cent-ving-troisième pop-up /// 4/5/13
traduction maison : si tu passais moins de temps à bitcher après ta vie, tu l’apprécierais probablement davantage…
on se plaint tout le temps non ? si si, moi, vous, lui pis elle aussi… maudit que le monde se plaint ! le monde est à se plaindre…
eh qu’on aime ça se plaindre… y a même des lignes ouvertes juste pour ça… même des blogues à plaintes désormais… un sport national se plaindre… on appelle ça la liberté d’expression, on appelle ça une liberté fondamentale… on appelle même ça un droit humain… on nous dit même que si on veut avoir le droit de se plaindre, on n’a qu’à aller voter… c’est pas le droit de vote qu’on a gagné, c’est le droit de se plaindre…
on se plaint que ça coûte trop cher, qu’il fait pas beau, qu’il fait trop froid, ou qu’il fait trop beau quand on travaille, qu’il fait trop chaud, que ça va trop vite, que ça va pas assez vite, que les jeunes sont trop ci ou trop ça, que tout coûte trop cher, que les politiciens sont tous pareils, que les nouvelles sont toujours trop négatives, que le gouvernement est pourri, on se plaint que c’est plus pareil comme avant…
on se plaint tellement tout le temps que l’on s’en rend même plus compte que l’on se plaint tout le temps… mais on se plaint tout le temps… c’est devenu une habitude, un processus intégré… un réflexe inné de gros bébés gâtés…
pourtant, on est parmi les plus choyés de la grosse boule… en fait c’est peut-être pour ça qu’on se plaint… on est tellement gâtés qu’on est plus capables de tolérer le moindre manque, l’attente, l’effort, l’inconfort, la pression, la tension, le dérangement… on a la couenne molle…
on se plaint de devoir travailler, on se plaint de sa job, mais demander à ceux et celles qui ne travaillent pas…

on se plaint de tout ce qu’on a à faire, on se plaint le ventre plein… on est tellement choyés qu’on engraisse à vue d’oeil, on va finir par exploser de plénitude et d’abondance… le ventre plus grand que la panse… le ventre plus plein qu’on le pense…
on a tendance à se comparer pour évaluer son bonheur… je sais, je sais, vous vous ne vous comparez pas, mais quelques-uns parmi nous faisons encore ça… soit on se compare à ceux et celles qui semblent plus heureux que nous, plus vert le gazon du voisin, alors on se désole, soit on se compare à pire que nous, alors on se console…
on dirait que plus la vie est facile, moins on devient tough… plus la vie est facile, plus il faut qu’elle soit facile, plus la vie est facile et plus il faut qu’elle le devienne, facile… de plus en plus facile sinon on se va plaindre… maudit que la vie est facile…

on entend souvent dire que la société d’aujourd’hui est ci, la société est ça… mais coudonc c’est qui la société ? celle d’avant était-elle vraiment meilleure ? plus saine ?
c’est la faute aux 1 %… ou c’est la faute aux gouvernements? mais c’est qui le 1 % ? c’est qui le gouvernement ? comment les choses peuvent-elles changer si on ne décide pas soi-même de changer la game ? de faire du mieux qu’on peut autour de soi ? les africains disent que l’on ne peut nettoyer le monde qu’en nettoyant le devant de sa propre porte… comment c’est en face de chez-nous ?
quoi fait alors ? eh bien pour commencer, arrêtons de chialer… de tout tenir pour acquis… car la vie ne nous doit rien, le monde n’est pas là pour répondre à nos attentes… pas un grand buffet chinois le monde… non le monde est un grand terrain de jeu, un grand livre d’aventures qui demande à être vécu, goûté, touché… pleinement, totalement, passionnément…
quoi faire alors ? peut-être simplement développer notre implication, notre gratitude, notre appréciation, notre reconnaissance, notre capacité d’apprécier la moitié pleine du verre d’eau…
il suffit peut-être simplement d’apprécier la journée qui nous est donnée aujourd’hui, car que ce qui existe anyway… et on nous offre du beau gros soleil jaune en plus…
so far so good…

toune de circonstance, merci Jo…
http://www.youtube.com/watch?v=BY8YOlSS9iI