n’en fait qu’à sa tête… car en moi vit quelque chose de grand, d’immense, d’infini… que je sens, pressens, et attends encore… quelque chose comme une présence en moi qui se sent à l’étroit dans cette petite personne of minethis little light of mine, I want to let it shine

l’acteur a envie de changer de rôle, de jouer tous les rôles, surtout les drôles… il a envie de brûler les planches… en fait l’acteur a envie de se faire réalisateur, de devenir le gars des vues pour arranger les affaires, pour inventer le scénario, pour mettre le monde en scène…

car en moi vit quelque chose qui flotte au-dessus de cette scène, de ce stage… une part de moi qui n’a jamais été d’ici, qui n’est pas d’ici, qui n’est plus d’ici… assez d’ici… vivre ici d’ailleurs…

une part de mon être qui vient d’ailleurs et qui retournera ailleurs veut cet ailleurs ici, un ici plus dense, plus fou, plus plein et plus divin… un ici qui a toujours été, qui est et qui sera toujours mais qui par moment semble trop petit pour contenir toute cette intensité…

alors qu’est-ce qui veut disparaître au juste ?

peut-être cette limite, cette distinction, cette petitesse qui contraint l’univers vivant en moi… le petit moi devenir grand, il veut s’affranchir de cette limite corporelle, la lettre veut sortir de l’enveloppe… l’esclave devenir maître… et disparaître…

cette part divine de moi qui s’est fait chair veut redevenir esprit libre, esprit sain, esprit pur… un esprit sain hors d’un corps, point… le corps dans l’esprit… la part de Dieu veut reprendre tous ses droits en moi…

est-ce cela que signifie disparaître ? si c’est le cas, que je disparaisse… sinon, je continuerai de chercher mon chemin vers la sortie… avec joie au coeur et espérance à l’âme…

alakazim, alakazoum et abracadabra…

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chronique incompréhensible

5828_332654443518092_1781792969_nchronique quarante-deuxième / 5-10-13

traduction : parfois il est mieux de se taire que de laisser savoir aux autres ce que l’on ressent, parce que ça fait mal de réaliser qu’on peut nous entendre (ou nous lire dans ce cas-ci) mais qu’on ne peut nous comprendre

le chroniqueur prends un risque : par le biais de ses chroniques, il laisse savoir au monde ce qu’il pense, ce qui l’habite, ce qu’il ressent, ce qui se cache en lui… librement, publiquement, sincèrement, virtuellement, résolument…

et vous lisez, ou pas, et le comprenez, ou pas… pas grave… ou si… et si vous vous méprenez sur son compte, ou pas, il comprendra… ou pas… et il se méprendra peut-être sur votre incompréhension… ou pas…

que sait-on au juste ? quant à ce que l’on ressent soi-même… quant à ce que les autres comprennent de ce que l’on exprime… face à ce que l’on ressent… quant à ce que les autres se méprennent face à ce que l’on exprime et ressent…

car il me semble que plus je vieillis, moins je comprends… ou je comprend que tout peut être compris différemment… selon notre point de vue, nos expériences, notre position sociale… au fond, qu’y a-t’il à comprendre en moi-même et/ou dans ce vaste monde ?

que la vie nous a été prêtée et qu’elle nous sera reprise éventuellement ?

que l’on ne peut que faire du mieux que l’on peut entre les deux extrémités ?

que l’on se  lève chaque matin et se couche soir sans trop savoir pourquoi ?

que l’on cherche sa place dans ce grand système qui semble fonctionner très bien sans que l’on en comprenne quoi que ce soit ?

comprendre est un terme qui fait référence à la tête, à la logique, à l’intelligence, au mental, à l’esprit, choisissez le terme que vous préférez… comprendre signifie penser, réfléchir, conceptualiser… mais est-ce que l’on peut comprendre avec le corps ? avec le coeur ?

et d’autre part, pourquoi aurais-je seulement besoin que les autres me comprennent ? d’où viens ce besoin d’être compris par les autres ? quand même soi-même, on ne se comprends pas toujours, ni tout à fait…

alors pourquoi chercher à être compris ? car tout ce que l’on peut faire, c’est exprimer le plus clairement possible ce que l’on a à dire, ou pas… quant au reste, on n’y peut rien… on lance nos bouteilles à la mère, et elles seront peut-être trouvées, ou pas, et interprétées au bon gré du trouveur et de la trouveuse…

alors voilà, quelques centaines de mots de plus… vous ne me comprendrez pas davantage… pas davantage que vous ne vous comprenez vous-même… je vous comprends… et ce n’est pas grave… tout à fait compréhensible… et incompréhensible cette chronique sans queue ni tête…

car vous me lisez non pas pour me comprendre, mais pour vous comprendre vous… et tout ça, c’est à rien n’y comprendre…

comprenez-vous ? ou pas ?

sale l’amour propre ?

1235928_10151768057184317_1506590237_nchronique quarante-et-unième / 4-10-13

c’est l’article dont le lien est cité ci-bas qui a suscité cette chronique… chronique issue de la chronique d’une autre… on fait du pouce… on invente rien non plus, on s’inspire toujours ailleurs, tout le monde d’ailleurs…

article intéressant que celui-ci… simplement exprimé, qui pose des questions, et qui donne quelques pratico-pratiques trucs à la fin… l’auteure se pose des questions sur l’importance – et notre capacité – à s’aimer soi-même… de s’apprécier à sa juste valeur…

narcissique de s’aimer ?  ça peut l’être, mais en même temps essentiel, le but de la vie même…

ça peut être aussi confrontant de se faire face, se faire face à soi-même, de se regarder dans entre 4 yeux – les deux dans le visage et les deux autres dans le miroir qui nous regardent – et de se tenir digne et droit devant soi, digne et droit devant sa propre réflexion… pour moi c,est ça l’amour de soi, être capable de se ternir droit en soi, devant soi et devant la vie… Dieu, here I am…

car comment distinguer avec certitude entre s’aimer d’égo à égo et simplement apprécier la vie qui vit en nous ? aimer la vie comme la source qui nous l’a donné… on est souvent les moins généreux en terme d’amour de soi, malhabile à s’aimer soi-même… mais comme on dit, si on ne le fait pas soi-même qui le fera ?

comment se percevoir justement soi-même ? comment voir ses zones d’ombres sinon sans l’aide des autres ? comment tourner ses yeux en dedans et se regarder ? naviguer en soi et se questionner, se passer au crible, oser découvrir ses vérités, toutes ses vérités, même les dures… tels sont quelques éléments de la quête intérieure, le plus grand voyage qui soit…

et il y a s’aimer soi-même duquel découle aimer les autres… car les autres ne sont que réflexion de soi… les autres miroirs de moi… et un moment donné, la séparation entre les autres et soi s’estompe, s’efface, disparaît… ousshhh… que la vie, que l’amour, que l’expression de cet amour sous diverses formes… comme ces chroniques pleines de mots qui tentent de dire l’amour, qui tentent de tisser des toiles de compassion…

allez bon vendredi plein d’amour pour vous-même et pour tout ce qui bouge et qui est immobile autour de vous…

de mon côté, je vais présenter ma belle à mes deux filles, Fanny au lunch et Léonie pour souper dont c’est l’anniversaire aujourd’hui… 32 ans ma plus vieille… parabens parabens parabens…

http://quebec.huffingtonpost.ca/stephanie-deslauriers/amour-propre_b_4024347.html?utm_hp_ref=quebec-art-de-vivre&ncid=edlinkusaolp00000009

passé le temps présent pour toujours maintenant

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traduction : dans la vie, tout est temporaire… alors si les choses vont bien, profites-en car ne durera pas toujours… et si ça va mal, ne t’en fais pas, ça ne durera pas toujours non plus

bien faite la vie non ? si simple en effet… simplement apprécier quand tout va bien car tout passe, et ne pas s’en faire quand ça ne va pas car tout passe aussi… justement… tout passe… vous, moi, l’actualité, les nouvelles de dernière heure… les vagues émotives, les pensées, les saisons… même la mode passe… et revient à la mode…

en fait tout passe, sauf le temps… le temps ne passe pas car le temps n’existe pas, une grosse invention le temps… une illusion, une joke le temps le temps est toujours maintenant, le temps est toujours ici, toujours présent… now now now… wow wow wow… 

33862_681291828550921_584143752_ntraduction : dans une certaine partie de votre psyche, le temps n’existe pas du tout… – Carl Jung

alors un moment donné, chercher la place en soi où le temps n’existe pas devient une quête, un jeu, un but qui devient LA chose à faire… qui ne peut être faite non plus… un but sans but, un jeu sans règles… arrêter de courir donc après le temps qui fait du sur place de toute façon… le temps nous fait des belles façons, et nous donne de belles leçons…

belle idée que celle du temps qui n’existe pas… en fait le temps n’existe pas en dehors d’une montre, en dehors d’un système qui crée le temps… et le temps c’est pas juste de l’argent 😉 le temps aussi et surtout c’est le mental, c’est la calculette interne, la machine à compter, autant le temps que l’argent… et vivre ça ne se compte pas, trop vaste trop infinie la vie…

comme l’amour le temps, ça ne se compte pas, ça compte trop pour ça… ça ne se calcule pas, ça ne se voit pas autrement que par ses manifestations… Veeresh disait que nos actions ne sont que de l’amour rendu visible… le temps et l’amour se ressemblent sur plusieurs points…

comme l’amour, le temps passe mais demeure aussi toujours en même temps… le temps aime, l’amour pend le temps… aimer le temps qui ne passe pas… le temps qui est toujours ici, le temps qui nous ramène toujours à maintenant… toujours le bon moment…

qu’il soit 3 h du matin comme maintenant, ou 3 h de l’après-midi comme… hier ou demain, ou comme maintenant, la prochaine fois qu’il sera 3 h de l’après-midi, ça sera encore maintenant… je sais je sais… pas le temps de niaiser avec le temps… toujours maintenant le temps… toujours le bon temps maintenant.. toujours maintenant le temps, de vivre, de changer, d’arrêter… et goûter, sentir, méditer sur le temps qui passe… avec nous devant, avec nous dedans… le temps en nous, le temps autour de nous qui nous prends sur ses ailes… qui nous mène sur la route…

car le temps qui ne passe pas est le véhicule qui nous mènera vers l’au-delà… le temps nous passe sur le corps, le temps nous garde dans l’ici, le temps nous mène vers l’ailleurs… pas un ailleurs meilleur, qu’un ailleurs présent, incarné, temporaire et en même temps permanent… le temps nous glisse entre les doigts quand dans le fond il n’existe même pas… et nos doigts eux alors, réels ?

illusoire le temps ? que maintenant le temps, que tout de suite… dans le moment se cache le présent… le cadeau de la vie se cache dans l’ici, dans le maintenant, dans l’instant… qui passe et qui mène à l’autre, et à l’autre, et à l’autre… ah que le temps file… vers maintenant…

et la vie, elle, se cache dans les petits moments, dans chaque petit moment qui relie chaque petit moment à l’autre… collier de temps… moment moment moment, la vie passe vite en ce moment… la vie se cache dans le vide qui lie chaque inspiration et chaque expiration… l’inspiration se cache dans chaque moment… selon l’inspiration du moment, en attendant notre finale expiration…

camarades, laissons le temps passer… ensemble… passons, passons… allez le temps, fais-nous un tour de passe-passe… passez go et récoltez tout ce que vous voulez…

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When will you admit that you are the Infinite ? ~ Mooji
3rd of October 2013
www.mooji.org

et avec nos esprits…

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chronique trente-neuvième / 2-10-13

traduction : marchant, j’écoute avec plus d’acuité… tout à coup, tous mes ancêtres sont derrière moi… ne bouge pas ! disent-ils et elles… regarde ! écoute ! tu es le fruit de l’amour de milliers de personnes… – Linda Hogan (écrivaine autochtone)

cette récente et actuelle semaine full soleil, aux airs d’été des Indiens en ces premiers jours d’automne, nous a donné de multiples occasions de sortir et d’aller marcher en forêt… que c’est beau dans ces grand bois d’érables écarlates au tapis feuillu, joufflu, dodu et touffu… full feuilles partout…

comme si on se sentait redevenir hummus à l’automne, comme ces feuilles qui, à chaque automne venu, viennent ajouter une nouvelle couche à la terre, une autre épaisseur de nutriments, une autre couche au coussin nommé terre… oui, en automne, en marchant en forêt, on se sent plus que jamais faire partie prenante de la terre… on lui marche dessus mais on s’y sent dedans et on la sent en nous la terre… notre mère terre et notre père qui êtes au cieux… nous ? nous sommes aux oiseaux…

mais nous sommes surtout fils et filles de la terre… pas seulement de notre mère… nous sommes des organismes chimiques, des âmes incarnées mais dans un corps humain totalement organique, connectés aux autres êtres vivants mais aussi en étroit contact avec le sol que nous foulons…

évidemment, plus facile de sentir ce contact avec la nature en vivant ici en forêt… d’ailleurs plusieurs études portant sur ce contact direct avec la terre – ce que l’on nomme earthing – indiquent que cette connexion à la mère terre est essentielle à notre santé physique…

mais si le contact avec la terre est notamment organique et énergétique, il est aussi d’ordre spirituel… car chaque personne qui est passée ici avant nous a foulé le même sol que nous foulons encore de nos jours… avec quelques couches en plus…

ces jours-ci sont immensément beaux, superbes en tous sens… et ils permettent de retrouver ce contact avec la nature, mais aussi avec ceux et celles qui ont foulé la terre avant nous… ces ancêtres à qui nous devons le confort dont nous jouissons en ce moment, ces gens qui ont ouvert le chemin pour nous…

en ce sens, les amérindiens privilégient la reconnaissance de leurs ancêtres, de leurs grand-pères et leur grand-mères… les elders autochtones sont en général reconnus pour leur sagesse, appréciés pour l’expérience acquise… leçon de sagesse pour nous qui parkons nos vieux et nos vieilles en résidence en les bourrant de médicaments ?

donc alors oui profitons de ce – beau – temps… pour prendre le temps justement… le temps de regarder, d’écouter, mais aussi de sentir la vie, par les pores de sa peau, par la plante de ses pieds, par les odeurs environnantes qui nous chatouillent le nez… laissons le soleil nous effleurer les sens sans dessus dessous, nous chauffer le peau avant la grande rentrée, la vraie…

bon été les Indiens !