tous les jours vendredi

944593_314453498687880_61219775_ncent-trente-deuxième pop-up /// 17/5/13

traduction: les gens attendent vendredi toute la semaine,  l’été toute l’année, le bonheur toute leur vie…

et on pourrait ajouter : les gens attendent la mort toute leur vie durant… car oui, toute notre vie du long, on attend la mort… même si on tente de l’oublier, de la repousser par en avant, même si on la fuit, la mort nous suit… en fait la mort nous devance… elle est déjà ici… la grosse vie salle d’attente…

over my dead body… on vit en attendant de mourir… on vit à mort… on vit à en mourir de rire… à rire à mort… le sens de l’humour, le sens de la mort… sens unique… no coming back… des morts vivant, en attendant… terminus, tout le monde attend… tout le monde descend à la même place… right here right now la mort…

et on pourrait ajouter aussi :  toute leur vie certains attendent leur âme soeur… LA personne… la bonne, la seule, LA… Roméo ou Juliette… Adam ou Ève… Tigus ou Timousse… Ding et Dong… je t’attendrai… ou pas…

et on pourrait ajouter encore : les gens attendent le moment de la retraite durant toute leur carrière… et pourtant, plusieurs ne s’y rendent pas… ou ne s’y attendent plus… en n’en reviennent pas… ou sont déçus car la retraite n’est peut-être que le reflet de notre vie… le résultat de notre attente…

et on pourrait ajouter en plus : les gens attendent les longs week-ends comme celui-ci… pour relaxer, se reposer, arrêter, décompresser… et pourtant… toujours maitenant…

Attendre, c’est long seulement lorsqu’on attend quelque chose…. Jean-François Vézina

alors n’attendons plus rien, attendons-nous à tout… attendons-nous à nous… LE moment est enfin arrivé… now is now… on monte dans le now… here… nulle part… ici… maintenant et tout le temps… car on ne perd rien pour attendre…

c’est vendredi… ça y est… that’s it ! on l’attendait… il est arrivé… long week-end en plus… plus le temps d’attendre… long week-end d’innattente… innattendre, belle formulation du même JF Vézina cité deux fois ici…

alors ? qu’est-ce qu’on fait ? qu’est-ce qu’on attend maintenant ? l’été ?  le bonheur ? c’est la bonne heure pour ça… attendre la bonne heure… car si pas maintenant quand ? si pas ici où ? c’est vendredi, alors on n’attend plus… on n’attend plus quoi que ce soit, on n’attend plus rien… on attend rien… on s’attend à tout…

on attend plus, on vit… maintenant… totalement… intensément… patiemment… joliment… vendrediment, étément, bonheureusement… sans attendre… s’attendre à rien… s’attendre à tout… attendez-moi j’arrive… attendes-moi faut que j’écrive…

attendre attendre… attendre de vivre, attendre de mourir, attendre d’être heureux, attendre que ça arrive… attendre la tendresse, l’allégresse, la liesse… attendre sans attendre… un temps d’attente sans attente… en attendant… ou activement ne pas attendre…

l’éternité du moment, l’éternité dans ce moment… ce moment d’éternité, ce moment pour l’éternité… toute l’éternité… tout ce moment… attendre l’éternité dans ce moment… tout le temps… attendre, plus jamais… attendre d’arriver à maintenant…

ne plus attendre pour écrire, donc écrire maintenant, écrire tout le temps… mais s’attendre à être lu… par moi-même et par vous… je m’attends à vous… et peut-être que vous vous attendez à moi… ou que vous ne m’attendez pas…

Je ne vous attendais pas. Mais si j’avais su que vous existiez avant, j’aurais commencé plus tôt… Jean-François Vézina

dring dring wow wow

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cent-trente-et-unième pop-up /// 16/5/13

selon l’article (lien ci-bas) qui rapporte les résultats de quelques études, les femmes préfèrent les guitaristes… même sans les avoir entendu jouer… pas tant que le chroniqueur veuille plaire aux femmes, mais tout de même… toujours bon à savoir… ce qu’un étui de guitare peut faire, qu’il soit vide ou plein…

mais il faut quand même nuancer mesdames… attention aux guitaristes punk ou heavy metal… qui vont jusqu’à casser leur guitare pour la cause… un peu durs sur l’épiderme… sans parler du plan affectif…

les électriques ? trop pluggés, mêlés dans leur fil les flamencistes ? trop énervés… les westerns ? trop cow-boys… les acoustiques ? les doigts trop durs à cause des cordes de métal… les bassistes ? ils n’en ont que quatre… cordes s’entend…

non, définitivement, les classiques sont the best…  habiles, doux, délicats, précis, subtils… seulement quelques-unes des raisons pour lesquelles vous devriez abandonner l’épiderme de votre véhicule terrestre et le coeur qu’il contient en priorité aux classiques… côté picking, nous sommes imbattables… et les classiques sont indémodables…

http://www.lapresse.ca/vivre/sexualite/201305/15/01-4651121-les-femmes-preferent-les-hommes-qui-jouent-de-la-guitare.php

avec sa touche magique, un classique peut vous emmener là-bas…
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allo j’écoute… pas vraiment

truththeorycent-trentième pop-up /// 16/5/13

traduction maison : la plupart des gens n’écoutent pas avec l’intention de comprendre, ils écoutent avec l’intention de répliquer

tellement vrai hein ?  moi le premier à part ça, je l’avoue candidement… parfois, j’écoute, mais que sur les bords des oreilles, comme on s’assoit sur le bout de notre chaise… en attente… on vit le cul entre deux chaises… comme on mange souvent sur le pouce… comme on vit en standby… pas tout à fait là, pas vraiment déposé(e)… en standby… on vit souvent en standy d’ailleurson dit ici maintenant mais on vit ailleurs là-bas plus tard…

en fait, on écoute quand même un peu, mais la plupart du temps, on n’écoute pas vraiment… on n’entend pas plus… ou même pas du tout… on est en standby… en attente de réplique… vite vite finis ta phrase que je place la mienne… voulant davantage passer son point de vue que d’entendre l’autre… on laisse l’autre parler mais on est surtout prêt à shooter nos paroles en retour dès qu’il ou elle a terminé… ping pong ping pong…

parfois, surtout quand on s’estine avec quelqu’un, on dit des choses sur le pilote automatique… c’est même pas nous qui parlons, ça parle tout seul… réaction réaction… notre bouche se lâche lousse… alors écouter ?

et la plupart du temps, même quand on écoute, on est tellement plein(e) de nos pseudo certitudes et de nos croyances que rien ne peut rentrer de la part de l’autre… ou de la vie… ou même de notre petite voix intérieure… notre tasse est pas seulement pleine, elle déborde… et pas toujours avec du bon stock… et on affirme candidement vouloir et être capable d’entendre et d’écouter… mon oeil…

d’ailleurs, on écoute souvent avec nos yeux… la plupart du temps, tout passe par le regard… on voit quelqu’un et tac… toutes les paroles qui suivent n’ont plus grand place pour faire leur chemin… nos yeux nous bouchent les oreilles… nos perceptions visuelles masquent en bonne partie notre ouïe…

pas jojo de constater ça mais il faut c’qui faut mes ami(e)s… constater que je n’écoutes pas, donc que je n’entends pas, est essentiel… si je veux un jour commencer à écouter mieux, plus… le premier pas vers une écoute réelle, une écoute vraie, écoute que coûte… ôter les croutes de mes oreilles pour permettre une écoute libre et ouverte… découvrir mes yeux pour laisser mes oreilles s’ouvrir… nettoyer mon filtre visuel et auditif…

et quand je dis je, je dis je mais je dis nous aussi… car je vous vois écouter à moitié vous aussi… je vous vois quand je vous parle et que vous ne m’écoutez pas vraiment… comme vous me voyez quand je ne vous écoutes pas vraiment moi non plus quand vous me parlez… on se comprend ?

car vous et moi, on est plein d’affaires dans les oreilles… de vieilles affaires… on a les oreilles pleines, et la tête encore moins vide… car on a peur du vide… alors on remplit, on stuff, on empile, on ramasse, on bourre… de vieilles affaires, de vieilles connaissances, de vieilles croyances… amenez-en des affaires…

comme quand on surf sur le web, on lit, mais on lit pas vraiment non plus… on saute d’un article à l’autre… on sniff les textes d’un seul oeil… et ils ne doivent pas être trop longs sinon on ne les regarde même pas…

la plupart du temps, on vit sur le bout de notre siège, en attente… on fait semblant d’écouter pour seulement pouvoir mieux répondre… on écoute d’une oreille et on prépare notre réplique de l’autre…

en fait c’est pas seulement dans l’écoute qu’on est comme ça, on vit comme on écoute… on saute d’une chose à l’autre, mais sans jamais vraiment être tout à fait là… on fait une chose en pensant à la prochaine… ou à la dernière si elle était particulièrement plaisante… un pied dans le présent, l’autre dans le passé et le troisième dans l’avenir… et les oreilles et la tête ailleurs…

m’entendez-vous ? moi pas…

art: truth theory via caterina

l’amour au bout des doigts

11107_124254857754068_73926522_ncent-vingt-neuvième pop-up /// 15/5/13

coucou… surprise… après un silence ce matin, quelques mots du chroniqueur… il faut quand même pas que je vous éprouve trop drastiquement, alors que quelques mots… retour progressif pas trop agressif ni régressif…

c’est que mes doigts s’ennuient de vous… ce sont eux qui m’incitent à vous écrire, eux qui m’invitent à le faire, eux qui s’excitent à l’idée de vous retrouver… les sentez-vous ? est-ce que ça sent mes doigts chez-vous ? en tous cas ça sent vos yeux chez-moi… et votre coeur…

mes deux pouces se lèvent à l’idée de vous écrire, I like I like, mes index pointent en direction de mon clavier et de votre écran, de votre écrin à mots… mes majeurs s’érigent et tapent tapent tapent… mes annulaires annulent ma grève de mots car trève de grève de mots et mes auriculaires sortent de mes oreilles et tapent de plaisir jusqu’aux vôtres…

et finalement tous mes ami(e)s et moi on met nos mains à la pâte et on tape tape tape… la preuve ? regardez la photo… des mots d’amitié, des mots d’amour, des mots de vie, amor amor amor… des mots de coeur… via des doigts de fée…

plus fort que la tête les mots, directement du coeur qu’ils sortent, qu’ils coulent, qu’ils émergent… droit du coeur qu’ils pulsent, battent et se tapent, les bretelles et les voyelles, et qu’on sonne les consonnes…

et vive les mots dans le vent, le vent dans les voiles, les mots sans les voiles… et vive le mot juste, car le mot juste tisse la vérité, et la justice, et la justesse du mot, juste du mot…

allez lecteurs/trices, je me sauve, si je le peux… jusqu’à deux mains… ou plus tard mon pétard…

on ferme la shoppe pour un tibout

262494_519695588090312_1437940595_ncent-vingt-septième pop-up /// 8/5/13

OK breaktime… je vous quitte pour un tibou… de temps, ptit bout de rien… mais le temps ? il passe comme du vent…

je m’en vais mais je vais quand même vous proposer des chroniques une fois de temps en temps… des chroniques puisées dans ce blogue et qui possiblement se ramasseront dans le recueil sur lequel je veux travailler pendant l’été…

alors je me condamne à arrêter d’écrire, un peu de force et un peu par fatigue… un peu pour rafraîchir la créativité… mais beaucoup pour aller jouer dehors et marcher des centaines de kilomètres avec mes deux amis, mes deux pieds…

allez… je vous souhaite un mai de toutes les couleurs… et un été plein de bonheur…

vague à l’âme & bizzi bizzi

397800_369508306486613_741285245_ncent-vingt-sixième pop-up /// 7/5/13

traduction maison : je suis forte parce que j’ai été faible… je suis brave parce que j’ai eu peur… je suis sage parce que j’ai été insouciante…

nous sommes tout ce que nous sommes… nous ne sommes que ce que nous sommes… et son contraire… ou pas… et vice-versa… et bla bla bla… et tralala…

nous sommes la vie, mais nous sommes aussi simultanément la mort… la mort du corps, jamais de l’âme… l’âme est éternel… l’âme est un ptit bout du grand tout logé dans un corps pendant un bout de temps pour apprendre quelque chose de particulier… nous sommes l’âme… ça sent l’âme…

notre âme est vagabonde, elle vague et abonde, elle divague, elle a le vague à l’âme… abondamment… notre âme surf sur la vie comme nous sur le net… notre âme est virtuelle, notre âme est réelle… nous sommes âme, mais corps aussi… nous sommes forts… forts parce que faibles jadis, braves car peureux déjà, sages et insouciants…

l’âme file sur la vague du temps, le temps qui ne passe pas vraiment, car il est toujours maintenant… toujours maintenant le temps… toujours le temps maintenant… now here, partout… tout le temps… comme une vague qui part et qui revient sans cesse, floushhh par ci, floushhh par là… et va et vient, la vague rend l’âme… et encore et encore…

l’âme qui berce, l’âme qui tangue, l’âme qui danse, le corps qui tangue haut…

comme une vague de poésie qui gagne le chroniqueur, haut le mot dans la gorge, haut le coeur du chroniqueur… wo le coeur du chroniqueur… avoir le coeur haut, avoir le coeur gros, compliment ou défaut ? ou simple constat de ce qui est… y faut c’qui faut…

l’âme qui part sur les ondes du temps, puis revient… elle revient tout le temps à maintenant car éventuellement quoi d’autre ? le corps qui part un peu à chaque seconde, alors que l’âme se rend, le corps rend l’âme, l’âme qui se rend à l’évidence… l’âme qui vie sa vie d’ange…

vague de vie comme du feutre, du velours, du satin… ça glisse, c’est lisse, ça plisse pas… une vie lisse, police d’assurance, vie lisse comme pas frouassée, une vie lisse clisse, une vie détendue, une vivace… une vie avec du temps en masse… question de choix ce que l’on fait avec… le temps… car personne n’est trop occupé dans cette vie, tout est question de priorité…

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priorité de ce que l’on veut faire avec, son temps, avec le temps qui passe… le perdre, le gagner, le dépenser, le regarder passer… l’apprécier… car le temps c’est pas d’l’argent, c’est de l’espace, et l’espace cache la vie… la vie se paie cash… oui mon johnny !

choisir quoi faire de son temps… si on en a pas assez, vivre la nuit… comme cette chronique qui s’écrit d’elle-même… à 3 h 15… pas assez de temps, écrire la nuit… le chroniqueur est là qui watch… pis qui tape… tape la nuit, taper dans la nuit… taper le clou de la vie qui passe…

OK lecteurs/trices… le sommeil appelle… créer de l’espace par ses rêves…

mots de lit

420924_10151662932467868_1054871808_ncent-vingt-cinquième pop-up /// 6/5/13

bedtime traduction : mon lit est un endroit magique où je me souviens tout à coup de tout ce que j’étais censé faire…

ah notre lit, notre havre… quel repaire, quel home, quel cocon, quel refuge… ah ce cher lit, l’un des endroits le plus précieux dans la vie… là où l’on passe au moins du quart au tiers de sa vie…

ah ce cher lit, refuge suprême, cocon ultime, utérus pour les grands petits, ventre de maman permanent… dernier refuge où l’on se réfugie quand tout va mal, tanière où l’on lèche nos plaies quand on est triste ou malade…

lieu réjuvénateur par excellence où l’on récupère chaque nuit, là où l’on meurt un peu chaque soir, où l’on disparait dans le néant et là aussi où l’on revit et renaît chaque matin, tamdam et nous revoilà… entre les deux, mystère…

ah ce cher lit, quel havre de paix, mais aussi quelle épave… là où l’on se ramasse à chaque soir de chaque jour que dieu nous prête vie, berge où l’on s’échoue inévitablement à chaque fin de journée, là où l’on passe la plupart de ses nuits à vivre ailleurs, dans une autre dimension… plus on vieillit, plus le lit semble prendre de l’importance dans nos vie… plus on vieillit, plus ce qu’on y fait y est calme et tranquille… pour la plupart d’entre nous 😉

ah ce cher lit, si si si, si sécurisant et si protecteur… le lit, zone de confort et de refuge mais là aussi où tous les ptits soucis nous rejoignent, où les tracas nous retrouvent, là où les petits pépins du matin nous attendent calmement et inévitablement… là où l’on se souvient de tous nos péchés, véniels ou mortels… là où l’on pense à notre vie, là où l’on pense également à notre mort…

ah ce cher lit, là où les femmes qui font le choix d’accoucher à la maison donnent la vie (quand ce n’est pas dans l’eau de la baignoire) mais là aussi où l’on risque de finir ses jours et rejoindre la mort si on a le privilège de trépasser à la maison…  ah le lit, lieu de tous les extrêmes… lit de vie, lit de mort…

ah mon lit, là où je rédige parfois des chroniques, dont celle-ci… chronique du lundi en direct de mon lit, live from the bed…

mon lit à moi ? là d’où j’écoute les oiseaux en ces petits matins de printemps qui est sauté de l’hiver directement à l’été tout à coup… cuicuicui, guiliguili… mon lit, là où je passe la plupart de mon temps seul, en solo, avec mon ptit moi-même, mon corps, mon âme pis moi… mais quand j’y suis accompagné, ce qui arrive rarement, ce n’est jamais banal… et le sommeil y devient soudain secondaire…

car dans le lit, on y vit, mais surtout on y dort… le lit, berceau de vie, le lit, berceau de mort… lit d’amour, lit d’amoramoramor…

et dans le lit, il y a toujours un rêve qui veille... – Louis Aragon

coeur lu, coeur vu, coeur su, coeur connu et reconnu

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cent-ving-quatrième pop-up /// 5/5/13

traduction maison : les gens qui connaissent mon coeur n’ont jamais à le questionner

vous êtes encore ici vous aussi ? ça tombe bien non ? moi aussi… on est ensemble alors… fiou je me croyais seul, à écrire par moi-même… alors vous chez-vous et moi chez-moi, ensemble… corps à part mais âmes liées… un hasard ? peut-être… le destin ? j’sais pas… un privilège ? certainement…

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en effet, 1 univers, 9 planètes, 204 pays, 809 îles, 7 mers, des milliards de messages sur la web et le privilège de se rencontrer via ces mots… en passant à vous tous qui visitez ce blogue, du Canada évidemment mais aussi de la Mauritanie, de Haïti, de la Turquie, de la Bulgarie, de l’Europe et même jusqu’en Malaisie et la Nouvelle-Zélande et l’Australie, salutations personnelles du chroniqueur ! et mes excuses aux gens des pays que je ne nomme pas… vraiment impressionnant de constater jusqu’où ces humbles mots sont captés… touché au coeur le chroniqueur… alors pas d’explications…

et si on est encore ensemble en ce moment, c’est dû… encore ou pour la première fois… c’est la vie qui le veut.. y a quelque chose qui nous rassemble… on ne sait quoi mais on ne peut nier que l’on est liés vous et moi… par ces mots, par cet espace temps, par cette attention commune… moi maintenant en tapant, vous aussi en lisant… ici… unis…

un privilège de cheminer ensemble… vraiment… même coeur qui bat en chacun chacune de nous… même si on ne se voit pas souvent… ou jamais… on se croise encore ici maintenant… parmi les milliards d’autres choses que vous pourriez lire et faire en ce moment, vous avez choisi d’être ici avec moi… et de lire ceci… ou ceci a choisi de se faire lire par vous… c’est selon…

on a pas besoin de tenter de s’expliquer vous et moi, de se faire comprendre, ni vous ni moi, de faire saisir l’un(e) à l’autre ce que l’on veut dire et faire… on se sait de coeur à coeur, on se connaît le coeur, on se voit à travers le coeur, vous et moi, moi et vous… en fait le même coeur vous et moi… que les yeux qui diffèrent… mais même regard sur la vie.. même vie… la même chose vous et moi… qu’un besoin d’être heureux/se, relax, dans le flow… que désir de couler avec la vie vous et moi, se laisser flotter… d’être tout, d’être rien…

et vivre à partir du coeur, simplement, sincèrement… sans vouloir changer le monde entier, que notre regard sur le monde à changer, que notre vision de la vie à simplifier… retrouver son coeur d’enfant… humblement créer ce que la vie attend de nous, sans attente… vie simple, vie sans dessein, vie innocente et jamais coupable… qu’un courant qui nous pousse dans le dos, et que l’on doit suivre car la vie passe son chemin, et nous dessus…

vous connaissez mon coeur, je connais le votre… pas besoin que je m’explique, pas besoin de vous expliquer, pas besoin que vous m’expliquiez… on se comprend right ? right ! 

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traduction  cabanon :
n’explique pas, tes ami(e)s n’en ont pas besoin, tes ennemi(e)s ne te croiront pas – Paulo Coelho

car y a rien à comprendre, donc rien à expliquer… rien à penser, rien à théoriser, tout est à sentir, ressentir, feeler avec son coeur, sa peau… vivre avec assez de senti pour se laisser avoir la chair de poule… sortir de sa tête et vivre à partir du coeur… simple à dire, simple à faire…

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des mots des mots, pour connecter notre coeur, pour sentir notre coeur, pas l’expliquer

le monde est à plaindre

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traduction maison : si tu passais moins de temps à bitcher après ta vie, tu l’apprécierais probablement davantage…

on se plaint tout le temps non ? si si, moi, vous, lui pis elle aussi… maudit que le monde se plaint ! le monde est à se plaindre…

eh qu’on aime ça se plaindre… y a même des lignes ouvertes juste pour ça… même des blogues à plaintes désormais… un sport national se plaindre… on appelle ça la liberté d’expression, on appelle ça une liberté fondamentale… on appelle même ça un droit humain… on nous dit même que si on veut avoir le droit de se plaindre, on n’a qu’à aller voter… c’est pas le droit de vote qu’on a gagné, c’est le droit de se plaindre…

on se plaint que ça coûte trop cher, qu’il fait pas beau, qu’il fait trop froid, ou qu’il fait trop beau quand on travaille, qu’il fait trop chaud, que ça va trop vite, que ça va pas assez vite, que les jeunes sont trop ci ou trop ça, que tout coûte trop cher, que les politiciens sont tous pareils, que les nouvelles sont toujours trop négatives, que le gouvernement est pourri, on se plaint que c’est plus pareil comme avant…

on se plaint tellement tout le temps que l’on s’en rend même plus compte que l’on se plaint tout le temps… mais on se plaint tout le temps… c’est devenu une habitude, un processus intégré… un réflexe inné de gros bébés gâtés…

pourtant, on est parmi les plus choyés de la grosse boule… en fait c’est peut-être pour ça qu’on se plaint… on est tellement gâtés qu’on est plus capables de tolérer le moindre manque, l’attente, l’effort, l’inconfort, la pression, la tension, le dérangement… on a la couenne molle…

on se plaint de devoir travailler, on se plaint de sa job, mais demander à ceux et celles qui ne travaillent pas…

brush+and+the+toilet+paper

on se plaint de tout ce qu’on a à faire, on se plaint le ventre plein… on est tellement choyés qu’on engraisse à vue d’oeil, on va finir par exploser de plénitude et d’abondance… le ventre plus grand que la panse… le ventre plus plein qu’on le pense…

on a tendance à se comparer pour évaluer son bonheur… je sais, je sais, vous vous ne vous comparez pas, mais quelques-uns parmi nous faisons encore ça… soit on se compare à ceux et celles qui semblent plus heureux que nous, plus vert le gazon du voisin, alors on se désole, soit on se compare à pire que nous, alors on se console…

on dirait que plus la vie est facile, moins on devient tough… plus la vie est facile, plus il faut qu’elle soit facile, plus la vie est facile et plus il faut qu’elle le devienne, facile… de plus en plus facile sinon on se va plaindre… maudit que la vie est facile…

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on entend souvent dire que la société d’aujourd’hui est ci, la société est ça… mais coudonc c’est qui la société ? celle d’avant était-elle vraiment meilleure ? plus saine ?

c’est la faute aux 1 %… ou c’est la faute aux gouvernements? mais c’est qui le 1 % ? c’est qui le gouvernement ? comment les choses peuvent-elles changer si on ne décide pas soi-même de changer la game ? de faire du mieux qu’on peut autour de soi ? les africains disent que l’on ne peut nettoyer le monde qu’en nettoyant le devant de sa propre porte… comment c’est en face de chez-nous ?

11992_606167372744492_1929753968_nquoi fait alors ? eh bien pour commencer, arrêtons de chialer… de tout tenir pour acquis… car la vie ne nous doit rien, le monde n’est pas là pour répondre à nos attentes… pas un grand buffet chinois le monde… non le monde est un grand terrain de jeu, un grand livre d’aventures qui demande à être vécu, goûté, touché… pleinement, totalement, passionnément…

quoi faire alors ? peut-être simplement  développer notre implication, notre gratitude, notre appréciation, notre reconnaissance, notre capacité d’apprécier la moitié pleine du verre d’eau…

il suffit peut-être simplement d’apprécier la journée qui nous est donnée aujourd’hui, car que ce qui existe anyway… et on nous offre du beau gros soleil jaune en plus…

so far so good…

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toune de circonstance, merci Jo…
http://www.youtube.com/watch?v=BY8YOlSS9iI