futur antérieur et mort vivante

10629723_10152716352467491_6813415130328643630_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèvuneti /// 12-9

traduction: votre problème a déjà été résolu, vous n’êtes simplement pas encore à cette étape en terme de temps… – Sue Moses

tout à fait juste, tout à fait pertinent… déjà solutionné le problème, en fait tous les problèmes sont déjà résolus… même plus besoin de s’en faire… mais en même temps, plus de temps à perdre…

car le temps, on sait bien que ça n’existe pas et que c’est une invention humaine… même Lao Tzu nous le disait way back dans le bon vieux temps, du temps qu’existait encore le concept de temps…

10620674_929308070415961_5887021975704334038_nsi on pousse la logique du problème déjà résolu mais seulement pas encore réalisé dans le temps un peu plus loin, on pourrait aller jusqu’à dire que nous sommes déjà mort(e) vous et moi…en fait, on même pourrait dire que dès que l’on naît, on commence à mourir, seulement pas encore réalisé dans le temps…

vu ainsi, la vie qu’on nous a prêtée très temporairement porte déjà en elle le germe de notre propre mort… si cela s’avère, on n’a alors pas de temps à perdre car nous sommes déjà à moitié mort(e)s vous et moi… mi-vivant / mi-zombie… alors que maintenant le temps pour en profiter pleinement, maintenant le temps de tout faire ce que l’on doit et veut faire au cours de notre vie car la mort nous attend incessamment, elle nous guette, dans quelques détours ou au prochain… la grande faucheuse veille sur nous…

intéressant de concevoir que le futur est déjà contenu dans le présent… vu ainsi, tout est déjà ici, prêt à germer et à s’actualiser, tout est bourgeon… les fruits qui se manifesteront dans 5 ans sont déjà ici… qui nous serons à l’âge de la retraite ou sur notre lit de mort ? déjà ici…

alors pas de temps à perdre si celui ou celle que nous serons plus tard est déjà en qui nous sommes maintenant… la mort constitue un rempart précieux contre la procrastination, contre la remise à plus tard… la mort est un contrefort qui nous ramène è vivre ce moment, car il n’y a que ce moment, que cet instant… même notre mort est présente en ce moment… celle du corps en tous cas car il paraît que notre âme est éternelle… toute la vie et tout l’univers sont inclus dans ce moment que l’on nous offre à vivre maintenant… à nous d’en profiter… ou pas… notre choix, notre décision…

ainsi si nos problèmes sont déjà réglés et que notre vie est déjà vécue dans son entièreté en ce moment même, on peut relaxer et en même temps vivre totalement… si le temps n’existe pas – ce que l’on achète assez facilement vous et moi right ? – alors tout est toujours ici, dans le moment qui porte la conscience de qui l’on est, de ce qui est… en nous ou en dehors de nous… car tout fait partie maintenant de cette conscience qui nous porte…

allez, bon maintenant, et ce, pour l’éternité…

“Death is the only wise advisor that we have. Whenever you feel, as you always do, that everything is going wrong and you’re about to be annihilated, turn to your death and ask if that is so. Your death will tell you that you’re wrong; that nothing really matters outside its touch. Your death will tell you, ‘I haven’t touched you yet.”  – Carlos Castaneda, Journey to Ixtlan

Risk is the only guarantee for being truly alive…

– Osho via Aryan Joshua
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miam miam miam…

1016901_10152404556542264_746436637895437050_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti neillene /// 11-9

traduction : JE SUIS, deux des mots les plus puissants car ce que vous ajoutez à leur suite donne vie à votre réalité

personnellement, j’aime l’expression «je suis» mais je ne la ferais suivre de rien d’autre…

pour simplement n’être…

enfin ne plus se qualifier de rien, ne plus se quantifier non plus… n’être rien d’autre que le JE qui est, le JE qui suis, que le JE qui n’est rien d’autre que lui-même… et même pas lui même en fait car le JE ne fait qu’être…

je suis et that’s it that’s all… déjà beaucoup non ? être totalement, être simplement, être humblement… être tellement qu’il ne reste que la vie qui se vit à-travers nous, à-travers soi, à-travers le moi qui dit je…

et je ça sonne pas comme jeu ça ? jeu suis…

en français je suis peut aussi vouloir dire suivre quelqu’un, suivre quelque chose… je suis ce que la vie me dicte de faire, je suis le chemin qui s’ouvre devant moi, je suis la route qui m’amène dans son sillon…

mais si je voulais être quelque chose d’autre que le je qui suis, je voudrais être un esclave… un esclave de la vie… je voudrais suivre le chemin qui s’ouvre devant moi à chaque pas qui foule le sol… je suis le chemin… I am the road and I follow the road…

être ou ne pas être ? telle est une maudite bonne question car ça revient à la même chose… car si on est tel qu’on doit être, tel que la vie veut que l’on soit, le JE perd de son importance et l’être est tout entier… je petit je disparait au profit du grand JE… le petit je se perd dans le grand jeu…

je suis petit que moi… je suis tout cela, tout ceci est moi… pas de séparation entre le je et le monde… le monde est et je le suis…

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alors si je ne suis pas je, je suis tout autant toi que moi… je suis lui, je suis elle, je suis vous et nous… je tout… je suis fou et je veux tout… que tout passe en moi, que tout me rentre dedans, que le tout m’envahisse et me redéfinisse… car je suis beaucoup plus grand que moi…

le petit je va se coucher pour redevenir le grand JE, pour jouer le grand jeu avec toute la présence du monde, toute l’absence du petit je qui se prend pour le grand me…

alors bye bye suie du I am, que du miam miam… un appétit grand grand pour la vie, un désir de perdre le petit je pour retrouver le grand tout…

prost, tchin tchin et santé !

qui suis-je ?

Both are ways to reach God.
One is to remember yourself totally,
and
one is to forget yourself totally…
– Osho via Aryan Joshua

tadam

1609717_10152353691203030_3057740662716194760_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti èitte /// 10-9

traduction : je pense qu’en soi, la musique est guérissante… c’est une expression explosive d’humanité… quelque chose qui nous touche tous et toutes… peu importe notre culture, tout le monde aime la musique… – Billy  Joel

oh que oui… la musique est un beau baume, un plaster sur nos bobos d’âme… la musique nous berce, nous prend dans ses bras, nous fait fondre et nous blottir dans notre coeur en passant par nos oreilles…

la musique est une muse, une fée, une mère et une amante… clairement la musique est une femme, dotée de qualité féminine indéniable… une belle qui nous caresse, qui nous joue, qui nous donne des frissons… la musique c’est l’amour…

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la musique nous fait marcher et danser…

Velazquez Raul.

la musique peut mener loin, ou nous faire faire des détours…

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la musique engourdit les bleus au coeur…

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la musique rend libre, elle libère l’âme…

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y a pas d’âge ni de style pour la musique, elle est démocratique…

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non vraiment pas d’âge…

viaLori MascoloDave Haze

la musique est l’âme qui fait son coming out…

musicnotes3depuis plusieurs années, j’en écoute beaucoup mais depuis quelques années, j’en joue… guitare, percussion et voix… humblement, passionnément…

on dit qu’un(e) musicien(ne) est quelqu’un qui possède un instrument de 4000 $, qui le transporte dans un véhicule de 400 $ et qui joue pour 40 $… quelque chose de vrai là, car quand on aime la musique, on joue pour le plaisir…

grande responsabilité envers la musique que d’être musicien… on doit la traiter avec délicatesse, avec douceur et avec soin… dring dring soin soin…

si vous êtes curieux(se), je présenterai un concert le samedi 20 septembre à 20 h à Kio-o, un formidable lieu à Ste-Lucie-des-Laurentides…

ci-bas une balade pour mon ami Ravi, pour le soutenir, pour le bercer, pour lui dire que je l’aime et qu’il est précieux dans ma vie…

mon premier enregistrement de bonne qualité que je dédie à mon ami… et ce n’est qu’un début car la suite de ma vie sera musicale…

https://soundcloud.com/atidion/ballade-pour-ravi-first-take-florida-version

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ailleurs plus tard autrement

robert holdenles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti sèvune /// 9-9

traduction: méfiez-vous de la destinationmanie… une préoccupation qui implique que le bonheur est ailleurs, plus tard, dans le prochain emploi, avec le/la prochain(e) partenaire… si vous n’abandonnez pas le concept que le bonheur est ailleurs, il ne sera jamais où vous êtes

simple simple… et pourtant… on vit sur une lancée… de la naissance, vers la mort… entre les deux ? on fait du mieux qu’on peut pour ralentir, pour vivre le moment, pour atteindre le paradis sur terre… m’enfin, le paradis, c’est gros… être heureux serait déjà pas mal…

mais souvent c’est vite vite vite faut qu’on y arrive… pas le temps de niaiser, ça presse… la vie se vit right here right now… sinon tow tow t’es mort…

quand j’aurai un peu plus d’argent, la/le bon(ne) conjoint(e), la job de mes rêves, le gros char, le bon, là je serai heureux(se)…

pas ici maintenant, là-bas plus tard… mais la seule certitude c’est que là-bas plus tard, il y a la mort du corps… ou pire, la maladie qui risque de durer plus longtemps qu’on voudrait… car nous sommes plusieurs à dire qu’on a pas peur de mourir, mais de souffrir si…

mais dans le fond je crois qu’on a aussi peur de mourir avant d’avoir trouvé la place en soi où ça fait Oumph ! où ça fait bing ! où ça relaxe profondémment, où ça s’en fout de ce qui se passe en dehors de soi… ou ne serait-ce que l’on voudrait justement sortir de soi et redevenir le monde entier ? ce que signifie le mot extase d’ailleurs, état hors de soi…

car c’est si grand hors de soi, si spacieux, si majestueux… et dire que nous sommes tout cela et qu’on se fait croire qu’on est tout petit… juste une âme dans un ptit corps, oui bel et bien vivant dans ce grand parc d’attraction, mais le monde est trop grand pour tout le contenir… pourtant… on sait que l’on a déjà été tout ça et que l’on redeviendra tout ça… en ce moment, plus difficile de le saisir… nos sens nous jouent des tours, que dire de nos mentaux…

alors il faut en finir avec la destinationmanie… la dépendance majeure, la mère de toutes les addictions… toutes les autres manies du toxique découlent de cette course folle vers plus tard, vers ailleurs vers autrement, vers autre chose que ce qui est…

car it won’t get better than this… si on ne le fait pas maintenant, on ne le fera jamais… si on ne saute pas dans le now, on ne sautera jamais… tout est ici, tout est maintenant… la table est mise… servons-nous !

ça ne se passera jamais plus tard car plus tard n’existe pas… plus tard est ici, maintenant, right now and right here

allez bon tusuite…

yin yang et beding bedang

10322686_669033273184863_2850115226515328911_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti sik’se /// 8-9

traduction : un(e) étudiant(e) Britannique a réalisé cette oeuvre d’art dans le cadre de son travail final de session… une robe de mariée conçue totalement avec des formulaires de divorce

que c’est beau, que c’est fondamentalement provoquant… comme seul l’art sait mettre en perspective les polarités de la vie… et de la mort…

ce qui semble à première vue comme une contradiction représente souvent une complémentarité absolue…

telle la naissance en cette vie qui donne naissance du même coup à la réalité de la mort… sans naissance, pas de mort possible… notre premier souffle porte en lui notre dernier souffle… entre les deux, notre vie… une infinitude de possibilités… yin, yang… et beding bedang…

comme seule la certitude de la mort qui nous attend au bout du chemin qui peut nous insuffler l’élan pour vivre totalement… à l’image du compost qui redonnera à son tour les nutriments nécessaires à la culture des nouveaux aliments…

car si on y pense, le mariage inclut intrinsèquement la certitude du divorce… ce n’est qu’une question de temps… que ça soit provoqué par la décision de l’un ou l’autre des conjoints, ou dans le meilleur des cas d’une décision conjointe et simultanée, ou par la mort… car parfois, jusqu’à ce que mort s’en suive… le grand repos final…

ce n’est pas nécessairement morbide ou cynique de reconnaître la graine du divorce dans le mariage, ou celle de la mort au coeur même de la vie… ce n’est qu’une réalité lucide et inévitable…  ça nous dit d’en profiter pendant que ça passe, pendant que ça se passe… car tout est éphémère, qu’on le voit ou pas, qu’on décide de vouloir le voir ou pas… tout passe… et parfois revient… ou parfois pas…

la vie passe, et nous avec, nous dedans… une génération pousse au cul de la prochaine… la vie nous passe dedans, la vie nous passe devant, la vie nous emporte… la vie nous permet d’apprendre les leçons que l’on doit apprendre pendant la vie nous est prêtée… un prêt à plus ou moins long terme, mais un prêt tout de même…

rien ne nous appartient, ni les gens, ni la terre, ni notre propre corps… que nous qui appartenons à la vie… avec tout ce qui s’y passe, tout ce qui passe…

la graine de notre mort réside au coeur de notre vie… nous portons déjà en nous le germe de la mort qui nous permettra éventuellement et inévitablement de changer de forme, et de retourner vers plus grand que soi… nous sommes la vie entière comprise en ce corps pour quelques années… nous apprendrons les leçons que nous devons apprendre, que nous pourrons apprendre, et trois petits tours nous referons… et reviendrons peut-être, ou pas…

la vie, la mort.. même et complémentaire énergie, même force de l’existence, les deux faces de la même lune, l’observateur/trice observé, le miroir qui se reflète dans son ombre…

alors sans opposition, mais en toute acception et complémentarité, reconnaître l’automne qui pointe comme une préparation à revenir à soi, telle une période de repos avant le retour de la vie…

une étape de retour à soi pour éclairer de nouveau les zones d’ombre qui auront besoin de lumière…

« Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir. »

– Christiane Singer

Anything may trigger
the idea of death in you..
just a dry leaf falling from the tree is enough to remind you of death…

– Osho

papaternité

10544362_616979605066318_8569668552825293410_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti fève /// 7-9

j’aime les enfants, et ils/elles me le rendent bien…

en général… car une fois de temps en temps, j’apeure involontairement aux larmes les plus sensibles… soit que c’est mon nez qui leur fasse peur, à moins que ça ne soit mon ptit tas de poils blancs au menton ou encore les sons étranges qui sortent de ma bouche au contact des ptits bouts d’hommes et des ptites bonnes femmes…

mais en général les enfants et moi, c’est buddy-buddy… nos yeux font nos coeurs se comprendre…

toujours eu cette facilité avec les toupetit(e)s, cette aisance, cette attirance spontanée de part et d’autre… ça coule entre les flots et moi… flots d’amour, de simplicité… toujours eu cette compréhension instinctive avec les toupetit(e)s et leur monde… ils/elles sont souvent ceux et celles que je comprends le plus facilement et aussi les seul(e)s à comprendre mes simagrées… papafou le chroniqueur… patapouf…

j’ai viré quelques garderies sans dessus-dessous au cours de ma carrière de père… seulement quelques minutes de folie passagère lors du débarquement le matin ou du pick up le soir et le diable était pogné dans la cabane à enfants… parfois ce sont les enfants qui doivent me modérer les transports et me ramener à terre… papafou le chroniqueur…

je suis père depuis que j’ai 20 ans… 33 ans ma plus vieille et 20 ma plus jeune… et je suis redevenu beau papa è temps partiel d’une petite princesse l’an dernier… j’ai la paternité dans le coeur d’enfant… junky d’enfants le chroniqueur…

dans ces chroniques, je vous ai déjà offert ma propre théorie à 5 cennes sur les dessous et les pourquois je suis devenu père; en fait, c’est depuis que je suis tout petit que je voulais montrer à mon pops à moi c’était quoi être un bon père, lui qui en a été un plutôt piètre… mais avec l’âge j’ai lui ai pardonné car j’ai compris qu’il dû faire du mieux qu’il a pu, comme la majorité d’entre nous… me suis toujours senti père depuis que je suis tout ptit gars d’ailleurs…

l’an dernier, je suis devenu ce que l’on nomme chez les amis de Shakespeare un jeune elder… en effet, on dit qu’à 52 ans, soit après 4 tours de 13 cycles de lunes, on dit que les humains entrent dans le mature âge du monde des grands-pères et des grands-mères… et malgré ce statut nouveau, me sens encore ptit gars, et père, et presque père grand… et j’ai envie de redonner…

car le rôle de père me semble plus important que jamais… à l’heure où il n’y a presque plus d’hommes dans les écoles, plus du tout ou presque dans les écoles primaires et qu’un peu plus dans les écoles secondaires, nous vivons dans une société surtout avec des femmes comme modèles pour nos flots… pourtant le rôle des pères est crucial et les enfants ont peu de modèles masculins à part papa… peut-être qu’on doit s’impliquer davantage les boys ?

même si on retrouve peu d’hommes dans le système d’éducation, les pères nouveaux sont beaux, bons, présents… tout naturellement, ils prennent leur place auprès de leur blonde, ils se mettent le coeur dans la vie de leurs mômes et les doigts dans les couches… ils s’impliquent, ils sont là, ils sont un espoir pour l’avenir…

car oui, l’avenir de l’humanité, s’il repose en bonne partie sur les épaules des femmes, les fondations mêmes de la société, cet avenir a aussi grandement besoin des hommes impliqués dans leur rôle de père…

la semaine dernière, un père en devenir – sa blonde est enceinte de 6 mois de leur premier enfant – a manifesté son intention de joindre le groupe de soutien pour pères que je tentes de mettre sur pieds ces temps-ci autour de Val-David… impressionnant ! c’est ça les nouveaux pères, même pas encore père et déjà ils veulent s’impliquer… apprendre, devenir meilleur avant même que ça commence… tout un changement en seulement quelques générations, que dis-je un saut quantique…

d’ailleurs l’idée en mettant sur pied ce cercle de soutien et de partage pour les pères est de nous rassembler, nous pères de tous âges, pères d’enfants de tous âges, pour jaser paternité, pour jaser de soi en tant qu’homme dans ce rôle que l’on apprend ni à l’école ni dans les livres… mais si parler c’est bien beau, y a pas juste ça dans la vie… alors c’est aussi par le biais de projets créatifs, notamment par la musique et l’écriture, que j’aimerais que l’on se retrouve une fois par mois pour simplement être ensemble, entre pères, entre hommes et gars, entre modèles pour nos enfants… parfois seulement entre pères, parfois avec nos enfants peut-être… pour simplement tenter de devenir de meilleurs pères, de meilleur en meilleur…

car être le meilleur père qui soit pour nos enfants, on doit doit bien ça au monde non ?

miaow

10559702_669641073128950_2763422160621501712_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti fort /// 5-9

traduction : tous les chats sont des libertaires… complètement dépendants des autres mais tout à fait convaincus de leur indépendance

nous sommes tous des chats, miaow miaow… oui tous et toutes des ptits minous et tites minounes vous et moi, moi zévous…

tous et toutes convaincues de notre indépendance et de notre autonomie, mais souvent inconscient(e)s de notre interdépendance envers tout ce qui vit, négligeant souvent notre interconnexion, de notre besoin face aux autres…

mais autonomie vraiment ? d’où viendra mon prochain repas ? et mes vêtements ? et ma dose d’affection et de chaleur ? non décidément, minous et minounes moi et vous…

car on a beau se penser indépendant(e) de corps, de fortune ou d’esprit, nous ne sommes qu’une infime partie de ce grand toutout… nous que petits minous… et grand grand ce tout tout…

car qu’on le réalise ou pas même si n l’oublie souvent, nous sommes intimement lié(e)s aux autres… par autres, je parle des gens, mais aussi de tout ce qui vit : animaux, minéraux, végétaux… tout ce qui vit en nous et autour de nous… dans l’infiniment petit et dans l’immensémment grand…

peut-être pas tant que ça quand on est jeunes et fringant(e)s, ambitieux et bien portant. mais en vieillissant, on s’en rend davantage compte… de ce lien d’interdépendance… avec la maturité du corps, on perd graduellement de notre minoutude…

tant que la santé va bien, tant que les revenus rentrent au poste (des dépenses), tant que les choses se déroulent relativement according to the plan, pas de panique en la cabane à minou… on ronronne, on se prélasse, on se fait allègrement les griffes sur les meubles de cuir, on ne mord pas la main qui nous nourrit…

mais dès que les fondations sont ébranlées, dès qu’un peu de sable s’insère dans l’engrenage, dès q’un chien rode dans les parages de notre minoutude, on réalise alors la fragilité de la vie et du même coup, notre interdépendance… notre besoin face au plus grand que chat…

les chats jouent cool en général, mais dans le fond, coupons-leur les vivres et ils meurent c’est pas trop long… finies les graines et les crottes qui sentent le fromage ou le saumon et la bouffe en canne qui arrivent par magie dans notre bol deux trois fois par jour et minou perd de son lustre et de sa superbe… on sort les griffes et on lève la queue… pour la ramener entre ses jambes…

et on est comme les chats souvent nous aussi… on oublie notre extrême fragilité, on oublie notre profonde humanité, on oublie que sans notre maître, ps de bouffe dans le bol… notre humanité fondamentale qui consiste à vivre, et à mourir éventuellement… à quitter ce corps auquel on a souvent même pas idée dans quelle mesure on y est lié et attaché… on tient son corps pour acquis, et la vie aussi… miaow…

on joue souvent cool aussi face à l’incertitude vous et moi, face à la mort, à la maladie, tant que les choses roulent rondement… on a l’impression d’être immortel(le) vous et moi, on joue à dieu… mais dès que la machine toussote, on est amenés à voir la fragilité qui sous-tend notre sentiment d’indépendance…

oui définitivement, miaow et re miaow…

on se croit dieux et déesses quand au fond, nous ne sommes que timinous… des gros minous, des timinous, des beaux minous, mais minous quand même…

on se pense chat sauvage, mais au fond on est chat de salon… même vous chers gros minous du 1 % qui carburez à la recherche du profit à tout prix, quitte à provoquer la guerre entre chats de ruelle… malgré vos minousdollards et vos griffes, que minous vous êtes, que minous… doux doux ! y en a pour tout l’monde… et pas parce que vous jouez avec des souris que vous n’en êtes pas moins minous… minous you too… sioux minous…

on s’imagine co-créateurs avec le bon dieu, me and god, mais au fond, la vie qui nous est prêtée nous sera éventuellement retirée… avant qu’on s’aperçoive que le prêt n’est pas éternel et qu’il porte intérêt… avant qu’on retombe sur nos pattes… et nous redeviendrons alors les vrais maîtres de la maison, de retour à la source, back home my friends… mais avant ça, vie de minou à vivre… ou 7 vies…

en attendant le retour au grand petshop, on a choisi de s’incarner pour apprendre quelques leçons… et j’imagine qu’on le fait du mieux qu’on peut à la démesure de nos moyens… mais il me revient à ma cervelle d’oiseau de ne pas oublier que minou pas minou, la vie en est une d’interdépendance et que chacun et chacune de nous est essentiel aux autres…

on vit tous et toutes ensemble dans ce beau petshop humain

miaow…

menues minutes

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les fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti tou /// 3-9

traduction: pouvons-nous prendre une minute pour apprécier le fait qu’il y a quelques centaines d’années, un(e) artiste a passé des heures et des heures de dur labeur pour peindre des chérubins qui font des pets faisant des bulles

pouvons-nous prendre quelques minutes pour lire cette chronique écrite par un chroniqueur peu connu – pour ne pas dire presque anonyme – au 21ème siècle et sur laquelle seulement quelques personnes oseront jeter les yeux ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour sauter d’un mot à l’autre composant cette chronique inutile, volage et un peu nounoune ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour ne rien faire qui vaille, faire quelque chose d’inutile ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour respirer, apprécier la vie juste comme ça, pour rien de particulier ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour arrêter, réaliser que l’on ne s’en va nulle part, que chaque moment n’est que celui-ci, toujours que celui-ci ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour fermer la shoppe, entrer en soi et aimer la personne que l’on est et que l’on est en train de devenir ?

pouvons-nous prendre quelques secondes pour fermer nos yeux avant de lire la prochaine ligne ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour apprécier et aimer les gens autour de nous, ami(e)s, amour(e)s, famille ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour émettre des intentions de paix, de fraternité et de compassion pour le monde entier ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour apprécier la moitié du verre d’eau dans lequel on baigne ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour penser à notre mort, cette mort qui viendra, qui est presque déjà ici, et qui nous permet de vivre totalement car on sait que le temps est compté et que le sable coule dans le sablier ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour simplement les perdre, question de faire en sorte que la vie devienne plus légère ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour aller marcher à l’air frais et prendre en soi le prana qui circule partout et inspirer la poussière d’étoiles qui tombe du cosmos sur nos têtes et nos coeurs ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour inspirer et sentir de tout nez ce petit souffle de vie de chérubin délicat et qui sent bon le bon dieu ?

prout prout chronique…

ah cette odeur de la vie !

 

salut septembre

Vladimir Kush Artist Page

art: Vladimir Kush artiste…

les fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti ouane /// 2-9

c’est septembre, c’est la rentrée…

c’est septembre, le plus beau mois de l’année…

c’est septembre, de toutes les couleurs elles s’en viennent…

c’est septembre, le mois le plus beau, désolé mai… toi aussi tu es le plus beau, mais de l’autre côté de l’été…

c’est septembre, le temps de shaker les feuilles mortes de toutes sortes, en dedans comme en dehors…

c’est septembre, le mois préféré de certain(e)s, le pire pour d’autres…

c’est septembre, le temps de récolter les fruits et légumes du jardin…

c’est septembre, le parfait moment d’entreprendre de nouveaux projets, dont celui de faire de la musique et de se procurer de l’équipement de qualité pour l’enregistrer…

c’est septembre, le mois idéal pour commencer la rédaction d’un livre sur la paternité…

c’est septembre et pour l’occasion, je vous proposerai quelques chroniques qui dorment tranquillement sur mon blogue, qui s’ennuient et qui voudraient bien se faire déshabillées par vos yeux

c’est septembre…

déjà… enfin… c’est septembre…