junky antérieur

Happy & Free to be MEquarante-sixième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 22/1

traduction maison : le fait de parler de nos problèmes est notre addiction la plus tenace… brisez cette habitude… parlez de vos joies… – rita schiano

remarquez-vous vous aussi, autant en vous que chez les autres, cette tendance à remâcher le vieux stock ? ce radotage de vieilles crottes ? ce fouillage d’âme en peine ? cette jouissance dans le fait de relater nos épisodes les plus souffrants ? qui s’accompagne souvent d’admiration dans le regard des autres…

ça semble être un comportement humain normal, du moins largement répandu, car on retrouve chez presque tous les individus de presque tous les peuples civilisés connus cette tendance à radoter le passé… et à en remettre même souvent… reconstruction incessante… et amplifiante…

d’ailleurs l’une de nos principales addictions ce radotage de vie passée… parmi tant d’autres… mais à chaque fois que l’on répète le passé maudit en mots dits, on lui redonne vie, on le renforce, on le reconstruit… à chaque fois qu’on brasse sa vieille marde (excusez mais faut faire image odorante ici), l’odeur du passé se répand… et éloigne le présent… le fumet du passé émet de nouvelles fragrances sur notre vie actuelle… qui pourtant n’a pas rapport…

sans occulter les épreuves du passé, peut-être vaut-il mieux ne pas trop s’y engouffrer, y creuser, tout déterrer et brasser ? probablement préférable de simplement reconnaître, accepter, assumer et dropper… anyway ce n’est plus et nothing to do about it… et ce qui émerge du passé de temps à autres ? ainsi soit-il… on dealera avec en temps et lieux, si temps et lieux il y a et y aura…

nous n’en sommes pas à une addiction près vous et moi – d’ailleurs plus de détails là-dessus bientôt ailleurs – mais celle de disséquer nos vieilles histoires advitam aeternam est possiblement l’une des plus pernicieuses, sournoises, vicieuses dans le sens de cercle… comme tourner en rond, comme redonner vie aux souffrances à chaque tour de piste, comme rafraîchir le vieux stock en menu du jour…

refaire le tour du passé douloureux comme gratter une vieille gale en train de sécher… pourtant la guérison est déjà en mise en branle, toute seule, autonome, elle se produit déjà d’elle-même… avec le temps et l’acception comme onguent, comme antibiotique, comme baume… précieuse potion magique temporelle… mais je vous comprend, si tentant de bizouner autour de la vieille cicatrice, tirer le bord de la croute, gratter, frotter autour puis jouer dedans un peu, beaucoup, infiniment… et ramener la gale grande ouverte à l’air vif… ouch ! que j’aime ça…

un peu comme les gens en thérapie depuis toujours…. et forever and ever… on investit souvent beaucoup dans le bobo et beaucoup moins sur la résolution… évidemment que parfois, certains épisodes de notre passé nécessitent introspection, distance, verbalisation et compréhension… mais faut savoir mettre la limite et aller de l’avant, vers aujourd’hui, en vivant le présent… et en laissant le passé passer…

car plusieurs d’entre nous sommes tellement identifiés à nos bibittes, nos bobos, nos traumatismes passés… corps de souffrance, pain junky… quelle est cette bizarre partie de nous qui jouit tant de parler et de présenter notre vieille vie à l’autre ? qui se régale d’entendre confession et partage qui signifie confiance et ouverture, compassion et empathie…

alors ami(s) junkies… on arrête ça là OK ?  cold turkey ? right now ? deal…

et apprécions ce froid drastique, cette vie qui nous offre tout ce que l’on a besoin, chaleur, nourriture, confort, amitié…  et parfois des épreuves qui nous permettent de grandir et de se renforcer pour l’avenir…

mais maintenant, que le 22 janvier 2013, right here right now… ni hier, ni demain… même avec tout notre bagage dans le coffre arrière…

le passé ? un présent à apprécier pour qu’il a été et laisser aller… mais pas un jour de la marmotte perpétuel…

3 réflexions au sujet de « junky antérieur »

  1. Paripurna

    Ha que c’est bon de le dropper ce passé lourd qui n’a plus rapport avec le présent. Très d’accord avec toi Ati. Plus léger pour les épaules le moment présent…
    Paripurna

    Répondre

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