Archives pour la catégorie les chroniques des pas perdus

inspirez le monde

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chronique quarante-quatrième / 8-10-13

traduction : je veux inspirer les gens… je veux que quelqu’un(e) me regarde et dise : grâce à toi, je n’ai pas lâcher

eh oui je l’avoue, deep down, un ptit Jésus sommeille en moi… une ptite tendance à vouloir sauver le monde, du moins à l’aider un peu, ce cher monde… contribuer humblement, tendrement, sincèrement…

tant qu’à faire… tant qu’à être présent, vivant, ici, sur place, autant faire quelque chose d’inspirant, quelque chose d’élevant… sinon ça expire, ça descend…

et soit on donne, soit on prend, dit-on…

donc une ptite tendance sauveur votre chroniqueur… c’est comme ça… mais pas trop sérieux about it… tendance salvatrice comme certain(e)s autres d’entre nous, cathos de tradition, de Dieu le père de père en fils et en filles de Marie…

mais en même temps, il peut très bien vivre seul dans sa forêt le chroniqueur et vous laisser tranquilles, à tenter tout d’abord du mieux qu’il peut de simplement sauver sa propre peau… sans se sauver de lui-même 😉 en restant sur place et en faisant face à ce qui passe… car finie la job de sauver qui que ce soit… sauve qui peut, sauf qui veut, veut veut pas…

tout de même, mu par un certain désir d’inspirer un peu le chroniqueur… car pourquoi ne pas tenter d’inspirer le monde… ou s’inspirer du monde… se partager par mots chroniqués… pour se découvrir et apprendre sur soi, devenir plus généreux, plus lousse, davantage human friendly

car il me semble que le monde aurait intérêt à bouger ensemble… autant le monde entier que le monde en personnes… les un(e)s pour les autres, les un(e)s avec les autres, pas les un(e)s sur les autres… s’aider, s’entraider, se soutenir… ultimement, faire ce qui nous inspire, ce que l’on sent juste et en même temps, tendre vers plus grand que soi, agir pour le bien du plus grand nombre… notamment pour les enfants qui nous suivent… chacun(e) à sa façon, heureux(se) et fier(ère) de ce que l’on fait, contribuant à plus grand que soi… donner aux suivants…

quand même gratifiant de sentir que si on suit sincèrement son coeur et qu’on fait ce qui nous inspire, ce que l’on aime le plus faire au monde, on contribue aussi à inspirer le monde… rendre le monde plus beau, plus grand, plus digne…

et dong… ça sonne juste…

donc dans mon cas, mon humble inspiration est d’écrire ces quelques mots chaque jour ou presque, pour rejoindre le monde, tendre une perche, ou la main, ou les deux via le clavier… inspirer avec des mots, donc inspiration alphabético-poétique chronique cathodique… pas plus que le pape… pas de prosélytisme, que de l’altruisme désintéressé, sans attache ni fil… wifi détaché, free, libre et gratuit… sans prétention… pur plaisir personnel qui, si c’est le cas, trouvera liseurs et liseuses…  ce qui est le cas puisque vous y êtes…

donc écrire pour tenter de développer un lien… une inspiration virtuelle, des mots pour aller au-delà des mots… des mots pour inspirer le silence qui se cache entre eux, entre chaque lettre même, en nous-même… car les mots ne peuvent transmettre l’essentiel… les mots ne peuvent que nous ramener à soi… que le silence pour dire le vrai, le juste, l’essentiel… alors écrire pour aller au bout des mots, au bout de soi… au bout du bout… et revenir à soi…

car en effet, que le silence pour se dire à partir du coeur, communiquer son âme, tenter d’inspirer le monde… insuffler le monde, lui souffler dans le dos ou dans le visage, tirer son souffle du monde… poufff….

inspire, expire, dire et redire, lire et délire…

un mot à la fois, une souffle à la foi…

abracadabra

1240185_520748561333602_481681023_nchronique quarante-troisième / 7-10-13

traduction: certains jours, je souhaiterais simplement pouvoir disparaître

vous aussi ? alors on se ressemble jusque là vous et moi…

quand je les ai vus, ces quelques mots m’ont tout de suite interpellé… pas que je veuille mourir, m’en aller ou ne plus y être…

non car assez choyé par cette grande et belle vie le chroniqueur… confortable dans son home, une job de rêve, deux belles filles heureuses, une amoureuse généreuse, de bon(ne)s ami(e)s, une passion pour la musique et l’écriture qui continue de grandir, des lecteurs/trices fidèles…

non, c’est l’entité qui voudrait s’envoler, l’id/entité qui veut sacrer le camp, l’identifié qui veut devenir anonyme, le quelqu’un qui se sent de trop, comme dans le chemin de la vie… la ptite affaire dure en dedans du grand tout mou qui accroche, le petit moi qui doit porter la vie sur son dos, celui qui doit faire, la part du moi qui force les choses, encore et encore…

car prêt à quitter le navire le chroniqueur, sauter hors de la galère, à larguer les amarres et à mettre toutes voiles dehors… et pourtant… le navire est toujours là… à bon port… l’ancre toujours au fond, malgré les voiles joufflues et toutes tendues et prêtes à battre aux vents…

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difficile de laisser l’égo aller…  dur dur de let l’égo go… let’s égo !

non, c’est cet attachement à ma petite personne qui se sent à l’étroit dans ce corps… ati sort de ce corps… une vastitude prise avec un mental qui manque de perspective, de relief… le monde entier limité dans une tête qui n’en fait qu’à sa tête… car en moi vit quelque chose de grand, d’immense, d’infini… que je sens, pressens, et attends encore… quelque chose comme une présence en moi qui se sent à l’étroit dans cette petite personne of minethis little light of mine, I want to let it shine

l’acteur a envie de changer de rôle, de jouer tous les rôles, surtout les drôles… il a envie de brûler les planches… en fait l’acteur a envie de se faire réalisateur, de devenir le gars des vues pour arranger les affaires, pour inventer le scénario, pour mettre le monde en scène…

car en moi vit quelque chose qui flotte au-dessus de cette scène, de ce stage… une part de moi qui n’a jamais été d’ici, qui n’est pas d’ici, qui n’est plus d’ici… assez d’ici… vivre ici d’ailleurs…

une part de mon être qui vient d’ailleurs et qui retournera ailleurs veut cet ailleurs ici, un ici plus dense, plus fou, plus plein et plus divin… un ici qui a toujours été, qui est et qui sera toujours mais qui par moment semble trop petit pour contenir toute cette intensité…

alors qu’est-ce qui veut disparaître au juste ?

peut-être cette limite, cette distinction, cette petitesse qui contraint l’univers vivant en moi… le petit moi devenir grand, il veut s’affranchir de cette limite corporelle, la lettre veut sortir de l’enveloppe… l’esclave devenir maître… et disparaître…

cette part divine de moi qui s’est fait chair veut redevenir esprit libre, esprit sain, esprit pur… un esprit sain hors d’un corps, point… le corps dans l’esprit… la part de Dieu veut reprendre tous ses droits en moi…

est-ce cela que signifie disparaître ? si c’est le cas, que je disparaisse… sinon, je continuerai de chercher mon chemin vers la sortie… avec joie au coeur et espérance à l’âme…

alakazim, alakazoum et abracadabra…

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chronique incompréhensible

5828_332654443518092_1781792969_nchronique quarante-deuxième / 5-10-13

traduction : parfois il est mieux de se taire que de laisser savoir aux autres ce que l’on ressent, parce que ça fait mal de réaliser qu’on peut nous entendre (ou nous lire dans ce cas-ci) mais qu’on ne peut nous comprendre

le chroniqueur prends un risque : par le biais de ses chroniques, il laisse savoir au monde ce qu’il pense, ce qui l’habite, ce qu’il ressent, ce qui se cache en lui… librement, publiquement, sincèrement, virtuellement, résolument…

et vous lisez, ou pas, et le comprenez, ou pas… pas grave… ou si… et si vous vous méprenez sur son compte, ou pas, il comprendra… ou pas… et il se méprendra peut-être sur votre incompréhension… ou pas…

que sait-on au juste ? quant à ce que l’on ressent soi-même… quant à ce que les autres comprennent de ce que l’on exprime… face à ce que l’on ressent… quant à ce que les autres se méprennent face à ce que l’on exprime et ressent…

car il me semble que plus je vieillis, moins je comprends… ou je comprend que tout peut être compris différemment… selon notre point de vue, nos expériences, notre position sociale… au fond, qu’y a-t’il à comprendre en moi-même et/ou dans ce vaste monde ?

que la vie nous a été prêtée et qu’elle nous sera reprise éventuellement ?

que l’on ne peut que faire du mieux que l’on peut entre les deux extrémités ?

que l’on se  lève chaque matin et se couche soir sans trop savoir pourquoi ?

que l’on cherche sa place dans ce grand système qui semble fonctionner très bien sans que l’on en comprenne quoi que ce soit ?

comprendre est un terme qui fait référence à la tête, à la logique, à l’intelligence, au mental, à l’esprit, choisissez le terme que vous préférez… comprendre signifie penser, réfléchir, conceptualiser… mais est-ce que l’on peut comprendre avec le corps ? avec le coeur ?

et d’autre part, pourquoi aurais-je seulement besoin que les autres me comprennent ? d’où viens ce besoin d’être compris par les autres ? quand même soi-même, on ne se comprends pas toujours, ni tout à fait…

alors pourquoi chercher à être compris ? car tout ce que l’on peut faire, c’est exprimer le plus clairement possible ce que l’on a à dire, ou pas… quant au reste, on n’y peut rien… on lance nos bouteilles à la mère, et elles seront peut-être trouvées, ou pas, et interprétées au bon gré du trouveur et de la trouveuse…

alors voilà, quelques centaines de mots de plus… vous ne me comprendrez pas davantage… pas davantage que vous ne vous comprenez vous-même… je vous comprends… et ce n’est pas grave… tout à fait compréhensible… et incompréhensible cette chronique sans queue ni tête…

car vous me lisez non pas pour me comprendre, mais pour vous comprendre vous… et tout ça, c’est à rien n’y comprendre…

comprenez-vous ? ou pas ?

sale l’amour propre ?

1235928_10151768057184317_1506590237_nchronique quarante-et-unième / 4-10-13

c’est l’article dont le lien est cité ci-bas qui a suscité cette chronique… chronique issue de la chronique d’une autre… on fait du pouce… on invente rien non plus, on s’inspire toujours ailleurs, tout le monde d’ailleurs…

article intéressant que celui-ci… simplement exprimé, qui pose des questions, et qui donne quelques pratico-pratiques trucs à la fin… l’auteure se pose des questions sur l’importance – et notre capacité – à s’aimer soi-même… de s’apprécier à sa juste valeur…

narcissique de s’aimer ?  ça peut l’être, mais en même temps essentiel, le but de la vie même…

ça peut être aussi confrontant de se faire face, se faire face à soi-même, de se regarder dans entre 4 yeux – les deux dans le visage et les deux autres dans le miroir qui nous regardent – et de se tenir digne et droit devant soi, digne et droit devant sa propre réflexion… pour moi c,est ça l’amour de soi, être capable de se ternir droit en soi, devant soi et devant la vie… Dieu, here I am…

car comment distinguer avec certitude entre s’aimer d’égo à égo et simplement apprécier la vie qui vit en nous ? aimer la vie comme la source qui nous l’a donné… on est souvent les moins généreux en terme d’amour de soi, malhabile à s’aimer soi-même… mais comme on dit, si on ne le fait pas soi-même qui le fera ?

comment se percevoir justement soi-même ? comment voir ses zones d’ombres sinon sans l’aide des autres ? comment tourner ses yeux en dedans et se regarder ? naviguer en soi et se questionner, se passer au crible, oser découvrir ses vérités, toutes ses vérités, même les dures… tels sont quelques éléments de la quête intérieure, le plus grand voyage qui soit…

et il y a s’aimer soi-même duquel découle aimer les autres… car les autres ne sont que réflexion de soi… les autres miroirs de moi… et un moment donné, la séparation entre les autres et soi s’estompe, s’efface, disparaît… ousshhh… que la vie, que l’amour, que l’expression de cet amour sous diverses formes… comme ces chroniques pleines de mots qui tentent de dire l’amour, qui tentent de tisser des toiles de compassion…

allez bon vendredi plein d’amour pour vous-même et pour tout ce qui bouge et qui est immobile autour de vous…

de mon côté, je vais présenter ma belle à mes deux filles, Fanny au lunch et Léonie pour souper dont c’est l’anniversaire aujourd’hui… 32 ans ma plus vieille… parabens parabens parabens…

http://quebec.huffingtonpost.ca/stephanie-deslauriers/amour-propre_b_4024347.html?utm_hp_ref=quebec-art-de-vivre&ncid=edlinkusaolp00000009

passé le temps présent pour toujours maintenant

1000264_601483279894341_741501082_nchronique quarantième / 3-10-13

traduction : dans la vie, tout est temporaire… alors si les choses vont bien, profites-en car ne durera pas toujours… et si ça va mal, ne t’en fais pas, ça ne durera pas toujours non plus

bien faite la vie non ? si simple en effet… simplement apprécier quand tout va bien car tout passe, et ne pas s’en faire quand ça ne va pas car tout passe aussi… justement… tout passe… vous, moi, l’actualité, les nouvelles de dernière heure… les vagues émotives, les pensées, les saisons… même la mode passe… et revient à la mode…

en fait tout passe, sauf le temps… le temps ne passe pas car le temps n’existe pas, une grosse invention le temps… une illusion, une joke le temps le temps est toujours maintenant, le temps est toujours ici, toujours présent… now now now… wow wow wow… 

33862_681291828550921_584143752_ntraduction : dans une certaine partie de votre psyche, le temps n’existe pas du tout… – Carl Jung

alors un moment donné, chercher la place en soi où le temps n’existe pas devient une quête, un jeu, un but qui devient LA chose à faire… qui ne peut être faite non plus… un but sans but, un jeu sans règles… arrêter de courir donc après le temps qui fait du sur place de toute façon… le temps nous fait des belles façons, et nous donne de belles leçons…

belle idée que celle du temps qui n’existe pas… en fait le temps n’existe pas en dehors d’une montre, en dehors d’un système qui crée le temps… et le temps c’est pas juste de l’argent 😉 le temps aussi et surtout c’est le mental, c’est la calculette interne, la machine à compter, autant le temps que l’argent… et vivre ça ne se compte pas, trop vaste trop infinie la vie…

comme l’amour le temps, ça ne se compte pas, ça compte trop pour ça… ça ne se calcule pas, ça ne se voit pas autrement que par ses manifestations… Veeresh disait que nos actions ne sont que de l’amour rendu visible… le temps et l’amour se ressemblent sur plusieurs points…

comme l’amour, le temps passe mais demeure aussi toujours en même temps… le temps aime, l’amour pend le temps… aimer le temps qui ne passe pas… le temps qui est toujours ici, le temps qui nous ramène toujours à maintenant… toujours le bon moment…

qu’il soit 3 h du matin comme maintenant, ou 3 h de l’après-midi comme… hier ou demain, ou comme maintenant, la prochaine fois qu’il sera 3 h de l’après-midi, ça sera encore maintenant… je sais je sais… pas le temps de niaiser avec le temps… toujours maintenant le temps… toujours le bon temps maintenant.. toujours maintenant le temps, de vivre, de changer, d’arrêter… et goûter, sentir, méditer sur le temps qui passe… avec nous devant, avec nous dedans… le temps en nous, le temps autour de nous qui nous prends sur ses ailes… qui nous mène sur la route…

car le temps qui ne passe pas est le véhicule qui nous mènera vers l’au-delà… le temps nous passe sur le corps, le temps nous garde dans l’ici, le temps nous mène vers l’ailleurs… pas un ailleurs meilleur, qu’un ailleurs présent, incarné, temporaire et en même temps permanent… le temps nous glisse entre les doigts quand dans le fond il n’existe même pas… et nos doigts eux alors, réels ?

illusoire le temps ? que maintenant le temps, que tout de suite… dans le moment se cache le présent… le cadeau de la vie se cache dans l’ici, dans le maintenant, dans l’instant… qui passe et qui mène à l’autre, et à l’autre, et à l’autre… ah que le temps file… vers maintenant…

et la vie, elle, se cache dans les petits moments, dans chaque petit moment qui relie chaque petit moment à l’autre… collier de temps… moment moment moment, la vie passe vite en ce moment… la vie se cache dans le vide qui lie chaque inspiration et chaque expiration… l’inspiration se cache dans chaque moment… selon l’inspiration du moment, en attendant notre finale expiration…

camarades, laissons le temps passer… ensemble… passons, passons… allez le temps, fais-nous un tour de passe-passe… passez go et récoltez tout ce que vous voulez…

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When will you admit that you are the Infinite ? ~ Mooji
3rd of October 2013
www.mooji.org

et avec nos esprits…

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chronique trente-neuvième / 2-10-13

traduction : marchant, j’écoute avec plus d’acuité… tout à coup, tous mes ancêtres sont derrière moi… ne bouge pas ! disent-ils et elles… regarde ! écoute ! tu es le fruit de l’amour de milliers de personnes… – Linda Hogan (écrivaine autochtone)

cette récente et actuelle semaine full soleil, aux airs d’été des Indiens en ces premiers jours d’automne, nous a donné de multiples occasions de sortir et d’aller marcher en forêt… que c’est beau dans ces grand bois d’érables écarlates au tapis feuillu, joufflu, dodu et touffu… full feuilles partout…

comme si on se sentait redevenir hummus à l’automne, comme ces feuilles qui, à chaque automne venu, viennent ajouter une nouvelle couche à la terre, une autre épaisseur de nutriments, une autre couche au coussin nommé terre… oui, en automne, en marchant en forêt, on se sent plus que jamais faire partie prenante de la terre… on lui marche dessus mais on s’y sent dedans et on la sent en nous la terre… notre mère terre et notre père qui êtes au cieux… nous ? nous sommes aux oiseaux…

mais nous sommes surtout fils et filles de la terre… pas seulement de notre mère… nous sommes des organismes chimiques, des âmes incarnées mais dans un corps humain totalement organique, connectés aux autres êtres vivants mais aussi en étroit contact avec le sol que nous foulons…

évidemment, plus facile de sentir ce contact avec la nature en vivant ici en forêt… d’ailleurs plusieurs études portant sur ce contact direct avec la terre – ce que l’on nomme earthing – indiquent que cette connexion à la mère terre est essentielle à notre santé physique…

mais si le contact avec la terre est notamment organique et énergétique, il est aussi d’ordre spirituel… car chaque personne qui est passée ici avant nous a foulé le même sol que nous foulons encore de nos jours… avec quelques couches en plus…

ces jours-ci sont immensément beaux, superbes en tous sens… et ils permettent de retrouver ce contact avec la nature, mais aussi avec ceux et celles qui ont foulé la terre avant nous… ces ancêtres à qui nous devons le confort dont nous jouissons en ce moment, ces gens qui ont ouvert le chemin pour nous…

en ce sens, les amérindiens privilégient la reconnaissance de leurs ancêtres, de leurs grand-pères et leur grand-mères… les elders autochtones sont en général reconnus pour leur sagesse, appréciés pour l’expérience acquise… leçon de sagesse pour nous qui parkons nos vieux et nos vieilles en résidence en les bourrant de médicaments ?

donc alors oui profitons de ce – beau – temps… pour prendre le temps justement… le temps de regarder, d’écouter, mais aussi de sentir la vie, par les pores de sa peau, par la plante de ses pieds, par les odeurs environnantes qui nous chatouillent le nez… laissons le soleil nous effleurer les sens sans dessus dessous, nous chauffer le peau avant la grande rentrée, la vraie…

bon été les Indiens !

con drôle

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traduction : nous ne sommes jamais vraiment en contrôle, nous ne faisons que penser l’être lorsque les choses vont dans le sens où nous le voulons… – Byron Katie

si j’avais été un chroniqueur totalement hors de contrôle, j’aurais traduit cette citation par: quand nous pensons être en contrôle, nous sommes cons et drôles… ou plus sobrement ? nous ne sommes vraiment jamais en contrôle… ou encore : vraiment ! nous ne sommes jamais en contrôle

en fait, les expressions jamais vraiment en contrôle et vraiment jamais en contrôle sont semblables mais pas tout à fait pareilles… la seconde est plus forte…

mais peu importe, tout à fait illusoire la notion de contrôle non ? d’ailleurs, contrôle, quel gros mot mes ami(e)s… con et drôle comme mot… simplement penser «être en» ou «avoir» le contrôle, belle grosse joke non ? qui contrôle quoi ? ou quoi contrôle qui ?

d’ailleurs, ni votre petit vous ni mon petit moi n’avons choisi – consciemment du moins – de venir au monde et de nous incarner, et nous ne savons pas plus quand nous le quitterons, ce monde… alors penser avoir ou être en contrôle, belle illusion mes gaillard(e)s…

le seul contrôle que nous ayons – et encore ceci est bien relatif car notre corps pourrait bien nous lâcher à tout moment (parlez-en aux gens qui paralysent subitement suite à un AVC ou qui naissent plus ou mobiles) – est à très très court terme… du genre rouges ou bleus mes bas ce matin ? et sur mes toasts, beurre d’amandes ou de peanuts ? car pour le moyen et long terme, mystère, mystère… boule de cristal, dis-moi ce que me réserve l’avenir… bon chance !

même nos propres pensées, nous ne les contrôlons pas… si on peut en chasser certaines temporairement au cours de la journée, ou les esquiver, elles reviennent nous hanter la nuit dans nos rêves… alors aussi bien y faire face et y prêter attention, aussi bien les watcher de yeux à yeux

parlant de lâcher le contrôle… je vous avais dis que j’ai rencontré une femme formidable cet été, vous vous en souvenez ?  toujours en amour le chroniqueur… très beau, très chaud, à l’âme et au coeur… touché droit au coeur de chroniqueur…

d’ailleurs ces jours-ci, ma belle et sa plus petite de deux ans et quelques mois sont à la maison… elles sont venues passer quelques jours dans mon petit home, cocon dans lequel j’étais le maître absolu, 100 % en contrôle 😉 depuis quelques années…

et avec la venue de ces deux personnes d’amour dans ma vie, je dois m’adapter, rester flexible, ouvert, accueillant… je perds le contrôle !  et oui je le veux… car je les veux dans ma vie ces deux belles… sincèrement…

alors que dire oui à l’amour… et ça implique de laisser aller mon petit contrôleur domiciliaire, le boss des bécosses ici dans mes terres, sur ma terre… en fait, le peu de contrôle que je pensais exercer dans cette vaste existence fout le camp… petit roi détrôné… au service de l’amour, au service de la vie… au service de l’innatendu…

oui tout à fait innatendu ce récent amour avec paternité incluse, car je le croyais terminé mon temps de «papa à la maison», du moins celui de papa au quotidien… alors de nouveau amoureux et papa le chroniqueur…

amoureux à temps plein car même lorsqu’elle est ailleurs qu’ici la belle, l’amour du chroniqueur pour sa belle habite son coeur… et papa à temps partiel – d’un petit être qui demande de l’attention, un petit être qui n’est pas si différent du chroniqueur dans son besoin d’affirmation, d’affection, de soins…

un petit être spontané, une belle et enjouée petite âme… qui vient confronter le petit roi dans son petit royaume… un roi bien petit le chroniqueur… même pas roi en fait, qu’un petit prince… et le petit prince n’a pas envie de régner seul, ni de gagner… le petit prince a surtout envie d’aimer, de dire oui, de dire si si si à l’amour… et de dire bye bye au contrôle, du moins à ce concept flou et abstrait…

donc faire de la place, dans son home, dans son petit logis, et dans son petit coeur qui veut devenir grand…

le petit prince a envie de le perdre ce petit contrôle illusoire de ses quatre murs… il a envie de faire de la place dans sa vie pour la vie, pour la grâce, pour l’amour…

alors bye bye le contrôle… enwèye à maison l’amour…