cent-trente-neuvième pop-up /// 23/5/13
chroniques de mots déjà dits, mais mots neufs quand même… mêmes mots, mêmes jeux, mais autres sens, autres significations… mots signifiants, mots insignifiants…mais que veux-je dire ici ?
avant on jetait les mots sur papier, maintenant on les tape et on pèse Enter… avant on suait à grosses gouttes sens dessus, sens dessous, sur papier, au bout d’une plume ou d’un stylo, maintenant on les tape à froid sur un écran cathodique…
alors ces mots justes, justes pour moi mais juste pour vous, tapés à la main, un par un, juste pour vous… justes pour vous ? celui-ci, celui-là, que pour vous dire salut bonjour, êtes-vous ici ? ou là ? moi si…
une chronique de mots usagés mais recyclés… des mots rafraîchis par moi, pour vous, pour nous… des mots toujours nouveaux, toujours neufs… dix, onze, douze, treize à la douzaine… des mots pour vous chatouiller l’âme, des mots pour alléger l’atmosphère, des mots pour appeller l’été…
ces mêmes mots déjà écrits, ces mêmes mots déjà lus, mais qui se renouvellent sans cesse, à chaque instant, à tous les jours… ces mots qui se perpétuent dans le temps, dans l’espace… à chaque regard qui se porte sur eux, ces mot renaissent, ces mots se reconnaissent, ces mots se laissent interpréter… ces mots ne sont pas les miens, ces mots sont vôtres…
ces mots jusqu’à en perdre toute lucidité, ces mots pour dire l’indicible, l’invisible… j’en perds mon sens, j’en perds mon intention, j’en perds mon latin… je parle métèque – salut monsieur georges –
alors pour vous, ces mots que je n’ai jamais dits, jamais prononcés, jamais émis… on m’a mis des mots en bouche, des mots aux doigts comme on y porte des bagues… bagues à ptits mots, vagues de gros mots… de gros mots pour dire d’étranges états d’âme… de gros mots pour dire ce qui ne se dit pas… entendez-vous ce que je ne dis pas ? devinez-vous ce que je n’oserais dire ?
je ne mettrais jamais sur écran certains mots… ni ceux-ci, ne ceux-là… ni ces autres ici qui veulent popper d’eux-mêmes… car sinon vous me devineriez bien trop… vous verriez à-travers moi… et vous verriez qu’il n’y a rien qui tienne, rien qui vaille, rien qui peine… que rien tout plein en moi, que rien qui passe jusqu’à vous… mais encore vous lisez, ces mots qui ne disent pas ce qui veut se dire… agace lecteur/trice le chroniqueur… attrape lecteur/trice…
entendez-vous ces mots ? les saisissez-vous ? les faites-vous vôtre ? si vous les voulez, je vous les donne, je vous les prête… vous, vous pouvez leur prêter une intention, la votre car la mienne ne se sais même pas… je ne connais même pas mes propres intentions… alors plise, plise, faites-leur dire quelque chose… car mes mots sont vierges et n’attendent que votre regard pour vivre, pour s’envoler… mes mots ont besoin de vous…
avez-vous oublié les mots ? si oui ceux-ci sont pour vous… lisez en paix…

traduction : où puis-je trouver un humain qui a oublié les mots ? c’est la personne à qui je voudrais parler…

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