Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

amour brouillon et grosse vie sale

Courtney A. Walsh

vingt-deuxième pop-up /// 17/2/13

traduction maison : mon cher ati (je me l’adresse personnellement pour la prendre vraiment personelle, mais si vous voulez, vous pouvez remplacer mon nom par le votre)…

tu as tout faux… tu n’es pas venu ici pour apprendre à maîtriser l’amour inconditionnel car c’est de là que tu viens et là où tu retourneras… tu es venu ici pour apprendre l’amour personnel… l’amour universel… l’amour brouillon… l’amour qui sue… l’amour fou… l’amour brisé… l’amour entier… infusé de divinité… vécu en trébuchant… démontré à travers la beauté du cafouillage… souvent… tu n’es pas venu ici pour être parfait… tu l’es déjà… tu es venu ici pour être superbement et magnifiquement humain… pour vivre fabuleusement tous tes défauts… et puis pour te relever de nouveau en te rappellant…

ça fesse dans le dash celle-là… right on ! c’est mon amie clelia – qui me connait un peu dans mes ptits racoins, les siens sont semblables 😉 – qui me l’a envoyée en spécifiant que ça lui a fait penser à moi… j’sais vraiment pas pourquoi 😉

alors OK mon ati voilà ton nouveau motto… un motton, une moto… vroum vroum… vers le gros amour gras, la grosse vie sale, imparfaite, messy, mais si, beaucoup messy… permets toi une vie pleine de gaffes, une vie de faux pas, de faux plis… alors on commence aujourd’hui même…

sois toi, simplement toi, simple d’esprit, nono à souhait, ptit gars que tu es resté… tu peux essayer de la cacher mais tout le monde te voit… à travers tes masques de clown et de goaler… montre toi avec tes farces pipi-caca, avec ton humour gras et obèse et sans nuance, avec tes plans que dieu se fera un plaisir de massacrer… vas-y mon ati fonce dans la vie car elle ne te ménagera pas… elle te pousse au cul la vie… alors go…

vas-y pour une vie tout à fait humaine, pleine d’apprentissages, pleine d’erreurs d’apprenti sage… mais plus apprenti que sage… tanné d’être parfait moi… tout seul up there… pas facile être parfait vous savez… du moins essayer… plein d’affaires qu’il faut taire, qu’on peut pas dire… garder la face, pogner la farce… anyway ça marche même pas la perfection… je l’sais, juste qui réussis et juste moi qui le sait que je suis parfait, personne d’autre ne s’en rend compte 😉

quotesmystic

alors let’s go ati la gaffe, ati la menace, ati le clown… beau zoo la vie hein bozo le ati ? ris de toi car tout le monde rit déjà de toi dans ta tête… dieu le premier… il rit de tes plans, de tes tentatives toutes croches de perfection… de tes rationalisations de Ph. D. imbu de sa ptite tête de guerre des tuques pleine de connaissance et d’expérience anciennes que tu imposes encore au présent… non mais quelle joke !

relax, slack toi le pompom, permets d’être juste toi-même, tout toi-même, tout toi même si tu aimes pas toujours ce que tu vois… pis ris pis ris… de toi, sur le grand chemin de l’illumination ultime, la route de la réalisation de soi, claudiquant, boitant, tombant, te relevant, bavant parfois, plein de résolutions que tu ne tiendras pas…

ris de tes pensées mon ati car elles rient de toi abondamment, elles se rient de toi… elles te font croire que tu sais quand dans le fond…

psstt..  on garde ça entre vous et moi cette chronique OK ? je veux quand même pas que tout le monde me voit sous cette facette cachette… quand même un honneur à préserver le chroniqueur…

bon dimanche de fou… parlant de fou tout à fait imparfaitement humain et vivant et grandiose et outrageous, c’est l’anniversaire d’alejandro jodorowsky aujourd’hui, 84 ans de jeunesse et de folie… si vous l’avez manqué, à voir jusqu’à la fin pour la montée de lait:

http://www.youtube.com/watch?v=qtgF8OZyYXA

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citation du haut : via Building The New Earth / via courtney a walsh / via clelia

citation du bas : quotes of the mystic

bon matin (.. ….. . …. ….. .. .. ……..)

woys47542456vingt-et-unième pop-up /// 17/2/13

traduction maison : un texte matinal ne veut pas simplement dire bonjour… il vient implicitement avec ce silencieux et aimant message :  je pense à vous quand je me réveille… – via wings of your soul…

tout un coming out ça non ?

l’entendez-vous le message implicite ? le lisez-vous entre les lignes ? le sniffez-vous ? puisque ces mots se trouvent directement sous votre nez, qui est aussi pas trop loin de vos yeux aimantés…

mais c’est vrai… juré, craché… dès que je me réveille, j’ai envie d’écrire… et comme c’est vous qui êtes là, alors ce goût d’écrire s’adresse directement à vous… vous qui avez autant le goût de me lire que moi celui de vous écrire… la preuve ? good morning !

c’est vrai, à chaque jour, je pense à vous écrire dès que je me réveille, chaque matin… en fait je pense probablement à vous écrire toute la nuit pendant mon sommeil, dans mes rêves, dans mes raves… ma bouteille à la mer dès l’aurore… et qui a couvé toute la nuit… et dire que je ne vous connais même pas… ou si peu…

je pense tellement à vous écrire que je n’ai même pas besoin d’y penser… comme je ne pense pas à respirer… je pense à t’écrire, à nous écrire, nous tous et toutes, à vous écrire, vous tous et toutes, comme je pense à chacun de nous, de vous, à toi, comme je pense à moi…

car penser à moi seulement ne fait plus aucun sens dorénavant, puisque je suis nous, vous êtes moi et que nous sommes tous et toutes ça… tous et toutes dans le même bateau… tous et toutes des morceaux de ce grand tout… impossible de passer à côté… des chercheurs de vérité, des aimants de lumière…

vous, nous, tous et toutes, bar ouvert, tout inclus… all I can write, all you can read… ici le je est inclusif, il vous inclut, toi, nous, vous, îles et ailes… vous que je ne connais même pas… mais je pense quand même à vous… mon message n’est même pas le mien et il ne s’adresse ni à moi ni à vous, même s’il est adressé aussi à moi et à vous… il vient de nulle part, passe par moi mais ultimement il n’est adressé à personne en particulier et à tout le monde en général… et les aimants se retrouvent toujours… la preuve ? good morning…

aimant, quel beau terme… un aimant c’est de l’amour, un aimant ça donne l’amour, ça cherche l’amour… des aimants ? deux énergies attirées l’une vers l’autre… aimant se conjugue automatiquement au pluriel… car un aimant, ça reste rarement seul… un aimant ça attire et c’est attiré… des aimants ça s’attirent… un aimant ça lui prend un objet à attirer, à être attiré par… des aimants, ça en prend au moins deux… souvent plus… l’amour attire l’amour, les aimants ? d’autres aimants… la vie ne peut naître qu’où il y a déjà eu de la vie…

des aimants ça s’attractent sans que ça y pensent, sans que ça se cherchent… c’est magnétiquement attiré et attirant un aimant… une prédisposition magnétique… des aimants ça se trouvent sans se chercher, car ça attirent, ça s’aspirent, ça tirent l’un vers l’autre… mais ça prend des pôles inversés, sinon ça se repousse aussi…

c’est le propre des aimants de s’attirer, de se coller, de vouloir fusionner… de vouloir faire une attaque tac à tac … alors ces mots cherchent et trouvent vos yeux… bing… et vos yeux cherchent et trouvent ces mots… bang… we’ve got a match… la preuve ? good morning… tac à tac…

en fait ces mots n’existeraient pas sans votre regard, sans vos yeux, sans votre quête, sans votre soif… sans vous, je n’écrirais pas, ou j’écrirais peu, j’écrirais seul… je m’écrierais tout seul : je suis ! je radoterais les mêmes mots en boucle, je tournerais en rond, je papoterais en cercle vicieux à moi-même… mes bouteilles se perdraient dans l’amer, dans la houle, dans la foule, resteraient virtuelles

tout comme le bruit de l’arbre tombant en forêt qui, même s’il se produit, ne peut être entendu si personne ne s’y trouve, ces mots resteraient perdus dans l’espace si vos yeux ne les avaient chercher, ni trouver pour les capturer ou s’y poser et leur donner vie… j’ai beau moi-même relire chaque chronique plusieurs fois, ce sont vos yeux se posant sur ces mots qui leur donne vie ailleurs qu’en moi, un ailleurs plus vaste qu’ici… en nous…

aimant-aimant, donnant-donnant…

Les messages de l'Univers

je dis goodbye, la vie dit let’s go

paulocoehlovingtième pop-up /// 16/2/13

traduction maison : si tu es assez brave pour dire au revoir, la vie te récompensera avec un allo tout neuf… – Paulo Coelho

j’arrive d’une cérémonie funéraire, la deuxième en quelques semaines… ça a l’air qu’il va falloir s’y habituer… on dirait que les gens meurent plus qu’avant !!!

toujours révélateur la mort de nos parents et ami(e)s non ? eux et elles partent, avec un ptit bout de nous, alors que nous on reste… en bonne partie du moins… avec un ptit bout d’eux…

avec eux parties les responsabilités humaines, les obligations, les limites et les contraintes du corps physique… ouuusssshhh… de retour dans le futur

reposant en cendres dans l’urne et de retour sous forme d’âme, flottant encore au-dessus des invités venus leur porter un dernier hommage mais déjà pas mal dissipés dans le reste de l’univers, mais un peu ici avec encore quelques attaches… eux libres, volages et vaporeux alors que nous, on demeure dans ce quotidien lourd de matière, véhiculé par ce corps de chair, on continue notre chemin… jusqu’à quand ? jusqu’où ?

aujourd’hui pendant la cérémonie, assis à réfléchir à mon ami, à son chum qui lui survit, à la mort, à la vie, bref la ptite poutine du quotidien, je me demandais ce que les gens voudraient me dire à mon service à moi… alors je me suis imaginé moi aussi, en petite âme flottant au-dessus de la foule présente à ma cérémonie, écoutant les gens me parler et parler de moi… avec amour j’en suis certain, avec plaisir de m’avoir connu, avec reconnaissance pour notre rencontre… mais que diraient les gens à propos de ce que j’ai fait après aujourd’hui ?

car comme ma vie ne s’arrête pas ici, il m’en reste encore un bout à parcourir… et cette petite envolée dans l’imaginaire m’a donner l’occasion de fantasmer sur ce bout encore à faire… puisque la mort me fait coucou via celle de mes amis, pertinent de se questionner sur ce qu’il me reste à faire encore de cette vie que l’on m’a prêtée ? car à notre âge, on est pas encore au bout du rouleau, ni vous, ni moi…

dans mes fantasmes, je voyageais encore, je prenais part à des cérémonies sacrées en nature, je parlais et chantais en public, ayant concocté un spectacle combinant réflexion, divertissement, quelques chants de coeur, humour fin, etc… je me voyais entouré de personnes que j’aime et qui m’aiment… certains(e)s que je connais depuis longtemps, d’autres que je n’ai pas encore rencontrés… et même certain(e)s parmi vous… c’étaient les premières grandes lignes, je suis encore en train de peaufiner la suite du scénario…

alors en terminant, j’ai un ptit jeu pour vous…

imaginez votre cérémonie funéraire, vous vous voyez le corps bien cendré dans votre petite urne, l’âme en l’air, flotti flottant, les gens importants de votre vie rassemblés… que vous refléteront-ils ? que vous diront-ils et particulièrement sur qui vous avez été et ce que vous avez fait à partir du 16 février 2013 ? que voulez-vous créer pour le reste de votre vie ?

allez-y, lâchez-vous lousse, vous pourriez être surpris(e)… si vous voulez le partager en commentaires, bienvenue… si pas, tout à fait OK et enjoy !
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Les humains se distinguent par ce qu’ils montrent et se ressemblent par ce qu’ils cachent.      – Paul Valéry (j’ai remplacé le terme hommes de Valéry par humains…)

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La vie n’est pas ce que vous avez fait jusqu’à aujourd’hui mais c’est ce que vous pouvez encore en faire… À partir d’aujourd’hui… La vie est toujours devant soi… – propos via Mohamed Lotfi

faire le monde avec ses mots

davidleomorleydix-neuvième pop-up /// 16/2/13

hier soir, je suis allé voir une fille sur scène qui s’est inventé un monde… et qui le partage avec nous…

hier soir, je me suis fait farcir la face et les oreilles de mots, je me suis fait faire l’amour des mots d’une autre… des mots comme des notes, des mots qui flottent… je suis allé me régaler des mots d’une jeune fille dans la trentaine, pleine de jus, pleine de guts, pleine de feu… au coeur, au cul, en bouche…

je me suis fait faire la barbe par une jeune femme qui m’a montré ce que moi aussi je pourrais faire avec mes mots sur scène, ce que je voudrais faire avec les mots qui viennent… elle y a mis de la musique, quelques effets spéciaux, une ambiance esthétique et théâtrale… et beaucoup de magie et d’énergie… décidémment la jeunesse nous pousse au cul, au culot et aux culottes… hot hot la slammeuse polyglotte…

nous étions une poignée d’oreilles au théâtre des marais de val-morin par ce beau vendredi soir laurentien de février… pendant que les flocons tombaient du ciel, des nuages de mots tombaient sur scène… la jeune slammeuse – qui dit ne pas faire de slam mais on ne la croit pas la ptite dame – et ses deux complices musiciens bidouilleurs de toutes sortes de surprises sonores – a donné son show comme si nous étions 500 000… totale, intense, pêtante de vie… planète de vie…

une fille juicy qui nous lance des morceaux de sa vie par la tête, une fillénergie qui fait la fête dans notre tête avec ses mots multicolores, ses mots forts, ses mots qui réveillent celui et celle qui en nous s’endort… des mots wow, des mots pétards, des mots katlaw… des mots qui foncent, qui poncent, qui défoncent et qui font se voyager… des mots qui font baver de vie et d’envie le chroniqueur que je suis… le showman wannabe… du guts la fille…

prendre des mots en provenance de nulle part, se tenir debout sur scène et pitcher ses mots à la face du monde… et continuer à se tenir debout pur assumer les remous et les redoux… assumer ses mots, essayer ses jeux de mots, effiler ses crocs… et mordre dans la vie comme sur la scène… pitcher ses messages sonores aux oreilles…

alors ce matin une chronique avec du slam dans la tête, avec du jam pour la fête, inspirés par une jeune dame poête… une fille qui fesse à grands coups de syllabes et de rimes, une jeune femme qui s’adresse à nous avec adresse, avec tendresse, quelle belle déesse…

des mots et des rimes… c’est beau et plein de frime… des mots pour inventer le monde…

quelle force, quelle vulnérabilité, quelle audace et quel courage pour se tenir debout sur scène, exposée, ouverte, cible de la critique et des jugements des spectateurs/trices pas tristes du tout… on a ri, on a été émus et on a bu… ses mots… elle la bouche grande ouverte, nous les oreilles béantes et géantes… elle outpout, nous input… et à la fin, notre coeur kapout…

elle qui pitche, nous qui pogne, ping pong, ping pong… enwèye les mots… vlà les mots qui r’volent… beding bedang les mots… dans face, dans l’âme, dans l’corps… des mots des mots encore des mots… des mots qui disent tellement plus que leur sens unique, des mots à sens magique, des mots à tours de bras, des mots tout le tour d’la fête… des mots twistés pour fitter, des mots tordus pas perdus du tout… des mots appréciés de nous…

des mots pleins de swing, des mots pleins de ping, de pong et de dong… des mots qui sautent comme dynamite, des mots qui piquent, des mots qui tiquent…. tic tac tic tac, c’est bon je veux pas que ça finisse… maudit que ça passe vite… encore encore…

des mots exprimés à quiconque veut les entendre ou les lire… ses mots nos mots, mes mots vos mots… des mots comme des monts à grimper, des mots comme des mers à voguer… des mots pour sortir les maux de l’âme, des mots pour fighter le yable qui damne…

merci queen ka, reine des mots… chapeau à toi pis tes mots…

http://www.theatredumarais.com/presentation.php?id=863

http://queenka.ca/

j’attends

Alain Wallior ArtWorksdix-huitième pop-up /// 15/2/13 – post partum amoureux…

avez-vous la patience d’attendre que la boue se dépose au fond de l’eau et que l’eau de l’étang devienne claire à nouveau ? avez-vous le courage de rester immobile jusqu’à ce que l’action juste émerge d’elle-même ? – Lao Tseu

oui, alors j’attends, j’m’attends… j’attends mon destin, je vis patiemment ma destinée en faisant du sur place… attendre dans l’attente… attendre sans attente…

j’attendais, j’attends, j’attendrai… j’attends ce moment-là où je pourrai dire que j’attendais ce moment-ci… ce moment-là quand je pourrai dire que j’ai attendu ce moment-ci toute ma vie… j’attends le moment juste, le seul qui existe, chaque moment est parfait… j’attends que l’espace se révèle, que le mystère se déploie… je vis une attente calme, réaliste, lucide… en ce moment, j’attends ce moment…

oui je l’sais, certains disent qu’il ne faut pas attendre… qu’il faut vivre… intensément, tout de suite, maintenant, totalement… mais c’est ce qui se passe pour moi en ce moment, je vis et j’attends… pas vraiment rien de spécial à faire, nulle part où aller, c’est juste que c’est plein d’attente en moi… maintenant, ici…

en moi ? une grande salle d’attente… le monde entier qui est là, en moi, avec ses attentes… je suis en attente, je suis une attente, je suis attente… parfois reposante, parfois tannante, parfois trop lente, parfois patiente… parfois pas… je suis un patient dans la grande salle d’attente de la vie… je suis un patient attentif et attentionné… alerte au moindre signe…

ayant baigné depuis toujours dans une ambiance catholique – même si de plus en plus invisible – j’pense que c’est chronique l’attente pour nous… attente chronique latente… Jesus will be back !  encore en attente chronique du sauveur, du messis… mais si, beaucoup… même si on n’y pense pas… on a la religion dans les gênes, des attentes plein les jeans

dans le présent et dans l’attente… mais en vieillissant, l’attente se calme le ponpon et devient patiente et non moins palpitante… quand ? quand ? maintenant ? qui ? où ? quoi ?

j’attends, j’m’attends… j’attends une vision pour continuer la route, quoi que ce pit stop actuel soit incontournable, je commence juste à le réaliser… en attente avant le prochain bout de route… en fait, cet arrêt aux puits fait partie de la route… il permet un repos bien mérité, une pause sur la route… un doute sur la suite ? attends… une direction et une précision avant la suite des choses… qui est déjà en train d’arriver pendant cette pause… attente pleine…

mais c’est quoi le problème avec attendre ? si on fait ça patiemment… si on prend le temps de vivre en attendant, d’attendre en vivant… attente vivante… apprend à vivre en patientant… la vie est une grande salle d’attentes menant straight vers la mort du corps… on vit en attendant la mort… alors relaxons, patientons et attendons que la vie nous révèle la suite des choses… la vie, la suite… la vie, la mort…

toujours en attente… de quelque chose qui va venir du ciel… en attente du paradis, du bon dieu, du bonbon, du bon moment, du moment juste… en attente de l’âme soeur, qui se pointera peut-être de l’autre bord de la prochaine courbe, du prochain tournant… ou pas… ou pas maintenant… ou jamais… donc cultiver cet émerveillement… on ne sait jamais quand ça va arriver… surprise surprise…

j’attends pis j’m’attends… à tout, à rien… à ci, à ça aussi… j’m’attends – ou pas – à tout ce qui se produit ici, now, la plupart du temps, comme je ne m’attendais pas à ce qui s’est déjà produit, comme je ne m’attendrai pas à tout ce qui peut se produire, et à tout ce qui ne se produira pas, ni avant ni après… ni même jamais… j’attends sans m’attendre à rien… mais j’m’attends quand même à tout…

des fois j’attends patiemment, des fois pas… des fois j’attends pis j’me tends, des fois j’attends pis j’m’étends… des fois j’attends pis j’m’énerve… ça dépend… c’est dépendant moi de même… mais j’me défends plus d’attendre car attendre c’est aussi vivre… s’attendre à tout de la vie rend tout possible… s’attendre à tout, s’attendre à rien, même attente latente, potente… stanby…

j’attends toujours quelque chose… j’sais pas quoi mais j’attends… comme sur la photo, j’attends un signe quelconque en provenance du ciel… la main de dieu… et en même temps, j’attends que le signe viendra peut-être de sous mes pieds et non du ciel… alors j’attends la tête en l’air et j’attends le regard incliné…

j’attends pis j’m’attends… à quelque chose de plus, ou à quelque chose de moins, à quelque chose d’autre… j’attends quelqu’un aussi, peut-être même quelqu’une… j’attends l’autre, j’attends personne, j’attends moi, j’m’attends…

j’attends le temps qui passe… j’attends après le temps qui passe… comme dans nos drôles de passe, alors que le temps passe mais pas vite, moins vite que dans les passes olé olé… c’est drôle le temps… un temps d’attente… du temps lent, donc du temps plus lourd, pas du temps comme du vent… mais on aime la légèreté hein ? sauf que parfois le temps se tend et se détend…

est-ce le temps ou les événements qui passent ou bien nous ? suis-je la présence de ce qui voit le temps passer ou suis le temps qui passe, qui me passe au visage et me dévisage ? je passe donc je suis, le temps qui passe…

j’attends que ça passe cette drôle de passe même si je sens qu’y a rien qui passe, y a rien qui s’passe, que du sur place, toujours maintenant… j’attends qu’il ait de quoi qui se passe… mais dans le fond que du sur place car on finit toujours ici, en ce moment… y a jamais rien qui se passe en dehors d’ici & now… here et maintenant…

alors j’attends… j’m’attends…

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It doesn’t matter how long you have to wait for something. If you really want it, then it’ll worth the wait… – The Notebook of Life

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Alain Wallior Art Works

last call pour l’amour

600547_537883586242390_1185922350_ndix-septième pop-up /// 14/2/13

if you want to see a rainbow, you must go through the rain… if you want to see true love, you must go through the pain… – via The Notebook of Life

beau non ?

alors nous y voici… dans le cul de sac de notre parlure tout l’tour d’l’amour… terminus tout le monde s’aime… une semaine, 17 chroniques, quelques milliers de mots, une vingtaine d’images de coeur etc… de multiples mottons d’amour analysés, tournés autour de, affichés, questionnés, déboulonnés… et l’amour qui n’a pas encore dit son dernier mot… car l’amour aura toujours le dernier mot… bouche bée devant l’amour…

alors pour cette dernière chronique, en guise d’amour final, au lieu des mots et de leurs jeux, au lieu de la prose et de leurs yeux, qu’une pièce musicale… on peut raconter n’importe quoi en parlant mais on ne peut mentir ou tricher en chantant… on ne peut se cacher derrière les mots quand on chante…

alors je vous offre humblement ce 8 minutes de musique live… live et brut… amor amor amor est le titre… l’amour est la trame et la dame… une première séance d’impro commune captée sur le vif  autour de cet air qui a émergé tout au long de la dernière semaine lorsqu’on parlait d’amour vous et moi…

avec mes amis nathalie à la clarinette, michel au violon, pierre à la guitare, sophie à la voix et votre humble chroniqueur à la voix et à la guitare… ce mantra sur l’amour sera retravaillé, autant musicalement que pour les mots pour inclure le plus de versions possible du mot amour… dans cette version, l’amour est déployé en 6 langues… éventuellement, nous chanterons l’amour dans toutes les langues du monde… et les arrangements se raffineront car j’ai la chance précieuse d’avoir des amis maestros… merci les arc-en-ciels…

voici le lien pour télécharger la pièce en question… merci de votre tolérance et de votre compréhension car rappelez-vous, ce fut capté sur le vif et sans aucune préparation préalable le band… mais on saute quand même… car l’amour, c’est comme suater en parachute, c’est risqué…      amor3.wav

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et pour dessert, une citation sage… pour crémer la semaine… pour l’amour des mots…

après un certain temps, on apprend à distinguer entre tenir la main et enchaîner une âme… on apprend que l’amour ne signifie pas posséder et que compagnie ne veut pas dire nécessairement sécurité… on apprend également que les baisers ne sont pas des contrats ni les cadeaux des promesses…

avec le temps, on commence à accepter nos défaites la tête haute et les yeux grand ouverts avec la grâce de l’adulte – et non le visage contrarié de l’enfant… et le plus important, on apprend à préparer la route aujourd’hui même car les lendemains sont trop incertains pour y faire des plans et les futurs potentiels ont tendance à s’évanouir éventuellement…

le soleil brûle si on en prend trop… alors on élabore son propre jardin et on décore soi-même son âme – plutôt qu’attendre que quelqu’un nous apporte des fleurs… et on apprend finalement que l’on peut prendre les coups durs, que l’on est fort(e) et que l’on est réellement précieux… et on apprend encore, et toujours… – via Buddhist Boot Camp

amor amor amor

âme aimante aimant aimer aimerait aimer amoureusement son mou moi d’amour

154178_502192053157834_316004463_nseizième pop-up /// 13/2/13

traduction maison: soyez l’amour et vous attirerez l’amour…

alors selon cette logique, les quelques badlucks (moteur d’auto kapout et tuyaux de maison gelés) qui me sont tombés dessus depuis quelques semaines, est-ce parce que je suis la badluck incarnée ? si l’amour attire l’amour, la badluck… mystérieuse cette loi de l’attirance… je devrais lire le secret, ce livre vendu à quelques millions d’exemplaires…

j’avoue, mon titre est un peu tiré par les cheveux… pas autant toutefois que certaines tournures de dessins de coeur pour l’occasion que l’on sait… mais on peut bien étirer un peu l’élastique et la stylistique pour l’amour… des mots et de leurs jeux… mmmmmais oui… car demain on fait dans le mmmmm, comme ammmmmmour, occasion oblige… simplement plaisant d’être too much parfois… j’aime… je like… I love it…

alors demain c’est le grand jour, le grand jour de l’amour, alors que Facebook débordera de mots et de dessins et de citations d’amour… comme certain(s) parmi vous, je sens que je vais avoir un ptit peu mal au coeur d’amour demain moi… sucré sucré le valentino…

je l’avoue, j’ai toujours été méfiant devant cette fête du coeur et des bons sentiments (et du chocolat, et des dessous, et des fleurs, et du resto etc…) moi… un peu cynique, un peu sarcastique, un peu sur mes gardes… même si j’ai sincèrement voulu jouer le jeu lors de mes années de familles avec enfants et blondes, j’ai toujours tiqué devant l’obligation… pris en otage par on ne sait même plus qui…

mais tout de même, je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain… néanmoins une belle occasion de manifester son appréciation pour ses proches beloveds cette fête quand même, on peut enlever un peu de mousse du bain OK ? car on voit plus le bébé… trop d’amour c’est peut-être comme pas assez…

et vous, êtes-vous un couple ? moi seulement la moitié… complet en soi, mais moitié quand même… une moitié pleine d’elle-même… du moins j’y travaille… car malgré le principe que l’on est complet en et par soi-même, j’avoue que l’idée d’être deux est agréable pour l’affection et la complicité…

si on est pas un couple, évidemment que l’on peut profiter de cette occasion pour simplement se donner cet amour à soi ou à nos ami(e)s, famille, copains/copines, animaux de compagnie et autres organismes vivants évoluant autour de nous… mais quand même, j’avoue un petit pincement dans la poitrine de ne pas avoir de douce moitié pour l’occasion… nouveau rôle… car on a beau savoir que l’objectif ultime, c’est d’être complet en soi, toujours plaisant d’avoir un roméo ou une juliette à ses côtés non ? pour faire résonner l’amour…

je suis à travailler à une petite surprise pour vous pour la fête de l’amour… alors à demain… le devoir m’appelle…

d’une âme aimante aimant aimer qui aimerait aimer amoureusement son mou moi d’amour…
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L’existence aime tout. L’existence n’est pas indifférente à nous, mais elle semble être indifférente pour la simple raison que c’est nous qui sommes indifférents. L’existence ne fait que refléter ; elle est un miroir. Elle est notre écho.

Si on lui crie dessus, elle nous crie dessus ; si on lui chante quelque chose, la chanson nous est retournée. Quoi que nous fassions nous est retourné de mille façons – ça nous revient de toutes les directions, de toutes les dimensions, de tous les plans de l’existence…

Elle semble être indifférente car nous ne sommes pas aimants. Dès que l’on a commencé à aimer tout ce qui existe – le fleuve, la montagne, les étoiles, les gens, les animaux – dès que l’on s’investit dans la vie avec un profond amour, une grande intensité, avec le feu au cœur… dès que vous êtes devenu chaud, toute l’existence devient chaleureuse à votre égard. Elle paie toujours avec la même monnaie…  

– Osho – No man is a island – via Khirad Emmanuel Moulin / traduction : Anuprem / © Osho International Foundation

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Look as long as you can at the friend you love, no matter whether that friend is moving away from you or coming back toward you… – Rumi

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If there is love there is compassion and service. If there is love there is non-violence and humanity. If there is love one cannot cheat or deceive… 
– Osho

plongée en soie

582612_538061536226591_202076583_nquinzième pop-up /// 13/2/13

traduction maison : allez profondément en vous et vous serez surpris(e) de découvrir que la haine, la colère et la jalousie existent seulement en périphérie… au centre de votre être il n’y a que l’amour… – Osho

et ce matin, je me permets de faire du pouce sur ces mots d’Osho…

mais avant et afin de se rendre jusqu’à l’amour logé au coeur de soi, il faut passer par la périphérie… en fait il faut passer à travers le contenu de cette périphérie… et ceci requiert notamment courage, patience, sincérité, lucidité… entre autres…

oh que oui ! on veut tous et toutes se rendre au coeur et à l’amour… mais la route n’est pas toujours rose, aisée ni facile… parfois lors de cette descente au centre de soi, qui se révèle à certains moments être une descente aux enfers, une descente à l’envers du décor, on rencontre des cailloux, des mottons, des murs, des bouts de tourment, des morceaux de passé que l’on avait négligés, oubliés, refoulés, réprimés… surprise ! des surprises dans cette descente en soi…

alors pour atteindre le centre de son coeur, la tâche du scaphandrier consiste à vider la périphérie de son contenu, à laisser la périphérie présenter son contenu… se laisser observer ce qui remonte à la surface, surtout le moins beau, le moins facile… rester là, le sentir, le reconnaître, l’assumer, l’accepter… lui permettre de bouger pour éventuellement le laisser aller… goodbye vieux stock ! bienvenue coeur léger…

car ce sont ces expériences qui font de nous qui nous avons été et qui nous sommes encore aujourd’hui, ce qui s’est passé pour nous amener jusqu’ici, et c’est aussi cela qui bloque le chemin du coeur, la voie du coeur libre… ces souvenirs incarnés, ces débris de vie humaine qui flottent à la surface de notre être, ou qui gissent au fond de soi, on se doit de les contacter un jour… inévitablement… pour les laisser aller avec conscience et reconnaissance… et soulager la voie du coeur… clairer la voie du coeur…

car ces expériences, peu importe qu’elles aient été douloureuses, difficiles et malheureuses, sont bel et bien présentes en nous, qu’on le veuille ou non… et ça jamme le flow… ça bloque le passage à l’amour… alors la chose la plus courageuse que l’on puisse faire pour soi, la seule en fait, consiste à les regarder en pleine face, yeux dans les yeux, corps à corps, pour qu’elles fondent sous le regard de la conscience… mais la job peut être longue, ardue, lente et solitaire… elle requiert courage, force et bienveillance… entre autres…

l’amour peut rendre aveugle quand on regarde vers l’extérieur mais quand on ferm les yeux et qu’on fait check check en soi, 10-4, la vue devient juste et bonne… lentement, graduellement, le focus revient…

on ne peut se mentir à soi-même pour toujours et espérer un amour magique et gratuit… l’amour véritable requiert un prix à payer… si on prend le temps et que l’on fait focus au coeur, la vision s’ajustera… inévitablement… mais il faut savoir rester assis sur ses fesses et ouvrir ses oreilles et ses bras pour soi-même pour entendre parler son coeur…

et c’est alors que l’expression tomber en amour prend tout son sens… quand on plonge en soi, quand on explore sa mer intérieure, quand on visite les coins sombres et menaçants, on tombe éventuellement dans l’amour…. un amour libre de mouvement intérieur, un amour gratuit et accessible en tout temps…

un saut de l’ange en soi en faisant confiance que la vie saura faire remonter à la surface et à la périphérie les choses nécessaires au bon moment… et que cette vie saura nous donner le courage nécessaire pour faire face, pour front commun avec son âme… c’est là que la confiance en la vie doit se manifester… on peut vouloir conquérir le monde entier, mais devenir maître de son monde intérieur est une étape préalable et essentielle…

allez ! bon amour léger et doux malgré la périphérie…

l’amour fait mal car il ouvre le chemin vers la béatitude… – Osho

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superbe billet de Jocelyne Robert sur l’amour via mon amie jackie

http://jocelynerobert.com/2013/02/12/le-grand-amour-celui-apres-lequel-on-court-toute-sa-vie/

et une série d’articles sur l’amour de Patrick Lagacé dans la Presse via je ne me souviens plus qui…

http://www.lapresse.ca/vivre/societe/201302/11/01-4620315-histoires-damour-une-grande-serie-de-patrick-lagace.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4620693_article_POS1

aux portes de l’amour

184360_534126123285763_1140915673_nquatorzième pop-up /// 12/2/13

quand les forces de l’amour nous ferment une porte au nez, souvent elles ouvrent aussitôt une fenêtre... mais attention, que vous soyez sur le seuil de la porte ou de la fenêtre, gardez une petite distance car on dit que les portes et les fenêtres de l’amour ouvrent toujours vers l’intérieur… et non vers l’extérieur…

parfois l’amour cogne à notre porte – ou à notre fenêtre, parfois c’est qui nous cognons, nous qui cherchons, nous qui quêtons (comme quête mais aussi comme miettes), à la recherche de l’âme soeur/frère… mais bien souvent, face à l’amour, nos yeux et notre coeur sont tournés vers l’extérieur…

toutefois, en cherchant l’amour en dehors de soi, on cherche à combler un vide, à remplir l’espace, à trouver un regard externe à porter sur soi pour nous révéler notre propre beauté… pourtant, on connaît la chanson non ?

alors ces quelques mots sur cette tribune pour gratter autour de l’amour, pour déblayer le chemin, pour révéler nos croyances, sentir nos peurs et nos ambivalences et pour se rappeler ce que nous savons déjà, soit que l’amour naît en nous, passe en nous, repose en nous, principalement, fondamentalement, ultimement…

alors humblement, sincèrement, patiemment, se parler et se laisser parler d’amour simplement for love’s sake… s’ouvrir à l’amour de soi, à l’amour en soi… un amour véritable, un amour état en soi-même et non nécessairement relation, un amour unique, essentiel, un amour qui donne des ailes, tout en plantant ses racines au coeur de soi… développer l’amour en soi et pour soi pour éventuellement résonner avec tout ce qui vit…

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Quand on aime quelqu’un pour son physique, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’attirance…
Quand on aime quelqu’un pour son intelligence, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’admiration…
Quand on aime quelqu’un pour son argent, ce n’est pas de l’amour, c’est qu’on profite…
Mais quand on aime quelqu’un et qu’on ne sait pas pourquoi, ça doit être de l’amour ça…

– citation de source non identifiée trouvée sur le web et légèrement trafiquée…
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True love brings freedom to you and to all those you love. True love leads you towards the ultimate freedom. The name of the ultimate freedom is God…  Osho

inspiré l’amour

wingsofystreizième pop-up /// 12/2/13

house version… tout le monde dit que l’amour blesse, mais c’est faux… la solitude blesse, le rejet blesse, perdre quelqu’un blesse… tout le monde confond ces choses avec l’amour, mais en réalité l’amour est la seule chose au monde qui guérit de toute douleur et nous fait nous sentir merveilleusement bien de nouveau…

3 h… réveil chronique… certain(e)s lisent leur insomnie, d’autres la disent et l’écrivent… amour de jour, amour de nuit… shift d’amour… shift de vie… switch d’amour dans mon lit…

à force de décrire l’amour et d’écrire sur lui, l’amour fait son chemin… l’amour laisse sa trace… même si on ne sait pas exactement ce qu’est l’amour, l’amour fait sa job… de bras, de coeur, d’amour… l’amour est straight, l’amour est gai et lesbien, car l’amour l’est bien, l’amour guérit, l’amour irrigue, les veines et les coeurs… d’homme, femme et enfant… le femmes et les enfants d’abord, les femmes et les enfants d’accord…

l’amour pompe la vie, l’amour pompe à steam, l’amour donne du jus, l’amour patine, dessine, ranime, anime… l’amour et le coeur…

l’amour est doux, l’amour est mou, l’amour rend fou, l’amour en nous… oui oui moi et vous, toi et nous… pis lui pis elle itou… minou pitou itou… l’amour toujours l’amour, l’amour right through… l’amour est tiguidou tourlou… tout le temps, partout…

l’amour est mystérieux, ratoureux, capricieux, judicieux, l’amour est jeune et vieux… l’amour est toujours neu… l’amour porte conseil… comme la nuit… veille amour ami… réveille l’amour l’ami…

l’amour est tout et rien, l’amour nous fait du bien… l’amour est connu, inconnu, méconnu, mais l’amour est surtout reconnu… pour ce qu’il est… amour amour résolu mais jamais révolu…

l’amour inspire, l’amour s’inspire, l’amour s’expire et se respire, l’amour se tire lorsqu’il n’est plus bienvenu, en coeur et en corps… mais l’amour revient toujours, toujours et encore…

l’amour fait peur car l’amour n’a peur de rien… l’amour a du chien… l’amour nous fait du bien… dans le coeur, dans les mains… l’amour dans les mains, l’amour dans les reins… l’amour va dans les coins… et les racoins…

rien dans les mains ? non, l’amour dans les mains… et le coeur au ventre… et les mains sur le coeur…

l’amour est ici, là-bas, ailleurs, partout, mais jamais nulle part… à part où il y a peur au coeur… alors l’amour se tient loin… mais n’y est pas moins… seulement en standby l’amour

l’amour se vit le jour, l’amour se fait la nuit, l’amour se dit le jour, l’amour se chante la vie…

l’amour tout court, l’amour d’amour, l’amour, toujours l’amour…

l’amour est un grand parleur, un grand faiseur, un grand baiseur, un grand diseur, de bonne et rock n roll aventure… l’amour est un attireur de coeurs purs, un ramollisseur de coeurs durs,  un polisseur de coeurs de bois dur…

finalement, l’amour est sourd… aux craintes, aux peurs, aux sûrement et aux peut-êtres… l’amour n’entend que l’amour, l’amour n’attend que lui-même… l’amour écoute les doutes mais y va toujours, coûte que coûte, goutte à goutte… l’amour décolle les croutes du coeur, l’amour décroute les crottes de peur, l’amour épure, l’amour est pur…

bonne nuit l’amour, bon matin le jour…

There comes a time when nothing is meaningful except surrendering to love. – Rumi

Sivana