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culture de vie

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(( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-NEUVIÈME

traduction : avec des fusils, vous pouvez tuer des terroristes … avec l’éducation, vous pouvez tuer le terrorisme…  Malala Yousafzai, Pakistan, prix Nobel 2014

nous sommes en guerre mes ami(e)s… du moins c’est ce que les grands médias disent…

dans les parties du monde où nous vivons vous et moi, nous avons la chance d’observer cette scène – ou mise en scène c’est selon notre degré de scepticisme – dans le confort de notre foyer… via les réseaux sociaux, ou via les grands médias… ceux et celles qui aiment vraiment l’action suivent ça à la tivi… avec les attentats de Paris, ça s’est glissé dans notre vie de façon plus concrète… et ça se répand en Belgique…

oh, on a tous et toutes chacun nos opinions sur ce qui se passe… mais ces opinons sont meaningless devant cette folie…

personnellement, ce sont toujours les enfants qui me préoccupent dans les conflits armés… toujours touché par leur vulnérabilité et par le rôle qu’on leur fait jouer souvent dans ces conflits… les enfants, et leurs mères… mais aussi les personnes âgées, les personnes handicapées… les animaux… tous les plus vulnérables… pas que les hommes ne souffrent pas non plus, mais ils semblent en général plus proactifs dans les conflits…

parlant des enfants, cette photo m’a bouleversé hier :

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la légende raconte que lorsqu’un photographe a voulu prendre la photo de cette petite fille en Syrie, cette petite fille de 4 ans pensait que la caméra était une arme et elle a levé les bras pour se rendre…

me semble que ça ne devrait pas être la réalité d’un petite fille de 4 ans… me semble…

c’est dans des cas comme celui-ci que cette image est plus dure à avaler…

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tout est vraiment comme cela le devrait ? on va méditer là-dessus… plus facile pour certains que pour d’autres…

et pour moi qui ai parlé à petite Lilia avec émotion hier après quelques semaines d’absence avec encore deux autres semaines d’absence à venir, disons que le timing met cette photo de la petite fille dans une autre perspective…

et pendant ce temps-là, des milliers de personnes au ventre plein et à la sécurité débordante signent une pétition virtuelle pour qu’on ne reçoive pas des réfugiés syriens (ou des alentours) car ils craignent pour leur sécurité…

everything as it should be really ? maybe… mais j’ai ben de la misère à voir ça moi en ce moment…

en même temps, qu’on aime ou pas ce qui se passe en ce moment, peu importe ce que l’n en pense, ne perdons pas de vue que vous sommes choyé(e)s, gras durs, privilégié(e)s… nous avons un toit, à manger, notre sécurité est encore assurée et tous ces drames ne sont que des idées qui touchent bien sûr, mais à distance…

nous ne sommes pas des joueurs en ce drame, que des spectateurs et trices…

gratitude, gratitude, gratitude…

je disais l’autre jour que les temps sont plutôt gris ces temps-ci… mais pour certains, les temps sont carrément noirs, noirs foncés… et rouge… et la peur est blanche… et réelle…

alors malgré ces drames qui sévissent partout sur cette belle grosse et grande boule folle qui tourne dans l’infini, avec nous dessus, semons la vie, plantons l’amour autour de nous et ouvrons nos coeurs…

dans chacun de nos petits gestes…

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« Some believe it is only great power that can hold evil in check, but that is not what I have found.

 It is the small everyday deeds of ordinary folk that keep the darkness at bay.  

Small acts of kindness and love. »                     

– Gandalf via Thomas Keller

traduction : certains croient que seul le pouvoir peut tenir le diable en échec… mais cela n’est pas mon expérience… c’est dans les petits gestes de tous les jours des gens ordinaires qui peut faire reculer la noirceur… des petits gestes d’humanité et d’amour…

___

de mon côté, mon petit geste du jour sera de prendre part à la rencontre des guérisseurs autochtones qui aura lieu à Takiwasi, Tarapoto, Pérou pour les 3 prochains jours…

rencontre qui vise à mettre en contact des guérisseurs autochtones et qui oeuvrent auprès des autochtones aux prises avec divers problèmes de santé en vue d’intégrer les méthodes traditionnelles au sein des réseaux publics… je vous en reparle davantage demain…

pour le moment, imaginons un monde meilleur, aimons et faisons… du bien, et du mieux qu’on peut…

amor amor amor…

 

petit mercredi matin Tarapotien

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-HUITIÈME

petit mercredi matin péruvien…

petit matin business as usual… sur la planète terre… rédaction de chr0nique tropicale… en écoutant Radio-Canada via le web, apprenant que les pare-brises sont givrés à la maison, pendant qu’on sue et crève ici… et que les routes autour de Montréal sont, comme d’habitude, engorgées, pendant que les tricycles motorisés pètent le feu ici déjà à 6 h et des miettes…

et dans quelques minutes, j’entamerai les corrections dans le cadre de mon cours en ligne… petit matin business as usual… à Tarapoto au Pérou, sur la planète terre…

après avoir été pas mal coupé de FB depuis quelques semaines, ce que j’y ai aperçu hier m’a foutu le cafard… encore des fous qui ont passé à l’acte à Paris, leur traque est en cours et il semble que le monde est en guerre… et mes compatriotes québécois qui se font la guerre virtuelle, à savoir si on accueille des réfugiés ou pas… et quand et comment…

drôle de monde que le nôtre… un peu triste, un peu gris ces temps-ci… que peut-on faire ? commet vivre en paix en soi dans cette grande mise en scène guerrière ? en ignorant et en vivant sa vinaigrette ? ou en s’informant pour tenter de comprendre ? mais y-a-til quelque chose à comprendre ?

ou en tentant de laisser briller sa propre lumière en espérant que cette lumière permettra aux autres de trouver leur chemin au milieu de cette noirceur ?

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peut-être un peu magique comme pensée, mais quoi faire d’autre ?

développer notre propre capacité d’empathie ? tenter de faire du mieux qu’on peut autour de soi ?

je vous laisse y répondre… car les réponses n’émergent pas de soi… ni pour moi ni pour vous j’imagine… imaginons justement…

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si pas de pays, pas besoin de passeport alors...

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il ne nous reste que l’imagination… pas si difficile… pas de raison de tuer ni de mourir pour… pas de religion vraiment ? ou plein de religions et de spiritualité et plein de respect pour les autres ?

imaginons que tout le monde vive en paix… yes sir, John !

mais les gens ne vivent pas vraiment en paix, ni ensemble ni avec eux-mêmes… et la situation est complexe… et difficile à saisir dans sa globalité… alors comme disait Sir John, on ne peut que donner la chance à l’amour… bon chance l’amour…

vraiment, est-ce que les choses sont exactement comme elles devraient l’être en ce moment ?

12241692_10153766312466241_6409047235889498524_ndifficile de voir ça en ce moment… mais peut-être que nous sommes dans un passage obligé… afin que l’humanité s’éveille… afin que nous développions un amour global, fort, tout puissant…

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mais pas facile ni simple de trouver cet endroit qui fait émerger l’umanité en soi, notre âme, notre amour …

et possible de dormir en paix en ce monde trouble ? d’avoir la conscience tranquille quand le chaos règne en notre monde ?

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car même si on se ferme les yeux, ou les médias, et qu’on décide de ne pas se laisser touché par ces gestes incompréhensibles, ces choses se passent tout de même autour de nous… juste là, à côté, sur la même petite planète… même si ailleurs, même du Pérou…

parlant du Pérou, que de bruit ici… les ptits taxis à 3 roues pêtent fort et puent… je ne pourrais vraiment pas vivre ici… pas à Tarapoto du moins… trop loin de mon silence de la forêt de Val-David… trop de bruit, trop d’odeurs – et pas des bonnes (j’ai dû marcher derrière un camion d’ordures hier pour me rendre en ville) –  trop de monde… trop fort… trop de trop…

mais demain débute la rencontre organisée par le Dr Mabit à Takiwasi réunissant des curanderos en provenance des 5 continents… la raison pour laquelle je suis…

comme je voulais faire porter mes prochaines chroniques sur cet événement pour les prochains jours, j’ai offert de couvrir les événements sous formes de petits reportages photos et journalistiques et de les traduire en anglais et en espagnol… vous en aurez une idée ici en primeur…

allez bonne journée… quand même…

coin coin

10336724_908943089199875_8446431362113542964_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – VINGT-HUITIÈME

et une feuille de papier est un peu pliée…

ouf fatigué votre chroniqueur…

après quelques mois de travail intense à préparer un spectacle collectif d’une envergure qu’il ne pouvait mesurer, puisqu’il n’avait jamais fait auparavant…

suite à la préparation et la concrétisation de la tournée québécoise du Dr Mabit qui s’est terminée hier, couronnée de succès en passant, les gens présents ont vraiment apprécié le bon docteur et ses partages…

de même que la préparation d’un voyage au Brésil et Pérou à venir (chez le bon Dr justement) en novembre prochain…

sans compter le travail on the side, et quelques autres balles à jongler, le chrono a besoin d’un break… alors il se dit à lui-même gimme a break… et prends le aussi…

j’avoue, j’ai la feuille un peu pliée… mais qui plie ne casse point… et le frippé rit..gole….

parfois la vie nous remplit l’assiette jusqu’à débordement, jusque’ plus faim comme le verre à plus soif… parfois la vie est too much… mais quand c’est important, quand ce sont des chose qui comptent à notre coeur, on passe à-travers la tempête et on fait, on fait ce que doit…

et toujours ces expériences nous rendent plus forts, toujours ces défis nous poussent au-delà de nos limites… car parfois la vie est too much… mais toujours elle est juste… et bonne… et parfaite telle quelle…

parfois elle semble trop pour ce que l’on pense pouvoir faire, trop pour ce que l’on voudrait faire… mais en même temps, j’ose croire que la vie nous envoie toujours exactement ce que l’on a besoin et ce que l’on est capable de prendre et de mener à terme… même si parfois le corps subit… subit subit subit (inside joke que seulement quelques-un(e)s parmi vous vont saisir avec un léger sourire, la plupart pas, mais pas grave, je vous aime quand même 😉

alors ce matin, le chro atterit, le chro s’écrapout… le chro retombe à terre… le chro se livre et se confie dans ce coin coin-ci du monde virtuel… le chro est fatigué, mais heureux… heureux d’avoir accompli un travail qu’il considère juste et bon, peu importe ce qu’en seront les conséquences concrètes qu’on ne peut connaître de toute façon…

heureux et satisfait d’avoir appris, d’avoir osé, d’avoir sauté dans l’inconnu encore une fois… car la vie est tout sauf un long fleuve tranquille parfois… si parfois, elle se déguise en lac calme et tranquille, la vie se fait aussi à d’autres moments rivière, cascade ou chutes… alors c’est là qu’on sort le kayak, qu’on attache sa tuque – d’été bien sûr – et qu’on crie hi ha !

le chro est fatigué mais comblé, se préparant à rentrer dans ses terres demain matin, à retrouver son home, et son silence qui y règne… prêt à préparer la maison pour l’hiver, prêt à prendre le mois d’octobre mollo et doux dans les couleurs (tardives cette année non ?…

prêt à prendre la semaine prochaine en solo pour se remettre à sa guitare avant que sa belle et sa petite ne reviennent la semaine suivante pour jouer musique et résonner musette (sais pas trop ce que ça veut dire résonner musette mais ça sonne bien non ?)…

alors, devant moi demain quelques semaines d’automne octobriennes à rentrer en dedans, les meubles d’été dans le cabanon comme l’âme en soi, à retrouver ma guitare – j’arrive ma belle – je sais je t’ai négliée, désolé – pour ensuite prendre le large de nouveau pour un novembre au sud… deux semaines de musique au Brésil et la même durée à Takiwasi au Pérou, chez le bon docteur justement, pour une rencontre que je crois importante et fondatrice dans la consolidation du traitement à l’ayahuasca et les médecines traditionnelles pour les divers peuples autochtones des cinq continents… aho…

alors chers lecteurs/trice, merci d’avoir été mon épaule confie dente – coin coin – ce matin… parfois, dion se livre…

je vous tape ces quelques mots d’un lit douillet chez mot pot J, avant de rejoindre le bon docteur, et Rosa sa femme docteur itou, pour notre dernière journée de tournée ensemble… on ira visiter le sanctuaire de Kara Tekakwitha q’ils veulent voir, la première sainte autochtone… je ne la connais que peu cellec-ci mais curieux de découvrir son histoire…

et ce soir, je fête ma plus vieille… car on a beau se faire chroniqueur, on demeure  toujours papa…

oui papa…

coin coin…

ailleurs, dans un autre réel près de chez-vous

10636000_10152780687728982_4094135684393530740_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre n/ail/neti ouanne /// 8-10

traduction :
je m’en vais dans une autre dimension, tu as besoin de quelque chose ?

après 91 chroniques depuis le début de cette série intitulée les fous mots – juste parce que ça sonnait bien, et un peu japonais – la série s’arrête ici et on verra sur quelle autre dimension les mots nous mèneront vous et moua…

moua à les écrire et vous à les lire…

d’ici là, à tout de suite…

gentils gentilles

1011769_10152321804432859_784001956_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti eillete /// 5-10

traduction: tous les êtres tremblent devant la violence, tout le monde a peur de la mort et aime la vie… mets-toi à la place des autres et alors qui peux-tu blesser ? quel mal peux-tu faire ? – Bouddha

voici un lien qui affirme qu’être gentil(le) est bon pour la santé…
http://plus.lapresse.ca/screens/a7a7f25d-9b30-4ef4-8069-1aa3549d8ad9%7CWTFB%7E9Hg6D_e.html

peut-être le lirez-vous ? peut-être pas… l’un ou l’autre, pas grave… mais sachez quand même qu’être gentil(le) envers les autres, c’est bon autant pour soi que pour les autres… c’est bon pour la santé, et le moral…

de nos jours, il est cool d’être tough, d’être dur(e), de s’opposer, de critiquer, de remettre les autres à leur place… signe de solidité intérieure, qualité de faucon et de leader… même le Canada qui est devenu rough and tough, après avoir longtemps été un pays doux, de casques bleu, à tendance pacifique davantage que guerrière… même le Canada n’est plus gentil…

et que dire de notre ministre de la santé québécois qui varlope ardemment et insulte ceux et celles qui osent s’opposer à ses idées… bully va… ça peut faire la job pour un temps de foncer dans le tas et de défoncer ceux qui se tiennent devant nous, de jouer à l’éléphant dans la shoppe de porcelaine, mais éventuellement, ça ne durera pas… on ne peut forcer l’acceptation, la subtilité essentielle… la gentillesse est nécessaire… aussi…

apprendre à se mettre à la place de l’autre, à traiter les autres avec respect et douceur, une qualité à développer car fondamentalement, je crois que l’on veut tous que les autres agissent ainsi envers nous…

moi-même, longtemps j’ai cru qu’il était important d’être straight, tranchant, et de toujours dire les 4 vérités aux autres… du moins sa version de la vérité avec un grand V… longtemps été celui qui disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas… quitte à blesser, à insulter… souvent dans un groupe, quand quelqu’un dérangeait, j’étais celui qui allait au front et qui callaient les shots

mais avec le temps, je suis devenu plus doux, plus gentil… plus tolérant, plus acceptant… et surtout j’ai appris à davantage reconnaître mon propre besoin de gentillesse… de plus en plus, je vois que les autres, comme moi d’ailleurs, ont besoin que l’on soit gentil avec eux, avec elles… car les autres c’est moi… doux doux les ami(e)s… doux doux le monde…

bien sûr, important de dire sa vérité, primordial d’être sincère et honnête, d’être transparent et direct… mais y a des limites à se tenir debout et à se faire le justicier masqué…. évidemment, on ne peut laisser passer certaines choses chose… mais tout est dans la manière de dire, de passer le message…

on peut être être straight et gentil en même temps… pour devenir tolérant, lousse, relaxe avec la vie… et avec soi-même… devenir plus gentil, gentille… pas très à la mode d’être gentil en ces temps d’intimidation ambiante, en cette ère d’échanges de gros mots sur les forums virtuels… être gentil est souvent perçu comme être faible, moumoune, mou et molle…

mais être gentil(le), et les études le prouvent maintenant, c’est bon pour tout le monde… pour soi, le gentil et la gentille, et pour l’autre le ou la gentillée…

comme le spécifie l’article ci-joint – bon hein ? – la gentillesse est souvent liée à l’enfance, à l’innocence, à la naïveté… alors tant mieux, j’achète… oui envie de redevenir un enfant moi… envie d’être fin, d’aider les autres, de coopérer plutôt que de compétitionner… tanné qu’on se battre les uns contre les autres, davantage envie qu’on travaille ensemble car le monde doit s’unir et aller ensemble dans la même direction…

car avoir raison et prouver son point, c’est bien beau, mais on est souvent bien seul quand on a raison et qu’on plante le monde…

dire pour ne jamais mourir

10653710_10204937544703419_6964776403457504078_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti sèvune /// 4-10

plus de 760 chroniques plus tard (flots de mots dans les maritimes), les mots viennent encore… alors moi je suis presqu’immortel si ce que l’on ne dit pas tue… j’ai au moins 7 vies en réserve… miaow miaow…

et si ce que l’on ne dit pas tue, est-ce que ce que l’on dit ne tue pas ? alors avec tout ce que j’ai écrit, immortel ce chroniqueur…

pas toujours quelque chose de vital à dire le chroniqueur, mais je le dis quand même… comme un réflexe, comme un instinct, faut que les mots sortent… il se bousculent dans mon portillon… faut que des choses se disent, les vraies affaires, ou pas… faut seulement que tape tape tape…

Coluche disait que certaines personnes étaient mieux de se la fermer s’ils n’ont rien à dire, moi j’aime que le monde le sache… quand je n’ai rien de fondamental à dire, rien d’essentiel ou de nécessaire… que dire, que dis-je… que du mot brut, qu’un allo virtuel presque quotidien qui tente de vous rejoindre, vous le monde… qui tente de vous trouve la main dans cette existence parfois bien questionnante…

comme vous êtes relativement peu nombreux à me lire, alors je peux me livrer intimement, me dire sans trop de retenue… vous et moi, on est presqu’une famille maintenant… virtuelle mais fraternelle… parmi la foule de mots qui peuplent le web, un miracle que ces quelques mots se rendent à vous…

comme j’écris intime, je peux en profiter pour vous dire que c’est la fête de ma fille aujourd’hui, Léonie, ma plus vieille, qui est sur un brise glace dans l’Arctique pour sa fête… 33 ans ma belle fille de sang… une femme de coeur, une femme sensible que j’aime autant qu’aimer je peux… bonne fête Léo ! tchin tchin ! tu ne manqueras pas de glace cette année pour mettre dans ton drink ! dring drink…

comme j’écris intime, je peux aussi vous dire que cette session à l’université est ma dernière et qu’à compter de janvier, j’entreprends à plein temps ma nouvelle carrière de wannabe écrivain musicien…  wannabe comme oui je le veux ! vivre de mon art… vivre de mes mots, vivre de mes chants… et advienne que pourra, parfois faut sauter dans le vide… Osho disait que plutôt d’y penser deux fois avant se sauter, il était préférable de sauter d’abord et d’y penser tant qu’on voulait ensuite… alors yahoo merci gourou, here I jump…

comme j’écris intime, je peux vous dire que dans quelques minutes, je pars enregistrer quelques chansons avec mon ami Éloi… et je les laisserai aller sur le web bientôt… question de mourir un peu moins encore…

ce que l’on dit nous permet de vider la tasse, nous permet de laisser la canal ouvert… traitement de canal l’écriture… et si dire et écrire nous gardent sain de partout, imaginez chanter… car on peut parfois se cacher derrière les mots, mais on ne peut jamais se cacher quand on chante son coeur… on n’est jamais vulnérable que lorsqu’on chante seul devant une foule… et plus petite la foule, plus grand est l’exposure de l’âme... 12 personnes l’autre soir…

rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme alors ces quelques mots pour dire se qui se cache en moi, pour dire ce qui risque de résonner en vous aussi… car quand je parle, c’est aussi une partie de vous qui se dit… alors quand vous lisez, parfois mes mots sont les vôtres, face à vous, devant vos yeux… plus facile de se voir parfois à-travers les mots des autres… car on utilise les mêmes, les mots… une infinité de sens pour une finité de mots… que l’agencement qui varie, qui change, qui bouge…

alors dire pour ne pas retenir… dire pour ne pas mourir, du moins un peu moins mourir et vivre beaucoup plus… écrire sans sens, sans direction, en filant tout droit un chapelet de mots, l’un après l’autre, les mots…

dire des mots, les écrire, les chanter, ou faire des lalala, du pareil au même… l’important pour qui le sent est d’exprimer, pour ne pas réprimer, pour ne pas déprimer, pour ne pas comprimer… car l’air comprimé, ça fait de la pression en soi… ça prend de la place et ça en laisse moins pour que la vie puisse passer…

alors je vous souhaite de tout dire… de tout chanter, de tout dessiner, de tout peinturer… tout ce que vous voulez dire, chanter, dessiner et peinturer… et quelqu’un écoute ou pas, regarde ou pas, apprécie ou pas, pas primordial, la job est principalement de laisser passer la vie à-travers soi…

et bla bla bla… et bla bla bla…

tout le monde veut aller au ciel mais…

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les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti tri /// 18-8

… le ciel n’existe pas…

que de l’air, que de l’espace, que du vide…

que du possible, que du peut-être, que du pourquoi pas…

que du now, que du wow, que du why not coconut… 

en effet, le ciel ne connait pas de limites, seul le mental est fini… comme dans pas infini, comme dans tout petit et ratatinant… ou comme une boîte à pièges…

le ciel n’est même pas bleu d’ailleurs… qu’invisible, que translucide, qu’une fenêtre sur tous les possibles…

de son vivant de corps, Osho nous recommandait de méditer en fixant le ciel, sans cligner des yeux et qu’éventuellement, tout deviendrait flou… les nuages y passent, comme des pensées dans notre tête, mais le fond du ciel lui, qui est sans fond, demeure… toujours, comme pour l’éternité… comme la permanence de l’existence que recouvre par moments nos pensées, nos croyances, nos inquiétudes qui rapetissent le monde à notre mesure, à notre finitude…

non sky is not the limit… le ciel est un immense écran de projection, un cinéma en plein air constant, parfois bercé par une lune machine à vagues, plus ou moins pleine selon ses quartiers… d’ailleurs tel que l’énonce cette citation, n’ayons pas peur de faire des vagues en étant qui on est nous-même, la lune le fait constamment, même quand on le voit pas…

10491139_615168488581089_5115009238776449467_nnon le ciel n’est qu’un appel profond, qu’un objectif de vie, qu’un havre duquel on vient et ces lequel on retournera… notre père qui êtes aux cieux…

et même la terre, notre mère à tous et toutes, ne connait pas de limites… malgré nos abus envers elle, elle s’adapte, se régénère, se renouvelle… malgré nos mauvais traitements et nos humaineries, elle nous procure ce que nous avons besoin, nous ses 7 milliards d’enfants turbulents… non pas de limites jusqu’à maintenant dans sa capacité d’adaptation… et on verra jusqu’où et jusqu’à quand cette possibilité de non limite continuera…

en attendant, explorons l’au-delà… manoeuvrons dans la marge, repoussons nos limites, pas par pas, souffle par souffle…

et sortons un peu du mental, question de s’infinir…

réalité show

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les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti tout /// 17-8

vous créez votre réalité ET la réalité vous crée… – Nassim Haramein

occupé avec et par le concept de réalité ces jours-ci le chroniqueur… en fait, en cette vie-ci… en particulier depuis la citation que j’ai postée hier… celle qui parlait de la vitesse limitée de la lumière qui affirmait que ce que l’on voit ici et maintenant est depuis longtemps dépassé… qu’un vieux présent déjà… pas un cadeau ça non ? 

souvent on prend la réalité pour du cash… cette réalité-ci du moins… celle qui pend au bout de notre nez… celle qui cache the bigger picture… celle derrière laquelle on se cache du vrai réel… notre propre et petite réalité personnelle que l’on met beaucoup de soin à se construire pour imposer notre sens à ce grand mystère, pour voiler cette grande mer de mystère…  celle qu’on impose à l’univers quand en réalité, l’univers n’est nullement tenue de faire du sens à nos yeux…

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on peut bien s’évertuer à rendre sensé ce grand hasard, cette chaudière de coïncidences, la vie n’en fera qu’à sa tête anyway… car ni queue ni tête la vie anyway… de toute façon, le vie se présentera à nous comme elle se doit, comme elle le veut ou comme elle le peut, c’est de son ressort, pas du nôtre…

créateur/trice ou créature ? zat is ze question ?

mais oui très plausible que nous créions notre réalité quand en réalité, c’est la réalité qui nous crée… l’idée est peut-être d’en venir à confondre les deux réalités, à beurrer leurs limites, à faire fondre notre petite réalité pour la faire verser dans la réalité, la seule, la grande, l’omniprésente… celle qui existe sans nous, au-delà de nous, par-dessus tout… ce grand tout qui recèle la réalité…

qu’est-ce que la réalité me direz-vous ? fouiillez-moi vous répondrais-je…

car la réalité est un grand mot pour convier le mystère… 

la réalité ? un mot fourre-tout pour se faire croire que ce qui est est, que l’on comprend, ou pense comprendre, ce qui nous dépasse largement… 

la réalité ? un mot passe-partout quand, dans le fond, nous créons chacun et chacune notre propre petit réalité show…  et il n’y a pas moins réel qu’un réalité show comme on le sait bien, rien de plus arrangé avec le gars des vues qu’un réalité show… la vie quotidienne est la plus grande des réalités… une réalité chaude… hot hot hot…

accepter de vivre dans le mystère, ne sachant ni d’où l’on vient ni où l’on va, est un grand soulagement… plus besoin de travailler à créer une réalité, elle peut faire sa job par elle-même… que la laisser être et la vivre, la savourer, l’accepter et l’écouter… 

pour certains peuples dits primitifs, cette existence terrestre que nous saisissons en tant qu’être incarné, par les sens corporels et la logique rationnelle, ne serait qu’une grande illusion… pour eux, l’avant naissance et l’après mort seraient beaucoup plus réels, plus proches de notre essence fondamentale… et pour eux, qui utilisent divers moyens d’altération de la conscience, l’entre deux mondes serait plus réel… et avec cette vitesse relative de la lumière, très plausible alors que ce que nous percevons comme réalité actuellement ne soit qu’un déjà vu…

alors chers et chères lecteurs/trices, cette chronique n’existe pas… ces quelques mots n’ont été réels que parce que vous y avez posé vote regard pour quelque temps… en réalité, puisque la lumière voyage lentement, ces mots sont déjà éteints, irréels et impertinents… la réalité a repris son droit de regard, ou de non regard…

bonne réalité illusoire… j’espère qu’elle croisera la mienne entre deux nuages…

pouf…