cent-trente-deuxième pop-up /// 17/5/13
traduction: les gens attendent vendredi toute la semaine, l’été toute l’année, le bonheur toute leur vie…
et on pourrait ajouter : les gens attendent la mort toute leur vie durant… car oui, toute notre vie du long, on attend la mort… même si on tente de l’oublier, de la repousser par en avant, même si on la fuit, la mort nous suit… en fait la mort nous devance… elle est déjà ici… la grosse vie salle d’attente…
over my dead body… on vit en attendant de mourir… on vit à mort… on vit à en mourir de rire… à rire à mort… le sens de l’humour, le sens de la mort… sens unique… no coming back… des morts vivant, en attendant… terminus, tout le monde attend… tout le monde descend à la même place… right here right now la mort…
et on pourrait ajouter aussi : toute leur vie certains attendent leur âme soeur… LA personne… la bonne, la seule, LA… Roméo ou Juliette… Adam ou Ève… Tigus ou Timousse… Ding et Dong… je t’attendrai… ou pas…
et on pourrait ajouter encore : les gens attendent le moment de la retraite durant toute leur carrière… et pourtant, plusieurs ne s’y rendent pas… ou ne s’y attendent plus… en n’en reviennent pas… ou sont déçus car la retraite n’est peut-être que le reflet de notre vie… le résultat de notre attente…
et on pourrait ajouter en plus : les gens attendent les longs week-ends comme celui-ci… pour relaxer, se reposer, arrêter, décompresser… et pourtant… toujours maitenant…
Attendre, c’est long seulement lorsqu’on attend quelque chose…. Jean-François Vézina
alors n’attendons plus rien, attendons-nous à tout… attendons-nous à nous… LE moment est enfin arrivé… now is now… on monte dans le now… here… nulle part… ici… maintenant et tout le temps… car on ne perd rien pour attendre…
c’est vendredi… ça y est… that’s it ! on l’attendait… il est arrivé… long week-end en plus… plus le temps d’attendre… long week-end d’innattente… innattendre, belle formulation du même JF Vézina cité deux fois ici…
alors ? qu’est-ce qu’on fait ? qu’est-ce qu’on attend maintenant ? l’été ? le bonheur ? c’est la bonne heure pour ça… attendre la bonne heure… car si pas maintenant quand ? si pas ici où ? c’est vendredi, alors on n’attend plus… on n’attend plus quoi que ce soit, on n’attend plus rien… on attend rien… on s’attend à tout…
on attend plus, on vit… maintenant… totalement… intensément… patiemment… joliment… vendrediment, étément, bonheureusement… sans attendre… s’attendre à rien… s’attendre à tout… attendez-moi j’arrive… attendes-moi faut que j’écrive…
attendre attendre… attendre de vivre, attendre de mourir, attendre d’être heureux, attendre que ça arrive… attendre la tendresse, l’allégresse, la liesse… attendre sans attendre… un temps d’attente sans attente… en attendant… ou activement ne pas attendre…
l’éternité du moment, l’éternité dans ce moment… ce moment d’éternité, ce moment pour l’éternité… toute l’éternité… tout ce moment… attendre l’éternité dans ce moment… tout le temps… attendre, plus jamais… attendre d’arriver à maintenant…
ne plus attendre pour écrire, donc écrire maintenant, écrire tout le temps… mais s’attendre à être lu… par moi-même et par vous… je m’attends à vous… et peut-être que vous vous attendez à moi… ou que vous ne m’attendez pas…
Je ne vous attendais pas. Mais si j’avais su que vous existiez avant, j’aurais commencé plus tôt… Jean-François Vézina



cent-trentième pop-up /// 16/5/13
cent-vingt-neuvième pop-up /// 15/5/13
cent-vingt-huitième pop-up /// 15/5/13
cent-vingt-septième pop-up /// 8/5/13
cent-vingt-sixième pop-up /// 7/5/13
cent-vingt-cinquième pop-up /// 6/5/13



cent-ving-troisième pop-up /// 4/5/13

quoi fait alors ? eh bien pour commencer, arrêtons de chialer… de tout tenir pour acquis… car la vie ne nous doit rien, le monde n’est pas là pour répondre à nos attentes… pas un grand buffet chinois le monde… non le monde est un grand terrain de jeu, un grand livre d’aventures qui demande à être vécu, goûté, touché… pleinement, totalement, passionnément…