Archives pour la catégorie les digressions de l’an 13

junky antérieur

Happy & Free to be MEquarante-sixième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 22/1

traduction maison : le fait de parler de nos problèmes est notre addiction la plus tenace… brisez cette habitude… parlez de vos joies… – rita schiano

remarquez-vous vous aussi, autant en vous que chez les autres, cette tendance à remâcher le vieux stock ? ce radotage de vieilles crottes ? ce fouillage d’âme en peine ? cette jouissance dans le fait de relater nos épisodes les plus souffrants ? qui s’accompagne souvent d’admiration dans le regard des autres…

ça semble être un comportement humain normal, du moins largement répandu, car on retrouve chez presque tous les individus de presque tous les peuples civilisés connus cette tendance à radoter le passé… et à en remettre même souvent… reconstruction incessante… et amplifiante…

d’ailleurs l’une de nos principales addictions ce radotage de vie passée… parmi tant d’autres… mais à chaque fois que l’on répète le passé maudit en mots dits, on lui redonne vie, on le renforce, on le reconstruit… à chaque fois qu’on brasse sa vieille marde (excusez mais faut faire image odorante ici), l’odeur du passé se répand… et éloigne le présent… le fumet du passé émet de nouvelles fragrances sur notre vie actuelle… qui pourtant n’a pas rapport…

sans occulter les épreuves du passé, peut-être vaut-il mieux ne pas trop s’y engouffrer, y creuser, tout déterrer et brasser ? probablement préférable de simplement reconnaître, accepter, assumer et dropper… anyway ce n’est plus et nothing to do about it… et ce qui émerge du passé de temps à autres ? ainsi soit-il… on dealera avec en temps et lieux, si temps et lieux il y a et y aura…

nous n’en sommes pas à une addiction près vous et moi – d’ailleurs plus de détails là-dessus bientôt ailleurs – mais celle de disséquer nos vieilles histoires advitam aeternam est possiblement l’une des plus pernicieuses, sournoises, vicieuses dans le sens de cercle… comme tourner en rond, comme redonner vie aux souffrances à chaque tour de piste, comme rafraîchir le vieux stock en menu du jour…

refaire le tour du passé douloureux comme gratter une vieille gale en train de sécher… pourtant la guérison est déjà en mise en branle, toute seule, autonome, elle se produit déjà d’elle-même… avec le temps et l’acception comme onguent, comme antibiotique, comme baume… précieuse potion magique temporelle… mais je vous comprend, si tentant de bizouner autour de la vieille cicatrice, tirer le bord de la croute, gratter, frotter autour puis jouer dedans un peu, beaucoup, infiniment… et ramener la gale grande ouverte à l’air vif… ouch ! que j’aime ça…

un peu comme les gens en thérapie depuis toujours…. et forever and ever… on investit souvent beaucoup dans le bobo et beaucoup moins sur la résolution… évidemment que parfois, certains épisodes de notre passé nécessitent introspection, distance, verbalisation et compréhension… mais faut savoir mettre la limite et aller de l’avant, vers aujourd’hui, en vivant le présent… et en laissant le passé passer…

car plusieurs d’entre nous sommes tellement identifiés à nos bibittes, nos bobos, nos traumatismes passés… corps de souffrance, pain junky… quelle est cette bizarre partie de nous qui jouit tant de parler et de présenter notre vieille vie à l’autre ? qui se régale d’entendre confession et partage qui signifie confiance et ouverture, compassion et empathie…

alors ami(s) junkies… on arrête ça là OK ?  cold turkey ? right now ? deal…

et apprécions ce froid drastique, cette vie qui nous offre tout ce que l’on a besoin, chaleur, nourriture, confort, amitié…  et parfois des épreuves qui nous permettent de grandir et de se renforcer pour l’avenir…

mais maintenant, que le 22 janvier 2013, right here right now… ni hier, ni demain… même avec tout notre bagage dans le coffre arrière…

le passé ? un présent à apprécier pour qu’il a été et laisser aller… mais pas un jour de la marmotte perpétuel…

rêver l’éveil

rawbrahquarante-cinquième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 22/1

I have a dream… – martin luther king

traduction maison : vos rêves ne peuvent devenir réalité à moins que vous ne vous réveilliez…

fallait y penser non ? se réveiller pour que nos rêves se réalisent… bienvenue aux somnambules… ce qui me fait penser à pierre légaré qui dit pince sans-rire : si un somnambule fait du pouce et que je l’embarque dans mon auto, s’il se réveille, est-ce que je me ramasse dans son lit avec mon char ? pensez-y…

se réveiller pour que nos rêves se manifestent… rêver ou s’éveiller ? rêver et se réveiller ? dormir pour mieux s’éveiller ? s’éveiller et s’endormir, se rendormir de rire…

en tous cas, ici, devant cet écran, maintenant, il est une heure et demie et moi je suis bien réveillé… ou dorme-je ? rêves-je ? dors-je ? éveillé suis-je ? en tous cas, là je ne dors pas… du moins pas tout à fait, car on dort toujours un peu non ? la nuit comme le jour… cette nuit,  blame it on the moon… croissante lune… qui nuit au sommeil… nuit sans sommeil… l’une ou l’autre, lune qui s’en vient pleine, grosse, ronde et blanche… l’autre qui s’en vient lune, lune qui rondit, sommeil qui faiblit… l’une s’arrondit, l’autre rondit, lune dit oui et l’autre dit vie…

rêver à l’éveil, rêver de ne plus dormir, rêver vivre en plein éveil, nager en pleine conscience… hors l’inconscience, dehors l’insouciance… jusqu’à y rêver… s’éveiller à une autre réalité, à toute cette réalité… laisser nos rêves nous ramener ici… rêver de mort, mourir de rêve… vivre à mourir, mourir de rire… rire et mourir, juste vivre…

se pincer soi-même pour s’éveiller, pincez-moi quelqu’un, rincez-moi quelqu’une… s’éveiller soi-même, s’éveiller à soi-même… par soi-même… ou attendre que ça vienne d’ailleurs… est-ce ça peut seulement venir de soi ? ou est-ce que ça peut venir aussi d’ailleurs ? d’ailleurs, est-ce que ça peut venir du tout ?

gros sommeil, grand réveil, gros dodo, wake up et go go go… rêver pour réaliser son plein potentiel, déployer ses ailes en plein ciel, les deux pieds sur terre, la tête dans les airs… s’éveiller avant le punch, se réveiller avant le happy ending… rêve ou cauchemar, se réveiller encore et encore, se réveiller à mort…

rêver sa vie pour la mettre en branle, rêver dans son lit jusqu’à ce que ça ébranle… rêvez, rêver, dis le poête, ravez, raver, dit le rapper… yo yo yo dit le slammer… imaginer, fantasmer, projeter sa réalité du dedans vers le dehors, de la vie vers la mort… du je à nous… éveillé couché, dormir debout… rêver pour imaginer…

s’éveiller pour ne plus dormir, dormir pour rêver, et rêver de s’éveiller… sommeil conscient, sommeil paradoxal… cancer en phase terminale, vie à son stade optimal… la vie, la mort, se réveiller avant de mourir… nuit fatidique, sommeil chronique… dormir et dire, dormir et lire… se dire comme on se lit, se dire dans son lit et se faire lire à la tire… dormir et lire, mourir de rire…

bing ! les yeux ouvrent, ding ! les yeux grands, ouverts, ou verts… ou les yeux pers, de toutes les couleurs, de toutes les couleurs de l’arc-en cil… sourciller au temps qui passe, bidouiller temps et espace, bousiller le temps qui glace, sur place… faut qu’on s’tasse et faut qu’on s’place, prendre sa place devant la glace, pour se voir et se revoir, pour se voir et re se voir… de nouveau, voir le nouveau… et re nouveau… s’éveiller au nouveau, s’éveiller à nouveau…

allez faut que je me rendorme si je veux rêver de me ré veiller… à tout de suite…

photo : raw brahs

vivre dangereusement

restonszenquarante-quatrième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 21/1

journée à trois chroniques car de toute façon, je ne suis même pas supposé être ici… je suis censé être ailleurs, alors je peux être nulle part… et n’importe qui… et faire n’importe quoi… mais pas n’importe comment… et vous me lirez ou pas… j’vous fais courir hein ? ou pas car vous êtes carrément ailleurs vous aussi… ou jammé dans le froid..

savez-vous ce que je viens de faire ? sur un coup de tête…

je viens d’envoyer l’adresse de mon blogue à stéphane laporte et à pierre foglia avec un ptit message… j’aimerais ça qu’ils me lisent, qu’ils me critiquent, qu’ils me jugent, qu’ils me disent ce qu’ils pensent… si jamais ils tombent sur mon message, qu’ils accrochent, qu’ils lisent et qu’ils me répondent… statistiquement peu de chance, mais c’est ce qui rend la vie excitante… à chaque message que je reçois dorénavant, ça peut être d’eux… ou pas… aller à la pêche… toujours prêt à ce que ça morde…. il ne se passe rien la plupart du temps mais inopinément, tow, ça mord ! excitant la pêche…

lancer une bouteille dans les mers… de courriel qu’ils doivent recevoir… un petit pas de moi à mes deux idoles de chroniqueurs… et si marc favreau avait été encore vivant, à lui aussi je lui aurait envoyé… envie d’être daring, gutsy… oui, un brin frondeur que j’ai envie d’être… envie de me faire voir, de me faire lire, envie de vivre dangereusement… puisque je suis censé être ailleurs…

envie de défier la vie, envie de provoquer le destin… envie de passer l’autre bord de la ligne… envie de créer ma vie comme je ne sais même pas encore comment elle peut se manifester… mais me doutant vaguement de ce qu’elle pourrait devenir… ce que je veux qu’elle devienne… think big ati s’ti… pas big pour les autres, juste big pour soi… same to you…

la vie comme genre m’assoir toute la journée et simplement contempler le feu… et attendre… relaxer, ne rien faire… être… qu’être… n’allant nulle part puisque censé être ailleurs… que quelques chroniques in between dans le grand vide quand l’envie monte… et apprécier ce grand vide plus plein qu’avant… un grand vide plein de rien, mais un rien plein, un rien plus connu, plus familier… moins plein de moi, moi déguisé en rien… simplement, mon rien à moi qui remplit le vide à tout…

assis aussi à ne rien faire, en communion avec ma tante qui est en train de partir,  imminent semble-t-il… alors assis avec ma tante, qui est en train de quitter son corps, et moi pas… encore dans le corps pour un bout de temps j’imagine mais comme on ne sait jamais ces affaires-là, à suivre…

on va peut-être partir avant ma tante vous et moi… juste là, maintenant, comme ça… ou pas… un peu plus tard… vivre sa vie en attendant créativement la mort, vivre sa vie en s’en allant nulle part… enfin… ça m’a pris du temps à la comprendre celle-là… vous aussi ?

photo du haut : restons zen, en bas ? j’sais pas…

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entre doute et certitude

10299_10151353828279375_1956170287_nquarante-troisième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 21/1

traduction maison : le doute est inconfortable, la certitude ridicule… – voltaire

l’air est croustillant… (note du chroniqueur)

je ne sais pas… je suis certain(e)… aucune idée… mmm j’hésite… j’sais pas… ben oui… je l’sens pas… c’est sûr… peut-être que si… j’en suis sûr(e)… ben voyons… pas certain… affirmatif… catégorique… for sure…

mesdames et messieurs…

dans le coin droit, le doute : questions, questionnement, scepticisme, je n’y crois pas… le thomas de la bible… attitude de méfiance généralisée… prouve-le… ça en prend quand on vit dans le monde… non…

dans le coin gauche, la certitude : nos croyances non remises en cause, fondées ou flyées, les y a pas de hasard affirmés sans hésitation… et pourtant… croire dur dur jusqu’à se faire des accroires… ancrés dans les histoires de fées et de superhéros de notre enfance… le monde du père noël… jusqu’à croire aveuglément… oui…

et dans le milieu du ring ?

l’espoir, la confiance, la foi, l’ouverture, l’équilibre, l’inclusion, le monde de toutes les possibilités… la quête de découverte mais la non-exigence de trouvailles… ni oui ni non, tout peut-être…

d’un côté, le doute est sain, tellement sain… ne rien prendre pour acquis, questionner, chercher, préciser… jusqu’à un certain point… car le doute peut être aussi plus que malsain… il peut être meurtrier… quand galilée a affirmé que la terre n’était pas plate mais ronde, on a douté, assez qu’on l’a tué… alors faut modérer ses doutes en même temps que ses transports…

et en même temps, pour vivre, me semble qu’il faille ressentir une certaine solidité intérieure, une source de certitude, une confiance en soi et en la vie, quelque chose comme faire du sens avec… rendre le monde sensé… si ça se trouve…

car on est en pleine dualité ici : le doute rationnel de la science de quelques-un(e)s versus les croyances religieuses parfois aveugles des masses…

l’idée ? tenter d’intégrer les deux, adopter une attitude d’ouverture, du tout est possible, du oui à plus grand que soi, et en même temps, expliquer, chercher, questionner, enquêter, fouiller… et pas tenter de trouver ni de tout savoir à tout prix… alors surtout avoir du fun à chercher…

hommes et femmes… inné acquis… la poule ou l’oeuf… canadiens bruins… dieu ou pas… gauche droite… yin yang… des extrêmes qui mériteraient à s’unir, à s’effacer, à fondre…

churchofpunks

Learn to trust yourself for you have the spirit of God inside of you. Trusting comes from believing in yourself. You have to start within yourself. Once you believe in yourself, you can trust others. So start from you. ♥ Love and light to all © Abira Mukherjee ♥ ♥ ♥ Angelic Poems and Prayers

Ce qu’il nous faut faire pour permettre à la magie de s’emparer de nous c’est chasser les doutes de notre esprit. Une fois que les doutes ont disparus, tout est possible. – Carlos Castaneda

changement de plans

doreenvirtueviYasmin Bolandquarante-deuxième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 21/1

traduction maison : donne toi la permission de quitter immédiatement tout ce qui te donne de mauvaises vibrations… aucun besoin d’expliquer ou que cela fasse de sens… fais confiance à ce que tu sens…

surprise… je vous écris de la maison… j’étais sur le point de partir pour New York !!! (le sud, des vagues, mais pas aussi chaud que certaines pensaient 😉 pour quelques jours de visite chez mon ami fakeer… mais un drôle de feeling me trottait dans le corps depuis hier… une réticence, une ambivalence, une réserve…

avec la vague de froid prévue et l’un de mes tuyaux qui a tendance à geler lors de grands froids, je ne partais pas en paix… le feeling grandissait en cours de journée… alors comme le dit la citation, je fais confiance à ce que je sens… alors enwèye à maison le chroniqueur…

faire confiance à ce chatouillement, ce signal d’alarme interne, cette ptite voix qui chuchotte bas et doucement… écouter, faire confiance, reconnaître, sentir… et par la suite agir en conséquence… ou pas… suivre le flot interne… compas existentiel… pas toujours évident… intuition, mindfucking, instinct… whatever ! faut simplement suivre la vibe…

donc quatre jours gratis, horaire grand ouvert, imprévu, plein de vide dans l’agenda… quatre jours pour prendre un peu d’air, lire, écrire, boire du soleil, cocooner, faire du feu et guetter mes tuyaux… quatre jours à la maison pour profiter de ce qui n’était pas planifié… pour gratter ma guitare que j’ai négligée récemment, pour prendre soin du paradis… en vacances dans sa propre demeure le chroniqueur…

nouveau pour moi de changer de plan comme ça à la dernière minute, moi qui, depuis des années, était booké des mois et des années d’avance et qui se faisait un honneur de respecter tous mes engagements… mais cette fois, le feeling est clairement là, fort, tonitruant, incontournable… plus forte que le chroniqueur la vie… alors suis-la, go with the flow… quoi qu’aujourd’hui on serait mieux de glisser sur la vie que de suivre le flow car le flow aura froid dans le dos cette semaine…

et vous ça vous arrive souvent de changer de plan comme ça ? de couler fluidement avec la vie… de vivre sans plan, ou de les modifier sans pré avis… vivre même pas au jour le jour mais moment à moment… oui papa !

car pas toujours évident de changer d’idée comme ça et de suivre le filon interne sans se préoccuper de ce que les autres vont dire…

aie le chroniqueur, ton ami t’attendait… et tu avais dit à tout le monde que tu partais et là tu changes d’idée… qu’est-ce que le monde va dire ? entre vous et moi, est-ce que ça fait  vraiment une différence ? relaxe le chroniqueur, le monde ne se préoccupe pas vraiment de ce que tu fais… y autre chose qui se passe sur la planète tu sais… tu n’es pas le nombril du monde… fais tes affaires car les autres font leurs affaires eux aussi…

si j’y étais allé quand même, peut-être que ça aurait été un formidable voyage ? peut-être que mes tuyaux n’auraient pas gelé ? ou peut-être que si ? peut-être que j’aurais eu un accident mortel en voyageant ? peut-être que j’aurais rencontré mon âme soeur ? peut-être peut-être peut-être… mais ce qui est certain, c’est que je serais pas parti l’esprit tranquille, alors que se fier à soi, se faire confiance… et écouter sa voix et suivre sa voie…

allez, on se réchauffe…

in & out…

viastéphaniegagné

quarante-et-unième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 20/1

traduction maison: seulement ce qui est aussi moi en vous peut entendre ce que je dis…         – Baba Ram Dass… 

beau non ? en tous cas j’ai l’impression que ça éclaire quant à ce qui résonne en vous quand vous lisez mes mots… quand ça résonne… mes maux couvent vos maux, donc nos maux… mes mots trouvent vos mots, donc les bons mots…

votre réalité intérieure qui est chatouillée par la même réalité qui est en moi en l’occurrence et exprimée, ou par tout autre personne qui vous fait résonner… nous portons tous et toutes en nous une part commune de réalité… que nous nous reflétons les un(e)s les autres… je suis vous, vous êtes moi, moi j’suis toi et toi t’es moi… mi and you tiguidou…

par exemple, je suis encore tout plein de Dhyan Vimal, ma récente découverte… dont j’ai encore écouté quelques discours aujourd’hui… en tous cas, la partie de lui en moi résonne fort… elle sonne, cogne, frissonne et fredonne…  belle résonance… bonne synchronicité aussi j’imagine… quand le récipiendaire est prêt, le message arrive… où est-ce le récipiendaire qui attire le message ? attire peut-être, mais forcer jamais…

cette nuit, soit dans quelques heures, je pars pour une destination que je ne vous dévoile pas tout de suite, question de vous garder curieux/ses et sur le qui-vive un peu… les prochaines chroniques proviendront de là-bas… on verra si le contexte change le discours…

je vous donnerai des indices afin de trouver l’endroit où je serai, on en fera un concours de divinette… oui oui un concours de ptit divin… alors chers ami(e)s, court message avant le départ…

sur cette vague de froid qui s’annonce, je vous salue bien bas et vous reviens dans les prochains jours… de là-bas… d’ailleurs… mais toujours ici, sur cet écran et dans vos yeux…

sioux…

Osho 2.0

Capture d’écran 2013-01-20 à 07.40.12quarantième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 20/1

hier matin, je vous disais que j’avais pris part, en tant que témoin, à une cérémonie d’initiation entre val-david et kuala lumpur via skype… et bien hier, dans la journée, j’ai découvert le maître en question via quelques discours…

wow ! quel bel être humain, allumé, direct, straight, décapant… pour avoir écouté, lu et aimé Osho pendant plus de 30 ans, je viens de trouver quelqu’un de la même qualité, du même calibre, suscitant la même résonance en moi… et en plus lui-même dans la lignée d’Osho… énergie qu’il émane d’ailleurs… ça reste dans la famille… merci priya, merci myriam pour la piste…

je suis dans une période de ma vie entre deux eaux, pas stagnante car il se passe toujours tellement de choses dans le sur place, mais disons que sur le plan horizontal, ça semble ne s’en aller nulle part les affaires pour moi depuis un an… et pourtant…

si sain et riche ce simili sur place, je le réalise ces jours-ci, le précieux d’aller nulle part… ne reste simplement qu’à être ici, présent… simplement présent au présent qui se cache dans le présent… mais quand on est habitué à toujours aller quelque part depuis toujours dans sa vie, plutôt déstabilisant… même si après un an, on commence à s’habituer… et à réaliser que même si on pensait autrement, la vie ne va nulle part… que vers ici, que vers maintenant…

alors j’accueille cette nouvelle rencontre avec ouverture, avec réceptivité, avec une grande acceptation car j’avais besoin d’un switch… d’un coup de pied dans mon ptit cul spirituel… et c’est ce que les mots et la vigueur de vimal me donnent… un nouveau kick start, un boost… pour poursuivre l’allégorie gars de char de la chronique d’hier…

stimulant, allumant, rafraîchissant… je vide ma tasse – encore – et j’accepte de la remplir avec du frais, de l’actuel, avec du jus du jour… car j’ai soif de vie, soif de vivre plus intensémment, plus intérieurement, plus immensémment… bon timing…

au fil des ans, j’ai vu plusieurs disciples d’Osho ou d’autres maîtres changer de guru au fil des ans, devenir disciple d’autres maîtres après le départ de leur beloved… je n’ai pas d’opinion là dessus, chacun sait ce qui est bon pour lui/elle mais moi je n’ai jamais senti cet appel de changement…

mon coeur a toujours été occupé par Osho et continue de l’être… même si les enseignements de plusieurs autres maîtres m’ont touché profondément, ma connexion avec mon maître est irremplaçable, fondamentale, unique… quand j’aime une fois j’aime pour toujours…

mais j’avoue qu’avec vimal, y a un ptit quelque chose de spécial… je ressens une familiarité, une aisance d’être, une communion de l’existence… son message passe 10-4… comme une certaine continuité avec le message d’Osho… même fréquence… mêmes repères… peut-être parce qu’il transporte une certaine fragrance d’Osho en lui lui aussi… sans ressentir le besoin d’un autre maître dans ma vie, je reçois cependant cette rencontre avec une grande ouverture…

mon titre se veut un peu provocateur pour moi-même et une continuité de celui d’hier matin, sannyas 2.0 (sannyas veut dire disciplehood en sanskrit)… il ne signifie pas que je compare vimal avec osho ni que je compte remplacer mon beloved par un nouveau guru plus jeune, plus beau, plus vivant… mais j’avoue que je suis touché en mon centre par cet homme simple, clair et accessible…

comme certain(e)s parmi vous peuvent se trouver dans le même espace que moi, ayant l’impression de ne pas avancer actuellement, cherchant un signe du destin, une source d’inspiration, je me disais pourquoi ne pas partager… car l’enseignement est d’une grande qualité… et puisqu’on peut profiter de la sagesse des autres…

comme chaque chemin est personnel, et que ma compréhension n’est que la mienne, évidemment je n’interpréterai pas ici son message car vous êtes assez grand(e) pour le faire vous-même si vous le désirez… et on le comprendra chacun à sa manière… mais peut-être que ses mots et sa vigueur vous toucheront vous aussi… vous êtes peut-être vous aussi à un clic d’une grande rencontre ?

http://www.dhyanvimal.com/

penser comme on respire…

184436_278118288980325_307485005_ntrente-neuvième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 20/1

pas besoin de traduction maison right ? pensez-y pas 😉

deux questions: comment ne pas penser ? et qu’est-ce que too much ? parce que veux veux pas, ça pense tout seul c’t’affaire-là, day in day out… même la nuit… essayer d’arrêter la machine à pensées ? elle va se mettre à spinner dans l’beurre… préférable de laisser rouler ça dans le vide et parait que ça va finir par ralentir tout seul… pas nécessairement arrêter, juste ralentir…. sur le neutre, ronronnant… faisant du sur place… fade out…

d’ailleurs pourquoi vouloir ne pas penser ? vouloir penser moins ? c’est quoi le problème ? pourquoi vouloir ne plus penser ? anyway comment arrêter ça ? que veut et peut-on arrêter au juste ? veut-on arrêter de respirer ? veut-on arrêter notre coeur de battre ?

si on peut seulement watcher les pensées quand ça pense, quand ça passe, ça doit devenir comme la respiration, comme le flot du sang dans le corps, comme le reste… ça peut rester un flot dégagé, un mouvement interne libre et naturel… rien à faire… que de laisser faire… puis laisser se taire…

OK explication maison en langage gars – mais ça s’adresse aussi aux filles of course – sur comment prendre une distance face au mental : m’ssieurs dames, disons que le mental est un moteur de char… un manuel bien sûr car en ce domaine, la job se fait à la main, une job de bras… s’il y a quoi que ce soit d’automatique avec le mental, faut en prendre conscience et le désautomatiser…

alors quand ça va trop vite dans la boîte de vitesses, on ne freine pas… un pied sur le gaz un pied sur le break, pas une bonne idée… premièrement on pèse sur la clutch… et là, même s’il continue à tourner, le moteur se met à rouler dans le vide… et ça devient petit train va loin… mais de plus en plus lentement… loin mais nulle part… et au neutre… et sans effort…

wo les moteurs ! chronique fofolle, éclatée, folichonne et fanfaronne… mots de nuit d’un beau samedi de congé, plein de neige et de calme feutré blanc autour… cinq’milles à l’heure, cinq’milles alors… cinq’milles à pied, ça use les claviers…

chroniquer pour blaster la pensée… chronique inutile, chronique jeux de mots, chronique justes mots, smoothie scrabble et mots croisés… mots mystères ? mots cachés… crossword puzzle… mots de terre, mots amers… jeux de mots, mal de mer et de grammaire…penser penser penser…

chronique pour ne pas penser justement, pour ne plus penser, pour compenser, pour dépenser, pour décompenser… penser et ne plus rien dire, penser pour tout rire… penser pour jouer du mot, pour gosser du flow, pour taper du wo ! faire du toc avec du faux… faut c’qui faut mon mario… wo wo wo mon gino… chronique macho, chronique nigaud…

écrire pour écrire et prendre une distance de ses propres pensées… écrire pour mettre les pensées sur clavier, sur écran géant, devant soi, accepter et éclairer ce qu’on appelle thinking too much

et au lieu de thinking too much, pourquoi ne pas plutôt réaliser que l’on est simplement happés par ses pensées, pris dans le fil d’araignée, aspiré dans le vide… et relâcher, se lâcher lousse… et alors penser devient simple comme respirer, un phénomène involontaire… et sans effort… fini je pense, mais plutôt ça pense, tout seul, personne ne fait plus rien, la pensée se fait… et se fane… way to go !

quand on s’assoit pour méditer, on se rend compte que c’est pas tant thinking too much que thinking all the time… alors quoi faire d’autre que laisser penser se faire ? penser ? rien à faire contre ça, mais rien à faire avec non plus…

ne rien faire d’autre que de regarder la scène, peu importe le contenu, et ne pas se mettre le nez dedans… sans juger, observer avec curiosité, acceptation et bienveillance… et détachement… sinon c’est une lutte à finir et c’est pas nous qui allons gagner celle-là !

car la pensée est source de créativité ou d’enfer… mement mental…

on pense comme on respire alors respirons quand on pense… acceptons que nous sommes des êtres pensants, mais que nous ne sommes pas ces pensées, que la présence qui observe… plus reposant non ?

hommage aux fidèles et infidèles…

64502_10151234790487798_952809437_ntrente-huitième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 19/1

vaut mieux être lu 100 fois par une personne qu’une fois par 100 personnes… – paul valéry

dans un décor semblable à celui-ci dans lequel je vais et je viens… de faire une grande marche pleine de pellicules célestes tombant du ciel, cet après-midi est aux hommages… de moi à vous… oui oui toi aussi… je tiens à vous rendre hommage… lecteurs/trices… pour votre assiduité, votre fidélité, votre régularité… ceci est notre blogue… blogue à part et à partager… notre agora, notre meeting place… que ce soit au quotidien ou pour la première fois…

en effet, je veux vous exprimer ma reconnaissance, mon appréciation, ma gratitude… parce que je le ressens profondémment, parce que j’apprécie votre présence qui effleure mes mots, parce que ça me touche très très doucement… parce que je sens vos yeux sur mes mots, je sens votre souffle dans mon cou… et ça m’inspire… ne pas écrire tout seul, comme dans ne pas parler tout seul…. mais si on parle seul, peut-être qu’on parle alors à dieu ? et aussi parce que c’est bon pour la santé d’être grateful… bon pour l’âme, bon pour le tonus spirituel, bon bon…

vous qui mettez de la vie dans mes mots, du pep dans mes textes, de la chronologie dans ma chroniquologie, de la chronicité réciproque dans ma maladie imaginaire chronique… vous qui êtes souvent, depuis presqu’un an, mon seul contact avec âme qui vive, avec vie humaine de près ou lointaine… mais jamais vaine… et très très saine… et je pourrais continuer avec encore une multitude de mots qui finissent en …aine, mais je vous épargne ça par considération pour votre intelligence… et ne pas tomber dans le kétaine…

en effet, depuis un an, je vois peu de gens live, surtout des rencontres virtuelles qui prennent place… ça c’est vous… et toi aussi bien sûr… pour certain(e)s, nous nous sommes déjà rencontrés de corps à corps, tandis que pour d’autres, nous nous sommes peut-être croisés dans nos chars, ou pas… et d’autres encore que je ne connais ni d’ève ni d’adam, ni des lèvres ni des dents… jamais vus vous et moi… pas grave, déjà lu… jusqu’ici…

donc par choix, en retraite fermée, à vivre la plupart du temps en solitaire depuis un an déjà… pour défragmenter le soi, se retrouver, se démorceler… pour plonger en soi… et choisir d’écrire comme mode de communication principal, les mots comme lien fondamental avec le monde, comme pont vers les autres, vers vos yeux puis vos coeurs… mon koan de l’année d’ailleurs : dis moi ce qu’est un(e) autre… dans ce cas-ci, les trois petits points sont ouverts grand, à l’infini… jusqu’ici…

donc merci à vous qui me lisez à partir du Québec évidemment, mais aussi d’ailleurs au Canada, et aussi d’ailleurs ailleurs… d’ailleurs des USA, ailleurs au Costa Rica, d’ailleurs du Brésil, ailleurs en Italie, d’ailleurs de la France, ailleurs en Belgique, d’ailleurs de l’Allemagne, ailleurs en Tunisie, d’ailleurs d’Israel et même du Liechtenstein… et de quelques autres pays que j’oublie… pas pour dire et pas pour rire, virtuellement le monde…

possiblement que certain(e)s dans ces pays lointains ne font que regarder les images, mais néanmoins, y a pas de sots lecteurs/trices, que des visiteurs intéressés d’une façon ou d’une autre… que des paires d’yeux, connectés à un être, qui, par hasard ou par destin, viennent en contact avec le bout de mes doigts… mon âme, mon coeur, mes doigts, vos yeux, votre coeur, votre âme…

alors merci de donner vie à ces mots, mots gauches, mots adroits…

sannyas 2.0

823_541197979232633_2118462739_ntrente-septième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 19/1

les lève-tôt qui se réveillent habituellement avec mes mots ont peut-être été surpris(es) ce matin en constatant que contrairement à mon habitude, je n’y étais pas tôt tôt tôt… mais comme vous constatez aussi, je suis revenu… tôt tôt, vous ne me voyiez pas, tôt tôt vous me lisez… les autres, vous n’avez rien vu passer… vous dormiez tranquilles… j’espère…

en effet, je n’étais pas ici tôt tôt tôt ce matin, j’étais ailleurs, mais tout de même quand même un peu ici… à 5 h, je suis allé assister à une cérémonie d’initiation spirituelle de deux amis… les deux nouveaux disciples en question étaient ici à Val-David, sous la neige, avec un feu de bois dans le foyer, alors que le maître spirituel était à Kuala Lumpur en Malaisie… en direct… live… now ici, now là-bas…

ici 5 h, petit matin, là-bas, 16 h, fin d’après-midi… mais même vie, même existence, communion de coeur et d’âme… même connexion…

et malgré les milliers de kilomètres de distance et les 11 heures de décalage, mes deux amis  étaient en communication directe avec le maître, via skype… eh oui… via skype… en contact virtuel et visuel, en communion… par l’âme bien sûr, mais aussi par les yeux et par la voix, pas seulement la ptite voix du dedans, la presque silencieuse, celle aussi qui fait du bruit, celle qui sort de la gorge, la voicale… one two testing, 10-4, 10-4…

définitivement, on n’arrête pas le progrès… être initié par un maître spirituel en temps réel à des milliers de kilomètres de distance, en temps réel… presqu’irréel… même si les moyens se transforment, la relation maître-disciple demeure, se transforme…

moi qui suis devenu disciple à une époque où l’on rencontrait encore le maître de corps à corps, où la présence physique était encore requise, la seule possible à part la télépathie d’âme… et malgré que la relation soit toujours prioritairement d’âme à âme entre un disciple et un maître, et le corps un détail, la cérémonie d’initiation de ce matin m’a inspiré réflexion… et espoir…

car beau de voir encore des gens en quête, curieux, ouverts, reconnaître en certains êtres des sources d’inspiration et leur dire oui… s’ouvrir à une transmission que peu d’entre nous vivons… et nous ne sommes ni meilleurs ni pires que ceux et celles qui ne vivent pas une telle relation… car on ne choisit pas nécessairement une relation avec un maître… car comment le non-voyant peut-il trouver le voyant… quand le/la disciple est prêt(e), la maître se révèle…

dans notre société individualiste actuelle dans laquelle on prône toujours davantage l’autonomie, l’indépendance, le me myself and I – mon oeil – de même que le faire par soi-même, un peu anachronique de se prosterner aux pieds de quelqu’un d’autre… de reconnaître en un autre être une réalisation à laquelle on aspire fondamentalement… une réalisation qui dicte notre existence… la recherche de transcendance…

pour ceux et celles qui n’ont jamais fait la rencontre d’un maître spirituel, désolé, mais vous ne pourrez pas comprendre… car la relation maître-disciple est incompréhensible… même pour nous qui la vivons…

la relation maître disciple est semblable à une relation amoureuse, mais en même temps, drastiquement différente… elle ne s’explique pas et ne s’évite pas non plus quand elle vous frappe, on ne peut que dire oui, que s’y abandonner… quand le disciple est prêt, le maître se présente… et dans cet abandon, l’univers nous rentre dedans… l’égo disparaît, temporairement… de temps en temps…

relation impossible à définir que celle d’un(e) maître et disciple, impossible à expliquer, autant aux autres qu’à soi-même… car monter en amour avec un maître spirituel relève d’une autre dimension… elle ne fait pas de sens… elle est irrationnelle, complètement folle, impossible à saisir…

bien sûr que la relation maître disciple n’est pas essentielle pour tous et toutes… on peut accéder au nirvana sans maître… bien sûr on est son propre maître… mais encore… une telle relation peut s’incarner via toute autre forme : avec un enfant, un animal, la nature, la musique, le silence et le vide… ou pas…

mais quand elle se présente à nous, on y découvre un monde plus grand que soi, on voit à l’extérieur de soi ce à quoi on aspire depuis toujours… on reconnaît sa profonde nature divine qui marche sur deux pieds devant nous, en fait qui flotte presque…

personnellement depuis que j’ai été en présence d’Osho pour la première fois, le monde ne fut plus jamais le même… je venais de pénétrer le mystère… et il n’est encore jamais le même… jamais… bien sûr que même accompagné d’un maître, on marche le chemin par soi-même, mais le maître est un éclair qui illumine temporairement le chemin à suivre, chemin qu’on parcourera seul par la suite, mais en même temps plus jamais seul… un pied dans la marge, un pied dans le divin, le coeur ici et ailleurs…

avec le maître, mort ou vif… car le corps est un détail dans ce type de relation… âme à âme…

à tous les maîtres et à tous les disciples, namasté…

Buddham saranam gacchami (I go to feet of the awakened one for refuge)
Dhammam saranam gacchami (I go to the Dhamma for refuge)
Sangham saranam gacchami (I go to the Sangha for refuge)