Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

merci mes dames, mères si, mais dames

480762_472985006089268_492819220_ncinquantième pop-up /// 10/3/13

chronique procrastinée depuis quelques jours autour de la journée des femmes…

vendredi passé, 8 mars, journée des femmes, je voulais mentionner et souligner l’événement par une chronique mais j’en ai été incapable… bizarre le chronicoeur… gêné, timide, comme si je ne voulais pas parler à votre place en cette journée puisque c’était votre journée à vous après tout… je dis votre place car vous êtes en grande majorité des femmes à lire ces chroniques… et étrangement, le soir du 8 mars, sans que cela soit planifié, je suis allé souper avec 5 femmes qui étaient venues méditer plus tôt…

tout à l’heure (oui celle qu’on a perdu durant la nuit justement 😉 le thème de cette journée des femmes est remonté en mémoire lorsque je marchais dans le bois… c’est surtout l’image de Madame Marie-Andrée Bertrand qui occupait la place dans mes pensées, elle qui est décédée il y a deux ans juste avant la journée des femmes…

en marchant, je pensais à la chance que j’ai eu d’avoir eu tellement de femmes précieuses qui ont croisé mon chemin, qui m’ont inspiré, qui m’ont appris à peu près tout ce que je sais de la vie…

je suis un homme à femmes, mais pas dans le sens où on l’entend habituellement car les femmes les plus importantes étaient ou sont mes doyennes et jouant un rôle de mentoresses pour moi… car j’ai eu relativement peu de relations amoureuses… ces femmes je les ai surtout cotôyées dans un rapport non bliblique… elles m’ont montré, appris, enseigné la vie…

alors en hommage à ces grandes dames de ma vie, quelques mots de remerciement en ordre et en vrac…

i59comment commencer un tel tour de piste par une autre femme que celle qui nous a donné la vie, le sein et tout ce qu’elle était et avait, tout le stock de base pour voyager sa vie… la mienne était douce, forte, courageuse, avec le coeur grand comme ça… depuis son passage de l’autre bord, il y a presque 10 ans, elle veille encore sur moi, from up there, je la sens, je la sais présente… je lui parle en tous cas… merci pour tout moman… je garde court car il y a toute une chronique en son honneur sur ce blogue à: https://atidion.com/2012/10/10/les-chroniques-inutiles-ecrire-pour-ecrire-59/

Marie-Andrée Bertrand

marie-andree-bertrand-1

c’est surtout de madame Bertrand dont je parlerai dans cette chronique car c’est elle qui l’a inspirée, étant morte il y a deux ans presque jour pour jour, à la sortie d’un débat public en compagnie de Pol Pelletier et de quelques autres femmes dont j’oublie les noms sur la place des femmes dans la société… quelle soirée ça a dû être…

je pense beaucoup à elle aujourd’hui… elle me rôde autour… ma directrice à la maîtrise et au doctorat pendant presque dix ans… beaucoup de reconnaissance pour cette grande dame… car c’est elle qui m’a éduqué intellectuellement, m’enseignant à développer une rigueur rationelle et logique et une droiture philosophique sans faille… femme d’une rare qualité, on avait besoin de se tenir droit argumentairement parlant face à elle… on disait qu’il était beaucoup plus plaisant de l’avoir de son bord que le contraire lors de sa soutenance de thèse… mais l’avoir eu de son bord, ça veut dire qu’on a dû épluché considérablement son discours…

criminologue, travailleuse sociale, antiprohibitionniste avant l’heure, féministe, musicienne, psychanalyste, pionnière dans plusieurs domaines, elle a travaillé sans relâche jusqu’à la fin de sa vie… à 85 ans, elle en avait l’air et l’énergie d’une femme d’au moins 15 de moins… tristement, elle est morte sur la rue, à la sortie du débat cité plus haut…

ensemble on a travaillé, on a écrit, on a argumenté, on a débattu de tout et de rien, on a disséqué tout ce que j’ai pensé et dit personnellement, socialement, psychologiquement, politiquement et académiquement parlant pendant presque 10 ans… pas reposant d’avoir une psychanalyste comme directrice de thèse 😉 mais éclairant sur soi… une vraie machine à laver avec gros gros tordeur pour l’égo… mais hautement formateur… d’elle j’ai appris à regarder comment penser les drogues autrement… et ça continue…

la première fois que je l’ai rencontrée, j’ai été impressionné car elle était une une idole à moi depuis longtemps… antiprohibitionniste de renommée internationale, initiatrice de la Ligue Antiprohibitionniste Internationale, elle a siégé sur la commission LeDain de 1969 à 1973, y déposant un rapport minoritaire soutenant la légalisation de toutes les substances, elle avait fait sa marque dans le monde des politiques sur les drogues… dans les grandes ligues…

en farce, car gêné et intimidé, lors de notre rencontre initiale en vue de la maîtrise, j’ai lancé à la blague que j’étais son successeur… elle m’avait dit le plus sérieusement du monde : enfin quelqu’un qui se lève pour la cause… ouf, ça partait vite… merci pour tout Marie-Andrée, Madame Bertrand…

http://www.ledevoir.com/societe/justice/318284/marie-andree-bertrand-1925-2011-une-pionniere-de-la-legalisation-des-drogues-s-eteint

Jessica Rochester : quelques mois seulement après la mort de Madame Bertrand, au printemps 2011, j’ai commencé à travailler avec Madrinha Jessica Rochester afin de l’aider à finaliser le processus de légalisation de l’ayahuasca au Canada, dossier qu’elle avait instauré et mené depuis plus de 15 ans… quel travail de moine réalisé par cette femme droite et intègre au cours de ce long processus…

sans être trop attiré par le mouvement Santo Daime à l’époque, et sans connaître Jessica personnellement non plus, nous sommes partis ensemble pendant 3 semaines au Brésil à l’été 2011 afin de compléter les documents administratifs requis… belle et intense et riche rencontre… une chance que ça a bien été sinon ça aurait été long longtemps 3 semaines…

bizarremment, cette rencontre me permet encore une fois un apprentissage auprès d’une femme plus âgée que moi… quelle rigueur, quelle intégrité chez Jessica… mais je ne sais trop quoi penser du fait que j’apprends de nouveau auprès d’une femme plus âgée que moi… pas envie de m’auto-psychanalyser, je vous laisse ça à vous 😉

car ça constitue un rapport de compagnonnage assez particulier d’être un homme qui apprend auprès d’une femme plus âgée… mettons que l’on découvre si de vieux patterns machistes sont encore installés dans le disque dur..

car pour un homme, apprendre d’un homme plus vieux est relativement normal, tout au moins naturel, très différent d’apprendre auprès d’une femme… ça demande une disposition différente… difficile pour moi de nommer avec précision… simplement un constat… mais ça me permet notamment d’apprendre l’intégrité féminine…

ici, en rafale quelques femmes qui m’ont montré et me montrent encore le chemin du coeur:

Chandrika et Premdip : les deux femmes pilliers de la Humaniversity en Hollande qui soutiennent avec coeur et générosité Veeresh dans son travail depuis plus de 30 ans… fortes, sensibles, maternelles et éternellemment jeunes de coeur…

Grand-Mère Dianne Ottereyes Reid : Elder Crie que je découvre davantage depuis quelques années et que j’apprécie de plus en plus… meegwetch…

Charu : mon amie, ma blonde, ma partenaire, la mère de Fanny, une femme de coeur et de tête avec qui j’ai vécu et travaillé pendant plus de 20 ans… elle est depuis un an en processus d’acheter un endroit formidable où plusieurs rêvent d’aller y vivre… malgré quelques refus et obstacles, elle continue et je sais qu’elle va réussir à coups de tête et de coeur… lâche pas Charu, tu y es presque…

Ma Premo : ma complice de Wakatonka et Flying Bull, une femme tout simplement unique… une grande prêtresse, une grande sorcière blanche… smack smack Premo…

Chandrakala : guide du processus satori (que nous sommes une douzaine à suivre sous sa guidance tous les étés depuis des années) et des mouvemens de Gurdjieff depuis des lunes, amie de longue date, modèle d’intégrité et de zen vivant et allumé… une inspiration dans la simplicité et la détermination…

Sabera : mère de ma fille Léonie, compagne de longue route, pour qui nos routes justement se croisaient dans les astres dès nos 19 ans… on s’est vus encore récemment chez notre fille et c’est toujours aussi bon de se côtoyer…

Léonie et Fanny : mes deux filles qui m’apprennent à jouer au père et à penser en fille…

Catherine et Odette et Clelia et Nathalie et Lily et Leslie, mes amies shakeuses et méditeuses et jaseuses et mangeuses de fish & chips et buveuses de bière de Val-David… merci de m’apprendre l’amitié toute simple au féminin… quasiment des soupers de filles nos rencontres…

et finalement, merci aux lectrices de cette chronique… merci de me permettre d’être lu, de sentir que je fais une différence, de sentir que je touche des âmes et des coeurs, de sentir que je ne suis pas seul à vivre ce que je vis, à être humain… homme ou femme, humain d’abord…

vous qui avez la générosité de liker quand vous aimez, la générosité de commenter quand mes mots vous inspirent ou vous émeuvent… je vous sens ici et j’aime ça… ça m’apprend l’écriture sensible, la plume féminine, l’écriture à l’écoute de l’autre…

alors chères femmes, celles nommées plus haut et toutes les autres, merci à vous de tenir le monde ensemble… avec mes quelques jours de retard…

edgymystic

heure anormale de leste

312523_187808634630343_1575686677_nquarante-neuvième pop-up /// 10/3/13

au début du trait sonore, il sera exactement….biiiiiiiiiiiiip…

maintenant… juste maintenant, encore maintenant, toujours maintenant, ici maintenant… heure normale, heure avancée, une heure avant, une heure après, une heure pendant, une heure tapant, une heure flottant, et flottante… mais il est toujours maintenant… toujours maintenant le temps, toujours pendant le temps… maintenant, maintenant, sans temps… tout le temps…

au-delà du temps, il y a toujours et encore maintenant, seulement maintenant, ce moment, le même moment tout le temps, et jamais le même moment pourtant… moment unique, moment magique, moment sans temps… moment d’éternité… moment d’infinité… moment disparu dans une craque du plancher… oups, perdu le momentum…

au-delà du temps, il y a toujours le vent… le vent qui emporte le temps, autant en emporte le vent… le vent qui porte l’invisible, l’innommable, l’incalculable, l’imprenable, l’improbable, l’honorable temps, qui ne passe jamais éventuellement… le temps suspendu, le temps perdu, le bon vieux temps qui ne vieillit pas… le temps qui ne se prend pas, qui se prend mal, le temps qui ne se prend que par le mental…

au-delà du temps que l’on voit, il y a toujours le temps invisible, celui qui ne peut être perçu à l’oeil nu, ce qui ne veut être vu que par le fin, par le subtil, par le voyant lumineux… les fantômes, les anges, âmes et autres êtres de lumière… ceux et ce que seulement le troisième oeil ne peut voir… le temps de l’âme, l’âme mure sans armure, l’âme mou sans flou, le temps de l’amour…

au-delà de la pensée, il y a toujours un espace pur où tout flotte, où un témoin impassible, calme et discret, voit tout, observateur du temps, du moment et de l’espace… entre les pensées, il y a toujours des espaces espacés, sans pensées, des espaces dé pensés, mais jamais dépassés…

car sans temps, nous ne sommes jamais attardés, retardés, ni pressés… sans temps, jamais en retard… sans temps, toujours à temps… sans temps, jamais on n’attend, le temps qui passe… et qui repasse son chemin en fil de rien et en file indienne…

au-delà des cinq sens, il y en a toujours un sixième qui perçoit le bon temps… et d’autres innombrables, indéchiffrables, incalculables… d’aucuns plus fins, plus subtils, plus développés… des sens insensés, des sens sans pensées, des sens dépassés, les sens de l’essence… et de l’évanescence, de la grande connaissance… les sens de l’incontinence sage de la connaissance infinie…

au-delà du rationnel, il y a toujours l’intuition, le subtil, l’ésotérique, l’éthérique, l’illogique, l’allogique, le mystique, le magique, le psychique… le grand mystère magico dramatico comique… au-delà du cartésien, espace sans carte et sans temps… s’entend…

au-delà du sommeil, il y a toujours un temps de veille, toujours un temps qui veille et qui émerveille… un espace vermeille, un espace merveille, une merveille heure, l’heure du merveilleux, une mère veilleuse, une mère porteuse, de sens et de l’essence…

au-delà du moi, il y a toujours le soi, le grand et/ou le petit, le soi de moi, le moi de choix… le moi de soie, tout doux le soi… ainsi soit-il ce soi qui ne passe pas mais qui reste sans cesse… ici maintenant…

réveillé en pleine noirceur, je ne sais pas l’heure exacte… est-ce maintenant ? ou une heure plus tôt ? ou une heure plus tard ? je ne sais pas si l’horloge de mon ordinateur s’est déjà elle-même changer d’heure… mon horloge bilogique n’ pas d’aiguille elle…

je ne sais pas donc s’il est déjà ici le bonheur, la bonne heure… s’il est l’heure du bonheur, si l’heure est la bonne, ou l’autre heure, celle qu’on avance, celle qu’on recule, celle qu’on modifie à notre guise… celle qui change au gré des saisons… l’heure qui passe si vite dans le bonheur, celle qui ne passe pas du tout dans la malheur…

si le temps c’est de l’argent, le printemps, c’est de l’or… le printemps chaud et beau, show et hot en couleurs… chaud et haut en bonne heure… le printemps ? de l’or dehors… le printemps nous réveille quand on dort, nous émerveille… quand la nature sommeille et qu’il la réveille… et qu’on sort pour revivre, qu’il nous renvoie à notre sort… sort qui se prend toujours mieux sous les rayons du soleil luisant…

heure normale et anormale de l’est, de l’ouest, du nord et du sud, aho metakweasin…

heure avancée, heure devancée, heure déphasée et heure osée, heure de rosée… c’est l’heure de l’année qui reste en suspend pendant six mois et qui revient reprendre sa place dans l’infini… celle qu’on avance, qu’on recule, qu’on ramène et qu’on devance pour mieux rester sur place… ici, maintenant, encore, tout le temps…

y é trop de bonne heure… je retourne me coucher car je pense que je suis en train de rêver moi là là… perdu dans l’heure flottante, perdu dans l’heure qui n’existe pas… bienvenue hors du temps…

quelle heure le temps ?

vraiment killer le temps…

c’est l’heure du now…

la vie: un art sacré

Philosophy ( philo- %22loving%22 + sophia %22knowledge%22 )quarante-huitième pop-up /// 9/3/13

traduction : l’art n’est pas ce que vous voyez mais ce que vous faites voir aux autres
– Edgar Degas…

la nature est probablement la plus grande des artistes… elle nous en fait voir de toutes les couleurs, notamment par des journées comme aujourd’hui… jaune, blanc, bleu… le vert s’en vient… mais à l’intérieur, des feux d’artifice multicolores…

pour créer des journées comme aujourd’hui, faut avoir un certain don… bravo univers, existence, dieu, la vie, peu importe ton nom d’artiste… impressionnant toute la vie qu’une journée de soleil de printemps peut insuffler à nos âmes… décidément, si les gens du sud se sauvent du pelletage, ils n’ont pas la chance de connaître cette facette printanière du soleil… nous sommes définitivement des jouisseurs printaniers ici… le coeur nous fond chaque printemps…

si j’ai choisi cette citation ci-haut, c’est que j’ai visionné à plusieurs occasions la vidéo des retrouvailles que j’ai insérée dans ma chronique de ce matin… quelque chose comme une fixation chez votre choniqueur… je ne sais ce que cette rencontre entre ces deux vieux amoureux me fait voir au juste mais assurément, toujours quelques larmes à chaque fois, sinon des sanglots…

j’ai retrouvé dans cette rencontre quelque chose que j’ai senti à la lecture de l’Amour aux temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez… quelque chose de drastique, de fou aussi, et de beau et de passionné comme dans les romans d’Alexandre Jardin d’une certaine période… un type d’amour atypique, une amour qui dépasse le quotidien, un amour passif qui vit pour lui-même… un amour sans attente, un amour plein de l’absence de l’autre… l’amour de l’amour…

625498_3899276539234_2037750254_n

ce bout de vidéo que j’ai mis en lien ce matin est tiré du projet de Marina Abramovic qui s’est assise dans le hall central du MoMA à New York à raison de 8 heures par jour durant 3 mois (environ 720 heures au total) à regarder dans les yeux tous les visiteurs qui voulaient s’asseoir devant elle pendant une minute… totalement présente et en même temps, totalement vide, un bambou vide plein de vie… madame miroir… miroir qui, j’imagine, devenait de plus en plus clair au fil du processus…

ce type d’échange silencieux mais oh combien intense m’a fait penser au satori, intensif zen de 5 jours ou plus qui consiste à s’assoir face à une autre personne à la fois, par séquence de 40 minutes, et pour 5 minutes à la fois, chacun à se questionner sur un koan (une question sans réponse vraiment)… aucune réaction de l’autre à soi ni de soi à l’autre, qu’une présence à l’autre, qu’une fonction de miroir… écoute de l’autre, écoute à soi…

et m’est venue la réflexion que le zen est de l’art… une forme d’art martial… des samourais de la conscience… quand l’art rejoint la spiritualité et que le religieux est sacré…

et a poppé aussi la réflexion que l’art est multiforme, que l’art est éclaté, que l’art est partout… que l’art sort du cadre, que l’art doit sortir du cadre… comme ce projet inusité…

finalement, l’art c’est peut-être aussi et surtout la façon dont on vit notre vie… la façon qu’on pose chaque geste, le soin que l’on met à tout ce que l’on fait…

la vie est une toile… sortons nos couleurs…

dernière heure : je viens de trouver le lien vers la bande annonce du film:

http://www.youtube.com/watch?v=jY3VwmiT3j4&feature=share&oref=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DjY3VwmiT3j4%26feature%3Dshare&has_verified=1

amour à distance & retrouvailles touchantes

Ulay-with-Marina-The-Artist-is-Present-2010-MoMA-602x401

quarante-septième pop-up /// 9/3/13

wow wow wow ! que c’est beau cette histoire d’amour… virtuelle mais si réelle…

deux artistes en amour dans les années 1970 constatent que leur histoire s’étiole… ils décident de se rendre sur la muraille de Chine, de partir chacun d’une extrémité, de se rencontrer au milieu, de se donner une dernière accolade et de poursuivre chacun leur route sans se retourner ni se revoir… touchants adieux…

et ils se retrouvent par hasard 30 quelques années plus tard… vous pouvez voir la rencontre sur le vidéo ci-bas… lui savait, elle non… des larmes aux yeux vous dites ? le coeur moumou aussi…

cette histoire m’a touché particulièrement car récemment, après un épisode passionné d’une année et quelque avec une belle amie des alentours, on a eu de la difficulté à se quitter… la passion et l’amour étaient véritablement forts et sincères mais la réalité de nos trajectoires au quotidien trop différente… alors la fin s’est étirée et la rupture fut abrupte et brutale… et blessante… alors cette histoire est inspirante… possible de se séparer avec grâce et dignité… inspiration de séparation vivante…

car avec la température ces jours-ci qui s’annonce pêtante et bouillonnante de vie nouvelle, s’annonce aussi la saison des amours… les tourtereaux et tourterelles reviennent et s’éveillent… bientôt, tous les oiseaux de nos forêts vont commencer à pousser leur chant de flirt pour trouver le/la partenaire, créer oisillons et fonder famille…

et nous tous et toutes sommes ou seront aussi touchés par cette montée de sève, que l’on soit solo ou duo… en effet, plusieurs d’entre nous sentirons les hormones et autres composantes de la grande soupe chimique et biologique s’activer dans nos corps avec cette sève qui montera aux arbres sous peu… et nos corps et nos coeurs s’ouvriront à nouveau après l’hibernation… les érables coulent et les résistances croulent sous les pulsions de vie…

car même si, tout comme les moines, prêtres et nonnes de ce monde, l’objectif est de trouver le bonheur en soi en priorité et de communier directement avec le grand tout, le besoin de partager l’affection et autres pulsions demeure bien réel et surtout très humain… on n’a qu’à voir toutes ces histoires de scandale et d’abus sortirent dans les médias pour constater que la chair est puissante malgré les voeux de chasteté et l’élan de l’esprit et de l’âme vers les cieux…

cette histoire romantique à l’extrême nous montre que l’amour peut se déployer dans le vide… en gardant au coeur le souvenir d’une belle histoire vivante, sans nécessairement qu’elle se déroule au quotidien pour qu’elle puisse être vécue…

en effet, les histoires d’amour peuvent se vivre à distance, virtuellement et vertueusement… pas absolument besoin d’un corps pour vivre l’amour… car l’amour est une intention, une pensée, un état intérieur, une disposition, et aussi un doux souvenir au coeur…

savoir discerner la vivacité de l’amour et savoir quand quitter, quand poursuivre chacun chacune sa route… avec au coeur le souvenir d’un riche temps passé ensemble, plus riche chacun chacune de sa rencontre avec l’autre…

vive l’amour, vivre l’amour !

ill faut savoir quitter la table, lorsque l’amour est désservi… – Charles Aznavour…

http://zengarage.com.au/2013/03/marina-abramovic-and-ulay/
merci à mon amie clelia qui m’a passé ce lien…

never mind

576038_536937049662224_1173270125_nquarante-sixième pop-up /// 8/3/13

traduction libre : vous ne pouvez vider votre mental, soit vous vous y accrochez, soit vous le laissez tout simplement tomber… – Osho

attaché(e)s ? certain que nous le sommes tous et toutes beloved Osho… le laisser tomber ? même si on le veut ardemment, passionnément, violemment, en sacram… même, pas facile…

ah ce cher mind ! qu’on le nomme esprit, mental, machine à penser, petit hamster, il roule non stop up there my dear… en chacun(e) de nous… entre nos deux oreilles… souvent plein de vieux stock qui remonte à la surface, parfois vide et nous laissant apercevoir le ciel…

hier, j’affichais une citation qui disait de ne pas croire tout ce que l’on pense… très juste… et on pourrait aussi ajouter de ne pas trop penser à tout ce que l’on croit… car qu’est-ce que croire anyway ? mettre sa foi en quelque chose ? décider que quelque chose est vrai ? sauf que si on sait par expérience, pas besoin de croire… on sait… car croire est souvent aveugle…

ah ce cher mind ! capable d’inventions extraordinaires, notamment de créer de la vie… mais aussi, et en même temps, capable des pires atrocités contre soi-même… menant jusqu’à la mort… outil qui peut créer la vie et outil qui peut semer la mort…

ah ce cher mind ! outil de discernement, outil de jugement, simultanément… mystérieusement… absolument…

ah ce cher mind ! foyer des plus grandes imaginations et siège de maladies mentales impitoyables et sans pitié… capable de génie et de folie en même temps… surprenant… capotant…

ah ce cher mind ! petite cage qui peut nous garder prisonnier, pris à tourner en rond et en même temps, une précieuse porte qui peut nous catapulter vers le paradis et l’extase et la béatitude…

ah ce cher mind ! quel formidable serviteur si docile et apprivoisé, mais quel terrible maître tyranesque si lâché lousse dans la brousse… car quand on réussit à le dompter et à s’en servir à notre guise, yes sir ! mais quand c’est lui qui prend les guides et qu’il se met à mener la barque, no way

ah ce cher mind ! un outil précieux pour comprendre et faire sens de cette existence mais en même temps, quel obstacle féroce dans notre quête de liberté… inévitable mais contournable et démontable…

ah ce cher mind ! ordinateur personnel central ultime, plus élaboré que toutes les machines créées par l’humain, et source de créativité positive quasiment infinie, et en même temps, une machine de destruction massive de la spontanéité et de la créativité… rabat-joie créatif…

ah ce cher mind ! quartier général de l’âme et en même temps poste d’observation capable de se surveiller lui-même… soumis et soumissionnant…

ah ce cher mind ! une chance que l’on a appris, que l’on continue à apprendre et prendre le temps pour méditer afin de continuer à l’observer, l’étudier, à s’en distancier, s’en dissocier, pour le retourner en tout sens et le scruter, l’analyser, le disséquer… pour éventuellement le bypasser…

car la méditation, ami ennemi observateur du mind, se veut en quelque sorte une disposition intérieure, un stand by généralisé, un poste d’observation qui nous permet de sortir du mental pour occuper le reste de notre corps et explorer l’univers entier…

alors méditer pour surfer sur les vagues du mind plutôt que le laisser nous couler et nous faire boire la tasse et visiter le fond des mers… le regarder aller et venir, en tous les sens et surtout  sans bon sens…

car que l’on apprécie ce cher mind – mental ou esprit c’est selon – ou qu’on le châtie et le méprise, il existe bel et bien et il peut constituer une porte de sortie ou une cellule de prison nous gardant confiné à tourner en rond dans les portes battantes de la pensée circulaire…

à nous de décider ce que l’on en fait car sinon c’est lui qui nous le dictera…  

_______

lien vers un excellent article de Ed et Deb Shapiro dans le Huffington Post (merci MDD)
http://www.huffingtonpost.com/ed-and-deb-shapiro/self-realization_b_2799183.html 

dont j’ai tiré cette citation d’Alan Watts qui ouvre l’article : We all need to go out of our minds at least once a day. When we go out of our minds we quickly come to our senses…

_______

Mind is always trying to confuse you — because in your confusion is the power of the mind. The more confused you are, the more you have to listen to the mind. If you attain clarity, then the very function of the mind is finished. That’s why the mind never goes on holiday…  – Osho

parler clair, baisser le ton et écrire tout bas

601461_471794012874970_1202236135_n

quarante-cinquième pop-up /// 7/3/13

traduction maison: n’élève pas la voix, précise ton argumentation…

si on doit parler fort ou convaincre ou crier, c’est que le message ne passe pas… et si le message ne passe, c’est alors notre responsabilité personnelle d’être plus clair(e), plus précis(e)… ou se de la fermer… ou de changer d’auditoire… car ce n’est pas tout le monde qui est prêt ou disposé à entendre ce que l’on a à dire… et ce n’est pas toujours nécessaire de tout communiquer… je dis donc je suis ?

une question que cette citation soulève est : est-ce que ce que j’ai à dire est si important à communiquer ? car si j’applique cette question à moi-même et à la publication de ces chroniques, ça me porte à me demander ce qui me motive à écrire sur la place publique…

pourquoi est-ce que je sens important, depuis un an déjà, de poster ces mots quotidiens qui me sortent de la tête et du coeur ? ai-je tant besoin d’être lu ? d’être compris ? ai-je tant besoin d’yeux extérieurs pour me donner vie ? ai-je seulement un message à passer ? si c’est le cas, quel est-il ? et-pourquoi ? pour qui ? pourtant, pas essentiel il me semble d’obtenir les réponses à ces questions mais ces questions se posent… pour moi du moins… à vous en plus…

car inévitablement, en postant mes mots sur la place publique, je serai inévitablement incompris ou mal compris par plusieurs paires d’yeux qui se posent sur mes mots – qui ne sont plus vraiment mes mots de toute façon lorsque vous les lisez… je serai aussi contesté, challengé par des commentaires de lecteurs/trices… mais je ne compte pas élever le ton…

donc pourquoi j’écris alors ? est-ce que le fait d’être lu, compris et d’avoir un impact fait en sorte que mon message devient plus clair pour moi ? est-ce que le fait d’être lu me donne ou me redonne vie ? me fait me sentir plus vivant ? me fait me sentir utile ? en connexion ? est-ce que d’écrire comme ça fait de moi un écrivain ? et si oui, pourquoi est-ce que je veux tant être et devenir un écrivain ? pour ne plus être rien ? pour avoir une raison de vivre ?  pour me donner un statut social/personnel ? simplement parce que ça sort ?

comme vous voyez, petit midi de questionnement…

et tiens, voici un début de réponse…

59318_176855672455699_1797920691_n

traduction maison: le solitude ne résulte pas du fait de ne pas avoir de gens autour de soi, mais plutôt du fait de ne pas être capable de communiquer les choses qui sont importantes pour vous… 

ça y est, le chronicoeur devient un peu fêlé, il se répond à lui-même à l’aide de citations… mais je dois avouer que cette citation répond un peu à mes questionnements, elle les éclaire…

et ça fait en sorte que je n’ai pas besoin de hausser le ton pour me comprendre moi-même, seulement lire les yeux ouverts plus grands et l’esprit ouvert full house… 

et vous ?

allez, bon jeudi !

pensez-y pensez-y pas pensez-y bien

165964_549160251784048_58441845_nquarante-cinquième pop-up /// 7/3/13

traduction maison : ne croyez pas tout ce que vous pensez… et j’ajouterais : ne pensez pas trop à ce que vous croyez… 

en fait, ne pensons ni ne croyons pas trop, tout simplement, tout bonnement… l’idée serait peut-être de laisser penser se faire… laisser les pensées aller… et laissons le bon temps rouler… don’t think twice it’s all right, don’t worry be happy… pensez-y… ou pas…

dondainelaridainematapatalimatoumatantaloumarimatoumatapatalimatoumatantaloumarimatoularidé… excusez-là…

mais tant qu’à penser, aussi penser en pâté chinois, penser bouilli pour les chats, aussi bien jouer avec les mots et faire simple… penser pour penser… car peu importe le contenu, penser c’est penser… penser à des niaiseries ou pensées à de grandes révélations, penser c’est penser… penser c’est dépassé…

l’idée ? observez le flot de pensées sans s’y accrocher, sans les combattre non plus, car alors ce sont elles qui vont gagner… plus fortes que nous ces pensées… KO les pensées… désolé mais rien à y faire, rien à y changer… 1-0 pour les pensées… la preuve ? chronique pensée, pensées chroniques, pensées tout court… pensées toujours…

chronique juste pour évacuer un peu du flot des pensées de la nuit, liquider l’overflow des pensées venues de l’au-delà… pensées comme les fleurs, bienvenue sur la rue des pensées… pensées nauséabondes, pensées abondantes, pensées douces et séduisantes, mais pensées quand même…

dondainelaridainematapatalimatoumatantaloumarimatoumatapatalimatoumatantaloumarimatoularidé… excusez-là…

si on se donne le droit de laisser les pensées être, simplement, sans jugement, sans les croire ni les favoriser ni les combattre, elles ne sont que pensées… innoffensives, défilantes, coulantes, flowantes… un flot de pensées qui coule en nous, qui découle de qui nous avons été et avons fait… vivre et laisser vivre, penser et laisser se penser les pensées…

des pensées qui viennent de nulle part et qui retournent vers nulle part… des pensées qui naissent en nous et qui meurent back en nous… car oui on dit que toute pensée nait en nous et meurt en nous… ça s’allume en nous et ça s’y éteint tout autant… pensées pensées pensées, nous nous nous… nous sommes une vraie shoppe à pensées… probablement la machine la plus efficace au monde… day in day out, les pensées… 7/7, 24/24…

un diction affirme que nous sommes ce que nous pensons… moi je n’achète pas ça… pas envie d’être ce que je pense… du moins je pense… pas envie de croire à rien mais envie de penser à tout… parfois apeurant de voir ce qui prend place en notre mental hein ?

si le monde savait ce que l’on pense, ça serait gênant parfois… en tous cas moi je sais ce que vous pensez, vous ne pouvez rien me cacher… je vois dans votre ptite tête… comme moi non plus je ne peux rien vous cacher… vous me savez, me connaissez… vous voyez dans la ptite mienne aussi… j’ai des pensées tout le tour de la tête… et les yeux plus grands que la panse, et la pensée…

alors plutôt dévoiler le contenu de la ptite mienne que de refouler… et bla bla bla et bla bla bla…

penser comme on respire, penser comme on soupire, penser et on aspire à ne plus penser car penser expire, pensée empire et rend pire… penser ? est-ce pire que de ne pas penser ? pensez-y… ou surtout pensez-y pas… 

cette chronique n’est qu’une non-pensée, cré-moé, cré moé pas…

dondainelaridainematapatalimatoumatantaloumarimatoumatapatalimatoumatantaloumarimatoularidé… excusez-là…

overdose d’amour de soi

17588_10151504347080993_1907807841_n

quarante-cinquième pop-up /// 6/3/13

c’est le printemps, la saison de l’amour de soi !  amor amor amor… de soi…

vous, vous aimez-vous ? êtes-vous capable de vous aimer vous-même ? aimez-vous qui vous êtes, ce que vous faites et comment vous le faites ? vous soutenez-vous à l’interne ? vous huggez-vous de l’intérieur ? vous brassez-vous quand vous vous apitoyez sur votre sort, sur vous-même et quand vous vous nourrissez à la misère ? vous prenez-vous dans vos propres bras quand vous êtes mou/molle et avez besoin ? vous aidez-vous vous-même lorsque nécessaire ? êtes-vous bienveillant(e) avec vous-même ?

moi ça commence, ça s’en vient… ça rentre, ça se bâtit, ça prend forme, ça s’empile, ça s’accumule, ça se passe… lentement, doucement, tranquillement mais sûrement… parfois durement mais toujours et maintenant et encore, amoureusement, inévitablement… totalement et follement…

s’aimer soi-même, aimer son ptit moi ou son grand soi, semble si simple et pourtant, pourtant… la job d’une vie apprendre à s’aimer, un peu plus à chaque jour, à tous les jours… évident en théorie, mais parfois ardu et challengeant en pratique… mais la scène est mise et le jeu se déroule…

s’aimer, essentiel et évident car comment aimer quiconque autre que soi davantage que soi-même ? on est le premier pas vers le reste du monde… notre relation avec le reste de la création ne peut s’élaborer qu’à partir de soi-même… en fait nous sommes le monde… le reflet qui est renvoyé n’est que notre perception de nous-même… we are what we think… et j’aime le monde comme je m’aime moi-même… monter en amour avec soi…

donc apprendre à s’aimer, beau défi… car la vie nous met constamment au test… en nous plaçant dans des situations parfois aimantes, parfois repoussantes, parfois éprouvantes, parfois amourantes, parfois doulourantes… l’amour nous hante…cette grande charmante…

s’aimer, s’aimer, pas une raison d’avoir peur  de soi ça ! s’aimer ça ne fait que du bien, ça ne peut que nous nourrir, nous animer, nous motiver, nous guider… l’amour appelle l’amour et où est-ce que ça peut commencer ailleurs qu’en soi ? nous sommes la source d’amour du monde entier, le réservoir d’amour mondial, la tank à gaz universelle de l’amour… accepter l’amour de soi pour soi… pas le choix… premier commandement…

ça sonne si facile s’aimer soi-même mais pourtant… pas toujours évident… hen ? on a un tel passé de valorisation de la souffrance pour gagner son ciel, une tel déficit d’amour de soi collectif, une telle estime de soi pas toujours glorieuse… mais ça change avec le temps… on apprend… à s’en donner, à soi ou aux autres, à en prendre de la vie, à lui en donner, lui en redonner… sans penser, sans compter, sans regarder à la dépense… s’aimer jusqu’à la mort… amor amor amor à mort…

mais l’amour fait peur aussi… l’amour rend fou, l’amour rend doux… dou bi dou bi dou… l’amour est tout… alors aimez-vous ! oui vous, juste pour vous, car vous c’est les autres…

________
le seul remède à l’amour de soi est de s’aimer encore plus… citation de source oubliée adaptée pour les besoins de la cause…

574456_482123111836167_417065469_n

as above so below

625465_435577903192909_1659779827_nquarante-quatrième pop-up /// 6/3/13

traduction maison : peut-être que vous cherchez dans les branches ce qui ne peut que se trouver dans les racines… cré Rumi… toujours aussi juste et pertinent…

mais quand même, pas si évident ni toujours invitant d’aller fouiller dans ses racines… c’est salissant, faut creuser, tasser la terre, gratter les roches, nettoyer les racines, tirer, forcer, se mettre à genoux et les deux mains dedans, se crotter les ongles pour se décrotter l’âme…

fouiller dans ses racines, ça veut dire aller en profondeur, dans le noir, dans le plus profond du trou du beigne en soi, quand dans le fond, tout ce que l’on veut, c’est s’élever au-dessus de la mêlée, s’assoir sur une branche de l’arbre et chanter, aller voler avec les oiseaux, se percher sur une branche et observer le panorama, jouer dans le rose pas dans le noir, la tête dans les nuages, flirter avec les anges…

fouiller dans les racines, ça demande aussi d’aller jouer dans nos peurs, de danser avec nos ombres, retourner dans notre passé, redécouvrir ses fondations… ça demande de retourner en arrière, nettoyer, clairer, s’assurer qua la maladie n’est pas pognée dans la base, que la base est saine, sinon le tronc sera atteint éventuellement… les feuilles que l’on voit puisent directement leur nourriture dans la terre par les racines…

mais pour connaître nos racines, faut creuser en soi, faut faire la job de bras… si on veut plus tard jouir d’un arbre sain, cueillir des fruits juteux, apprécier des fleurs merveilleuses…

pour avoir creuser dans mes racines justement au cours des dernières années, pour m’être sali les mains en masse à brasser le compost, à tâter le terreau, je suis bien heureux du travail de jardinage accompli…

soulagé que le moment présent soit plus dégagé, plus calme… que le gros du dérochage et du nettoyage de terrain soit fait… car ça prend du courage pour aller au fond des racines, oser couper ce qui n’est plus sain… car se couper de ses racines, ça fait mal parfois… ça demande du détachement, ça engendre du déracinement… mais pour que l’arbre pousse plus sainement, il faut ce qui faut…

et ce qui se faut n’est pas toujours logique, ni rationnel, ni prévisible, ni agréable… quand on se met à creuser, on ne sait pas ce que l’on va finir par trouver… car on ne choisit pas ce que l’on va trouver dans le noir, sous la terre, dans le tas de racines entremêlées les unes aux autres, les unes avec les autres…

parfois les surprises sont surprenantes, ce qui n’est pas peu dire… on ne trouve pas toujours ce que l’on cherche, sinon on n’aurait probablement pas entrepris la quête en premier lieu… on commence à chercher avec sa tête, avec une idée quelconque et on finit par se rendre compte que l’on ne peut trouver qu’avec son coeur et que la quête sera longue et pénible apr moment…

on commence en cherchant du sens, mais on finit par trouver du chaos… mais un chaos organique qui a son propre sens, sa propre raison naturelle… un chaos que la raison ne connaît pas mais que le coeur reconnaît… une source qui nous ramène au berceau, à la maison… car les racines puisent toutes à la même source… droit au coeur…

417580_614538881892883_1374536412_n

rumi bis… la raison est inutile dans l’expression de l’amour…

__________

le seul remède à l’amour est d’aimer encore plus… alors creuser, creuser…

embrasser nos peurs

541419_613786808634757_694240383_nquarante-troisième pop-up /// 5/3/13

traduction maison : je suis né quand j’ai finalement pu aimer tout ce dont j’avais peur…

sacrées peurs… les embrasser ces peurs, les enlacer, leur faire face, les confronter, les braver et même les baver un peu… un bavage solidaire et fraternel… un bavage brave… un peu téméraire…

la peur est un indicateur de défi, un détecteur de dépassement, un repère de vie… une invitation à devenir plus grand(e) que soi… à prendre de l’expansion car l’autre côté de la peur, il y a qui on deviendra… face à la peur, on peut figer, se battre ou fuir… pas toujours évident à discerner…

personnellement, j’ai tendance à les affronter mes peurs…

peur de me dévoiler ? je vous ponds des chroniques personnelles en provenance de mes trippes sans trop de censure… vertige et peur de la hauteur ? je saute en bungee (voir vidéo)… peur de la solitude ? je reste chez moi depuis un an et je marine dans mon jus… peur de l’intimité ? j’invite la vie à m’envoyer une compagne qui va venir me challenger le monde affectif… peur d’être heureux ? j’ose y aller totalement dès maintenant…

on dit que l’opposé de la peur n’est pas le courage mais l’amour… je n’ai pas encore totalement figurer celle-là complètement moi… mais je crois que la plus grande des peurs est celle de nous-même… oser être soi, tel qu’on est, simplement, sans masque, ni prétention ni camouflage de l’âme…

car oui personnellement je crois qu’on est la personne, l’affaire, la chose dont on a le plus peur dans la vie… grosse grosse peur de soi-même… la source de peur fondamentale réside en nous…

peur d’être heureux le chronicoeur, peur d’être total, peur d’affirmer particulièrement sa vérité quand elle va contre l’opinion dominante ou celle des gens que l’on aime… peur de prendre des risques… peur de dire ce que l’on veut, ce que l’on aime, peur de dire ce que l’on ne veut pas, ne veut plus, ce que l’on aime pas ou plus ou encore plus… peur de dire à ceux et celles q’on aime qu’on les aime… peur de s’accepter dans toutes ses facettes, surtout les moins belles, les moins glorieuses…

mais la plupart du temps, je crois que l’on a peur d’avoir peur… cette peur insaisissable, cette peur qui peut venir de nulle part, de partout, une peur omniprésente qui vit en nous pourtant, tout le temps… une peur invisible, toujours flottante autour, toujours menaçante en nous…

et peut-être aussi que la peur ultime est la peur de la mort… cette grande inconnue… notre destination finale… ce grand passage au bout du tunnel qui exigera de nous de quitter ce corps, véhicule dans lequel prennent place toutes nos expériences… expérience qui nous séparera de ceux et de celles qu’on aime, expérience qui nous ramènera dans le grand vide, dans l’immense tout, plein de vide et d’inconnu… inconnu, invisible imprévisible…

et vous, comment elles vont vos peurs ?

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=XHsmPVI15S4#!