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heavybitudes

11021275_10152732296408543_1985073636472677494_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 139 et ça monte – et ça descend…

traduction : les habitudes sont trop légères pour qu’on les sente jusqu’à ce qu’elles deviennent trop lourdes pour qu’elles soient cassées… – Warren Buffett

impressionnant timing, tu m’en diras tant… juste comme je commence à taper les premières lettres de cette chronique, je vais chercher cette citation ci-haut sur le web et je tombe sur le message d’un ami FB qui vit au Brésil et qui, après quelques jours de panne d’électricité, relate comment il réalise sa forte habitude à la toile d’araignée et à sa face de bouque en particulier…

c’est qu’hier matin, mon poste de radio a lâché en même temps que mon quota à internet était atteint, ce qui m’amenait à réaliser que je trouve que je passe trop de temps branché – à la radio et à internet – à mon avis… et que je veux changer un peu mes habitudes de connexion… me déconnecter des ondes pour me connecter davantage à la nature…

ce qui m’amenait à réaliser également que je veux bouger davantage, jouer plus et plus dehors, et plus de guitare, passer moins de temps assis à mon écran, à vivre à-travers mes yeux et ma tête… passer moins de temps dans le cyberespace et davantage dans l’espace réel…

et c’est là que la citation de Mr Buffet entre en ligne de compte… avec ses si justes paradoxes de légèreté et de lourdeur… la légèreté des habitudes qui prennent du poids et finissent par faire sauter la balance… au fil du temps, de légères habitudes qui se tissent et deviennent de plus en plus lourdes… comme certaines tendances…

vous et moi, on a tous et toutes nos habitudes plus ou moins habituelles, plus ou moins régulières, plus et moins lourdes… qui deviennent des tendances lourdes et des lourdeurs, de lourdes heures… café, le matin ou toute la journée, alcool, radio, internet, télé, travail, journal, musique, affection, menoum menoum divers, cell, name it… habitudes, besoins, occupations, dépendances, addictions… appelez-les comme vous voulez, n’en demeure pas moins qu’elles prennent de la place ces habitudes, de plus en plus de place…

habitudes qui commencent lentement mais sûrement à s’imbriquer et qui se développent graduellement jusqu’à modeler nos vies, les structurer, les figer, les formater, les encadrer…

et vient un moment où l’on ne peut plus s’en passer… ou presque…  alors me semble qu’il est parfois nécessaire de brasser le jeu de cartes et changer ces habitudes, changer ses habitudes…

et cela se passe quand le dérangement est suffisant… et que les effets secondaires ne deviennent plus lourds que les avantages…  que ça n’amène plus d’inconvénients que d’avantages… que ça encadre tellement que ça rigidifie…

et là, commence le changement… et là se met en branle le processus de modification du comportement… comme un gros paquebot… avec un certain bouleversement dans le quotidien… avec un chamboulement de la routine quotidienne… avec un brassage de notre vie, un brassage dans notre vie… avec un changement de perspective sur le quotidien…

alors c’est un tel changement qui se met en branle ce matin pour le chroniqueur…

moins de temps devant l’écran, plus de temps dehors…

moins de temps à écouter la radio et ses mauvaises nouvelles, plus de temps à écouter le silence…

moins de temps dans la maison, plus dehors (cou’donc ! un des conseils que j’ai reçu récemment ça non ?)…

plus temps à bouger et jouer davantage, prendre soin de l’espace, m’activer… faire…

et plus de temps à peaufiner ma guitare, à faire courir mes doigts sur mon manche (de guitare vous esprit tordu) plutôt que mes yeux sur mon écran et vers vous…

mais je conserve ces chroniques car c’est mon hobby sacré, mon moment de tape tape tape quotidien qui me donne plaisir et qui me fait sortir de moi… je vous parlerai peut-être de mon nouveau processus de changement dans les prochains jours si jamais les mots veulent aller en ce sens…

sioux…

conseils d’ami(e)s Facebook

1532013_270659706425356_1653534037_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 140 et ça monte – et ça descend…

traduction : parfois les conseils que vous donnez aux autres sont les conseils que vous devriez suivre…

je crois sincèrement que c’est toujours le cas… on ne parle qu’à soi…

l’autre jour sur Facebook, un de mes «amis» a posté un message (en anglais) sur son mur : I need an advice… sans préciser davantage… ça m’a fait sourire, j’ai aimé l’audace… évidemment, j’ai interprété cette boutade au second degré et, tout de go, je lui ai envoyé ce commentaire : don’t do it !

et cela m’a donné envie de faire la même chose sur mon mur FB à moi (en français)… question de faire avancer la science sociologique…

alors j’ai posté sur mon pan de mur l’affirmation suivante :  est-ce que quelqu’un pourrait me donner un conseil SVP ? merci… aussi flou que ça, sans plus de détails, point d’interrogation à la ligne… question ouverte… petite grande expérience sans prétention…

ce qui m’a motivé à tenter cette expérience c’est que j’ai remarqué que les gens sont en général assez bons pour donner des conseils… peu importe les raisons, les gens sont très généreux de leurs judicieux conseils et recommandations… même quand on ne sait pas à quel sujet… des ptits Joe et Jeanettes connaissants vous et moi non ?

en 2 jours, 3 personnes ont liké mon post 😉 et près de 40 personnes m’ont envoyé un conseil… dont certains très judicieux… j’ai inclus à la fin de cette chronique les conseils  – d’ami(e)s – reçus…

premièrement, je tiens à dire merci à toutes les personnes qui m’ont répondu, malgré le fait que c’était une farce comme certain(e)s s’en doutaient… n’allez pas voir ma page Facebook pour voir qui m’a répondu – je sais bien que certain(e)s iront quand même – car par souci de confidentialité, j’ai retiré le message (et les réponses) de mon mur… irrésistibles curieux et curieuses va…

même si c’était une farce – franchement, je ne poserais jamais une telle question en public, je suis bien trop orgueilleux 😉 j’imagine que si vous avez pris le soin de répondre, c’est principalement par préoccupation pour moi, parce que vous vous souciez (peut-être) de mon bien-être, et ce même, si on ne se connait ni des lèvres ni des dents… quand même intéressant non que des gens qui ne nous ont jamais rencontré nous donnent des conseils ?

je retiens quelques constats de cette petite expérience sociologique à 5 cennes…

tout d’abord, je choisis de prioriser votre préoccupation à mon endroit plutôt que de vous attribuer notre mauvaise habitude – très humaine – de vouloir absolument donner des conseils à autrui, même quand on ne sait pas quelle situation requiert un conseil en particulier…

ensuite, cela me confirme que l’être humain aime beaucoup donner des conseils, peu importe la situation…

en passant, merci aux quelques personnes qui m’ont suggéré de respirer ! ouf, ça faisait quelques années que j’avais oublié de le faire 😉 ça fait vraiment du bien… ça soulage énormément… je manquais d’air pas à peu près 😉

aux quelques personnes qui m’ont renvoyé à mon enfant intérieur, désolé mais je ne l’ai trouvé nulle part en moi, je crois qu’il est parti bouder dans un coin sombre de mon âme… baboune va…

à la personne qui m’a rappelé de dire souvent à mes enfants que je les aime, bon rappel, merci… je l’ai refait ce matin même…

à la personne qui m’a recommandé de ne pas manger de neige jaune, mes plus sincères remerciements car je trouvais qu’elle goûtait drôle aussi la jaune…

je mangerai de plus en plus bio, juré craché…

aux personnes qui m’ont recommandé de sortir dehors, je l’ai fait et j’y suis encore depuis (maudit que l’hiver est frett ! mais au moins je ne mange que la neige blanche dorénavant)…

à la personne qui m’a suggéré de «faire ce qu’il faut pour ne plus avoir besoin de conseil», c’est quoi le problème avec demander des conseils aux gens à qui on fait confiance ? ça aide parfois d’avoir un autre son de cloche car notre vision n’est pas toujours claire…

merci particulier à la personne qui m’a appris ce que signifie le mot conseil en latin 😉 ça manquait à ma culture… sérieux, intéressant…

à mon amie de Ste-Agathe (au Brésil en ce moment), elle se reconnaîtra 😉 les pommes sont dans mes joues, ma guitare sur l’épaule et j’enfile mon habit de skidoo en route vers Alto… blanche ou jaune la boule… de neige of course ?

aux quelques personnes qui n’ont pas de conseils à me donner, ce sont les plus justes car je n’ai pas de situation à en moment… same to you…

je suis encore mon intuition… à date ça m,a mené dehors mais je ne sais pas ou je vais par la suite…

bravo aux deux personnes qui m’ont demandé à quel sujet le conseil ? une maudite bonne question !

alors voilà… fin de l’expérience…

si ça vous tente, je vous invite à tenter l’expérience vous aussi… très intéressant ce qu’on peut y apprendre sur soi, les autres et sur rien en particulier…

personnellement je vous conseille de ne pas croire tout ce qu’on dit et lit sur le web… de garder votre sens de l’humour et de ne pas suivre les conseils de tout le monde car ça mélange son homme pas à peu près ça mes amis !

P.S. je n’ai pas encore trouvé le bar, mais je continue à chercher…

_____
Liste des conseils reçus…

1- Précise quand tu pause un question! ( C’est mon conseil ) : )
2- Relax et respire …
3- Boire un verre d’eau tiède avec du citron et touche de cayenne le matin à jeun.
4- don’t eat the yellow snow…. (en passant, la plus likée, 6 personnes ont levé le pouce à celle-ci)
5-  Une pomme par joue éloigne le médecin pour toujours
6-  Hahahahah! Une bonne bière au souper ça fait grand bien pour relaxer !
7- Sort dehors et va jouer dans la neige!!! C’est à moi que jparle en même temps!!!
8- Ou est le bar?
9- HAHA retien bien ce conseil précieux mais utilise ton discernement !!!
10- Respire
11- Rajoute une bûche dans ton feu intérieur…
12- Rire! (ça fait rarement du mal) avec lien:
http://www.buzzsumo.tv/article-1762-25-photos-de…
13- Moment présent, jouer comme l’enfant et rire de bon coeur!
14- Relaxe
15- Learn to play the Ukulele
16- S’il n’y a pas de problème, tout est beau.
17- Les conseils n’aident pas les amants ! » Roumi
18- Tell your kids you love them often
19- Ne sachant pas à quel propos tu aimerais recevoir un conseil, juste de te rappeler toute la beauté que tu nous partages à coeur ouvert, cela devrait à nouveau remplir le tien en recevant toute la tendresse, l’amitié et l’amour que l’on te porte! Bonne journée mon âmi!… à coeur ouvert!
20- Demande a ton enfant intérieur ce qu’il a besoin…c’est lui qui a la clé a toute réponse …je pense a toi
21- la nuit porte conseil…
22- Ne pas ecouter les conseils des autres ! La solution ne vient jamais de « l’exterieur ». Parsifal faisait tout ce que sa mere lui a dit au debut mais les consequences pour lui ont alors ete devasatrices ! La « mere » ici est une analogie avec; ami(e)s, connaissances, etc. Meme des inconnus qui te textent sur Facebook comme moi !
23- suis ton intuition!
24- this too will pass…
25- Mange bio
26- Fait ce qu’il faut pour ne plus avoir besoin de conseil.
27- Lâche prise… les épaules droit la tête haut
28- Here and now! Now…
29- un conseil pour quoi ati ?
30- Du latin consilium qui veut dire endroit de délibération, en lien avec ce qui touche le juridique…ou délibération, réflexion…sur ce, bon conseil avec toi même !
31- Désolée, j’ai aucun conseil à donner
32-  Ne suis pas mon conseil…fait le contraire…je pourrais me réaliser à travers toi !
33- Voici mon conseil..
34- Mets-toi une pomme dans chaque joue, mets ton habit de skidoo, prends ta guitare pis viens me porter une boule de neige au Bresil.
35- Comme notre cousine, à propos de quoi?
36- Une petite bouteille de menthe poivrée + une tasse de miel liquide chauffé + une bière = dans un pot Masson au frigidaire ( pour la grippe???)

 

 

redevenir moins que rien

11025723_10153079416433908_611673779340884542_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 141 et ça monte – et ça descend…

traduction : peut-être que le but dans la vie n’est pas tant de devenir quelqu’un ou quelque chose… peut-être que l’idée est simplement d’arrêter de vouloir être qui vous n’êtes pas, pour que, enfin, vous puissiez être qui vous étiez censé(e) être à l’origine

enfin ! finie la croissance personnelle… on downsize, on allège et s’allège, on se la ratatine, on rapetisse, on diminue, on shrink back... on revient à la source… less is more…

c’est dorénavant le temps de revenir à une simplicité d’être, redevenir simple, ramener la simplicité dans nos êtres et nos avoirs… car à force de vouloir être et avoir toujours davantage, on s’est laissés se faire avoir… à force d’en vouloir toujours plus, on n’apprécie plus ce que l’on est ni ce que l’on a… exit gimme gimme gimme… kapout more more more…  vive le moins moins moins et le less is more… oui moins est plus…

car il parait que l’on est né(e) parfait et parfaite, parait que tout est parfait tel que c’est, que l’on est parfaits et parfaites tels que nous sommes… même le monde serait parfaitement imparfait ou imparfaitement parfait… ce chaos est top shape

on peut trouver que les choses font mal ces temps-ci, que le monde est de plus en plus fou, que les choses ne tournent pas rond… on peut… mais en même temps, comment pourrait-il être autrement le monde ? comment pourrions-nous être différents vous et moi ? différents de ce que l’on est…

mais la vie pourrait-elle simplement être autrement ?

dans nos têtes, bien sûr, dans nos plans of course… mais la vie peut aussi être simplement ce qu’elle est, parfaitement imparfaite, ou vice et versa…

au lieu de toujours foncer par en avant, de plus en plus vite, pour être et avoir toujours davantage, peut-être que la direction à suivre est diamétricalement opposée… peut-être que l’idée est de rétrograder et de faire marche arrière pour mieux revenir à soi, revenir à l’essence, à l’essentiel…

rapatrier ses morceaux, viser moins loin et moins haut, accepter qui l’on est en ce moment même… package deal complet… et continuer de se délester… se détacher de plus en plus… de vieilles croyances, de comportements passés date, d’attitudes limitatives, de toutes sortes d’affaires qui prennent trop de place dans notre vie, dans notre coeur, dans notre tête…

le temps de laisser aller tout ce qui entrave la libre circulation de l’énergie dans notre corps, dans notre environnement, dans le monde…

abandonner toute idée de vouloir changer, de vouloir acquérir davantage, de vouloir être mieux, plus… simplement changer d’attitude pour enfin accepter ce qui est et arrêter de vouloir ce qui pourrait être, car ce qui pourrait être pourrait l’être et le sera peut-être, mais pour le moment que ce qui est, que ce qui est…

dans une telle société de surconsommation dans laquelle nous vivons, évidemment que l’acquisition de plus de choses et d’affaires – matérielles ou immatérielles – équivaut à davantage de bien-être… on remplit le vide par ce que l’on peut…

un peu comme cette affirmation de Maslow (relayée par Richard T. Chartier) qui dit que Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou

alors zamis et zamies, no more more more more

1513782_10153040985013132_1909732136026297796_nqu’amor amor amor…

je suis le Dr Bolduc

11026278_1550547205227493_1001709024089426859_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 142 et ça monte – et ça descend…

traduction : lorsque vous ressentez la souffrance de chaque être humain en votre propre coeur, cela est la conscience… – Bhagavad Gita

maudit que le monde est dur, que le monde est tough, méchant et impitoyable…

alors vous êtes content(e) ? vous l’avez eu la peau du Dr Doolittle… en fait, on pourrait dire qu’il se l’ai fait lui-même la peau le docteur maladroit mais quand même… même s’il a fait quelques gaffes mémorables en mettant ses pieds dans sa propre bouche, ce matin, je ressens une certaine compassion pour le Dr Bolduc, et pour tous les politiciens en général… je ressens de la compassion pour mes frères et soeurs…

imaginez, des millions de personnes qui rient de vous, qui vous blastent publiquement, vous méprisent, vous caricaturent en nono de service national… il a beau avoir fait des gaffes le Dr, n’oubliez pas qu’il a réussi des études de médecine celui qu’on qualifie allègrement de nono ? en passant, on a fait ça vous et moi des études de médecine ? on jase…

car je suis le Dr Bolduc voyez-vous… en tous cas, s’il faut être quelqu’un, je me sens plus Dr Bolduc que Charlie… en fait, nous sommes tous des Dr Bolduc… que l’on aime ou pas… vaut mieux en rire car des gaffes, on en fait tous et toutes…

moi le premier, je suis le gars qui dit parfois (souvent ?) des niaiseries et qui s’en rend parfois compte seulement après avoir parler… oups !

sauf que moi, je n’ai pas de caméra ou de micro qui me scrute et qui enregistre mes faux pas pour les immortaliser… et je ne suis pas non plus un personnage public donc personne ne me blast à tour de commentaires sur les réseaux sociaux et autres médias dès qu’un de mes pieds se met de travers dans ma grand gueule…

ça me désole de voir toute cette haine que renvoie partout les espaces publics… je dis haine mais je soupçonne aussi beaucoup de peur… peur des musulmans, peur des terroristes, peur des politiciens verreux et tutti quanti… peur peur peur alors haine haine haine…

ça me désole de voir la facilité avec laquelle on blaste les autres, dont les personnages publics, comparativement à la difficulté qu’on a de se regarder soi-même… on s’essuie les pieds sur les personnages publics et on continue sa petite vie en regardant dans son propre miroir…

moi quand je vois le sort réservé à l’ex-ministre démissionné redevenu Dr, celui qui a fait tant saliver les caricaturistes et autres moqueurs professionnels, j’ai mal à la société dans laquelle je vis, j’ai honte de nous voir rire des plus faibles…

je me demande comment on en est arrivés à devenir aussi cyniques en tant qu’individus et que peuple, en tant qu’humain(e)s et terrien(ne)s… me semble qu’on devient de moins en moins humains… trouvez pas vous aussi ?

non mais quelle idée de fou que celle de vouloir servir de punching bag à la populace… peu importe la couleur des politiciens, peu importe leur parti, on aime ça leur fesser dans les parties, et/ou dans le popotin…

bienvenue aux nouvelles décapitations romaines au Colisée virtuel… on décapite dorénavant les gens sur l’espace virtuel public… et on salive devant notre écran… et on se dit que fiou, ce n,est pas moi !

maudit qu’on aime ça les haïr ces humains qui se mettent la tête sur le billot sur la place publique… on les critique, on cherche leurs bibittes, et on les trouve inévitablement, sinon on les invente…

quel monde dur et sans coeur dans lequel on vit mes ami(e)s… je suis surpris que certaines personnes veulent encore servir d’hommes et de femmes de paille comme ça… inconscience, l’envie de servir ou le besoin de pouvoir et de reconnaissance ? je ne saurais trop dire… détail anyway… c’est notre méchanceté qui me surprend…

le taux de cynisme et de critique public me semble en nette hausse ces années-ci, parfois avec raison, mais quand même, au bout du compte, c’est chacun et chacune de nous qui contribue à la guerre qui se vit socialement et chacun et chacune de nous qui reste pris avec cette haine que nous déversons dans l’espace public…

et la colère et la hargne sont comme le feu, elles font plus de mal à ceux et celles qui les ont dans les mains qu’à ceux et celles vers qui elles sont destinées… si on moins on utilisait cette énergie d’indignation pour construire plutôt que pour détruire, le monde serait meilleur mais je rêve je crois…

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car comme le dit Bukowski, on va tous mourir, on est tous et toutes dans le même bateau… ce simple fait devrait nous inciter à s’aimer à se soutenir les uns les autres mais ce n’est pas le cas… nous sommes terrorisés et aplatis par des niaiseries… et j’ajouterais que l’on se tape les uns sur les atures au lieu de s’entraider…

pas besoin de fusil ou de mitraillette pro faire la guerre, les mots sont devenus des armes de destruction massive… parlez-en à certains hebdos, Charlie ou Écho-Vedettes… les champs de bataille se sont virtualisés… on crache son venin sur la place publique comme on mâche de la gomme… et on marche sur les autres…

les politiciens ? les musulmans ? les sportifs ? les 1 % ? les gens d’affaires ? nos nouvelles cibles, nos nouveaux chevaux de troie, nos nouvelles cibles et bulleyes pour déverser le fait que l’on vit pas notre vie tel qu’on le voudrait…car lorsqu’on vit sa vie avec délice, que l’on cultive le bonheur au quotidien et qu’on fait ce que l’on aime de sa vie, on n’est moins portés à surveiller les autres et à leur cracher dessus à la moindre faute, au moindre faux pas… on a clairement autre chose à faire que de chercher la faute…

en tous cas, pas ça qu’on veut apprendre à nos enfants right ?

bonne affaire qu’il se soit sorti – ou fait sortir – le bon Dr Goofy car il n’était pas à sa place, il ne l’a jamais été d’ailleurs, mais ça c’est le problème d’un autre Dr… mieux pour lui et pour les enfants du Québec…

mais maintenant, on arrête de chialer et on change le monde ? ou on trouve une nouvelle tête de turc ? le Québec a besoin d’un nouveau clown, des volontaires ?

destinomanie

10806390_10152382547701851_2114407532274186314_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 143 et ça monte – et ça descend…

traduction : prenez garde à la destinomanie – soit une préoccupation avec l’idée que le bonheur se trouve ailleurs, plus loin et plus tard, dans le prochain emploi ou dans la prochaine relation… jusqu’à ce que vous abandonniez l’idée que le bonheur est ailleurs, ce bonheur ne se trouvera jamais au même endroit que là où vous vous trouvez

là-bas, plus tard… en contrepoids à ici, maintenant…

overated le moment présent… vous pouvez bien tenter de me convaincre qu’il faille vivre le moment présent, personnellement, ce que je constate c,est que nous sommes davantage en mouvement vers ailleurs et plus tard…

nous, nouvelâgeux et geuses, on répète ad nauseam et comme des perroquets amphétaminés qu’il est primordial de vivre ici et maintenant… here and nownow here, nowhere

pourtant…

peu d’entre nous vivons réellement ici, maintenant… du moins pas tout le temps, ou même pas la plupart du temps… bien sûr, nous avons nos «moments», de lucidité, de présence, de pleine conscience, du moins plus pleine que d’autres… par moment… des moments… parfois… des bribes de présence… des éclairs de présence incarnanée…

mais peut-être parce que la vie est un élan, un processus en évolution, une trajectoire, un déploiement en mouvement, nous avons tendance à tendre vers le plus tard et l’ailleurs… peut-être qu’il est naturel d’être principalement en transit dans cette vie… en mouvance…

ce qui fait qu’en même temps qu’on cherche à vivre ici, maintenant, dans le moment, nous sommes principalement en mouvance vers l’ailleurs, vers l’avenir… en devenir… car être c’est aussi devenir… car être ici c’est aussi être en mouvement, entre deux instants…

et parfois cet élan de la vie qui nous pousse au cul-de-sac rend difficile la présence, la totalité d’être dans la présence, dans le présent, dans le moment… difficile la captation du moment car ce moment n’est que temporaire et passager…

ce moment qui ne reste jamais bien longtemps, ce moment fluide, mouvant, qui passe tout comme le temps qui n’existe pourtant même pas… voyez d’ailleurs ce lien en ce sens… http://www.espritsciencemetaphysiques.com/il-ny-a-pas-de-temps-il-ny-en-a-jamais-eu-et-il-ny-en-aura-jamais.html

vous et moi, on ne fait que passer sur terre… cette incarnation est temporaire, passagère, impermanente… nous ne faisons que passer vous et moi et bien que nous tentions de saisir le moment présent quand il passe, le présent n’est pas toujours un cadeau à saisir… pas le temps de le déballer qu’il est déjà parti…

zoup, le temps nous file entre les doigts… et on ne peut que garder les mains ouvertes et saisir ce qui passe pendant que ça passe… car tout passe… et ne repasse pas nécessairement…

et en même temps, on se pratique à chaque moment à vivre plus lentement, plus présent(e), plus conscient(e)… à apprécier ce qui est pendant que c’est…

mais une grande pratique la vie ou la vraie affaire ? une réalité ou une illusion ? ici maintenant le bonheur ultime ou à venir ? je vous laisse votre propre réponse…

certains peuples considèrent que cette vie-ci n’est qu’un bref passage dans la grande existence, que les vraies affaires se passent avant notre naissance et après notre mort… ailleurs, dans l’au-delà… dans les hautes sphères… et que cette vie n’est q’un entre-deux… une pratique pour réaliser certaines choses…

intéressant concept qui pourrait expliquer pourquoi il est si difficile de vraiment vivre le moment présent et de l’apprécier à sa juste valeur… car la vie se déroule et se déploie à chaque instant, la vie file vite se défile entre nos doigts, la vie nous coule dans les mains ouvertes…

alors on peut bien tendre vers, et prétendre qu’il faille vivre ici et maintenant, vivre le moment présent, essayer de vivre ce moment présent qui est si vite passé, la réalité est que la vie file constamment vers l’ailleurs, et vers le plus tard, la vie va vite vite vite, la vie file et défile avec nous dedans… le sable coule dans le grand sablier de la vie…

la vie coule et s’écoule, car la vie est tout sauf statique, alors on peut bien essayer de lui mettre le grappin dessus et d’en extraire des ptits bouts, mais le fait est que la vie passe, vite et tout droit… avec ou sans nous… dans, devant et atour de nous…

et possiblement que la seule existence qu’on veut réelle n’est qu’une grande illusion, que même l’idée du moment présent n’est qu’une bulle qui éclatera dès qu’on tentera de lui mettre la mains dessus et de la saisir…

pouf ! qu’elle passe la vie qui va… zoup et rezoup ! qu’elle nous emporte avec elle dans son flot, son courant…

il peut bien passer de plus en plus vite le temps, la vie est un courant, un coup de vent… oushhh…

néanmoins, chaque moment qui passe est une bulle dans laquelle on peut sauter, dans laquelle on peut plonger, pour explorer, y saisir l’essence, pendant que ça passe…

on se voit plus tard… pas maintenant, il est déjà trop tard… ce moment n’est déjà plus… en effet, que le temps file…

mais même si le présent file vite, possible de l’apprécier quand même non pendant qu’il passe ?

sinon l’avenir deviendra un beau gros fantasme…

et on se doute bien que le futur n’existe pas, qu’il n’est toujours qu’un présent à déballer et à re-déballer…

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noque noque

10849885_517144981761106_6798007328298436381_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 144 et ça monte – et ça descend…

traduction : si ça n’ouvre pas, ce n’est pas ta porte

un peu de jonglage d’idées 101 ce matin… un peu de porte à porte idéologique… car cette citation incite à une réflexion un brin plus philosophique qu’elle peut sembler inspirer à première vue…

tel quelle, si on la prend au pied de la lettre cette citation, l’idée dans la vie est de chercher la bonne porte si celle qui se trouve devant nous résiste… ça ouvre pas ? change de porte…

quand même éclairant de considérer que la vie se situe de l’autre côté d’une porte… où est-ce qu’on s’en va au juste ? comme une sensation de séparation…

dès que ça bloque, on change de porte… à la recherche de la porte perdue… et du magasinage de portes, on est bon et bonne là-dedans, particulièrement en ces temps-ci où tout va si vite et que l’effort n’est pas bien vu… les portes sont devenues jetables… particulièrement en ces temps où tout ce qui se passe sur la grande scène sociale est si gris, fou, froid et austère… vite une porte vers l’ailleurs…

pas très patients les humains modernes devant les portes qui résistent… pas très portés sur la patience, pour prendre le temps, développer la patience et la délicatesse, pour tenter d’ouvrir doucement la porte qui se trouve devant soi…

une autre alternative consiste à défoncer la dite porte si on veut absolument voir la vie derrière une porte… habituellement, dans nos premiers essais d’ouvrage de portes, on pousse, on force, on insiste… on met un peu de pression, puis de plus en plus… et finalement on défonce… ou on tente de le faire…

noque noque, pas de réponse ? ça ouvre pas ?

si on ne fait pas dans la défonce, alors on quitte et on se cherche une nouvelle porte… on passe sa vie à courir après les portes… en espérant qu’on trouvera LA bonne, celle du paradis, de l’amour ou du succès… une porte nous sépare du bonheur…

mais peut-être qu’il n’y a qu’une seule et même porte dans la vie ? peut-être que c’est toujours la même porte ?

et peut-être qu’on s’acharne et qu’on pousse la maudite porte en question quand, dans le fond, faut la tirer cette foutue porte ?  peut-être qu’elle ouvre par en dedans la porte…

changer de porte dès que ça bloque, c’est comme vouloir changer le monde plutôt que notre regard sur la porte… dans le fond, faut peut-être simplement agripper la poignée et ramener la porte vers soi pour rentrer… dans le mystère, en soi et dans la réalité du moment… on a une attitude agressive face aux portes… par instinct, on a tendance à pousser… mais peut-être que the way out is in...

mais peut-être aussi qu’il n’y a aucune porte à ouvrir, peut-être que la vie est déjà toute grande ouverte… on passe sa vie à pousser des portes comme Don Quichotte se battait contre les moulins à vent imaginaires… mais peut-être qu’il n’y a pas de porte ?

déportée peut-être la vie ? peut-être que ça ouvre tout seul ?

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peut-être qu’on nous a fait croire – et qu’on a acheté – l’idée que la vie se passait l’autre bord de la porte… souvent j’ai l’impression que les seules portes qui existent sont dans nos têtes, la mienne et la vôtre… peut-être que ce monde est doorless

peut-être qu’un grand monde ouvert, sans limite, sans séparation, sans dualité entre ce côté-ci et ce côté-là de la porte en question… pas de eux ni de nous, pas de seuil, pas de cadre… qu’un espace de possible, d’ouverture, de liberté…

car une porte implique un espace fermé, un confinement… une prison que l’on s,est construit soi-même et qui, dans un premier temps, nous protège mais qui à la longue finit par nous peser, nous confiner, nous limiter…

noque noque ? follow the guide

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fuckement choquant

1422485_10151972634535983_2014605866_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 145 et ça monte – et ça descend…

traduction : 10 faits choquants que nous acceptons comme normaux…

1- nous priorisons l’argent et l’économie plutôt que l’air, l’eau et une nourriture de qualité , la communauté et l’environnement…

2- nous fonctionnons dans le cadre d’un système financier qui entraîne la mise à mort de millions de personnes chaque année… 

3- nous divisons la terre en sections et nous nous battons pour savoir à qui appartiennent ces dites sections…

4- nous faisons de certaines personnes des soldats, ce qui leur permet de tuer des gens…

5- chaque jour, nous torturons et tuons inutilement des millions d’animaux pour la nourriture, les vêtements de même que certaines expériences…

6- nous envoyons des enfants à l’école pendant toute leur enfance pour mémoriser des faits et développer des habiletés qu’ils utiliserons rarement le reste de leur vie…

7- nous imposons une pression financière aux parents, ce qui fait qu’ils passent à côté d’étapes essentielles dans le développement de leurs enfants…

8- nous avons créé des milliers de religions, chacune croyant que leur Dieu ou leur histoire est la seule vraie et unique version…

9- l’amour et la compassion, qui font la promotion de la vie, sont considérées comme faibles, alors que la guerre, qui brime la vie, est considérée comme honorable…

10- quiconque découvre une invention utile ne peut pratiquement pas empêcher les autres de l’utiliser ou de la modifier

11- pas grand chose à ajouter hein ?

sauf peut-être :

qu’est-ce qu’on fait pour changer ça ?

qu’est-ce que ça prendra pour remettre l’humanité sur des rails plus sensées et humaines ?

on attend patiemment ou on fait la révolution ?

et si c’est le cas, une révolution extérieure ou une évolution intérieure ?

comment on est est arrivés là les ami(e)s ?

comment on fait pour accepter de vivre ici dans ces conditions ?

car shocking it is, really choking…

mais on garde espoir, on continue à changer le monde à notre micro échelle, en soi et autour de soi…

et on commence tout de suite à faire ratatiner cette liste…

10-9-8-7-6-5-4-3-2-1….

con fronté

10406684_10152763632678908_7424456992541474795_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 146 et ça monte – et ça descend…

traduction : il est très important d’apprendre à discuter avec des gens avec qui vous êtes en désaccord… – Pete Seger

OK confrontation chronique ce matin…

confrontation avec les opinions différentes des nôtres, avec les idéologies qui ne vont pas dans le même sens, ni dans les mêmes avenues que les nôtres, frottement avec les idées des gens qui nous lèvent le coeur – coucou particulier à nos actuels PM – qui ne représentent pas nos valeurs, loin de là, et d’ici… qui s’y frotte s’y pique…

quelques mots et idées. à chaud ou à frette c’est selon, sur comment on fait pour vivre avec une telle abondance de sources de contrariété extérieures, d’irritation, de dégoût, de haine même… qui se sont surmultipliées avec les réseaux sociaux… eh qu’on en voit des affaires qui font retrousser le poil de nos bras sur le web, et du reste du corps, sans oublier les aisselles…

la plupart de nous avons de la difficulté à entendre et respecter le point de vue des autres non ?

on s’entend sur le fait que les politiciens sont en général déconnectés du peuple, du monde ordinaire, mais en fait ils sont eux aussi le monde ordinaire… la plupart sont aussi des parents, des ami(e)s, des frères et des soeurs…

tiens ce vieux proverbe indien est éclairant en ce sens :
Au loin, j’ai vu un monstre.
M’approchant, j’ai vu un homme.
Lui parlant, j’ai vu mon frère.

car les monstres que nous aimons démoniser, détester et même haïr allègrement, sont aussi nos frères et nos soeurs… oui je sais, quelle famille ! mais famille quand même…

même les 1 % font partie du 100 %… ce 100 % que nous sommes tous et toutes, car nous sommes le monde, du monde et le monde est nous, en nous…

car au bout du compte,à force de se trouver des boucs émissaires à blâmer, cette haine que nous leur portons se retourne contre nous… cette haine nous mange le dedans… la haine plein la gueule, et le coeur…

en ces temps de tension sociale, d’austérité sauvagement comptable qui frappe le bas de la ceinture de la pyramide sociale, sans compter l’embonpoint croissant de l’écart ente les riches et les pauvres, me semble qu’il serait sage de développer notre capacité d’écoute pour agrandir le terrain d’entente commun… apprendre d’où viennent les mots dits ennemis…

développer notre empathie et notre plus-que-simple-tolérance, donc une acceptation, des points de vue autres que le nôtre… vive la multiperspective existentielle et conceptuelle… car le monde est monde, et multiple, polymorphe et diversifié… ben du monde en ce monde…

pas une folle idée que celle d’apprendre à se mettre à la place de l’autre, pour mieux comprendre, même quand ça crie non en dedans… car tant que ça crie non en dedans, y a quelque chose qui tique… ça peut simplement dire non merci… mais tant que ça cries, y a quelque chose qui cloche, c’est criant…

alors OK boys and gros, le temps maintenant de commencer à mieux écouter les points de vue autres que le nôtre car à force de parler entre converti(e)s, rien ne changera… permettons aux diverses opinions de s’exprimer, incluant celles qui s’éloignent des autres… même si ça nous dérange, même si ça nous enrage, même si ça nous démange…

lorsqu’il étudiait à l’université, Osho prenait part à des concours de débat… et souvent il disait à son opposant de choisir son argument et que lui prendrait le thème inverse… et parait qu’il gagnait pout le temps, peu importe l’argument… bel exemple que peu importe les mots, quand on est total – et pas toto – avec son point de vue, le message porte…

car comme le disait notre pote Aristote, un esprit vif est capable de jouer avec une idée sans nécessairement l’accepter…

10968376_10153071774743908_2454669853143424485_nnos opinions ne pourront que se renforcer à se confronter avec les mots des autres qui sonnent et résonnent autrement… car à ne parler qu’avec des convertis, des gens qui pensent comme nous, on s’autocongratule et s’autotapedansl’dos, et on en change rien, on ne fait que confirmer ses idées… et rien ne change…

donc échanger, des idées, des arguments, des pensées… pour métisser, pour mieux comprendre, pour élargir notre compréhension…

je sais je sais, les cons serviteurs d’Ottawa et le parti libéral de l’austérité nous font beaucoup travailler en ce sens … alors au lieu de simplement les diaboliser et de les traiter d’épais -même le Dr Bolduc a fait des études universitaires – essayons de voir ce qui les motive, ce qui sous-tend leurs actions et organisons nos actions à la lumière de cette basic psychologie 101…

le monde est un tellement bon miroir pour voir nos ombres, les marmottes pullulent… la printemps doit s’en venir…

l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne… – Arianne Moffat

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un 1% qui avertit ses chums de riches de ce qu’il pressent s’en venir, éclairant :
http://www.politico.com/magazine/story/2014/06/the-pitchforks-are-coming-for-us-plutocrats-108014.html#.VOsR31romi1

plus ça change plus c’est pareil

10363749_10153066024148908_1193508754657012435_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 147 et ça monte – et ça descend…

traduction : il y a une énorme différence entre vouloir changer et avoir l’intention réelle de changer… presque tout le monde veut changer positivement… mais très peu nombreux sont ceux et celles qui posent les actions nécessaires pour provoquer ce changement… – John T. Child

tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir, la la la… c’est ce qu’on disait dans le temps comme le voulait la chanson… mais de nos jours, on ne veut plus aller au ciel, on veut de l’argent, ou la gloire… ou les deux… ou être connu(e), ou fameux(se)…

tout le monde, tout le temps, veut changer, pour le mieux en général… surtout autour du jour de l’an… mais cette idée de changement a toutefois tendance à s’essouffler au fil des jours, dès janvier habituellement… surtout quand il faut se mettre en action, et maintenir ces actions…

changer d’idée, changer de comportement, changer d’habitude, changer de vie… non mais quelle idée niaiseuse de vouloir se changer soi-même… plus dur que de changer le monde ça… mais changer le monde, pas facile non plus… ça fait des milliers d’années qu’on s’essaie…

mais dites-moi : pourquoi tant vouloir changer au juste ?

et changer quoi anyway ? n’a-t-on pas été créé parfaitement ? ne sommes-nous pas un fruit parfait de la création ?  des enfants de Dieu ? et le monde n’est-il pas exactement comme il doit être ?

pourquoi ne pas simplement être totalement qui nous sommes ? s’accepter ? accepter ? assumer ? s’assumer…

10686835_10153520847610828_384163938681895437_nplutôt que de vouloir changer, se changer, se transformer, ou croître personnellement…

car à force de faire de la croissance personnelle, la grenouille finit par éclater… and you’re a frog, I’m a frog, kiss me… pourquoi ne pas se transformer en prince et princesse right now ? s’embrasser soi-même, se prendre tel quel et finalement n’être que soi…

alors pourquoi ne pas apprendre à se prendre tel quel ? et laisser tomber ce constant désir de changement ?

car rien n’est jamais OK, toujours plus haut ou plus grand, plus fort, amélioré, toujours mieux…

ou toujours moins… de poids, d’idées noires ou de mauvaises habitudes…

car changer d’idée est une chose, et changer de comportement, une autre …

ah ! changer les choses… quel fantasme… vouloir changer le monde, en commençant par soi… bon chance…

tellement tannant d’entendre les gens se plaindre, être victimes, subir la vie… sans faire quoi que ce soit pour que ça change… chiâler pour chiâler, un sport national… mais tel que nous le rappelle notre Eckhart international, soit on quitte une situation indésirable, soit on change les choses, soit on accepte… plutôt straight… 1-2-3…

10983125_10153032684498908_6987238600039959036_net juste… 1-2-3…

mais il est souvent plus facile de vouloir changer que de faire quelque chose pour que ça change… ou d’accepter, à long terme… car souvent, on accepte pour quelque temps, mais le naturel est un cheval… et il revient toujours, au trot ou au galop…

changer, changer, toujours changer… quand dans le fond tout est toujours pareil…

be the change you want to see in the world, disait Gandhi… mais comment on fait ça Gandhiji ? comment on change les choses en soi ? et dans el monde après ? et pourquoi malgré tous ces changements, les choses ne vont pas nécessairement mieux… mais ça c’est une autre question…. plus ça change plus c’est pareil…

tout le monde veut du changement, mais qui veut et va changer ?

Change Cartoonscar tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut s’envoler…

and the times they are a changing…

en terminant, en attendant les grands changements promis, un peu de ptit change

10344778_881114371900439_7348173664096920514_net il n’y a que le changement qui est constant…

je suis ravi l’ami

10422087_10152686938243543_2414726038001789418_n1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 148 et ça monte – et ça descend…

ce matin en cherchant un thème de chronique, je regardais ma banque d’images inspirantes, et tout à coup, je reçois des nouvelles via courriel de mon ami guerrier… alors voilà à chaud, des mots qui s’imposent, des mots qui montent du fin fond de nulle part en moi… des mots pour toi ami guerrier… alors voici, pour toi ami… je sais que tu les lit toutes… aho brodeur !

depuis des mois, presqu’un an, tu te bats, tu te tiens debout… tu fais un guerrier de toi… mais l’ennemi n’est pas en dehors, l’ennemi est en toi… et il semble battre en retraite…

toi qui danses entre la force et la vulnérabilité, toi qui te retiens pour ne pas péter les plombs parfois devant certains intervenants plus ou moins compétents, pas assez présents… pas un cadeau… dans ce processus tu piles parfois sur ta dignité, et en même tu la renforces cette dignité qui était déjà très présente chez toi… digne digne mon ami… grand grand mon ami…

à travers tes pérégrinations, tu prends le temps de nous donner des nouvelles régulièrement.. tu continue de prendre soin… on te sent fort et déterminé, salivant sur une éventuel hamburger, et parfois aussi shaky et ébranlé, particulièrement quand tes compagnes et compagnons d’Hippocrate tombent au combat… comme ton message de ce matin nous en faisait part… quand tu tangues à Drummond, ça brasse jusqu’ici dans les Vals…

tu qui es bien entouré, de ta belle, de tes enfants, de quelques ami(e)s qui passent fendre du bois et faire quelques tâches connexes, et de quelques intervenants qu’on dit sociaux, tu es aussi seul dans ce grand voyage de retour vers toi… pas que tu n’étais pas déjà branché sur toi avant, mais dorénavant, la connexion semble branchée ailleurs, sur du plus vrai, du plus profond, du plus essentiel… comme branché sur une source plus profonde en toi, plus basse… roots music… accordé en 432 mon ami…

moi, de mon home, je vis en parallèle de ce voyage de toi à toi, vers toi, voyage que je ne peux partager avec toi autant que je le voudrais à cause de la distance… et en même temps, je sens que c’est important pour ta famille de se tenir autour de toi, de prendre soin du pilier que tu es, de se rassembler autour du père, quelques années après que la mère soit partie il y a quelques années déjà… dynamique familiale de guérison…

qu’une chanson que j’ai pu laisser monter de moi pour toi, et que tu dis écouter régulièrement… je te crois l’ami, je te crois… et j’en suis fier… mon plaisir encore plus de te la faire live quand je passe… mon médicament à moi – le seul – que je peux t’offrir et qui, j’espère, goûte meilleur que les autres médocs que tu dois ingérer… la mienne elle se gobe par les oreilles…

alors ce matin, via ces quelques mots, une petite pilule pour tes yeux aussi, jusqu’à ton coeur, ton âme, pour le précieux body que tu es pour moi… deux corps différents mais de la même tribu, de la même souche, partageant ce même feu encore ardent que tu as gardé près de moi pendant des années… toi le feu, moi l’eau… toi le silence, moi les chants…

alors en ce matin encore froid, toi mon cher ami qui vit un intense trip de chair en ce moment, je te prends dans mes bras, je te porte sur mon coeur, je suis ici… avec toi, autour, en toi… et toi, tu es ici aussi, près du feu tu vis et tu veilles… aho gardien du feu… et moi aussi, je veille sur toi, à distance, mais si près… quelques notes, quelques mots… for you, my medicine, man…

le mois prochain, peut-être que tu reviendras par chez-nous pour une nouvelle ronde de musique depuis longtemps… peut-être, pas certain, pas d’attentes l’ami… mais si ça feel juste, on sera bien heureux de te revoir, de te ravoir, de te voir te rassoir parmi nous…  à ma gauche je garde une place, dans mon coeur aussi… évidemment c’est la qualité de ta santé qui décidera… mais j’espère… et j’aspire à te revoir bien portant, fort et vaillant…

aho gardien du feu, let’s drink to that bientôt, and let’s dring dring to that soon

aho, cette rose pour toi l’ami…