Archives pour la catégorie les chroniques qui tiquent et piquent

des mots pour se faire chatouiller l’âme et se gratter les méninges…

création et co création : que sonne la récréation !

vingt-deuxième chronique qui tique et pique… 26/10

nous humain(e)s, on se prend pour dieu, on joue à dieu… à chaque jour on crée le monde, on se re/crée soi-même, on re/crée sa vie, on projette sa vision du monde… toujours le même monde autour de nous et en même temps jamais le même monde, ni en soi, ni hors soi… toujours différent… same same different different

alors on se dit co créateur/trice… pas pompeux un peu ça mesdames et messieurs ? car crée-t-on vraiment quelque chose ? ou ne sommes-nous nous-même pas qu’une création ? une création issue d’un jeu tellement plus grand et complexe que notre petit nous… et on prétend co créer… mais que peut-on créer au juste vous et moi mes ami(e)s ? notre vision du monde peut-être ?

car que pouvons-nous réellement créer autre que des projections d’un monde fait de la même matière que nous-même ? créer à partir de la même matière que soi… si le monde est création, nous ne pouvons que re créer car tout est déjà là, déjà créé… nous ne pouvons que transformer la matière déjà présente… remodeler la même glaise sous une autre forme…

enfants, à la petite école, le cours le plus intéressant était la cour de récréation… le seul cours vraiment fondamental… matière ultime… tellement qu’on en avait trois par jour de ces cours toujours trop courts, matin, midi. après-midi… c’est là que les vraies affaires se vivaient, s’apprenaient, se déroulaient… les batailles, les filles, les jeux éffrénés, le cours relations sociales 101, les courses folles dans la grande cour de la vie… dans cette cour s’apprenaient les matières qui nous permettaient de tenir le reste de la journée et d’apprendre à compter et à mettre une lettre après l’autre pour former des mots… les arts plastiques étaient pas mal non plus right ? premiers pas de création…

alors comment une créature peut-elle penser devenir co/créatrice ? comment un organisme créé de toute part, qui ne décide pas de venir au monde ni quand en partir, peut-il penser faire équipe avec son créateur ? le fait de penser est probablement notre plus grande création et à ça on est efficaces mes ami(e)s ! jour et nuit, jour après jour… la ptite souris fait son kilométrage… mais crée-t-elle quelque chose ?

est-ce qu’un esclave qui interprète son association avec son maître comme un joint venture est juste dans sa perception ? s’il ou elle considère sa situation ainsi, so be it ! et là réside notre création ultime, notre capacité de percevoir et de concevoir le monde… ce monde qui peut être menaçant ou accueillant, stérile ou fertile, bon ou mauvais… le monde extérieur n’est en fait qu’un reflet de notre monde intérieur… le dedans dehors…

mais même notre monde intérieur n’est pas tout à fait notre création… il est davantage le résultat de nos expériences d’enfance, de nos conditionnement, des traces du passé en soi… peut-être même que cette vie-ci n’est seulement que la suite du déroulement de nos vies passées… si on ne peut décider ce qui nous arrive dans la vie, on peut toutefois créer et s’approprier le sens de ces expériences… et là réside notre réelle et ultime capacité de création…

faire de ce monde une grande pièce de théâtre, une drame ou une comédie musicale, un film d’aventure ou d’humour, une science-fiction ou un thriller psychologique… nous sommes à la fois acteur/trice, réalisateur/trice et tous les autres teurs/trices impliqués dans la conception de cette grande oeuvre cinématographique, en plus d’être le spectateur/trice qui reçoit cette oeuvre… nous jouons autant devant la caméra que derrière… donc ? sommes-nous dieu ?

photo : désolée, source non retrouvée, mais quelle belle création 😉

too much ? toujours et seulement parfaitement juste assez …

vingt-et-unième chronique qui tique et pique… 25/10-2

c’est too much ! ah là j’en peux pus (pus pas pluss ;-), pus capable… j’suis à bout… là c’est vraiment trop ! I give up… j’abandonne… I surrender… je me rends… OK mais après que ça ça soit dit, qu’est-ce qu’on fait et où on va ? voyez, c’est jamais trop ! la roue tourne, la vie continue… plus jamais c’est toujours maintenant…

car où est-ce que l’on s’arrête vous et moi ? à la fleur de notre peau ? et notre Aura, fait-il aussi partie de nous ? et jusqu’où ? combien de pouces de diamètre ? englobe-t-il les autres ? et où est-ce que l’on commence ? et le début des temps et le bout de l’éternité, ça s’arrête où ? quand est-ce que trop c’est trop ? est-ce que trop peut être trop anyway ? puisque si ça arrive, ça ne peut qu’être juste assez, sinon ça ne serait tout simplement pas… ça n’existerait pas ni ne se passerait pas… on peut confiance à God…

la vie est toujours parfaitement designée… le plan est parfait… right on, sul piton ! comment est-ce que ça pourrait être autrement puisque c’est Dieu le boss, celui qui existe ou celui auquel vous ne croyez pas… y a rien qui ne peut pas exister qui existe, pensez-y ! tellement logique la vie aussi ! mais tellement magique aussi la vie parce que même ce qui n’existe pas peut exister ! si on veut que ça existe ça existe bon ! que ça soit le cas pour les autres ou pas…

on fait son propre monde, à la  carte, comme bon nous semble… on projette la réalité qu’on veut et on la suit… ou pas… parfois la réalité, ou l’autre, vit sa propre vie, fait à sa tête…

et à travers nos yeux tout passe par un prisme de croyances, de perceptions visuelles, filtrées par notre passé et nos expériences de vie… le monde de l’extérieur qui entre en chacun(e) de nous tombe en un terreau particulier, unique, comme nul autre… comme jamais ailleurs ni à autre temps…

et la vie prend forme en nous à partir de cette vie en provenance de l’extérieur… que l’on prend, qu’on on fait sienne et qu’on redonne… la vie a un sens et il est double, in and out

comme se tenir sur un fil, centré, droit, dans son hara qui rit… sans se jeter en bas, tenir bon sur le fil… de sa vie, de la vie, un fil, une aiguille… constant déséquilibre…

«Your consciousness is far bigger than the whole universe. It is infinitely infinite. You cannot come to a point where you can say, « Enough. » There is always more and more. There is always a possibility to go on growing. And growing, maturing is such a beautiful experience, that who wants to stop it ?»     – Osho

photo : Thomas Keller

peur 101 : des faits qui fessent dans face

vingtième chronique qui tique et pique… 25/10

la peur quossa donne ? on ne sait peut-être pas quossa donne mais elle est tout de même très présente dans nos vies… que dis-je, pour la plupart, elle mène nos vies… à chaque jour et même la nuit quand on dort, allo cauchemars ! du moins notre cerveau reptilien carbure à la peur… et ce cerveau reptilien n’est pas à négliger mes ami(e)s, je vous en passe un papier, en fait je vous en passe un écran, plus difficile hein ?

mais la plupart du temps, on a davantage peur d’avoir peur que peur de quelque chose de concret, de réel, peur de l’ombre et non de la chose en question… alors voici tout (ou presque) ce que vous avez toujours voulu savoir sur la peur en ayant shaké dans vos frocs… et sans même le demander… que vous le vouliez ou non, que vous lisiez… ou pas…

le noir, quelle épouvante ! pourtant ! dans le noir il n’y a la plupart du temps jamais rien, rien que nos projections… mais quelle plénitude que ce rien dans le noir… en fait on n’imagine que tout ce qui nous fout la trouille, tout ce stock caché deep down dans notre inconscient qui se révèle à nous devant cet écran noir et vierge… écran qui peut ainsi devenir notre propre film d’horreur personnel house version… nous ne rêvons que de soi, salut Betty !

le vertige ? qu’est-ce que c’est sinon la simple peur de tomber de si haut… et de se fracasser la carcasse sur le sol dur et froid et non accueillant ? et croyez-le car c’est un vertigineux peureux du vide ex-sauteur de bungee qui vous le dit… parfois, de là-haut, je regarde en bas et je me vois écrapou sur le sol en bas… ou encore j’imagine la lente, pénible et interminable chute… des restes de nos anciennes incarnations de vie de propriétaires de cervelles d’oiseaux ? plus on se trouve haut, plus on a peur… comme la vie souvent alors que l’on garde nos espoirs et nos rêves pas trop loins du sol, de peur de tomber de trop haut… parfois quand ça monte tout seul, on se sacre même en bas soi-même…

peur des autres ? pourtant on ne connaît pas la majorité d’entre eux… comment avoir peur de quelqu’un que l’on ne connaît pas ? probablement plutôt la peur d’être rejeté(e) par eux right ? peur d’être humilié(e), ne pas être choisi(e), être le dernier/dernière de la cour d’école à être choisi pour la game de ballon chasseur… peur des sourires en coin quand on nous regarde… peur des jugements des autres imposés sur nous.. et le plus drôle est probablement que ce ne sont que nos propres jugements que nous entretenons et qui nous reviennent en pleine face… nous sommes les créateurs/trices de nos propres malheurs relationnels… très créatifs ces humains !

peur de l’amour ? mon oeil ! peur de ne pas être aimé(e) peut-être, ne pas être aimé(e) autant que l’on aime l’autre… peur d’en donner plus qu’on en reçoit… et ici aussi pourtant, foutaise non ? on nous rappelle sans cesse que l’amour n’est pas une relation, plutôt une disposition intérieur, un état d’être, une disposition intérieure… et il semble aussi que donner de l’amour est plus riche que de le recevoir… alors ? peur de l’amour ? non peur de se faire avoir !

peur de lâcher prise ? non ce n’est que ça qu’on veut… je crois que nous avons plutôt peur de réaliser que l’autre n’est plus là… alors on ne demande pas, ni ne vérifie… on en parle pas… même si on le sent souvent… plutôt attendre que la vie nous le confirme… car lâcher prise n’est qu’une évidence quand on constate que l’autre n’y est déjà plus… et l’autre n’y est souvent déjà plus en esprit avant qu’il ou elle n’y soit plus du corps… ce qui fait que nous aussi, notre âme vague ailleurs pendant que notre corps fait du sur place, on vague à l’âme ailleurs…

peur du nouveau ? mais comment avoir peur du nouveau quand par définition on ne peut pas savoir ce qu’est le nouveau c’est puisque le nouveau n’est qu’inconnu, il n’existe pas encore, ne peut pas exister c’est du nouveau ! pas encore inventé, vierge, tout à faire et à créer à partir de rien… notre création en devenir… à moins que la peur du nouveau ne cache que la peur trop connue et répétée advitam eternam d’être blessé(e) pour les mêmes raisons que nous l’avons été dans le passé… welcome jour de la marmotte…

alors la peur, ça tient encore ? décortiquée comme ça, la peur perd de son sens non ? disséquée dans ses nuances, analysée comme un objet de recherche par une gang de scientifiques, elle devient séparée de nous, elle ne nous appartient plus, elle devient autre chose que soi… yé !

mais nous continuerons probablement à avoir peur car nous aimons avoir du peur, nous avons du plaisir à avoir peur car c’est connu, ça nous fait sentir vivant(e), ça nous garde carrément en vie… la peur est précieuse… jusqu’à un certain point !

quand y en a plus, y en a encore, alors on dose ?

😉

traduction maison de la photo tout d’un bloc :
la réalité au sujet de la peur
tu n’as pas peur du noir juste de ce qu’il peut contenir…
tu n’as pas peur des hauteurs, seulement de tomber de si haut…
tu n’as pas peur des gens autour de toi, seulement d’être rejeté…
tu n’as pas peur de l’amour, seulement de ne pas être aimé en retour…
tu n’as pas pas peur de lâcher prise, seulement de la réalité que l’autre est parti…
tu n’as pas peur d’essayer de nouveau, seulement d’être blessé pour les mêmes raisons…

photo: Belwellbuzz.com

les yeux bleus…

dix-neuvième chronique qui tique et pique… 24/10-2

back à back, yeux rouges/yeux bleus… yeux innocents, yeux puissants, yeux perçants et transperçants, yeux radieux, yeux sans rouge, pour le moment… yeux bleus et rouges, yeux mauves, yeux de fauves…

yeux bleus, yeux de dieux, bons yeux bleus de bon dieu, yeux rieurs et enchanteurs… yeux bleus à la naissance, yeux bleus de l’innocence… au début de la vie, tous les yeux sont bleus, tous les yeux sont dieu…

yeux bleus, yeux de feu, du feu dans les yeux, du feu dans les deux… et le troisième oeil ? bleu aussi ? yeux bleus mais coeur rouge, âme blanche du dimanche, yeux d’ange qui démangent et qui dérangent…

yeux bleus comme le ciel, bleuis par les anges qui dansent, par la vie qui passe, dans nos yeux, dans les cieux…

yeux bleus comme la mer, yeux bleus de la mère… yeux bleus cheveux blonds, ou rouges ou bruns ou bleus… yeux bleus de pureté, bleus de bonté… bleus au coeur, rouge aux yeux et bleu au yeux…

âme bleue, yeux bleus… ou rouges… mais yeux quand même…

les yeux rouges…

dix-huitième chronique qui tique et pique… 24/10

ces temps-ci, il me semble que plusieurs ami(e)s et connaissances – moi compris – ont de la peine… un gros tas de peine, de la vieille ou jeune peine… beaucoup beaucoup de peine… a lot of pain… ils et elles sont pleins de peine… full peine, painful, plein de pain… le coeur plein de peine… l’âme pleine de peine…

quand elle reste enfermée cette peine, elle devient lourde, stagnante, paralysante, pesante… mais quand elle circule et qu’elle sort cette peine, elle devient moins painful… plus soutenable, plus humaine… quand on peut la pleurer la peine, elle s’allège, elle nous allège, elle élève même, élève notre âme et soulage notre corps, soulève notre âme et soulage notre corps… quand les yeux rougissent, l’âme blanchit… quand les yeux rougissent, le coeur rosit et sourit…

les femmes ont en général plus de facilité  à la laisser sortir cette peine… les hommes, plus durs, plus dur…

traditionnellement, les femmes pleurent, les gars fessent… quand elles sont tristes, elles pleurent, et souvent quand elles sont fâchées, elles pleurent… les hommes, quand ils sont fâchés, ils fessent, et souvent quand ils sont tristes, ils fessent aussi… sur eux-mêmes, dans le mur ou dans les pires cas, sur les autres… le rouge, l’amour et la peine sont liés de près… rouge et blanc…

la douleur, la tristesse et la souffrance constituent les facettes d’une émotion inévitable, une énergie fondamentale / é motion = énergie en mouvement / un moteur de changement, une motivation à devenir plus près de soi… pas toujours évident de l’accepter comme telle mais inévitable…

à peine perdue… ça vaut la peine… bébé a de la grosse pepeine… à chaque jour suffit sa peine… drôle de mot la peine mais pas nécessairement un mot drôle… mourir de peine ou rire de sa peine ? rentrer dedans mais ne pas s’y perdre…

comme l’eau de l’érable, la laisser couler en nous, la laisser s’écouler, la laisser s’égoutter, se laisser la goûter… la savourer, l’accepter, la dilapider, goutte à goutte, coûte que coûte… l’inspirer, l’amplifier, l’expirer… et espérer qu’elle passe et dépasse son statut de peine…

totalement humaine la peine, nullement veine la peine non plus car elle nous apprend et nous enseigne même si parfois on en saigne… elle vaut la peine d’être vécue la peine… même animale la peine, elle nous donne la chienne parfois la peine… et toi et moi on la fait mienne et tienne la peine… quand j’aime, ma peine c’est ta peine et la mienne c’est la tienne… aussi…

certain(e)s aiment leur peine, l’adorent, s’y attachent, s’y accrochent et s’y identifient… je suis ma peine… j’aime ma peine… par contre, d’autres la détestent… j’haïs ma peine… peine perdue…à peine sentie et reconnue, la peine nous prend, nous occupe, nous envahit, nous manipule comme des marionnettes et nous faire vivre et mourir… de peine et de misère…

vive la peine parce que la peine est… tout simplement, si simplement, la peine est… réelle ou imaginée, la peine est… telle est la peine… pleine de larmes, pleine de sensations, de sentiments et de vie…

la peine est une rivière, rouge sang, rouge coeur, rouge vif… pain river… la peine marche, court, saute d’un neurone à l’autre, d’une pensée à l’autre, du coeur au yeux, de moi à toi et de toi à moi…

la peine, soit on la suit, soit on la fuit mais quelle qu’elle soit, la peine vaut la peine…

vivre pleinement la peine, vivre sa peine en paix…

Adieu Gabrielle Roth, dancing your way to God…

dix-septième chronique qui tique et pique… 23/10-2

une ptite chronique hommage, une chronique ptite vite en hommage à Gabrielle Roth, décédée hier… sa mort nous rentre dans le corps… par toutes les pores…

Gabrielle Roth, une danseuse phare, une fonceuse, une transe danseuse, une danseuse de transe, une bougeuse de sens, une changeuse de monde…

une belle femme à crinière, une belle femme qui coulait et coule encore comme rivière… une belle femme groundée, une belle femme flyée, dans les airs et dans tous les sens du terme…

une grande et belle femme de vagues, une grande et belle femme de rythmes et de sauts périlleux…

une énergétique de grande et belle femme folle de mouvement, une énergétique de grande et belle femme pleine de vie, pleine de génie…

merci pour les sons, thank you pour les rythmes, thanks pour les moves et les poses à tout jamais immobiles, dans le ciel dorénavant…

http://www.gabrielleroth.com/

up we go…

seizième chronique qui tique et pique… 23/10

quelle photo ! ça vous dit quelque chose vous ? comme ça que ça passe vous aussi quand vous vous assoyez pour méditer ? un peu fort peut-être mais on pogne le concept quand même right ? l’énergie veut monter, up up up we go ! mais tout ce qui monte redescend, tout ce qui veut monter peut aussi descendre… l’énergie circule… de bas en haut, de haut en bas… ça coule, ça flow… as above so below… 

enfin que la tête nous poppe, que la sève divine coule vers les cieux, qu’elle ascencionne vers le cosmos, notre finale destination… car bien que la destinée de notre corps porte vers la terre, notre âme cherche à monter, à s’évaporer…. à se dissiper dans la poussière d’étoile, dans le grand tout cosmique, vers ce de quoi notre âme est constituée…

s’élever, monter, s’évaporer, ascencionner… notre poussée profonde, notre mission, notre retour vers le futur… se popper le septième chakra, ou plutôt le laisser popper pour sortir à tout jamais de la prison de sa tête… transformer la petite souris qui court dans sa cage en aigle divin qui surfe dans les astres…

laisser cette énergie en provenance de la terre nous passer à travers le corps, nous brûler les neurones, nous carburer les chakras – 1, 2, 3, 4, 5, 6 et you hou 7 – permettre à cette énergie de nous chatouiller, nous chauffer, nous blaster… laisser notre corps s’échauffer, prendre feu, s’enflammer, combustionner et pouf ! wow ! quels feux d’artifice !!! …

laisser le courant fin et divin nous allumer et court-circuiter le mental et le reste du canal… permettre à tous les petits points d’énergie du body de pétiller pour allumer, donner la vie à tous les corps de notre corps…

une chronique inspirée et flyée, pour redonner du sens céleste, divin et cosmique en ce ptit mardi terre à terre d’octobre, pour sortir du cadre, sortir du corps, sortir du char… pour alimenter la poussée vers le haut, vers le oh vers le ho ! aho !

inspirer du sens vertical à notre horizontalité… les deux pieds au sol mais la tête au ciel, vers l’essentiel, ainsi soit-elle… des mots ordinaires pour insuffler de l’extraordinaire… du haut, du up pour les coeurs dans la flotte… 

la vie monte vers up there plus qu’elle ne pousse en avant… alors changer de plan pour retourner à la source… le corps bien à terre et l’âme toute en l’air, allège, légère, transparente, limpide, vaporeuse… l’âme dans le corps mais d’abord on change de bord, on monte plutôt qu’on fonce, qu’on avance… on s’assoit, on attend, on se rend disponible, on respire et on tire, vers le haut, vers le beau… vers le plus grand que soi, vers la grande boîte à surprise cosmique…

alors ami(s) cosmonautes, on se rejoint là-haut ?  à tout de suite…

photo : thomas keller

Ceci est un signe pour…

quinzième chronique qui tique et pique… 22/10

si vous attendiez un signe, en voici un… un signe, un signal, un signal vital et des signaux vitaux, un seul signe, un single, en solo, un cygne, je sors de signe signe… je persiste et signe… une autre chronique pleine d’espoir mais de l’espoir immédiat, un espoir now… un espoir si désespéré qu’il prend racine uniquement et totalement dans le présent…

si vous attendiez un signe pour changer votre vie, l’alléger, l’accepter, apprécier la moitié pleine de votre verre d’eau, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter d’attendre et commencer à vivre simplement et totalement ce moment, juste un moment et un jour et une vie et une éternité à la fois, centré(e), calme, totalement OUI ou NON ou peut-être, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter de vouloir être autrement et changer, vouloir devenir quelqu’un d’autre, vouloir retourner dans le bon vieux temps, vouloir retourner dans le ventre de votre mère, vouloir faire un autre travail que celui que vous avez en ce moment, vouloir autre chose que ce qui est, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter d’attendre des signes pour commencer à vivre, en voici un… 1-2-3 go !

si vous attendiez un signe pour commencer à vivre le reste de vie maintenant, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter de penser que sans avoir trouver l’âme soeur, ou âme frère, la vie est incomplète, ceci en est un…

si vous attendiez un signe pour ne plus vouloir autre chose que ce qui est, ce que vous êtes, ce que la vie est, tout simplement, en voici un…

si vous attendiez un signe pour continuer à vivre exactement comme vous vivez depuis toujours, en voici un…

si vous attendiez un signe pour vous assumer vous-même en totalité, avec tout ce qui fais de vous qui vous êtes, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter de repousser la mort par en avant et commencer à la préparer dès maintenant car la mort se passe maintenant à chaque expiration, ceci en est un…

si vous attendiez un signe pour accepter cette période intense que vous vivez depuis un bout et arrêter d’avoir hâte que ça passe, et accepter que ça se passe, en voici un…

si vous attendiez un signe… plus le temps d’attendre, 1-2-3 go, c’est un départ…

car en fait tout est un signe, ceci, cela, autre chose et son contraire, tout et rien, on fait des signes où et quand on en veut… tout est signe pour qui le veut…

aho !

 

NON ! y en aura pas de chronique : éloge de la NON chronique

quatorzième chronique qui tique et pique… 21/10

ce matin, en me levant du lit, je me disais que je voulais prendre une pause chronique aujourd’hui… let’s go ati, saute-là ce matin ta chronique ! give yourself a break ! et immédiatement, ça a fait NOW, NON ! un gros NON gras, sec et fret à mon NON, ce qui donne évidemment un OUI tout aussi clair… et voici donc cette NON chronique NOW… vive cette NON chronique fondée sur mon NON chronique…

en fait les OUI les plus vrais dans la vie sont ceux qui viennent après un NON clair, sans équivoque… souvent on dit m…oui, peut-être, j’sais pas, pourquoi pas, pas sûr, et on le fait quand même et puis on se rend compte qu’on aurait dû dire NON… on fait ça souvent vous et moi, je le sais je vous connais vous savez… on vit une bonne partie de notre vie comme ça, ni OUI, ni NON…

ce matin donc envie de dire NON à tout, à vous, à moi, à cette chronique, à mon blogue, à mon nom et à mon NON, mes NONs… envie de juste dire NON pour le simple plaisir de le dire, NON NON NON… Hon ! dis pas NON voyons…

OUI je vais dire NON, je dirai pas OUI bon, juste NON… NON à être fin, NON à être beau et fin, NON à être bon, NON aux autres qui veulent quelque chose de moi, aussi à ceux qui ne veulent rien de moi… vous n’en vouliez pas de chronique ? ben vous allez en avoir une quand même bon !

envie de ne pas être fin, pas envie d’être finfinaud, envie d’être un ptit gars de 2 ans qui dit NON parce qu’il doit apprendre à dire NON dans la vie… envie d’être une poupée qui fait NON NON NON NON NON NON… la là là làlère… pour les plus vieux plus vieilles celle-là…

dire NON pour se tenir debout, NON pour être droit devant la vie, NON pour oser l’égo… NON pour la vie qui ne veut pas avancer parfois… NON juste parce que… NON en réponse à toutes ces citations qui prônent le OUI, le positif, le si sensé… NON juste pour se démarquer du lot, de la masse qui dit OUI à toutes ces modes, ces offres, ces spéciaux que nous ne pouvons pas refuser… NON NON et NON bon !

simplement dire NON pour sentir la contraction dans le gorgoton, la tension dans le menton, les plis qui se font dans le front… NON pour être un seul morceau, fort, solide et planté dans le sol… NON comme l’arbre qui ne casse pas sous les vents forts, NON comme les racines qui tiennent bon, au sol et en terre…

NON NON NON comme dans bon bon bon… NON NON petit patapon… NON parce que NON… quel mot puissant, quel terme scindant… NON, bien plus fort que son cousin anglais NO… plus clair que que niet, nada et no way josé…

NON bon ! y en aura pas de chronique, que cette NON chronique, cette anti chronique super négative… car la vie a besoin de son NON, de son pôle négatif si on veut que le magnétisme fasse son effet, si on veut que les aimants s’attirent, si on veut que les couples se forment, se cognent et grandissent.. car la vie est une rencontre du OUI et du NON, du mâle et du femelle, de l’homme et de la femme, du noir et du blanc…

et si on peut aller là une fois pour toute, on pourra dépasser notre dualité, notre wishywashiness qui nous garde immobile et ambivalent trop souvent… car quand on dit NON, on dit aussi NOW ! NON nous met dans le présent, dans le NOW…

NON NON tu n’as pas de NON… NON comme NOW maintenant, ici, tout de suite pas toutalheure…

allez je vous dis NON et à demain… NON, pas demain, tout de suite, NOW, à maintenant…

une chienne qui parle ? oh my Dog !

treizième chronique qui tique et pique… 20/10-2

ati:  «les ami(e)s, je deviens fou… totalement fou, complètement crazy, absolument fol… en effet, j’entends Latika me parler… oui oui la chienne me parle ! et là, la chienne me pogne… ben non, pas Latika, la chienne en général…

Latika me demande d’écrire un mot pour sa maîtresse, mon amie Flo partie en Europe pour quelques mois, car elle voudrait lui faire un petit coucou… Latika s’ennuie de Flo et elle me dit qu’elle veut lui dire un mot»…

Latika: «prête moi ton clavier… tasse-toi du chemin, écoute moi bien pis tape… SVP fais juste ce que je te dis…»

ati: «OK OK… alors voici mon premier channelling canin, oh my God ! que c’est bizarre la vie»…

Latika: «ma belle maîtresse, déjà 10 jours que tu es partie… je m’ennuie de toi mais je sais que tu dois faire ce que dois… je sais que ce voyage est initiatique pour toi, nécessaire, que tu pourras y régler une fois pour toute ton passé, pour de bon, et revenir totalement ici, pour de bon… je vais t’attendre patiemment… ne t’en fais pas…

merci de m’avoir de laissé ici chez ati, j’aime bien ça… j’aime la forêt autour, je peux jouer avec mes balles partout… ati me fait courir beaucoup les balles et les bâtons… on a passé une dizaine d’après-midis dans la forêt en arrière de la maison… les gars ont construit un sweatlodge qu’ils appellent – on dirait une grosse cabane à chien ronde avec un gros trou au milieu pour boire, pas fous ces québécois ! – et ils me lançaient souvent des bâtons… c’était le fun en chien…

la bouffe est bonne, pas mal comme avant en fait… le même goût… ati me donne parfois des restes de table, mais toujours dans mon bol, jamais directement de la table… pas grave… tant qu’il m’en donne… je dors surtout sur le bord de la porte, même si ati m’a installé ma doudoune noire près du poêle, j’sais pas, j’aime mieux sur le tapis sur le bord de la porte… plus près de toi on dirait… chacun ses goûts que je lui ai jappé…

hier, j’ai passé quelques heures au café chez Philippe, j’ai bien aimé ça… autant dans la boutique que sur le balcon… Philippe m’a beaucoup flatté… ah oui, j’ai vu quelques-uns de tes ami(e)s d’ici, et des nouveaux que je n’avais jamais vus avant… ils avaient l’air gentil… je suis certaine qu’ils auraient fini par me donner des biscuits de chien s’ils en avaient eu avec eux…

aujourd’hui on est allés au village faire de la choucroute, j’ai couru dans le parc et ati m’a parkée – comme tu vois j’apprends des nouveaux mots pendant que tu es partie – en laisse en avant près de la porte pendant un ptit bout pendant qu’il choucroutait… … j’ai regardé les gens arriver, y avait aussi des enfants, c’était le fun…

c’est l’automne maîtresse ici, un peu gris et pluvieux ces jours-ci mais bien quand même… c’était plus le fun cet été quand il faisait beau et chaud mais que veux-tu, les saisons changent… aujourd’hui en marchant en laisse sur le bord du chemin pour aller voir les chevaux, j’ai rencontré Loco, le chien de la voisine d’ati, Christine… macho un peu sur les bords le jeune… je crois que je vais l’éviter à l’avenir… et on a pas vu les chevaux, ils étaient dans l’écurie…

ati m’a dit qu’on allait bientôt téléphoner à Ben pour aller faire un tour… je m’ennuie de lui aussi, et de Angie et de Istanbul et de Neutron, toute la ménagerie de la rue des Nations quoi…

alors maîtresse bien-aimée, ma belle Flo d’amour, prends bien soin de toi et je ferai de même… et on se revoit bientôt… wouf wouf… »

ati: «ouf ! c’est fait… vraiment bizarre comme expérience… comme si j’étais possédé par une énergie… je ne me souviens plus de rien… juste que ça me piquait dans le cou et que je me grattais avec ma patte d’en avant, euh mon bras gauche… mais je suis bien content que Latika ait pu passer son message… je viens de voir ça sur mon écran… vraiment bizarre cette histoire…»

bye flo, de Latika et ati, ouf et wouf…