danser avec la peur au coeur

481646_442844112459218_1908882575_nsoixante-cinquième pop-up /// 20/3/13

traduction maison: si tu n’as pas peur c’est que tu ne prends pas de risques… si tu ne prends pas de risques, que diable fais-tu  ? – Ted Mosby

vive la peur, vive la vie… vivre sa peur, être en vie…

hommage aux gens qui foncent malgré la peur… les gens qui utilisent et suivent la peur en eux pour les guider vers eux-mêmes… et se dépasser… les gens qui risquent, en calculant ou pas… ceux et celles qui tentent leur chance, ceux et celles qui confrontent le destin…

hommage aux gens qui apprennent des choses qu’ils/elles ne connaissent pas bien ou pas du tout, ceux et celles qui tremblent et qui osent continuer quand même… les gens qui mettent tous leurs oeufs dans le même panier et qui risquent, risquent tout, risquent gros… risquent avec assurance et risquent sans police d’assurance…

bravo à ceux et celles qui ont l’audace de faire ce qui n’a jamais été fait avant, ceux et celles qui défoncent des portes, qui percent des trous dans les murs plutôt que prendre les portes déjà ouvertes par d’autres…

hommage aux innovateurs/trices novateurs/trices, aux weirdos qui s’assument, aux  exentriques qui osent être eux/elles mêmes… aux gens qui prennent position, envers et contre tous et tout… ceux et celles qui restent droits devant l’adversité… vive ceux et celles qui inspirent les autres par leurs actions, ceux qui marchent la route et leur parole, ceux et celles qui allument les autres… et les soutiennent, les encouragent, les supportent…

vive les gens qui ne font pas de compromis quant à l’essentiel et vive tout autant les gens qui sont prêts à changer d’idée lorsque présentés avec une idée plus pertinente que l’originale…

vive ceux et celles qui essayent, ceux et celles qui font autrement, au risque de se planter, au risque de se perdre et de tout perdre, au risque d’avoir mal… vive ceux et celles qui osent s’ouvrir à l’amour malgré les bleus au coeur, en continuant d’ouvrir leur coeur et en se disant oui à eux/elles-mêmes, oui aux autres, oui à tout ce qui vit…

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traduction maison: quand tu y penses, on ne peut pas jouer safe… tout est risqué… il n’existe aucune autre garantie que la mort… alors aussi bien prendre des risques… prends une chance sur tes rêves, prends une chance sur toi-même…

vive les gens qui jouent gros, les gens qui vivent totalement, comme si demain n’existait pas car demain n’existe pas… qu’aujourd’hui… maintenant… wow now… vive ceux et celles qui ont peur et qui continuent quand même à marcher, à se tenir debout, fiers, fières, dignes et simplement eux et elles mêmes…

vive les gens qui continuent de croire en l’humain, de croire qu’on s’en sortira… vive les gens qui voient l’état du monde et qui continuent de croire qu’on va s’en sortir et de faire en sorte que cela se fera… vive les gens qui restent optimistes malgré tout, ceux et celles qui s’investissent en politique malgré la méfiance, la critique et l’ironie ambiante, ceux et celles qui s’impliquent en actions humanitaires dans le but d’aider leurs prochains… parfois au risque de leur propre vie…

vive nos frères et soeurs qui partagent leur talent, que ce soit auprès des autres, ou en diffusant de la beauté, en image, en mots, en gestes, en sons… vive les gens qui osent encore croire en l’humanité, en la bonté…

vive ceux et celles qui prennent la chance de voir au-delà de leurs jugements, de leurs peurs et de rester vivants, vivantes, vibrants, vibrantes… vive ceux et celles qui osent continuer à croire que le monde vaut la peine qu’on s’y investisse et qu’on prenne soin les un(e)s des autres…

vive entres autres les jeunes autochtones qui marchent depuis janvier plus de 1000 kms du Grand Nord vers Ottawa dans l’aventure Nishiyuu pour solidifier les liens entre les premières nations… vous avez toute notre admiration jeunes guerriers de lumière pour votre audace et votre détermination… vos efforts sont reconnus… lâchez pas, vous arrivez bientôt…

http://www.ahki.ca/journey-of-nishiyuu.php

734367_10151608248092525_41868330_n(photo: M. Ottereyes)

vive la peur qui donne la vie ! vive le courage de continuer !

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traduction maison: sois tendre… ne laisse pas le monde te rendre dur(e)… ne laisse pas la douleur te faire haïr… ne laisse pas l’amertume voler ta tendresse… trouve de la fierté dans le fait que même si le reste du monde est en désaccord avec toi, tu continues de croire que le monde est un endroit formidable…

aho metakweasin… à toutes nos relations…

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Being real is not easy; it comes at a price. We cannot live a real life without taking risks, suffering difficulties, and making the necessary sacrifices. There’s no easy way. We call our path the Work because we often have to do things that are difficult. Although sometimes our Work might feel like play, and playful exploration is fundamental to it, more frequently it feels challenging. The inner journey is difficult because we have to deal with issues that we’d rather not deal with, issues that we’ve avoided for a long time. To be real, to live a truthful life, we have to be ruthlessly honest with ourselves. We can’t say, “I want to be real,” and keep running away from ourselves and from our lives. Being real is the result of confronting ourselves, the result of being honest about who and what we are.

The help we get from our teachers is secondary to our own honesty and sincerity, is secondary to our own committed practice. We are transformed by our own risk, our own sacrifice. If we want to be real human beings, we have to live like real human beings, regardless of how difficult that may be. Nobody can give you the gift of being a real human being. If you want a real life, a life with truth and integrity, a life with true meaning, with true significance, you’re going to have to live that way. A real life is not the result of the Work but is the Work. We have to take the risks, make the sacrifices, and confront our demons.

If we devote our life to security, pleasure, and satisfaction, we won’t be real adult human beings. We will continue being little kids. If we don’t confront the difficulties in our life and our reality, we’re not going to live a real life. It’s as simple as that. We’re not going to become real by having certain experiences. The experiences might give us some direction and guidance, a taste of what is real, but true transformation happens when we learn to live according to the truth.

from : http://www.ahalmaas.com/books/diamond-heart-5-inexhaustible-mystery

jamais 203, toujours quatre sans un

Capture d’écran 2013-03-19 à 18.41.45soixante-quatrième pop-up /// 19/3/13

on peut pas se coucher sur le numéro 400, 401 si… mais 400 non… ça ne doit pas bien dormir sur 400… on prendra pas le risque…

alors chronique bonne humeur… tiens visons la bonne humeur plutôt que le bonheur… la bonne humeur c’est simple… on peut sentir facilement si on l’est… le bonheur c’est plus général, plus abstrait, plus flou… trop concept le bonheur… la bonne humeur, ça se mesure  facilement dans le corps… simple simple la bonne humeur…

de bonne humeur le chroniqueur à cause de ce vidéo… alors regardez pour voir… et on se reparle après OK ?

http://www.facebook.com/photo.php?v=497120446989828

beau hein ? je vous gage que vous ne pourrez le regarder qu’une seule fois… attention risque d’addiction à l’horizon… car dans ce vidéo, juste de l’humanité positive, de bonnes actions spontanées, plutôt que de toujours présenter des affaires qui vont mal… des mauvaises nouvelles qui ternissent la vie… bien sûr faut savoir un peu… mais équilibre SVP… alors overdose de menoum menoum…

dans ce vidéo, juste des gens ordinaires, des gens qui s’aident, des gens qui, spontanément, sans qu’ils se sachent vu(e)s, font du bien… aident… dépannent… sauvent des vies… gratuitement, free… juste comme ça… ça réconforte sur la nature humaine… car c’est ça aussi la vie… et non seulement des crises humanitaires, économiques, écologiques, diplomatiques, politiques et bordéliques… aussi du bien, du bon, du caring… du soin… soinsoin… du 100 % humain… pas juste de la corruption dans le monde… du bon aussi…

je crois que l’on devient ce que l’on voit… en tous cas ce que l’on voit devient ce que l’on pense à… et ce que l’on pense à devient peu à peu une partie de notre réalité… et notre réalité devient un peu soi, déteint un peu sur soi… ça fait donc du sens de construire sa propre réalité… d’ailleurs vous pouvez conserver ce vidéo dans vos favoris et vous en shooter une couple de doses quand les blues vous attaqueront et vous assailleront…

ce vidéo comme président ! et devenons des junkies humanitaires… shootons-nous de la solidarité, buvons de l’humanité simple et ordinaire… 90 % proof… gobons des buvards d’entraide, fumons de la compassion… sniffons de l’empathie pour nos concitoyens, connaissances, ami(e)s… sans s’oublier soi-même… estime de soi et respect d’autrui… pensons à l’autre comme on se pense soi-même… être simplement monsieur et madame tout le monde… chacun chacune, tout le monde…

alors lecteurs/trices… feel good et floush floush plein de bonne humeur chez-vous…

398… 399… 400… et les mots must go on…

1,000,000 Picturessoixante-troisième pop-up /// 19/3/13

that’s it, 400 chroniques postées depuis mars 2012… qui aurait dit ?

pas moi en tous cas… j’ai commencé à écrire tout bonnement, innocemment même et je suis toujours aussi innocent… mais tout de même, un peu coupable ce plaisir d’écrire… délit d’écriture…

donc un an plus tard, les mots continuent de couler… flow flow les mots… s’ils ne sortaient pas, j’imagine que le chroniqueur croulerait sous leur poids et s’écroulerait, du moins il s’étourdirait royalement… ou peut-être pas…

mais je ne peux plus imaginer ne pas écrire autant, quotidiennement, tout le temps… tous ces mots qui seraient restés pris dans ma ptite tête… imaginez, il l’aurait grosse le chroniqueur… une chance que ça a sorti…

je voudrais bien souligner cette 400 ème avec originalité… mais comment donc ? ah oui, tiens, par une tempête de neige ? let’s go, on s’lâche lousse… miss météo ? pourriez-vous nous rendre ça tout blanc ici aujourd’hui ? merci bien… et désolé pour ceux et celles qui en avaient assez… mais on savait que ça en prenait une dernière… c’est fait…

OK OK blague à part… alors que faire pour souligner ce chiffre pas rond du tout… car 400 n’est vraiment pas un chiffre rond… très très carré 400… s’il y a un chiffre qui n’est pas rond, c’est bien 400… 4 coins… 4 centaines… 4 chemins à ne pas passer par pour dire ce que dire doit dire…

que faire d’autre que d’écrire une chronique inutile, une chronique pleine de beauté comme celle ci-haut, avec tout plein d’images, certaines drôles et extrêmes…

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d’images exagérées… wo wo wo capitaine bonhomme…

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de beauté encore

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de sagesse (traduction: parfois tu gagnes parfois tu apprends)

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de mots issus de la pensée

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et de légèreté

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alors lecteurs et lectrices chroniques, on continue vers 500 ensemble ?

au plaisir

bon printemps

bonheur bonheur à la bonne heure

208678_10152662585395623_916894202_nsoixante-deuxième pop-up /// 19/3/13

traduction maison : le bonheur n’est pas un état à atteindre, c’est une façon de voyager…
– Margaret Lee Runbeck

simple, facile à comprendre, droit au but… le bonheur ? pas un objectif, un chemin… le chemin… OK mais encore…  le bonheur ?

une façon de faire… une attitude… une manière de voir… un angle selon lequel considérer la vie… un état d’esprit… une disposition, une prédisposition… une perspective…

car en réalité, le seul point final que nous sommes pas mal assuré(e) d’atteindre, chacun chacune, c’est la mort… alors comment on remplira la route relève de notre créativité, c’est notre choix… co-création…

donc en chemin, apprécions totalement tout ce que la vie nous offre… apprécions notre corps qui vieillit, la maturité qui vient avec… apprécions les leçons apprises, dures ou douces… apprécions les moments difficiles car ils pavent la voie à un délestage, à une mise à nu… moments difficiles qui nous font apprécier le simple rien, le grand vide, le grand rien… apprécions pour ce qu’elles sont chaque expérience que la vie nous offre, ou celles que l’on crée… co-création…

le bonheur c’est un petit quotidien rempli des mêmes rituels – se réveiller, se lever, se laver, déjeuner, s’habiller,  vaquer à ses occupations, re manger, méditer, se divertir, travailler, se reposer, aimer, s’aimer… chaque jour, à chaque jour… le bonheur est tout plein de petits riens… un grand bonheur plein de vide… plein de vides…

le bonheur ? un quotidien simple, toujours semblable, toujours différent… une multitude de gestes simples, une enfilade de rituels quotidiens à effectuer avec présence, un geste à la fois, comme si c’était toujours la première fois…

le bonheur ? à chaque matin, s’offrir une nouvelle chronique à farcir de mots et de silences… et de tout plein de trois petits points… des mots de moi, des mots pour vous… des mots pas tout à fait de moi en fait, des mots tout à fait pour vous c’est vrai…

des mots qui tendent vers le bonheur… sans nécessairement vouloir l’atteindre… surtout avoir du fun en chemin… jouer avec les mots qui défilent dans ma tête… un chemin rempli de moments séparés mais unis qui tissent une toile, notre toile…

le bonheur ne consiste pas nécessairement à atteindre le bonheur… le bonheur consiste à remplir chaque heure de bonheur, faire de chaque heure une bonne heure, la bonne heure… la seule heure qui soit… une heure à la fois… 24 heures par fois… un jour à la foi… et foi dans le bonheur… en fait le bonheur c’est la foi… foi au bonheur, une bonheur à la fois…

le bonheur, c’est un état… l’état d’être heureux, un état de bien-être… être bien… être… même quand on est mal… être bien jusqu’à faire fondre le malaise…

le bonheur c’est aussi l’allégresse, la béatitude, la délectation, l’enchantement, la joie, l’enivrement, le ravissement, l’euphorie, l’extase, la satisfaction, le ravissement, la félicité, la sérénité, le contentement…

le bonheur c’est tout ça, et rien de ça aussi… le bonheur c’est le temps mort entre deux bonheurs, entre deux malheurs… le bonheur inclut tout, le bonheur s’en fout… le bonheur se fout de nous, se fout de tout…

le bonheur c’est le chemin…

en passant bonne tempête !  c’est – peut-être – la dernière de cet hiver… alors apprécions-là bien… car le bonheur, c’est aussi – et même – apprécier la tempête de mars qui fait le chemin d’aujourd’hui et attendre patiemment que l’hiver ne se transforme en printemps… lentement mais sûrement…

dérangens

155924_443161139094182_1730429288_nsoixante-et-unième pop-up /// 18/3/13

traduction maison : soyez reconnaissant(e) envers tous les gens difficiles dans votre vie… et apprenez d’eux/elles… ils vous ont montré exactement qui vous ne voulez pas être…

y a du monde qui ont le tour hein ? de nous mettre en chr…… de nous mettre le feu au cul… ottes… de nous faire réagir big time… du monde qui nous font nous r’virer dans nos shorts… qui nous font sortir de nos gonds… eh bien en effet, merci à eux !

ce sont des tricksters ces gens dérangeants dans nos vies… des gens qui nous confirment qu’on est pas illuminé(e), pas tout le temps en tous cas 😉

en effet certaines personnes réussissent à nous déranger… ils nous font voir des choses de nous qu’on aimerait mieux ne pas voir… des angles morts de soi pas toujours glorifiants… mais éclairants si on est prêt à se connaître en détails, prêt à se regarder…

à chaque fois qu’on rencontre quelqu’un qui nous dérange, il s’y trouve une grande leçon de vie… une leçon d’humilité, une leçon d’acceptation, une leçon qui nous ramène à nous, à soi… pas reposant mais éclairant…

même si on sait que tout ce qui se trouve à l’extérieur de nous se trouve aussi en nous, c’est dérangeant de rencontrer ces parties de nous qui se promènent en dehors de nous, à l’air libre…

bien sûr que l’on ne fait pas exprès pour s’entourer de sources de dérangement… mais on ne peut pas non plus les éviter… même si on ne veut pas vivre dans l’inconfort perpétuel, il semble que l’on doive apprendre à vivre avec ces sources désagréables mais essentielles de reflet intérieur…

miroir miroir, dis moi…

car on ne veut pas nécessairement que les miroirs ne reflètent que ce l’on veut voir… on veut qu’ils reflètent la vérité… mais la vérité est parfois difficile à prendre… et certaines personnes nous font voir ce que l’on préférerait ne pas voir… alors quand on exige la vérité, il faut être prêt à la prendre…

529806_348308711939906_377913214_n oui, définitivement, certaines personnes nous dérangent… et peut-être que nous-même en dérangeons d’autres simplement en étant qui l’on est… souvent sans même le savoir… c’est la vie !

alors la prochaine fois que l’on rencontre quelqu’un qui nous énerve, on a le choix… soit on continue à porter notre regard à l’extérieur de soi et à trouver la faute ailleurs, soit on regarde ce qui nous dérange tant et on continue sa route… peut-être un peu plus conscient de ce qui est en nous car nos yeux l’ont vu…

et en même temps, quand l’extérieur nous dérange, il est possible de saisir que ce grand dérangement indique un endroit en soi à regarder, sincèrement, honnêtement, lucidement…

passé décomposé

226427_442926289117667_665420308_ncinquante-neuvième pop-up /// 16/3/13

traduction maison : ton passé n’est qu’une histoire.. et quand tu en prends conscience, il n’a plus aucune emprise sur toi

simple à dire, plus délicat à mettre en pratique celle-là… mais ça sonne tout à fait juste cependant… plein de sens, de psycho logique, évident…

car si nous vivons à la verticale, plutôt qu’à l’horizontale, dans le présent, ici maintenant et non dans le bon vieux temps, I mean totalement ici, le passé ne tient plus… car en vivant chaque moment, ici, maintenant, totalement présent, nous ne sommes plus l’accumulation de nos multiples expériences du passé… zap le passé s’évanouit net et sec… et ce n’est pas nous qui allons le ranimer ce vieux maudit, on vous en passe un papier…

il n’y a pas de secret pour dropper le passé… il suffit de ne plus s’y accrocher… il nous faut simplement vivre intensément ce moment, nul autre, que celui-ci… conscient, confiant que ce qui se produit actuellement est LA bonne chose, LA chose juste, LE seul moment vivant…

en fait il n’est pas possible d’abandonner le passé car il n’existe pas, il n’existe plus… en fait il n’a jamais existé… le passé existe seulement si on s’acharne à le recréer, se le remémorer, le faire revivre dans notre petite tête… et ça c’est beaucoup de travail… et nous, on veut plus travailler autant right ? vacances de vie…

si on s’accroche à qui l’on était, à qui l’on a été, à ce que l’on a vécu, à ce qui fut, le passé vit en nous… et il détermine alors qui l’on sera… un axe prévisible, prédictible… si on vit totalement, pouf ! fini le passé… bulldozé par le présent le passé… ah ce cher et précieux présent, beau ti cadeau ça non ?

dropper le passé ? même pas… plutôt le laisser tomber de lui-même car c’est déjà fait… si simple et pourtant, si inhabituel, si contraire à ce que l’on sait, à ce que l’on nous a appris… je me souviens ? sauvegarder la tradition ? se rappeler d’où l’on vient ? au diable les fantômes et vivre l’alzheimer existentiel… on zappe la mémoire morte… on boost la mémoire vive… sammasati… rappele-toi qui tu es… et non pas qui tu as été…

car le passé est simple, ou pas… il est imparfait, antérieur, mais surtout il est composé… et il serait bien futile de tenter de le décomposer car la tâche est infinie… car le passé peut se décomposer advitam aeternam… les psychanalystes et les psychanalysé(e)s le savent… les premiers en bénéficient, les seconds s’y empêtrent parfois longtemps et s’y perdent…

mais en même temps, s’il est souhaitable de ne pas vivre dans le passé, il serait prétentieux et insouciant de n’y prêter aucune attention à ce cher passé passé date… car un passé ignoré est un passé dangereux… bien connaître pour mieux abandonner… réaliser la désuétude du passé pour ne pas lui permettre de jouer avec nous, de nous défiler en plein visage et jouer dans notre dos à notre insu… on ne veut pas que notre passé se joue de nous… et on ne veut pas non plus jouer notre passé à répétition…

car en effet, inconsciemment, on réagit la plupart du temps en fonction de nos expériences antérieures… automatiquement, nous sommes des bêtes d’habitude, de réaction, de répétition… la voie du passé mène directement à celle de l’avenir, la même voie, simplement un peu plus en avant, nous faisant passer de a à z…

à moins de devenir conscient et de changer de track… car la conscience du présent nous fait faire quant à elle un saut quantique dans l’ici…

vivre ici ? vivre maintenant ? simple à dire, simple à faire… une respiration à la fois, un tout petit moment à la fois… et prendre le risque de se perdre dans le passé par moment, puis de revenir ici, dans le présent, simplement, tranquillement, consciemment, tout doucement, maintenant… un pas à la fois… un petit pas à la fois…

allez ! filez ! petit samedi plein d’ici à vous, samedi présent, samedi maintenant, samedi cadeau…

chronique dédiée à Michel Lafrance pour son sens aigu d’observation… 58, 59…

weird ? oh ! oui

581378_10151148194088122_126356870_ncinquante-huitième pop-up /// 15/3/13

chronique vite vite, ptite vite chronique, chronique qui fait suite à la précédente… qui se terminait sur une touche weird, pleine de weirdness…

chronique qui célèbre l’excentricité, l’électricité que génère la différence…

chronique hommage à ceux et celles qui osent être autrement… être eux-même, être autre… un peu extra-terrestre, out there, une peu intra terrien, bien en eux…

chronique pour clamer notre individualité, notre droit à la différence, notre audace d’être too much

oser dire blanc quand tout le monde dit noir, oser ne pas parler quand tout le monde caquète… pirouette et cacahouète… et alouette…

oser dire non quand tout le monde dit oui, oser dire peut-être quand on ne sait pas, oser dire je ne sais pas quand on ne sait pas… et accepter les points de vue quand on sait… car on sait que quand on sait, on ne sait que pour soi et que notre expérience n’est que la nôtre, toute la nôtre mais seulement la nôtre…

alors chères amies et amis, je me sauve vers la grand’ville et Ikea avec ma plus vieille, où j’animerai demain samedi une session de shaking, suivi d’un partage et de quelques chants en compagnie de ma guitare… et de vous ?

love you mes weirdos préféré(e)s…

you are unique, juste like everybody else…

merci à mon amie Jackie pour la photo qui fait du pouce sur la chronique précédente…

nonsensationnellement insensé

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cinquante-septième pop-up /// 15/3/13

traduction maison : j’aime le non sens, ça réveille les cellules du cerveau… la fantaisie est un  ingrédient nécessaire pour vivre… c’est une façon de regarder la vie par l’autre bout du téléscope… – Dr Seuss

3 h du matin, yé ! du temps gratuit pour écrire…  du temps fou, du temps frit… freetime… du temps hors du temps… shift de nuit, shift de vie… du temps pour déconner, pour dire n’importe quoi, pour revirer le téléscope de bord… et se regarder le nombril…

une citation qui valorise la folie, qui donne la permission au croc niqueur d’être fou, d’être frit, d’être lui, tous ses luis… juste lui, tout lui, tout cuit… la nuit tous les chats sont gris, mais surtout ils sont partis… courir la galipette…

dire n’importe quoi, pour n’importe qui… ça c’est vous… et n’importe comment en plus… mais pas n’importe quand, seulement maintenant… oups, un peu plus tard déjà… c’est que le temps court… plus vite que moi… plus vite que l’heure avancée de l’est… heure anormale ce l’est…

fantaisie, folie, excentricité, originalité, unicité… des termes qui veulent tous dire la même chose : oser être soi-même, qui on est en dehors des conventions, des attentes, des il faut que… ouvrir une nouvelle route, penser en dehors de la boîte… se prendre pour dieu, et le saint esprit…

oser vivre sa vie sans chercher à faire de sens, sans vouloir avoir raison, sans savoir si ça fitte, sans chercher que tout rentre à la bonne place… vivre en laissant dépasser les ptits bouts… vivre sa vie sans mode d’emploi, sans plan, ni instructions…

découvrir le chemin as it goes along… faire les pas nécessaires en temps et lieu et traverser le pont lorsque rendu à la rivière… ou décider alors de nager pour traverser… ou ne plus traverser du tout…

oser être différent(e)… différent(e) non seulement des autres, mais surout différent(e) de soi-même, de qui on pensait être, de qui on pense être… être quelqu’un d’autre de ce à quoi la société (qui ça la société ?) s’attend que l’on soit… oser penser l’impensable, oser faire l’infaisable, oser croire l’incroyable, oser être l’innomable… oser Gonzalez… et être fou fou, fofolle…

chercher à tout essayer, vouloir toucher à tout, quitte à se brûler une fois de temps en temps… rien comme une bonne brûlure pour nous rappeler que l’on est vivant(e)… pour laisser les traces de la leçon acquise… hot tatoo…

oser prendre le labrynthe et s’y perdre, tourner dans la spirale jusqu’à plus grand que soi, jusqu’à l’infini.. oser perdre son identité une fois de temps, souvent, tout le temps… oser se perdre dans la vie… pour éventuellement trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas, que l’on ne cherchait plus, que l’on attendait pas plus…

oser tourner le téléscope et plonger son regard en soi… dans sa folie, dans son imagination, dans sa capacité de penser en soi, différemment, follement… oser penser tout croche pour retrouver sa droiture… oser prendre la courbe pour pogner le champs… oser prendre une loupe déformante pour regarder les faits établis et tout remettre en question, sans chercher de réponse… questionner pour déboulonner les mythes, pour faire rouler les boules à mythes…

la vie est une expérience, nous des rats de laboratoire… alors soyons aussi le Dr Frankenstein, le Dr Jekkyl, le chercheur fou… osons nous créer en tant que monstres sacrés… permettons-nous d’être des marionnettes manipulées par la vie elle-même, par dieu, par tout… vide vide le bambou… laisser passer la vie et voir ce qu’elle veut de nous, ce qu’elle veut pour nous, ce qu’elle attend de nous…

oser être weird, bizarre, différent(e), unique… oser se permettre, au risque de se tromper, surtout se tromper en fait pour que l’on puisse apprendre quelque chose de nouveau… non vraiment, y a pas d’erreurs… seulement des horreurs de ne rien risquer… la platitude de jouer safe…

et alors dans le non sens, la vie prend tout son sens… le sens unique en cul de sac… retrouver tous ses sens et perdre le nord… se perdre pour se retrouver… tout perdre pour gagner le tout… retrouver le tout en nous…

65590_530540506997897_252591406_npersonne n’est normal… il n’y a seulement que plusieurs gens bizarres avec des choses en commun…

tourner en rond par en avant

31484_356754267772470_1022800928_ncinquante-sixième pop-up /// 14/3/13

avez-vous parfois l’impression de tourner en rond vous aussi ? de retomber un peu vicieusement dans les mêmes vieux patterns ? de souvent refaire les mêmes erreurs ? d’entendre souvent les mêmes vieilles cassettes ? bienvenue dans notre humanité…

quand on observe hors de soi autant qu’en soi, la vie semble souvent tourner en rond… d’ailleurs en regardant la nature, on voit ben… à chaque matin, le soleil se lève, à chaque soir se couche… les saisons se suivent… et se ressemblent grosso modo, même si chacune est unique… les mêmes phénomènes se répètent, d’une journée à l’autre, d’une saison à l’autre, d’une année à l’autre… le cycle de la nature se déroule sur une base circulaire… la vie tourne quoi !

mais même si la vie tourne, j’aime croire que ce n’est pas tout à fait en rond, ni en vain… vive et vivre sa vie qui ne tourne pas si rond… non, la vie semble davantage relever de la spirale que du cercle pur… quand on est bébé, nous sommes le ptit point au milieu du cercle et à mesure que la vie se dévoile et s’épanouit, le cercle grandit…

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chaque tour de moteur, chaque révolution au coeur mène vers plus grand, plus large, plus vaste… le cercle s’ouvre… et s’ouvre… toujours en expansion la vie… toujours en transformation… que du mouvement, en spirale ou en rond pas si rond… en boule ou en cercle… en boucle ou en balle…

évidemment, si on met le focus sur le centre du cercle, sur le passé, sur ce que l’on était, sur ce qui était, et qu’on fixe constamment en arrière, sur le centre du cercle plutôt que vers l’extérieur, ça semble tourner en rond la vie… vicieusement, constamment, infiniment, éternellement…

mais si on perçoit la subtile expansion à chaque tour de piste, on constate que, toujours, la vie ouvre, la vie croit, la vie pousse… la vie nous mène par le bout du nez… si on se laisse…

la première photo est inspirante non ? j’ai tout de suite penser au ptit hamster qui tourne dans sa cage, une représentation courante pour représenter le mental… mais on second thoughts, je me suis dit que l’on tourne peut-être bien chacun(e) dans sa propre roue, mais en même temps que notre roue roule sa bosse dans plus grande roue qu’elle, une grande roue pleine de roues, des milliards de roues… pas surprenant que ça se cogne parfois…

chroniques qui tournent et qui tournent… vroum, vroum… grande roue de lettres, carousel chronique plein de mots, formule un de mots enlignés à la ligne de départ, vroum, vroum… les pensées tournent et tournent… le jour, la nuit…

je vous souhaite un prochain bon tour de piste… on se voit au pitstop…