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mots vierges

Les mots...cent-trente-neuvième pop-up /// 23/5/13

chroniques de mots déjà dits, mais mots neufs quand même… mêmes mots, mêmes jeux, mais autres sens, autres significations… mots signifiants, mots insignifiants…mais que veux-je dire ici ?

avant on jetait les mots sur papier, maintenant on les tape et on pèse Enter… avant on suait à grosses gouttes sens dessus, sens dessous, sur papier, au bout d’une plume ou d’un stylo, maintenant on les tape à froid sur un écran cathodique…

alors ces mots justes, justes pour moi mais juste pour vous, tapés à la main, un par un, juste pour vous… justes pour vous ? celui-ci, celui-là, que pour vous dire salut bonjour, êtes-vous ici ? ou là ? moi si…

une chronique de mots usagés mais recyclés… des mots rafraîchis par moi, pour vous, pour nous… des mots toujours nouveaux, toujours neufs… dix, onze, douze, treize à la douzaine… des mots pour vous chatouiller l’âme, des mots pour alléger l’atmosphère, des mots pour appeller l’été…

ces mêmes mots déjà écrits, ces mêmes mots déjà lus, mais qui se renouvellent sans cesse, à chaque instant, à tous les jours… ces mots qui se perpétuent dans le temps, dans l’espace… à chaque regard qui se porte sur eux, ces mot renaissent, ces mots se reconnaissent, ces mots se laissent interpréter… ces mots ne sont pas les miens, ces mots sont vôtres…

ces mots jusqu’à en perdre toute lucidité, ces mots pour dire l’indicible, l’invisible… j’en perds mon sens, j’en perds mon intention, j’en perds mon latin… je parle métèque – salut monsieur georges –

alors pour vous, ces mots que je n’ai jamais dits, jamais prononcés, jamais émis… on m’a mis des mots en bouche, des mots aux doigts comme on y porte des bagues… bagues à ptits mots, vagues de gros mots… de gros mots pour dire d’étranges états d’âme… de gros mots pour dire ce qui ne se dit pas… entendez-vous ce que je ne dis pas ? devinez-vous ce que je n’oserais dire ?

je ne mettrais jamais sur écran certains mots… ni ceux-ci, ne ceux-là… ni ces autres ici qui veulent popper d’eux-mêmes… car sinon vous me devineriez bien trop… vous verriez à-travers moi… et vous verriez qu’il n’y a rien qui tienne, rien qui vaille, rien qui peine…  que rien tout plein en moi, que rien qui passe jusqu’à vous… mais encore vous lisez, ces mots qui ne disent pas ce qui veut se dire… agace lecteur/trice le chroniqueur… attrape lecteur/trice…

entendez-vous ces mots ? les saisissez-vous ? les faites-vous vôtre ? si vous les voulez, je vous les donne, je vous les prête… vous, vous pouvez leur prêter une intention, la votre car la mienne ne se sais même pas… je ne connais même pas mes propres intentions… alors plise, plise, faites-leur dire quelque chose… car mes mots sont vierges et n’attendent que votre regard pour vivre, pour s’envoler… mes mots ont besoin de vous…

avez-vous oublié les mots ? si oui ceux-ci sont pour vous… lisez en paix…

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traduction : où puis-je trouver un humain qui a oublié les mots ? c’est la personne à qui je voudrais parler…

recevez et vous en redemanderez

482405_10151607084901211_1451058983_ncent-trente-huitième pop-up /// 22/5/13

traduction : la vie est trop courte pour la perdre à trouver des réponses, appréciez les questions… – Paulo Coelho

ce monsieur Coelho a vraiment le sens des formules… pas magiques, mais punchées, sharp, droit au but… souvent justes, questionnantes… et witty… avec un ptit twist…

dans le même sens que l’affirmation ci-haut, Osho disait à l’époque qu’il avait des questions pour toutes nos réponses… et c’était le cas… il traitait de différents sujets et retournaient toutes nos certitudes sens dessus dessous… ce que l’on pensait savoir ou comprendre au début du discours, on en était beaucoup moins certain(e) à la fin… et on aimait ça…

un peu ça la job du maître, prendre les certitudes des disciples et tout virer à l’envers… cul par dessus tête les disciples… pour qu’ils ou elles se fassent leur propre tête, qu’ils forgent leurs idées propres… lavage de cerveau… têtes à claques, claques à l’ego…

ainsi donc, ne pas absolument cherchez à trouver des réponses mais plutôt avoir du fun avec bizouner avec les questions… la vie comme un long grand koan… pas de certitudes, pas de croyances qui, de toute façon, ne peuvent que combler temporairement et inefficacement nos curiosités fondamentales et grandes questions existentielles… comme donner un menu à quelqu’un qui a faim… ragoûtant, appétissant mais pas bourratif ni satisfaisant ni comblant… on ne veut pas savoir pourquoi ni comment la vie, on veut juste et surtout y goûter…

car faut-il vraiment avoir réponse à tout ? ne peut-on pas seulement apprécier la vie en baignant dans le mystère ? sans savoir d’où l’on vient, où l’on va ? qui l’on est ? pourquoi la vie ? ne peut-on pas simplement apprécier la route sans devoir à tout prix savoir où elle mène ? connaître la destination ? car entre vous et moi, qu’un grand mystère la vie… et c’est parfait ainsi…

car dès que l’on pense savoir, on ne sait pas, on ne sait plus… on ferme la shoppe à mystère, on se ratatine l’ouverture d’esprit… dès qu’on pense savoir, on ne sait rien…

par exemple, on regarde un arbre et dès qu’on l’identifie, ça c’est un chêne, ça c’est un érable, on le fige, on le met en boîte et on arrête de vraiment le regarder… maintenant on sait ce que c’est… mais le sait-on vraiment ?

ça fait souvent ça quand on surf sur le Web… on voit une image que l’on a déjà vu auparavant et on ne regarde plus l’image en question, on ne fait que se souvenir qu’on l’a déjà vu… on regarde davantage l’image mentale de ce que l’on a déjà vu et non la chose en question… prenez celle-ci que j’ai postée il y a quelques jours dans une chronique antérieure:

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celle-ci que vous voyez ? ou le souvenir de celle de l’autre jour ?

comme nos formules toutes faites… elles ne font que répéter la vie… elles ne décrivent pas la vie… elles ne font qu’en donner une image synthétique et hyper simplifiée… on impose au mystère de la vie un ratatinage mentale qui ne lui rend guère hommage… car la vie est insaisissable, incompréhensible, mystérieuse… la vie est vaste et sauvage, autonome, vagabonde… la vie est folle… de vie… de liberté… de nouveauté, de spontanéité…

un dicton zen veut que l’on ne peut jamais sauter deux fois dans la même rivière… en effet entre le moment où l’on regarde la rivière et le moment où l’on saute, la rivière n’est plus la même…  mon maître a poussé le concept encore plus loin en affirmant que l’on ne peut même jamais sauter dans la même rivière une seule fois… la rivière dans laquelle on saute n’est pas la même que celle on a vu quand on a décidé de sauter… la rivière est constamment renouvellée, toujours fraîche, toujours neuve…

allez la vie est courte, goûtez bien votre café…

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La réalité n’est qu’un point de vue… – Philip K. Dick via Richard T. Chartier

thank you misteur Harpeur

stephen-harpercent-trente-septième pop-up /// 21/5/13

ici, maintenant, il pleut, c’est gris… mes projets extérieurs sont bloqués… fabrication d’une bécosse extérieure remise à plus tard… alors journée double chronique… garçon ! une autre chronique avec de l’eau… et en plus c’est mardi… bécosse, mardi, vous voyez le lien ? mardi, journée parfaite pour tout, dont écrire… donc écrire… écrire donc…

et ça fait longtemps que je veux écrire sur ce thème… particulièrement depuis que les conservateurs ont sorti les publicités ridiculisant Justin Trudeau il y a quelques semaines… ces pubs – vraiment basses, méprisantes et vachement personnelles – m’ont instinctivement levé le coeur… je me suis immédiatement demandé comment le premier ministre allait faire pour expliquer à ses enfants comment il pouvait cautionner de ridiculiser un autre être humain comme le font ces pubs… papa pourquoi tu ris méchamment du monsieur dans l’annonce ?

voyez le lien ci-bas… des enfants d’une école primaire ont ressenti la même chose que moi et ont même écrit directement au premier ministre… formidable leçon de vie… on dit que la vérité sort de la bouche des enfants… elle sort aussi de leurs doigts parfois…

http://ca.news.yahoo.com/grade-5-kids-urge-harper-drop-mean-attack-214131791.html

mais je veux aussi m’exprimer sur le sujet du Harpeur et/ou conservateurs bashing depuis des années, à chaque fois en fait que je nous entends bitcher contre Stephen Harpeur (à prononcer comme ça s’écrit)… et ses sbires créationnistes de la tranche plus à droite de son parti… et j’ai des raisons personnelles de vouloir le faire dû à une situation récente… donc c’est à moi que j’écris surtout j’imagine… alors je me lirai… surtout si je délire…

ce que je veux dire en fait c’est qu’on ne devrait pas se plaindre de Stephen Harpeur et des conservateurs… on devrait plutôt les remercier… oui oui les remercier… car ils font oeuvre sociale utile… ils manifestent tout ce qui est détestable et répugnant chez l’être humain… et ils ont le mérite de ne pas tenter de s’en cacher… on peut au moins leur donner ça… et de par leurs prises de position claires, ils nous forcent nous aussi à prendre position aussi clairement…

comprenez-moi bien : ce n’est pas à ces individus en cause que je m’attaque directement, c’est à leurs comportements, leurs actions, aux gestes qu’ils posent, à leurs stratégies légèrement maquiavéliques… car ces gens sont comme vous et moi, des parents aimants, des enfants de parents dont ils s’occupent possiblement, des gens avec des expériences de vie qui ont pu être difficiles, des êtres humains avec leur propres valeurs et convictions qui font du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont… comme vous et moi quoi… quand on a peur…

sauf que stratégiquement, les conservateurs sont en complet décalage avec les nouveaux humains que nous devenons… ils tardent à se mettre à jour… et peut-être qu’ils ne le pourront jamais… mais peut-être que si aussi… ça reste à voir… espérons pur eux…

ce que je leur reproche ? les conservateurs tablent et ciblent sur les peurs fondamentales, sur le médisage, sur l’opacité, sur le manque respect flagrant de l’environnement, sur le contrôle de l’information, sur l’imposition de leurs propres valeurs aux autres groupes, en dépit des importantes différences, et surtout, en dépit du fait qu’ils sont au pouvoir malgré seulement quelques 30 % des votes au pays… plutôt que de nous dire ce qu’ils comptent faire pour le mieux-être de leurs concitoyens, pour le bien du plus grand nombre…

on dit que la vérité sort de la bouche des enfants… dans ce cas-ci, ça s’applique tout à fait… espérons qu’elle atteindra les oreilles des grands… enfants… qui logent au parlement…

alors monsieur Harpeur, écoutez, nos enfants nous parlent…

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amor amor à mardi

321490_636734033019541_2079420320_ncent-trente-sixième pop-up /// 21/5/13

traduction : mode d’emploi pour une bonne journée : étape 1 : réveillez-vous / étape 2 : soyez reconnaissant(e)… (répétez)… surtout le mardi 😉

mardi est en quelque sorte un jour insignifiant, trouvez-pas vous ? alors si c’est le cas, mardi est probablement le jour le plus important de la semaine… en tous cas, c’est le jour d’aujourd’hui… ben à peu près partout car à quelque part sur la planète, c’est encore lundi, ou déjà mercredi, selon l’heure où vous lisez ces mots… donc mardi n’est pas toujours ce qu’il semble être…

sous des allures de journée ordinaire se cache pourtant en mardi une journée extra ordinairement ordinaire… mardi ? le jour le plus ordinaire de la semaine… mardi ? un jour low profile… un jour où rien peut très bien se passer… ou ne pas se passer… ou tout… ou presque… ou pas… un jour des plus ordinaires mardi… une belle journée pour illuminer un mardi… pour réaliser… mardi, un jour banal, et peu , pris lundi entre mercredi… un jour peu et pas banal, un jour spécial où tout peut se passer… ou presque… ou pas…

pour ceux et celles qui travaillent du lundi au vendredi et qui aiment plus ou moins leur job, lundi est le jour le plus rough & tough de la semaine… après deux jours de congé, il faut repartir la machine, starter le train de nouveau… par contre, pour ceux et celles qui aiment leur boulot et qui ont une vie sociale plutôt dégarnie, le lundi est une célébration… c’est selon donc… lundi, monday, jour de la lune…

mardi ? bof… rien de spécial à dire à son sujet à part que c’est aujourd’hui… un jour gris pris en sandwich entre le blues du lundi et le milieu de la semaine qu’est mercredi… mardi, journée de mars… journée de marde ? hi !

mercredi quant à lui (ou elle ? un jour, une journée…) marque en effet le zénith de la semaine, le midi du jour, l’heure du lunch de la semaine… un temps pour une pause, une heure pour se remplir la panse, une journée sandwich, deux jours de faits, deux autres à faire… mercredi dans la semaine comme l’heure du lunch entre deux mi-journées de travail… deux jours avant mercredi, et deux jours après… mercredi, nombril de la semaine… à partir de mercredi, la semaine de travail commence à poindre vers le week-end… mercredi, journée de la planète mercure…

jeudi c’est le jour de la paie… jeudi c’est le seul jour qui nous sépare du vendredi désormais… jeudi c’est l’espoir, du week-end, du repos à venir bientôt… jeudi soir c’est souvent l’apéro en gang au lounge après la journée de travail, jeudi c’est un jour de soir… de sortie… jeudi c’est l’espoir tout proche du week-end à venir… only one more day to go… par jupiter, c’est jeudi…

vendredi, c’est le summum, une sorte de préliminaires du week-end à venir (sans jeux de mots vous vilain esprit tordu)… vendredi c’est la consécration, la culmination, thank god it’s friday… la porte avant des vacances du week-end… repos bien mérité à venir immédiatement… vendredi, jour de vénus…  friday, free day, journée gratuite…

samedi, enfin… yes, première des deux journées de congé du week-end, la plus délicieuse… farniente, grasse matinée… matinée à deux, trois cafés… avant, dans le temps des journaux en papier, on lisait la Presse la samedi matin… fête et repos bien mérité pour les juifs, mais aussi journée busy busy de courses et de préparation de souper spécial du samedi soir… ou encore préparation de sortie… saturday night fever… pour les parents, souvent une journée familiale pleine de plaisir et de temps de qualité avec la marmaille… samedi, saturday, saturne… et tourne les anneaux…

et que dire de dimanche alors… traditionnellement LE jour du seigneur… the big day… relents de souvenirs de repas familial, visite des grands-parents, jour traditionnel de la grande sortie en machine jusque chez ma tante et mononcle ou grand-papa et grand-maman… traditionnellement aussi le jour de la messe et des beaux habits… le jour de la communauté, le jour du perron de l’Église… sunday, jour du soleil…

mais mardi ? plutôt discret, effacé comme jour, anonyme comme journée… mardi, nom un peu flat même… mardi ça sonne presque comme une journée de marde si on veut être vraiment négatif… mardi, journée de marde ? en effet, surprenant  de connaître un journée chanceuse un mardi non ? lucky tuesday, ça existe pas… mais pourquoi on inventerait pas ? allez on y va, mardi chanceux…

vive le mardi… superbe journée qui amène peu d’attentes, donc qui rend tout le réel possible… mardi un jour des plus ordinaires… un jour extra ordinaire…

joyeux mardi… happy tuesday… 

in God we trust ?

376954_465413566867858_380838428_ncent-trente-cinquième pop-up /// 20/5/13

traduction : cher dieu, je ne sais pas pourquoi tu m’as placé sur terre, ni où tu m’emmènes, mais je veux seulement te laisser savoir que je te fais confiance…

oui papa, yes my God, I trust you… j’te trust mon dieu… j’te trust bon dieu, j’te trust mon bon dieu car si tu tiens tout ça ensemble, si tu fais tourner la boule – que dis-je les milliards de boules – depuis des milliards d’années, tu dois bien savoir ce que tu fais… ou peut-être devrais-je dire ça plutôt que tu, car tout ça tient ensemble, alors ça doit bien savoir ce que ça fait cette création…

parce que certain(e)s voient la vie en tu, gros bonhomme avec une barbe, d’autres en ça, grosse bibitte sans tête… certain(e)s doutent, d’autres croient… certain(e)s sont méfiant(e)s, d’autres confiant(e)s… croyant(e)s ? athé(e)s ? same same, different different… car malgré ce que l’on croit, ou pas, la vie est là… devant nous, en nous, autour de nous, tout partout… tiguidou tourlou… right through…

croire ou douter, faire confiance ou pas… même prix, même chose… je peux choisir de faire confiance à dieu, à la vie, ou pas, mon choix… moi j’aime mieux faire confiance que pas.. plus simple, plus censé, plus sécurisant… plus réconfortant… car de toute façon, que sera sera… peu importe ce que je pense, ou pas… ce qui sera sera, que j’y crois, ou pas… la vie peut très bien se débrouiller sans moi, sans nous…

oui, tout est question d’attitude, de perspective, de point de vue… choisir de faire confiance à soi, à la vie, à dieu, au créateur ou à la créatrice c’est selon, relève d’une décision personnelle… d’un certain minding… personnellement, je choisis de me laver le cerveau et de m’auto-programmer à faire confiance… car si ça nous a placé ici la vie, dieu ou le nom que vous aimez lui donner, ça doit bien avoir un but… ou pas… et même là, pas grave…

car selon moi, tout n’est que question d’attitude… bien sûr, certaines personnes ont vécu des expériences qui ont mis leur foi envers la vie à rude épreuve… mais la résilience, vous connaissez ? la foi est mystérieuse, mais non moins réelle… choisir de voir la vie comme bonne… yes sir ! et oui madame…

le choix de voir le monde comme accueillant et soutenant plutôt que menaçant nous appartient… ça relève de nous… que de nous… on ne rêve que de soi… on ne rêve que de choix… et ça ne demande presque rien pour adopter une attitude positive et bienveillante, autant envers soi qu’envers les autres… juste comme ça, tac, et c’est là…

choisir de voir la vie en winner plutôt qu’en looser ? why not coconut ! c’est le même prix, mais c’est ben plus le fun…

de toute façon, la vie, ou dieu, ou ça, name it ! nous mène directement vers la mort… du corps anyway… mais pas de notre esprit…  car notre esprit, notre âme, est éternel, immortel, intemporel… du moins c’est ce qu’on en dit… mon chum pis moé, mon chum pis moé… on est pas fou, moi pis mon chum… mon père, lui pendant sa période AA, appelait le créateur le bonhomme d’en haut… anyway, je divague ici… où en étais-je ?

ah oui, notre esprit, notre âme qui durerait toujours… donc, ce qui voit la vie se dérouler devant nous et en nous, le témoin, la présence, a toujours été et sera toujours… bonjour la visite… comme si dieu a déposé un ptit paquet de vie en nous et c’est maintenant à nous d’en disposer…  nous ne sommes qu’un point de service de dieu…

avec doute ou avec foi, dans le doute et dans la foi… en con/fiance… ou en mé/fiance… voir la vie comme bonne, prenant soin de nous, ou comme un combat, notre choix… et oui il semble bien que tout soit une question de choix… liberté totale… j’aime croire cela… ça me fait relaxer…

car sinon, quoi ? tout est prédéterminé, déjà décidé d’avance ? le destin est déjà écrit ? si tel est le cas, alors on peut aussi relaxer, ce qui doit se passer se passera, quoi que l’on fasse…

alors méfiance ou confiance ? that is the question…

et foi et confiance sont les réponses…

menues menottes

249182_10151655216836241_784821162_ncent-trente-quatrième pop-up /// 18/5/13

prendre un enfant par la main… donner un coup de main… main dans la main… la main de dieu… arriver les mains vides… applaudir à deux mains… avoir la main heureuse… rien dans les mains rien dans les poches… avoir une bonne main… des mains de maître… montrer patte blanche… avoir les mains plein de pouces… manger dans la main de quelqu’un… mettre la main à la pâte… avoir les mains libres… se prendre en main… les deux mains dans le dos… tendre la main… avoir les mains sur le coeur…

hommage à nos mains, attribut ultime de la dextérité, haut lieu de la finesse humaine, antenne de l’être… peu de parties du corps sont aussi utiles… parlez-en aux manchots… jouer d’un instrument… écrire, dessiner, sculpter… tricoter, tisser, tresser… caresser, flatter, masser… clouer, visser, scier… la vie se crée manuellement… la vie est faite à la main…

votre main à vous ? la petite ou la grande ? car malgré que nos mains soient plus grandes que certaines autres, on est toujours la petite main dans la grande main de la vie… et se laisser porter, bercer, flatter par les mains de la vie… la vie aux mille et une mains…

car constamment, la vie nous tend la main, hier, aujourd’hui, demain… prendre la vie à deux mains… et la vie nous tient la main si on veut bien lui tendre et se laisser guider… paume ouverte, recevoir la vie… paume baissée, donner… manuellement, et sur le pilote automatique… la vie nous ouvre ses bras aussi, les mains ouvertes… ces chroniques ne sont qu’une main tendue vers vous, un doigt qui crève l’écran pour rejoindre le votre… contact digital… anybody out there ?

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faire contact, main à main, doigt à doigt, coeur à coeur, âme à âme… en paix… ces quelques bribes de mots pour dire allo, êtes-vous là ? m’entendez-vous ? me captez-vous ? car moi je suis ici… et je vous sais ici aussi, ici itou pitou…. tapant chaque mot à pleine main, de tout doigt, de tout coeur, de toute âme… en paix, succès…

se coucher l’âme en paix, mais se lever ainsi aussi… élever son âme vers la paix… donner au suivant… donnant donnant… donner c’est recevoir, se donner c’est inviter la vie à deux mains, ouvertes, doigt pointé, coeur alerte… des mots faits à la main…

se souvenir que toujours, notre main est celle d’un enfant… petit ou grand… mais enfant tout le temps… et se laisser guider, se laisser être mené, par le bout du nez ou par la main… la main de dieu ou celle du diable… mais toujours, tendre la main…

maintenant, ma main, tenant la votre… n’y allons pas de main morte…

je demande votre main et vous tend la mienne

 

let’s dream to that

970707_587671927932600_1201842934_ncent-trente-troisième pop-up /// 18/5/13

minuit et demi… dans mon lit, l’âme en paix…  succès… another day, another success… simple succès… succès ultime…

minuit trente et une… le corps fatigué, l’âme au repos, soon dodo… dodo soon soon…

minuit trente deux… l’esprit tranquille, la conscience légère, comme une fille facile ma conscience… féminine ma conscience… consciencieuse, consciente, conscientisée, de plus en plus du moins… ou de moins en moins en plus… c’est selon… ou pas…

minuit trente trois… le corps au repos, le body à l’horizontal, l’âme à la verticale, up up up l’âme s’élève… l’âme, l’élève qui apprend sa leçon, l’âme, l’élève qui surprend, et qui fait ses devoirs… l’âme du praticien… qui pratique… se pratique… si pratique… tic tac… tic tac tic tac attack

minuit trente cinq… le temps passe, sur moi, en moi, en nous et en vous, par vent et par tant… le temps passe mais il passe toujours ici, maintenant, de maintenant à tout de suite… jamais trop tard…d’ici à là, jamais trop loin…

minuit trente sept… l’âme émerge, avant de se submerger dans les bras de miss murphy… j’accuse miss murphy dans la chambre à coucher avec le réveil matin… bonne nuit…

minuit trente neuf… fiou, déjà minuit quarante… le temps passe vite… le temps court… passe tout droit…

minuit quarante et une… ça coule, ça flow le flot, ça surf… succès, succès, qu’est-tu succès ? comment te mesures-tu ? par le simple fait d’avoir poli davantage le matériau d’origine… devenant de moins en moins brut, de plus en plus fin… de moins en moins dans le chemin de la vie… tasse toi de mon chemin dit la vie… et laisse moi faire, laisse moi te défaire…

minuit quarante quatre… tic tac tic tac… le temps file, le succès défile, les défaites s’enfilent sauf que lorsque l’on veut apprendre, le succès se nourrit de nos supposées défaites… dures leçons, leçons apprises pour de bon…

minuit quarante six… belle heure pour écrire, belle heure pour se dire… belle heure pour se tirer en bas du lit… ou pour monter au ciel et flirter avec miss murphy…

allez, bonne nuit, bonne vie, bon succès…

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la clé du succès consiste à transformer en habitude la tendance de faire les choses qui vous font peur…
– Vincent Van Gogh

tous les jours vendredi

944593_314453498687880_61219775_ncent-trente-deuxième pop-up /// 17/5/13

traduction: les gens attendent vendredi toute la semaine,  l’été toute l’année, le bonheur toute leur vie…

et on pourrait ajouter : les gens attendent la mort toute leur vie durant… car oui, toute notre vie du long, on attend la mort… même si on tente de l’oublier, de la repousser par en avant, même si on la fuit, la mort nous suit… en fait la mort nous devance… elle est déjà ici… la grosse vie salle d’attente…

over my dead body… on vit en attendant de mourir… on vit à mort… on vit à en mourir de rire… à rire à mort… le sens de l’humour, le sens de la mort… sens unique… no coming back… des morts vivant, en attendant… terminus, tout le monde attend… tout le monde descend à la même place… right here right now la mort…

et on pourrait ajouter aussi :  toute leur vie certains attendent leur âme soeur… LA personne… la bonne, la seule, LA… Roméo ou Juliette… Adam ou Ève… Tigus ou Timousse… Ding et Dong… je t’attendrai… ou pas…

et on pourrait ajouter encore : les gens attendent le moment de la retraite durant toute leur carrière… et pourtant, plusieurs ne s’y rendent pas… ou ne s’y attendent plus… en n’en reviennent pas… ou sont déçus car la retraite n’est peut-être que le reflet de notre vie… le résultat de notre attente…

et on pourrait ajouter en plus : les gens attendent les longs week-ends comme celui-ci… pour relaxer, se reposer, arrêter, décompresser… et pourtant… toujours maitenant…

Attendre, c’est long seulement lorsqu’on attend quelque chose…. Jean-François Vézina

alors n’attendons plus rien, attendons-nous à tout… attendons-nous à nous… LE moment est enfin arrivé… now is now… on monte dans le now… here… nulle part… ici… maintenant et tout le temps… car on ne perd rien pour attendre…

c’est vendredi… ça y est… that’s it ! on l’attendait… il est arrivé… long week-end en plus… plus le temps d’attendre… long week-end d’innattente… innattendre, belle formulation du même JF Vézina cité deux fois ici…

alors ? qu’est-ce qu’on fait ? qu’est-ce qu’on attend maintenant ? l’été ?  le bonheur ? c’est la bonne heure pour ça… attendre la bonne heure… car si pas maintenant quand ? si pas ici où ? c’est vendredi, alors on n’attend plus… on n’attend plus quoi que ce soit, on n’attend plus rien… on attend rien… on s’attend à tout…

on attend plus, on vit… maintenant… totalement… intensément… patiemment… joliment… vendrediment, étément, bonheureusement… sans attendre… s’attendre à rien… s’attendre à tout… attendez-moi j’arrive… attendes-moi faut que j’écrive…

attendre attendre… attendre de vivre, attendre de mourir, attendre d’être heureux, attendre que ça arrive… attendre la tendresse, l’allégresse, la liesse… attendre sans attendre… un temps d’attente sans attente… en attendant… ou activement ne pas attendre…

l’éternité du moment, l’éternité dans ce moment… ce moment d’éternité, ce moment pour l’éternité… toute l’éternité… tout ce moment… attendre l’éternité dans ce moment… tout le temps… attendre, plus jamais… attendre d’arriver à maintenant…

ne plus attendre pour écrire, donc écrire maintenant, écrire tout le temps… mais s’attendre à être lu… par moi-même et par vous… je m’attends à vous… et peut-être que vous vous attendez à moi… ou que vous ne m’attendez pas…

Je ne vous attendais pas. Mais si j’avais su que vous existiez avant, j’aurais commencé plus tôt… Jean-François Vézina

dring dring wow wow

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cent-trente-et-unième pop-up /// 16/5/13

selon l’article (lien ci-bas) qui rapporte les résultats de quelques études, les femmes préfèrent les guitaristes… même sans les avoir entendu jouer… pas tant que le chroniqueur veuille plaire aux femmes, mais tout de même… toujours bon à savoir… ce qu’un étui de guitare peut faire, qu’il soit vide ou plein…

mais il faut quand même nuancer mesdames… attention aux guitaristes punk ou heavy metal… qui vont jusqu’à casser leur guitare pour la cause… un peu durs sur l’épiderme… sans parler du plan affectif…

les électriques ? trop pluggés, mêlés dans leur fil les flamencistes ? trop énervés… les westerns ? trop cow-boys… les acoustiques ? les doigts trop durs à cause des cordes de métal… les bassistes ? ils n’en ont que quatre… cordes s’entend…

non, définitivement, les classiques sont the best…  habiles, doux, délicats, précis, subtils… seulement quelques-unes des raisons pour lesquelles vous devriez abandonner l’épiderme de votre véhicule terrestre et le coeur qu’il contient en priorité aux classiques… côté picking, nous sommes imbattables… et les classiques sont indémodables…

http://www.lapresse.ca/vivre/sexualite/201305/15/01-4651121-les-femmes-preferent-les-hommes-qui-jouent-de-la-guitare.php

avec sa touche magique, un classique peut vous emmener là-bas…
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allo j’écoute… pas vraiment

truththeorycent-trentième pop-up /// 16/5/13

traduction maison : la plupart des gens n’écoutent pas avec l’intention de comprendre, ils écoutent avec l’intention de répliquer

tellement vrai hein ?  moi le premier à part ça, je l’avoue candidement… parfois, j’écoute, mais que sur les bords des oreilles, comme on s’assoit sur le bout de notre chaise… en attente… on vit le cul entre deux chaises… comme on mange souvent sur le pouce… comme on vit en standby… pas tout à fait là, pas vraiment déposé(e)… en standby… on vit souvent en standy d’ailleurson dit ici maintenant mais on vit ailleurs là-bas plus tard…

en fait, on écoute quand même un peu, mais la plupart du temps, on n’écoute pas vraiment… on n’entend pas plus… ou même pas du tout… on est en standby… en attente de réplique… vite vite finis ta phrase que je place la mienne… voulant davantage passer son point de vue que d’entendre l’autre… on laisse l’autre parler mais on est surtout prêt à shooter nos paroles en retour dès qu’il ou elle a terminé… ping pong ping pong…

parfois, surtout quand on s’estine avec quelqu’un, on dit des choses sur le pilote automatique… c’est même pas nous qui parlons, ça parle tout seul… réaction réaction… notre bouche se lâche lousse… alors écouter ?

et la plupart du temps, même quand on écoute, on est tellement plein(e) de nos pseudo certitudes et de nos croyances que rien ne peut rentrer de la part de l’autre… ou de la vie… ou même de notre petite voix intérieure… notre tasse est pas seulement pleine, elle déborde… et pas toujours avec du bon stock… et on affirme candidement vouloir et être capable d’entendre et d’écouter… mon oeil…

d’ailleurs, on écoute souvent avec nos yeux… la plupart du temps, tout passe par le regard… on voit quelqu’un et tac… toutes les paroles qui suivent n’ont plus grand place pour faire leur chemin… nos yeux nous bouchent les oreilles… nos perceptions visuelles masquent en bonne partie notre ouïe…

pas jojo de constater ça mais il faut c’qui faut mes ami(e)s… constater que je n’écoutes pas, donc que je n’entends pas, est essentiel… si je veux un jour commencer à écouter mieux, plus… le premier pas vers une écoute réelle, une écoute vraie, écoute que coûte… ôter les croutes de mes oreilles pour permettre une écoute libre et ouverte… découvrir mes yeux pour laisser mes oreilles s’ouvrir… nettoyer mon filtre visuel et auditif…

et quand je dis je, je dis je mais je dis nous aussi… car je vous vois écouter à moitié vous aussi… je vous vois quand je vous parle et que vous ne m’écoutez pas vraiment… comme vous me voyez quand je ne vous écoutes pas vraiment moi non plus quand vous me parlez… on se comprend ?

car vous et moi, on est plein d’affaires dans les oreilles… de vieilles affaires… on a les oreilles pleines, et la tête encore moins vide… car on a peur du vide… alors on remplit, on stuff, on empile, on ramasse, on bourre… de vieilles affaires, de vieilles connaissances, de vieilles croyances… amenez-en des affaires…

comme quand on surf sur le web, on lit, mais on lit pas vraiment non plus… on saute d’un article à l’autre… on sniff les textes d’un seul oeil… et ils ne doivent pas être trop longs sinon on ne les regarde même pas…

la plupart du temps, on vit sur le bout de notre siège, en attente… on fait semblant d’écouter pour seulement pouvoir mieux répondre… on écoute d’une oreille et on prépare notre réplique de l’autre…

en fait c’est pas seulement dans l’écoute qu’on est comme ça, on vit comme on écoute… on saute d’une chose à l’autre, mais sans jamais vraiment être tout à fait là… on fait une chose en pensant à la prochaine… ou à la dernière si elle était particulièrement plaisante… un pied dans le présent, l’autre dans le passé et le troisième dans l’avenir… et les oreilles et la tête ailleurs…

m’entendez-vous ? moi pas…

art: truth theory via caterina