10-4 ?

305816_537340036305335_38723330_ncent-treizième pop-up /// 25/4/13

c’est Bernard Werber, pas Weber… ça part mal si on veut se comprendre…

encore à Oakland le chroniqueur… à faire du travail de bureau au Starbucks… d’habitude je ne les encourage pas mais une fois n’est pas coutume… clairer la paperasse, mettre en ordre la poutine administrative suite à notre rencontre de dimanche passé, à séparer le fromage de la sauce, sans parler des frites alors 😉  on met sur pied une nouvelle structure alors important de partir clair…

mais cette citation de Werber qui est passé via ma chum Maya est trop bonne… juicy… et si juste… ou pas… ou les deux… limpide comme de la grosse bouette brune… sauce à poutine…

et on aurait pu y en ajouter quelques autres genre : tout ce que je ne sais que je dis quand je dis ce que je dis, tout ce que je ne dis pas, tout ce que je camoufle, tout ce que je sous-tend et sous-entend quand je dis ce que je dis et ne dis pas, tout ce qui m’échappe dans mes propres mots, entre mes propres mots, tout ce qui se cache entre les lignes, tous les points sur les i et les barres sur les t qui ne sont pas précisés… du beau stuff de psychanalyste…

car si on croit se comprendre quand on se parle, il me semble que ça soit loin d’être le cas… la plupart du temps en tous cas… on ne se comprend même pas soi-même la plupart du temps, alors comprendre les autres ? mais quand même, on est condamnés à essayer… tenter de faire du sens de nos interactions… car on ne peut rester silencieux si on veut vivre ensemble… ou le pourrait-on ? mais peut-être que plus on se parle et moins on se comprend…

529310_516582408400005_874443791_nque comprenez-vous de celle-là vous de monsieur Albert ? si je demeurais silencieux, je serais coupable de complicité ? coupable de quoi ? coupable d’innocence ? coupable de ne pas essayer de me faire comprendre ? mais est-ce possible d’être compris si on parle à des gens qui n’entendent pas, qui n’écoutent pas ? qui n’entendent pas nos mots mais plutôt ce nos mots font résonner en eux ? on porte chacun nos histoires et on entend ce que les mots des autres en font résonner… sonner de nouveau…

mais peut-être que le secret est le silence qui permettrait une communion plutôt qu’une communication ? car si nos outils technologiques se raffinent de plus en plus, cela n’améliore pas nécessairement le contenu… en effet, nos outils se raffinent et accélèrent la vitesse de communication mais ce que nous échangeons ne s’améliore pas nécessairement… juste à lire les textos des ados on voit ben… et que dire du verland ? c’est clair right ? on se comprend ? oui oui… en tous cas si vous me comprenez, moi je me mélange moi-même alors je vais arrêter ici avant de me comprendre à l’envers de l’endroit d’où j’écris… ouf…

et en rappel car de circonstance

26654_2489628736419_1571985769_n et tant qu’à parler pour parler…  любовь любовь любовь… y en as-tu qui vont la trouver celle-là  ? insight joke…

OK là c’est vrai, envoye à maison le chroniqueur…

homard god

11526_520494538008928_250889766_ncent-douzième pop-up /// 25/4/13

I did it again… je suis plus rouge que cette feuille… overdose solaire… mais pendant que ça passe, abusons un peu des chaudes choses… j’ai passé la plus reposante journée d’anniversaire de toute ma vie hier – no kidding… excusez l’anglais mais california, you know… même lire était trop forçant hier… pure extasy… à jeûn… 8 heures à faire le lézard au soleil à Harbin, sur le bord de 7-8 piscines d’eau à différentes températures… si vous y allez, essayez la chaude chaude… vraiment chaude chaude…

je suis très reconnaissant envers mes deux amies, Padma et Ème, qui m’on reçu comme un roi… merci les filles… je connaissais peu Padma, que j’ai découvert pendant ce Harbin 24 hours intensive à ne rien faire, et j’ai retrouvé Ème après une quinzaine d’années… on vient de passer une heure à jaser on the way to the airport… en une heure, 15 ans se sont effacés… magique la vie… retrouver l’amitié, comme si rien n’avait changé… magique cette amitié…

l’une de mes belles journées d’anniversaire ever… en passant, merci pour vos souhaits… grâce à vous, j’ai l’impression que j’apprends à aimer… car je me sens aimé en effet… du moins apprécié… touché par chaque délicatesse qui vous a fait me faire parvenir un petit coucou quelconque… chacun a touché la cible… droit au chroni/coeur… je me suis fait un point d’honneur de liker chaque souhait – quelques centaines en tout – car chacun était personnellement apprécié… I like, a lot…

ce matin donc, le chemin du retour… on the road again… parfait ainsi… l’escapade en Californie se termine ici pour vous et moi… quelques heures d’attente à l’aéroport de Santa Rosa en attente de la navette qui m’amènera à l’aéroport d’Oakland d’où je quitte ce soir… pour Portland, Détroit et Montréal… America here I am…  alors attente chronique… pour boucler, faire le bilan, intégrer, wrapper up… dire au revoir ensemble à la Californie…

je prend la journée complète à l’aéroport d’Oakland, que j’utiliserai comme bureau de travail, pour contacter quelques étudiants… prof un jour, prof toujours, même on the road… et faire le point de la conférence, compiler les données, établir le réseau de communication de notre nouvelle alliance de praticiens ayahuasquien(ne)s, élaborer les grandes les grandes lignes pendant que c’est encore chaud… car l’avenir se conjugue au présent…

plein plein le chroniqueur chercheur professeur… débordant… d’enthousiasme, de nouvelles amitiés, de connivence dans un travail souvent isolé et marginal, à la marge de la légalité mais non de l’utilité… primordiale appartenance…

10 jours overdosés, psychédélicieux, de toutes les couleurs, intenses, grandissants, élargissants, ouvrant sur plus grand que soi… pour le bien du plus grand nombre… the way of the heart…

all right gang, prochains mots made in Québec…

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sioux California…

 

P.S. petit addenda en direct d’un autobus… une première… fallait que j’essaies ça 😉

appy hatti et am & heggs

601942_4992563685901_796377691_ncent-onzième pop-up /// 24/4/13

ma fille cadette – ou ma plus jeune c’est selon – qui vient de me souhaiter un super bonne fête virtuel me rappelait que c’est la journée sans maquillage aujourd’hui… alors c’est avec un tout petit peu de pudeur, sans maquillage et avec rougeur au visage et au coeur que je vous dis merci suite à la réception de tous ces souhaits d’anniversaire virtuels via FB… et pour les autres qui suivront peut-être plus tard aujourd’hui…

wow, quel overwhelming feeling !

ça fait trois ans que je suis sur FB… et que je reçois ces souhaits le 24/4… quand on inscrit sa date d’anniversaire dans son statut FB, la première fois on est surpris… et flabbergasté… la deuxième, encore surpris, et encore flabbergasté… la troisième ? encore surpris et flabbergasté… et toujours touché…

mais après quelques années, on sait que ça va venir ces voeux, on s’y attend et en toute honnêteté, j’avoue que j’espère un peu que ça vienne… en tous cas, s’ils ne venaient pas, je me demanderais ce qui se passerait… car en quelque sorte, on les veut ces souhaits… ils réchauffent notre coeur… ils nous font vibrer… ils confirment qu’on existe et qu’on compte pour nos ami(e)s et connaissances out there… car être aimé, c’est aussi nourrissant…

ça me fait penser à cette citation d’Arnaud Desjardins qui dit que l’on ne peut vraiment aimer tant que que l’on a besoin d’être aimé… quand même une belle question existentielle… besoin fondamental que celui d’être aimé(e) ?

donc même si pas besoin absolu, aussi très réjouissant de sentir que des quelqu’uns et des quelqu’unes pensent à nous, prennent de temps de poster un petit message à notre attention… surtout les êtres qui comptent pour nous… shower of love… et de l’amour, toujours bon pour le coeur et l’âme…

quand on prend la peine d’indiquer sa date d’anniversaire sur son statut FB, ça veut dire quelque chose… en fait la première  année, on est surpris et par la suite, si on la laisse là, ce n’est pas innocent… on sait ce que ça va entraîner… et j’aime ça… alors merci pour ces marques d’appréciation… I like I like I like…

car même si j’ai de moins en moins besoin d’être aimé par autrui à mesure que j’apprends à me le donner de plus en plus à moi-même, ça fait quand même bien du bien ces vagues de mots doux, ben du bien… ça touche, ça réconforte, ça nourrit, ça fait hummmm et menoum menoum au coeur de soi… doux comme de la soie…de la soie d’humain…

P.S. si vous ne comprenez pas le titre… ça fait référence au fait que nous francophones avons de la difficulté avec les H aspirés… plus jeune, quand je voyageais, j’avais remarqué que nous étions plusieurs à dire am and heggs quand on commandait un déjeuner… comme si on se rendait compte une fraction de seconde après avoir prononcé am qu’on avait oublié le h de ham, et on se reprenait sur le heggs… voilà c’est dit… parce qu’il y a des choses importantes dans la vie et faut que ça soit dit… hao… euh aho !

appy birthday à vous haussi…

et en terminant une ptite cute…

http://www.youtube.com/watch?v=uANs-Cn7uCw

illustration via suchira

spacing out à San Francisco

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filename-img-3916-jpgcent-dixième pop-up /// 23/4/13

all right all right... après 5 jours assis sur mes foufounes plusieurs heures par jour, des heures et des heures de marche dans la ville de Saint-François… pause chronique et pause lunch avant de reprendre le pas, avant de re marcher ma parole mais surtout mon silence… mais avant menoum menoum, miam miam miam et tac à tac à tac

marcher sans destination, marcher sans but, un pas à la fois… marcher pour passer le temps avant de me faire ramasser à Berkeley dans quelques heures par mon amie Ème qui m’amènera passer quelques jours chez elle à Harbin Hot Springs… avant le retour au home sweet home

marcher pour aérer mon esprit, mon corps, mon âme… marcher pour marcher… marcher sans parler… marcher sans but pour me ramasser sans y avoir penser mais en l’ayant voulu au coin de Haight et Ashbury, berceau de la culture hippie des années 1960 aux USA… beau quartier qui sent encore les années 1960…

car oui, ça sent encore les années 1960 ici… mais avec des Iphone dans les oreilles et des Ipad dans les mains… ça sent Amsterdam aussi… à la sauce américaine… ça sent la potitude… mais avec vaporisateurs en vente dans les boutique de paranarphalia cannabissienne… ça sent la vagabondance, ça sent la hippitude, ça sent l’idéalisme et la californialité… ça sent la vie hippie ici, pas du tout VIP… mais très yipee yipee…

marcher marcher marcher des heures et des kilomètres… sans savoir où aller et me ramasser à la bonne place, au bon moment… dans la quartier mythique… dans un parc verdoyant… avec du temps pour intégrer, inspirer, expirer, respirer, faire place à de nouvelles aspirations…

marcher pour marcher, anonyme, nobodyness sur deux pattes… marcher pour penser à tout ce qui est monté depuis 5 jours, à tout ce qui s’est passé… intégrer les connaissances, les rencontres, les contacts, laisser monter et rêver et sentir les nouveaux projets en devenir… l’avenir dans le présent, avec la vie comme cadeau, journée de pause cerise sur le gâteau…

journée bilan, comme si mille ans étaient passés depuis 5 jours… grosses journées… clarifications, connexions, précisions, nouveaux horizons…

hier soir, avec ma collègue Jessica, nous avons fait un bilan de cette rencontre cruciale pour la suite de nos projets… nous avons risqué gros, nous avons gagné… mais nous étions prêts à tout… perdre aussi… si si si… et sincèrement, nous n’entretenions aucune attente car cette rencontre ne dépendait pas de nous… nous n’avons fait que la caller… les gens ont répondu, au-delà des nos attentes… le bon bouton a été déclenché… yé… et il semble que la vie veuille qu’il y ait une suite… alors à suivre…

donc journée pleine d’air, air d’aller, air du temps, l’air de rien… et tout se passe… les pas comme les pensées, les gens comme les idées… et nous de même… pas à pas, un pas à la fois… ou pas…

OK on the road again… mais avant, clin d’oeil post conférence

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happy journée de la compassion

15031_10151386011477233_1238310800_ncent-neuvième pop-up /// 23/4/13

traduction : l’amour et la compassion sont des nécessités et non un luxe, sans ces valeurs, l’humanité ne pourra survivre… – le Dalaï Lama

aujourd’hui, 23 avril, est la journée internationale de la compassion… beau thème de journée non ? bien sûr que c’est à pratiquer à tous les jours mais un rappel est toujours utile…

si je sors de ce colloque avec beaucoup beaucoup de nouvelles connaissances, c’est surtout avec beaucoup beaucoup beaucoup de compassion que je quitte… de la compassion, des contacts chaleureux qui vont perdurer longtemps, de la chaleur au coeur et un carnet d’adresses gonflés de nouveaux amis et amies aux intérêts communs… le but ultime de toute rencontre finalement…

car même si ça peut sembler principalement ludique et épicurien de s’intéresser aux diverses substances psychédéliques, tous ces chercheurs rencontrés ici sont motivés principalement par cette valeur de compassion… d’amour pour les autres, pour ceux et celles qui souffrent, l’empathie, l’intention d’aider son prochain et sa prochaine…

en effet, l’idée centrale est de trouver comment utiliser des substances synthétiques ou naturelles pour aider les gens qui souffrent… de problèmes psychologiques, physiques, émotionnels ou spirituels…

c’est d’ailleurs en ce sens que ces substances ont été crées et utilisées depuis leur apparition… les substances naturelles depuis des millénaires par les chamanes, les synthétiques depuis le 20ème siècle par les chimistes et autres scientifiques…

alors chers amis, une grosse puff de compassion pour vous via cette chronique… merci de me lire, merci de me donner vie, merci de donner vie à mes mots… j’aime vous écrire, j’aime lire vos commentaires, j’aime cette relation virtuelle qui s’établit lentement mais sûrement entre nous, même si nos corps physiques ne se sont jamais rencontrés…

avec passion, with passion, con pasion…

j’ai déjà posté ce vidéo sur la compassion mais personnellement je l’ai regardé au moins 10 dois et je l’apprécie toujours alors un rappel saura sûrement vous plaire aussi…
http://epanews.fr/video/video/show?id=2485226:Video:1244337&xgs=1&xg_source=msg_share_video

ce 23 avril est aussi le début d’un 21 jours de chanting avec Deva Premal et Miten, si ça vous chante…
http://www.devapremalmiten.com/884-21-day-mantra-meditation-journey

« L’amour est l’hallucinogène le plus puissant qui existe sur cette planète. Hautement addictif. Vous verrez et entendrez des choses qui n’existent pas. » – Paolo Coelho

quand y en aura pus y en aura d’autre

20798_10201046542475206_2003291950_ncent-huitième pop-up /// 22/4/13

mon ptit creux de vague de ce matin est vite passé… passé vite et passé tout droit… finalement ma tasse a débordé puis s,est remplie de nouveau… overdose de psychédélique de courte durée…

c’est donc d’un pas lent et nonchalant, presque désabusé, que je me rendais au dernier atelier sur l’ayahuasca de lundi et Bang ! super surprise surprenamment surprenante et super vague d’enthousiasme…

en matinée Luis Fernando Tofoli nous a présenté une brochette de données issues des diverses études sur la prise d’ayahuasca au Brésil… wow wow wow… plus qu’intéressant… quelques chercheurs de renommée internationale dans la salle… le domaine de la recherche autour de l’ayahuasca est encore assez restreint que ça feel encore comme une grande famille… comme le disait la présentatrice, il est rare que l’on peut être assis dans la même salle que la liste des références que l’on a cité dans nos thèses de doctorat…

puis sur l’heure du lunch, quelques-uns d’entre nous avons fait un suivi suite à notre rencontre initiatrice d’hier soir pour former une alliance… encore une fois, dose de stimulant…

je ne peux donner trop de détails car tout est encore embryonnaire mais l’idée était principalement d’établir une structure de base pour maintenir la communication, élaborer quelques lignes directrices de nos futures actions et planifier quelques rencontres avant que l’on ne se quitte pour nos homes respectifs… très encourageant… mission accomplie… et à suivre… et poursuivre…

puis en après-midi, présentation de Kathleen Harrison, une formidable botaniste, une femme apaisante, conjointe de Terence McKenna que certains parmi vous connaissez… les deux furent des pionniers des premies voyages d’expérimentation de l’ayahuasca au Pérou dans les années 1970… ensemble ils furent les premiers gringos à aller dans l’Amazonie… passionnant retour dans le passé pour mieux comprendre le présent… quel cadeau…

bien belle journée, cerise juteuse sur le sundae…

alors voilà… le volet travail du voyage est terminé… très plaisant travail… demain, field trip à San Francisco et rencontre avec une amie à Berkeley qui m’amène passer quelques jours au centre où elle habite… allez voir le lien ci-bas, vous verrez combien je suis chanceux…

http://www.harbin.org/

alors on se reparle demain, de San Francisco… d’où je vous ferai probablement un petit bye bye virtuel…

P.S. après nous, les scientifiques psychédéliques qui ont pris d’assaut le centre des congrès d’Oakland au cours des trois derniers jours, une compagnie qui vend des tests de détection antidrogue tient acteullement son congrès… maudit que t’es drôle la vie 😉

pleine pleine la caboche

14004_597546386923561_1500990804_ncent-septième pop-up /// 22/4/13

traduction : nous sommes submergés d’information, et en même temps, assoiffés de sagesse…

petit pop-up du lundi matin… pop-up pour sortir la tête hors de l’eau… je vous avoue que ma tasse commence à être pleine… j’ai beau la vider constamment, elle se remplit tout le temps… je ne vois plus le fond… près d’atteindre le point de saturation le chroniqueur… 4 jours de beuverie en arrière de la cravate, one more to go… j’ai un dernier atelier de prévu aujourd’hui mais très possible que je fasse atelier buissonnier, cet après-midi du moins… est-ce ça qu’on appelle la sagesse ?

nous avons eu notre rencontre hier soir… 40 personnes pour qui la plante est au coeur de nos vies… honoré d’être présent le chroniqueur, en compagnie de tous ces gens d’une rare qualité… vraiment… hier soir, au-delà de l’information, il y avait surtout de la sagesse… de l’expérience… du support, de la confrèrerie et de la consoeurerie… un important contact initial a été fait… le highlight du voyage…

cette rencontre constitue le point de départ dans la création d’une alliance nord-américaine qui est appelée à grandir et que tout le monde présent hier soir souhaite ardemment… une association informelle de praticiens ayahuasceros de diverses approches… très nourrissant de rencontrer d’autres gens qui, chacun de leur côté, ont l’audace et le courage de travailler dans des contextes parfois risqués et exigeants… et de s’offrir le support…

donc noyé sous l’information et toujours en quête de sagesse le chroniqueur… l’idée est probablement de laisser descendre toutes ces nouvelles données, les laisser mariner, décanter, se distiller… et faire confiance qu’elles trouveront leur place… que le savoir se transformera en sagesse… lentement mais sûrement… éventuellement… laisser aller, laisser couler pour que la vie suive son cours… pour que le courant continue de passer… et que l’eau reste fraîche…

petite anecdote sympathique… puisque je partage une chambre avec quelqu’un et que je suis un lève-tôt, je me rend à tous les matins au business center de l’hôtel où se trouvent quelques postes de travail…et à tous les matins, je rédige ces chroniques et communique avec mes étudiants côté à côte avec un professeur d’anthropologie de l’université de Miami, Jerry…

ce sympathique bonhomme dans la soixantaine a mis sur pied un cours sur l’étude des psychédéliques dans les années 1970, cours qui est l’un des plus populaires de son département… et il vient de m’inviter à donner une conférence dans son cours si jamais je passe par Miami 😉 un des plus doux effets secondaires du voyage…

en terminant, puisque je ne réponds plus personnellement à vos commentaires ces temps-ci, mais comme je vous sens contents contentes pour moi, je tiens à vous laisser savoir que moi aussi je suis aussi content content pour vous que vous soyez contents contentes pour moi… content content comme le terme anglais, content, dans le sens de plein, comblé, rempli, débordant même… de gratitude… débordant… merci d’être ici…

533956_10151421084698481_23769568_nprésentation de Gabor Maté, samedi après-midi 20/4/13

et tiens, un autre lien intéressant, une goutte de plus…

http://spiritualityhealth.com/articles/second-coming-psychedelics

sans thé, tchin tchin et cheers

422112_535606253149798_1360531526_ncent-sixième pop-up /// 21/4/13

traduction : bien sûr que non chéri(e), il n’y avait rien dans le thé, c’était dans les brownies…

dernière journée de colloque, avant dernière à Oakland… aujourd’hui fin de la conférence à proprement parler, demain, journée de formation et discussion sur l’ayahuasca et ses multiples usages…

mais c’est ce soir qui est particulièrement intéressant pour ma collègue et moi… depuis quelques mois, nous avons convoqué quelques personnes clés impliquées dans les cérémonies que vous savez – chercheurs, praticiens, chamanes, opérateurs de centres en Amérique du Sud, etc. – afin d’élaborer des pistes de travail pour éventuellement régulariser les cérémonies que vous savez… et c’est ce soir que ça se passe…

et l’intérêt grandit d’heure en heure… en fait la salle est devenue trop petite pour le nombre de participants que nous avions auparavant prévu… beau problème… alors c’est pourquoi le chroniqueur est réveillé à 4 h, un peu fébrile, pour s’assurer que les derniers détails soient top notch

je suis honoré de pouvoir faire partie de ce groupe d’hommes et de femmes qui cheminent et travaillent à l’aide des plantes sacrées depuis belle lurette… une bien belle brochette… plusieurs médecins, chamanes du nord, mais aussi quelques chamanes du sud, des chercheurs, la tête au nord les pieds au sud, tous et toutes des gens impliqués dans la défense des droits religieux, spirituels et sociaux, mais aussi de la transparence des résultats de recherche et traitement…

alors grosse journée… mais surtout grosse soirée… nous avons convoqué cette rencontre, sans agenda autre que celui de voir ce qui résultera, mais en espérant fortement que la sauce va prendre et que des efforts concrets se mettront en place vers un encadrement et une collaboration des pratiques impliquant pour le moment le thé sacré, mais éventuellement toutes les plantes sacrées à usage spirituel et médical… à suivre… demain risque aussi d’être fort occupé…

je suis impressionné de constater la simplicité et l’humilité de tous ces gens à la feuille de route bien remplie, plusieurs des sommités internationales dans leur domaine respectif, mais d’une simplicité et d’une gentillesse aussi désarmante… touché le chroniqueur…

hier nous sommes allés souper une dizaine d’entre nous pour nous retrouver tous ensemble dans une chambre d’hotel pour… non non… pas ce que vous pensez sacré(e)s  coquin(ne)s… tout simplement chanter et jouer de la musique… scène un peu psychédélique… de voir tous ces gens d’un âge certain, cheveux plus sel que poivre pour la plupart… et sans aucune substance facilitante, rassurez-vous… ni thé, ni brownies… ni autre lubrifiant social… mon amoramoramor fut bien apprécié 😉

les usages que nous préconisons et dont nous discuterons ce soir sont sacrés, réservés à des temps et des moments précis… préparés d’avance, respectés, protégés, motivés par des intentions précises, répondant à des besoins spécifiques, à un appel de plus grand que soi, pour le bien du plus grand nombre… qu’ils soient sacrés, thérapeutiques ou dans des buts de recherche, sans ces éléments, l’usage devient profane, perd tout son sens, et peut devenir abus, usage inapproprié… sans contexte propice, ni préparation adéquate, tout usage risque de déraper…

car tout usage qui ne vise pas la transcendance, le contact avec soi mais aussi plus grand que soi, tout usage irrespectueux des pratiques ancestrales et de la délicatesse et de la sensibilité est risqué… ce que nous tentons d’encadrer par de telles rencontres… encadrer sans brimer, ni limiter à outrance… encadrer pour protéger autant les substances que les individus qui les administrent ou ingestent… quel que ce soit le but…

alors ami(e)s lecteurs/trices, bon dimanche chez-vous et je vous redonne des nouvelles, demain probablement… si dieu le veut…

photo via Chantal Deslauriers, tout à fait de circonstance…

rencontre d’un plus que chic type

Capture d’écran 2013-04-21 à 12.16.05cent-cinquième pop-up /// 20/4/13

chronique spontanée, chronique excitée, chronique impulsée… spring chronique… bong bong bong…

toujours ici ? good, moi aussi… je sors d’une présentation et j’en ai encore la chair de poule…  ou plutôt de poulet… le chroniqueur ne se contient presque plus… si vous me connaissez un peu, vous savez que je suis passionné par l’ayahuasca right ? mais aussi par l’addiction, la guérison, la recherche…

la présentation qui vient de me faire shaker est celle qu’a prononcée Jacques Mabit, directeur du centre Takiwasi à Tarapoto au Pérou, un centre de traitement pour toxicomanes et de recherche sur les médecines traditionnelles…

depuis longtemps je suis attiré par le travail du Dr Mabit… j’ai d’ailleurs visité la clinique du Dr Mabit à Tarapoto au Pérou il y de cela quelques années… de par nos intérêts communs, mais aussi grâce à la langue française que nous partageons, on s’est tout de suite appréciés l’un et l’autre, devenant graduellement connaissances puis récemment de plus en plus amis… et depuis ce temps, nous voulons collaborer… moi via mon poste de chargé de cours en toxicomanie à l’université de Sherbrooke, lui via son travail de pionnier…

l’une des intentions d’ailleurs avec notre tentative de légaliser l’ayahuasca au Canada était justement de pouvoir élaborer un programme de recherche et de traitement en lien avec Takiwasi ici… mais aussi de documenter et d’évaluer les programmes de Takiwasi et de les faire connaître davantage car le taux de succès dans leur programme de traitement de la toxicomanie est nettement supérieur à tout ce que l’on connaît avec les programmes traditionnels…

je ne vous décrirai pas le contenu de sa conférence car ce fut dense et intense… mais je passerai le lien lorsque la conférence sera sur le web… aujourd’hui je peux dire que j’ai trouvé un mentor… malgré que je le connaissais déjà depuis mon séjour chez lui, nous venions d’ailleurs de déjeuner ensemble ce matin, la présentation du Dr Mabit me l’a fait découvrir sous un autre jour… révélation…

car voyez-vous, le Dr Mabit est un médecin, formé en France selon le modèle occidental, mais il est aussi un praticien et chamane intégrant les médecines traditionnelles – dont les diverses plantes servant à la purge dont la prise d’ayahuasca fait aussi partie…

un Occidental qui combine les médecines de l’Amazonie et la psychothérapie moderne… je me reconnais en lui… et je veux apprendre davantage de lui… j’aimerais l’avoir comme guide, comme mentor… après Osho, Veeresh et Carioca, rencontre primordiale avec le Dr Mabit…

ces derniers temps, je cherchais une nouvelle façon de travailler avec le thé sacré de l’Amazonie… après quelques années de pause et d’efforts infructueux – pour le moment du moins – vers la légalisation, j’ai demandé à la vie de m’envoyer un signe… et il est venu aujourd’hui… le highlight de mon voyage… jusqu’à maintenant du moins…

j’aimerais donc aller faire un séjour prolongé l’hiver prochain auprès du Dr Mabit, me former à sa médecine, à son approche, et intégrer ma connaissance de la toxicomanie et mon expérience dans le traitement d’une manière ou d’une autre… j’en veux plus… je veux apprendre de cet homme qui a osé, qui a intégré diverses approches qui semblent opposées ou du moins difficilement incompatibles pour en faire depuis plus de 20 ans, une approche intégrative, innovatrice et surtout efficace…

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si vous voulez en savoir et en voir un peu plus sur le travail du Dr Mabit :

http://www.youtube.com/watch?v=d05m9hOsOvY

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OK out the door avec ma guitare (la rime était non intentionnelle)… assez d’air conditionné for now… de l’air, de l’air…

petite réflexion personnelle : quand on fait de la recherche il faut s’attendre à rien, mais surtout  à tout, et particulièrement à n’importe quoi et tout ce à quoi l’on ne s’attend pas et ne sait pas même pas exister… inviter les surprises…

digression psychédélique

26654_2489628736419_1571985769_ncent-quatrième pop-up /// 20/4/13

translation  : después de 20 años de terapia mi psiquiatra dijo algo que hizo llorar a mis ojos, él dijo : I don’t speak spanish… 😉

vous vous souvenez de la signification du terme digression ? oui ? bravo ! non ? alors allez voir ma chronique du premier janvier 2013 ou googlez-le…

OK chronique sans dessein, chronique sans dessin non plus… mais une drôle d’image…

chronique hors sujet, avant de faire une overdose de psychédéliquenon non on ne consomme pas ici, on ne fait que parler des drogues… mais ça donne quand même un ptit kick… un ptit high… en fait on consomme, mais surtout de la connaissance,… du bon stock… on consomme de la réflexion, de la curiosité… on se remet soi-même constamment en question, sans nécessairement chercher de réponsesouverts les chercheurs psychédéliques car on sait que tout est possible… et son contraire ne l’est pas moins…

alors chronique passe temps, chronique connection, chronique bouteille à la mer virtuelle… chronique besoin d’écrire n’importe quoi en n’importe quel langage… pondre chronique parce qu’il fait encore noir et que je n’ai pas le goût d’aller marcher dans les rues d’Oakland aussi tôt (oui oui moumoune le chroniqueur mais un peu heavy Oakland)… chronique «je ne peux pas jouer de la guitare car mon room mate dort encore» alors j’écris… alors chroniquement, simplement, humblement, ou noir ou en blanc je chante, ou j’écris… sinon je cries… oui plusieurs tons de gris…

chronique un peu folle, chronique coquine, chronique décousue du samedi… chronique psychédélique… chronique pour faire du pouce sur le thème de l’anglais d’hier… mais pas vraiment… chronique junky car junky chronique, eh oui, je suis complètement accro à ces chroniques… eh oui, besoin d’écrire comme j’ai besoin de lire, de rire, de vivre… besoin d’écrire pour me délier, les doigts et l’esprit… mais pas les cordons de la bourse parce qu’écrire est free…

besoin d’écrire pour rire… de moi… mais jamais de vous, juré craché… I swear and spit… besoin d’écrire comme je respire… besoin d’écrire pour dire et me relire… besoin d’écrire pour le délire, pour me dédire… pour dire oui et pour dire non, pour rire noir et pour rire jaune…

besoin d’écrire sur autre chose que la psychédélie pour éviter la psychéfolie, le psychédélire, pour éviter le pire, pour inviter le rire… écrire pour éviter de dire ce que je n’oserais dire, alors je l’écris… écrire ce que vous n’oseriez lire et vous lirez quand même… besoin de dire le fou en moi, de sortir le méchant, besoin d’évacuer pour sortir la steam câline… envie d’écrire en rime, envie de dire que de la frime, envie d’écrire parce que c’est samedi comme j’aurais envie d’écrire si c’était la semaine des quatre jeudis…

jeux de mots, jouer à dire n’importe car je sais que vous lirez quand même… ou pas… voyez en ce moment vous lisez et l’autre pas…

envie d’écrire pour que mes doigts puissent faire de l’exercice, puissent faire de l’aérobie littéraire, sinon ils s’engourdiront et diront des niaiseries, ou se tourneront les pouces, ou ne diront plus rien ou parleront tout seuls… car mes doigts ont envie de gratter et ils n’ont pas assez de temps pour cela alors j’écris.. et je m’écries : oh que j’aime écrire ! et ma guitare s’ennuie dans son étui…

en ce moment même, se déroule l’examen de mon cours en ligne à Québec… après quelques jours à répondre à leurs questions et à tenter de les rassurer, mais pas trop car des étudiants trop sûrs d’eux-mêmes, pas terrible… je leur souhaite merde… d’ici c’est shit ! et funny enough, un autre prof d’université virtuel, Jerry de la Floride, est assis à mes côtés au business center, lui aussi en train de donner son cours à distance… voyez où ça mène la drogue ?

PS si vous ne comprenez ni l’anglais ni l’espagnol, google translate fera l’affaire, c’est ce que j’ai fait… 😉

pour mon ami monsieur B: 也许中国在较长时期内将取代英语 en passant le Chinatown est assez imposant à Oakland aussi, pas seulement à San Francisco…