pis pâques ?

Peter Fuchs- Thanx!soixante-quatorzième pop-up /// 27/3/13

qu’est-ce que Pâques pour vous ?

à part l’événement qui veut que Jésus soit mort un vendredi après-midi il y a plus de 2000 ans pour ressusciter le dimanche suivant ? à part vos souvenirs d’enfance des films Jésus de Nazareth ou Ben-Hur ? à part chocolat chocolat chocolat ?

traditionnellement, Pâques est lié à l’Égypte, au peuple juif, à la Chrétienneté, donc lié de près à plusieurs religions organisées… mais c’est aussi un temps impliquant un changement de saisons, les éléments de la nature, un temps de passage de la vie… temps de passage, temps de transition… temps de mort et de renaissance… temps de transformation…

si dans l’hémisphère Nord, Pâques marque la venue du printemps et le retour de la vie, au sud de l’Équateur, au contraire, Pâques annonce la venue de l’automne… différents lieux, différents sens, différentes perspectives…

mais réellement, qu’est-ce que Pâques ? une occasion d’avoir un week-end de 4 jours ? de faire une course aux cocos pour les enfants ? de manger du jambon dans le sirop ou du chocolat ? ou la chance d’aller passer le week-end à New-York ? ou de se payer une petite escapade dans le sud ?

qu’est-ce que Pâques autrement qu’un temps de repos en cette saison entre deux, plus tout à fait l’hiver, pas encore tout à fait le printemps, particulièrement cette année avec nos gros bancs de neige qui trônent royalement et nous rappellent le riche hiver côté neige…

car Pâques peut n’être qu’une simple formalité si c’est ce qu’on veut en faire, ou une occasion de rencontrer la famille, ou une façon de marquer le printemps… mais Pâques peut aussi représenter une possibilité de transition vers une nouvelle étape de vie… Pâques peut constituer un rite de passage nous menant vers l’ouverture, vers la vie, après l’hibernation, après un gros hiver de neige et de froid…

alors qu’est-ce qu’on décide de faire de Pâques cette année ?

même si on a raté le carême, il n’est pas trop tard pour tout de même faire de Pâques un événement symbolique et riche de sens… le sens qu’on voudra bien y mettre… le sens que l’on voudra bien y donner…

personnellement, cette année, j’aimerais faire de Pâques une vraie période de renaissance… une renaissance bien méritée après un passage manoeuvré serré et un gros temps de deuil… deuil d’une ancienne vie, deuil d’une jeunesse dorée et moment clé pour marquer l’entrée dans une maturité nouvelle… passage post crise cinquantenaire…

donc encore quelques jours pour préparer ce passage, pour fermer des portes derrière soi, avant de cogner à de nouvelles… car si Pâques marque une renaissance, cette fête marque premièrement la mort à l’ancien, à l’inutile, au superflu… la mort du vieux, du désuet, du dépassé… la mort du passé qui nous hante… avant de penser au neuf, éclairons le vieux et clairons le vieux…

alors faire de Pâques un temps idéal pour procéder à une rétrospective sur nos vies… qu’est-ce qu’on veut laisser aller ? à quoi veut-on mourir à ? qu’est-ce qu’on veut garder ? qu’est-ce qu’on veut inviter de nouveau dans nos vies ? que veut-on mettre dans le panier d’oeufs cette année ?

alors petite stretch de quelques jours pour se préparer à ce week-end de passage important si on le veut ainsi…

car pas mal de changement qui culmine actuellement… donc ouvrir encore davantage les bras, les mains, l’esprit et le coeur… et dire oui, oui à ce qui veut partir, à ce qui veut lâcher, à ce qui n’est plus, à ce que l’on traîne et qu’on veut laisser aller… laisser aller ce qui n’est plus juste, plus actuel, plus nécessaire et tout ce qui ne veut plus être porté… oushhh, on laisse aller… on se déleste,  on se dégarnit, on se strippe

préparation à laisser aller avant de renaître au neuf, en oeuf, au nouveau, au frais… laisser fondre la neige avant de penser au jardin… même si on peut déjà partir des pousses à l’intérieur en vue du temps plus chaud…

donc d’ici vendredi, jour de la mort par cruxifiction (dont nous reparlerons), se permettre de laisser aller le vieux stock, laisser l’arbre se dégarnir – automne dans le sud – et ouvrir au changement…

personnellement je suis à préparer un rituel de passage pour vendredi, suite au shaking que j’animerai à Montréal… vous y serez avec nous ? je vous en reparle…

enjoy the ride

68332_455301551173256_947391824_nsoixante-treizième pop-up /// 26/3/13

parfois la vie est au neutre, rien ne se perd mais, surtout, rien ne se crée… je sors d’une telle période… tout ce que je tentais d’entreprendre depuis plus d’un an fouèrrait, tombait à l’eau, faisait patate… les relations, les projets de travail, le processus de légalisation de l’ayahuasca… la vie semblait me mettre constamment des bâtons dans les roues… pour mon bien probablement, mais pas évident à voir sur le coup…

et depuis quelques semaines, comme par magie car je ne sais vraiment pas comment ça c’est passé, c’est reparti… les voyages, quelques projets, la musique, une possible édition de mes chroniques… le printemps peut-être ? pourtant le printemps passé c’était l’hécatombe… chaque chose en son temps…

alors que ça passe ou que ça casse, on s’accroche et on suit la parade… bienvenue à bord de nouveau la vie ! mais plus jamais à un rythme aussi rapide qu’auparavant… prendre son gaz égal… pas sur les chapeaux de roues… car après des années de speed living, puis la dernière au neutre et au calme un peu plate, là on repart lentement mais sûrement… première vitesse… deuxième…

car tout va tellement vite… de plus en plus vite… les communications sont de plus en plus rapides, instantanées et on manque de plus en plus de temps… cherchez l’erreur… le temps devient la denrée la plus précieuse… pouvoir s’ennuyer, quel luxe !

Tim Kreider

traduction maison : arrêtez de glorifier le fait de toujours être débordé(e)…

avez-vous remarqué vous aussi que plusieurs parmi nous sommes fiers et valorisons le fait de toujours être débordé(e)s ? en tous cas ça semble assez répandu autour… probablement parce que ça nous fait nous sentir quelqu’un(e), vivant(e), important(e), in, dans la game… je cours donc je suis… mais éssoufflé(e) en ta…  soit que le temps passe plus vite qu’avant, soit nous courrons après notre queue et n’y arriverons jamais…

mais ne rien faire par contre, ne compter pour personne, ne pas être productif, c’est socialement looser… je sais, j’ai passé la dernière année chez moi à ne rien faire pratiquement… à attendre que ça passe… que le motton me passe à travers la gorge… et le coeur… que les vieilles peaux du serpent tombent… que la vie revienne en moi… faut savoir aller au fond des choses chose !

se lever le matin et ne pas vraiment savoir ce que l’on fera de sa peau et de son motton, de son spleen, pas toujours confortable… et en même temps, quand c’est ça qui est ça, c’est ça qui est ça… on se bat pas contre ça… du moins rendu à un certain âge…

car lorsqu’on est jeune, on a tendance à ramer contre le courant… on a l’énergie et la drive pour… mais après l’avoir fait pendant quelques années, ramer contre le courant, on reconnaît la vibe et on sait que c’est futile… follow the river…

alors me semble que l’idée consiste peut-être à accueillir ce que la vie nous envoie, toujours conscient qu’il nous revient toujours le choix de dire oui ou non… car une autre tendance, chez moi du moins, était aussi de dire oui à tout ce que l’on m’offrait… car qui sait quand ça va revenir ? mais à ce rythme-là, la vie va vite…

donc pas fou d’apprendre à prendre le temps, se demander ce que l’on veut vraiment, quelles sont nos priorités, et à quelle vitesse on veut rouler… sans se faire rouler…

parfois on a pas tout à fait le choix et on doit dire oui à ce que la vie nous envoie… défi, maladie, malchance, difficulté, grande joie, grande opportunité ou grande chance… et parfois, on a le choix… et parfois, on ne sait pas, on ne sait plus… alors suffit de se laisser porter… ou de s’accrocher, se boucher le nez et d’apprécier la ride…

Mon Dieu,
Donnez-moi la sérénité
D’accepter
Les choses que je ne peux pas changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D’en connaître la différence.

parfaite imperfection

283456_503207263074644_1230847511_nsoixante-douzième pop-up /// 26/3/13

traduction maison : je suis entièrement constitué(e) d’imperfections, cousues ensemble par de bonnes intentions…

ça contribue grandement au bonheur ça, accepter ses imperfections…

yes… se prendre tel quel, telle quelle… s’accepter dans toute son humanité, dire oui, se dire oui tel que dieu, la vie, l’univers nous a créé…

bien sûr avec un élan vers devenir meilleur(re), plus consciente(e), plus aimant(e), plus vivant(e), de plus en plus vivant(e) et de plus en plus prêt(e) à mourir à tout moment, de plus en plus près de la mort…

« Je préfère mourir de passion que d’ennui. » ~ Vincent Van Gogh  

accepter qui l’on a été, qui l’on était, qui l’on est et tous les qui l’on peut devenir… et en même temps refuser d’être moins que qui l’on est…

refuser l’apitoiement, tendre vers son courage… refuser la réaction, tendre vers une réponse toujours spontanée… refuser de se diminuer, devenir le monde entier… toi c’est moi, moi c’est toi, toi et moi, pas de combat, pas de débat… dire oui à sa propre humanité… simplement, totalement, uniquement…

dire oui à ce que l’on sent, ce que l’on ressent, ce que l’on pressent… et bouger à partir de ça, de ce qui est et non de ce qui devrait être… dire oui à ce qui bouille en nous… partout en nous et non pas seulement dans la boîte à lois, pas seulement dans notre cerveau direction… oui à notre 4 pattes

se prendre comme on est car comment être autrement… forçant forçant être autrement.. et dément en plus… car comment être autre que soi-même ? même si on le voulait ou le voudrait… se prendre comme on est et aussi accepter de changer, car la vie change elle-même, la vie nous change la vie bouge… tout change, surtout le changement…

s’accepter avec nos ptits travers, et nos gros aussi… ce qui ne signifie pas se résigner… donc accepter et apprendre à changer ce qui ne roule pas rond, ce qui grince, ce qui ralentit la machine, ce qui entrave le flow, le flot… laisser tomber les comportements qui furent sûrement utiles way back then mais qui ne servent plus nécessairement right now

partir de qui on est et aller vers une oeuvre d’art… devenir sa propre oeuvre d’art, sa propre oeuvre d’or… une oeuvre parfaitement imparfaite, avec tout plein de pépittes d’humanité, des bouts écorchés, des craques dans la base, des chips ici et là… vivre une oeuvre d’art… se porter comme telle…

alors chers lecteurs, chères lectrices en chair et en or… je vous souhaite tout plein d’acceptation, de oui en masse, d’intégration de vos morceaux moins valorisés par votre moi-même… comme je me le souhaite à souhait à moi-même… devenons rien d’autre que tout soi, tout nous, chacun(e) de nous, tout en soie… unique, comme chacun chacune…

soyons tous et toutes grandioses d’humanité, soyons grandes et grands en grand, osons être infini(e)s, infiniment nous-même, parfaitement imparfait(e), imparfaitement parfait(e)…

osons devenir qui l’on est déjà…

semer le bonheur

221738_530462880330285_1620798953_nsoixante-et-onzième pop-up /// 25/3/13

traduction maison : je veux vivre ma vie sans stress ni tourments, je n’ai pas besoin d’être riche ou fameux)se)… je veux seulement être heureux(se)…

pour moi le bonheur, c’est de tomber comme ça, sans m’en attendre, sur ce petit film réjouissant, de le regarder et de le partager avec vous…

http://www.ikweb.tv/produire/mon-p-tit-bonheur/32

pour moi le bonheur, c’est de vous retrouver ici après que vous ayez regarder le petit film réjouissant, ou que vous l’ayez sauter pour terminer la chronique… mais de savoir que vous le regarderez car je sais que vous me faites confiance quand je vous dis que c’est trop bon à manquer…

pour moi le bonheur, c’est apprendre à vivre seul, bien, en paix, et d’avoir envie de voir plus de gens à partir d’un espace de trop plein et non de manque…

pour moi le bonheur, c’est accepter totalement qui je suis, avec toute ma grandeur et ma petitesse, mon humanité et ma divinité, ma signifiance dans cet immense monde et mon insignifiance justement dans et devant ce monde si vaste…

pour moi le bonheur, c’est de rédiger des chroniques quotidiennement… et d’avoir des lecteurs/trices qui les apprécient en plus…

pour moi le bonheur, c’est avoir deux belles grandes filles vivantes et allumées que je vois régulièrement et que j’aime gros comme ça…

pour moi le bonheur, c’est être redevenu ami avec la femme avec qui j’ai passé 20 ans de ma vie…

pour moi le bonheur, c’est avoir une job que j’aime, qui me permet de travailler d’ici dans mon coin de paradis dans la forêt…

pour moi le bonheur, c’est de jouer de la musique à toutes les semaines avec mes amis musicien(ne)s et à tous les jours avec moi-même…

pour moi le bonheur, c’est avoir eu le courage de plonger jusqu’au fin fond de moi pendant la dernière année et d’en récolter les fruits maintenant, à chaque moment…

pour moi le bonheur, c’est une façon de voir la vie, une manière de regarder le monde, une perspective que l’on façonne à sa façon à mesure que l’on apprend à se connaître…

pour moi le bonheur, c’est marcher sa parole… simplement, totalement…

pour moi le bonheur, c’est organiser des journées de méditation et de partager le silence avec des ami(e)s dans la salle située juste à côté de ma maison…

pour moi le bonheur, c’est avoir des ami(e)s sincères qui m’aiment et que j’aime et que j’apprécie en retour (ben oui cath, je l’ai dit !)

pour moi le bonheur, c’est de rencontrer une nouvelle personne avec qui je prends le risque de voir ce qui peut se passer entre nous et de lui dire que je la trouve belle et attirante… et d’apprécier l’excitation d’ouvrir mon coeur à nouveau, malgré les ptits mottons de peur qui font coucou…

pour moi le bonheur, c’est de shaker en groupe, régulièrement, et le vendredi saint à Montréal entre autre 😉

pour moi le bonheur, c’est d’accueillir mon nouveau minou dans ma maison…

pour moi le bonheur, c’est tout, c’est rien… et tout le reste… ou pas…

pour moi le bonheur, c’est dire oui, même et surtout à mon non… mais aussi à mes doutes, à mes hésitations et de continuer à marcher…

pour moi le bonheur, c’est une attitude… un choix, une décision… c’est ici, maintenant… et parfois pas…

pour moi le bonheur, si j’étais une fille, ça serait sûrement d’enlever ma brassière à la fin de la journée (mais celle-là il faut avoir vu le film pour la pogner 😉

pour moi, le bonheur…

et pour vous ?

yahoo Nishiyuu

581479_10151634904362525_502577522_nsoixante-dixième pop-up /// 25/3/13

ces jours-ci, mes héros sont un groupe de jeunes… et leurs communautés…

6 jeunes marchent depuis janvier en provenance du grand nord, parfois dans des températures sibériennes… ils sont partis à 6, suite à une vision de la part d’un des jeunes, et ils sont maintenant plus de 200 et ils arrivent aujourd’hui à Ottawa… quel exploit en effet, je suis bien d’accord avec vous…

ces jeunes sont de l’espoir incarné… de l’espoir pour tous les différents peuples autochtones, toutes les premières nations d’ici, mais pour tous et toutes aussi : les blancs, les rouges, les jeunes, les aînés… tous les gens de bonne volonté… nous tous et toutes…

ces jeunes ont eu l’audace de faire quelque chose de too much, quelque chose de fou… et de le faire quand même… ils ont stimulé tout le pays et le monde entier… et je prédis que leur exploit aura des conséquences considérables…

samedi soir, j’étais chez amis Cris en compagnie de quelques elders… et une grand-mère a cousu des habits traditionnels pendant une bonne partie de la nuit pour remettre aux jeunes à leur arrivée à Ottawa ce lundi… fiers les elders de leur jeunesse…

car toutes les communautés autochtones sont impliquées dans le voyage de Nishiyuu… ils les ont accueilli en route, les ont nourri, les ont soutenu… les elders des premières nations se disent prêts à passer le flambeau de l’espoir à cette jeune génération…

j’ai suivi ces jeunes pendant leur périple tout au long de l’hiver… entre autre grâce à la page Facebook de Paul Seesequasis où vous pouvez voir de nombreuses photos du périple… http://www.facebook.com/pseesequasis?fref=ts

cet hiver j’ai marché tous les jours autour d’ici avec ma chienne, entre une et deux heures par jour en gardant au coeur ces jeunes marcheurs… particulièrement quand le mercure descendait tellement bas qu’on le voyait presque plus… ma modeste contribution invisible à ce projet que les ancêtres des premières nations surveillent from up there..

alors je garde les mots peu nombreux ici et je vous fournis plutôt divers liens si comme moi, vous croyez que le sort des peuples autochtones se trouve au coeur des priorités à venir et que cette cause vous tient à coeur…

les premières nations seront toujours les premières…

Idle No More

http://nishiyuujourney.ca/

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201303/24/01-4634314-marche-de-1600-km-mission-accomplie-pour-six-jeunes-cris.php

http://www.radio-canada.ca/television/8efeu/

http://www.ottawacitizen.com/Nishiyuu+Walkers+reach+Gatineau+their+ranks+swollen+from+seven+several+hundred/8145736/story.html

au fil d’arrivée :

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le monde souffre et c’est mon problème

compassionsoixante-neuvième pop-up /// 24/3/13

traduction : après que tout cela soit terminé, tout ce qui aura vraiment compté est la façon dont nous avons pris soin les un(e)s des autres

certain(e)s d’entre vous vont avoir de la misère avec mon titre hein ?… oui je sais je sais, ça griche… ça donne drôle… mais écoutez ça et on se reparle OK ?

http://epanews.fr/video/video/show?id=2485226:Video:1244337&xgs=1&xg_source=msg_share_video

touchant non ? que de bonté, de beaux yeux, de mots sages, de grands coeurs, de sincérité dans ce tout petit film brillant de coeur…  OK je l’avoue, j’ai joué avec un titre un peu confrontant  et controversé pour vous accrocher l’oeil et le reste… agace lecteurs/trices le chroniqueur…

car le mot souffrir ne passe pas si facilement pour nous ex-peuple catholique soumis, à seulement quelques générations de distance dans le rétroviseur… la souffrance valait cher dans le temps… mais on ne veut pas souffrir… normal, à moins d’être masochiste… souffrir, on juge ça, on s’en pousse, on l’évite, on regarde ailleurs… on nie… on minimise… on démonise… on se divertit… on s’entertaine… (dans ce cas, on inclut tout à fait la personne qui parle)…

pourtant…

le fait d’expérimenter sa propre  souffrance par moments nous ré/humanise, nous rend de nouveau humble… dingue et humble, digne et humble… et plus tendre,  plus mou, plus soft… je sais, je vous en passe un papier… sablé…

compassion compassion… un bien gros mot… un bien beau mot… un mot clé…

voici quelques bribes retenues en vrac par le chroniqueur quant au terme compassion à la suite de quelques visionnements de ce film…

regard bienveillant sur soi autant qu’envers le monde;
touché la douleur de l’autre;
compassion : une marche vers sa propre humanité qui passe par l’humanité de l’autre;
il n’y a pas de compassion, il n’y a que des preuves de compassion;
les autres sont aussi des moi qui sont aussi des centres du monde;
compassion = regarder l’autre à la même hauteur que soi;
écoutez l’autre, c’est un acte de générosité;
prêter une oreille;

échos de compassion… de l’Aiglise…

aujourd’hui il y avait une journée de méditation en silence chez moi… j’ai donc passé la journée entouré… et en silence… entouré de gens sensibles, introspectifs, près d’eux/elles-même… dont plusieurs portent de la douleur… ils/elles en ont parlé, et on a aussi senti… car la douleur ça se sent facilement, ça se ressent tout autant… de la douleur, quand on en a en soi, on la sent chez l’autre… et quand on sent sa douleur, c’est qu’on est en contact avec une partie intime de soi… alors handle with care…

ce que l’on peut ressentir si on a touché à sa propre douleur récemment… ce qui a un peu été mon cas, vous le savez si vous lisez ces mots depuis un bout… gros mottons de moments… alors oui s’il le faut la vie, de la souffrance dans nos coeurs, pas plus qu’il faut mais s’il le faut… pour les pétrir, les ouvrir, les guérir nos coeurs… pour les bercer, les toucher, les laisser, aimer et être aimés… nos ptits coeurs encore un peu bleus… petits coeurs qui veulent devenir grands… comme le monde…

compassion : avec passion… vivir con pasion… vivre avec passion… avoir de la passion pour soi, avoir de la passion pour l’autre, avoir de la passion pour les autres…

parallèlement à une réflexion importante autour du thème de la compassion, ce film m’a mis aussi mon racisme envers les français/ses en pleine face… j’avais un jugement gros comme le bras à savoir que ceux et celles-ci n’étaient que des intellos fini(e)s, coupé(e)s de leurs émotions… et vlan sur le pif le chroniqueur plein de ses préjugés de colonisé québécois…

ces descendants d’Astérix qui percent l’écran vivent direct dans le coeur, sensibles,  à fleur de peau, intelligent émotionnellement… ça se respire… et ça s’entend… alors on remballe les jugements… ceux-ci du moins car ils ont été infirmés… mes jugements sont rendus infirmes… yé…

exactement ça la compassion… juger moins sentir davantage…

vive le 23 avril ! jour de la compassion !

conseil d’ami : je vous recommande de classer tout de suite ce film dans votre liste de favoris… meilleur qu’une méga bouteille d’anxiolytiques…

chut et bla bla bla

598973_10152386212675942_1127446256_nsoixante-huitième pop-up /// 22/3/13

traduction libre : la moitié du monde est composée de gens qui ont quelque chose à dire mais ne le peuvent pas, et l’autre moitié de gens qui n’ont rien à dire et qui continuent de le faire

c’est pas parce qu’on parle qu’on veut dire quelque chose…. et pas parce qu’on se la ferme qu’on ne dit rien non plus… avoir quelque chose à dire, n’avoir rien à dire… qui sait ?

et vous, êtes-vous de la première ou de la deuxième moitié ? la moitié silencieuse ou la moitié parleuse ? ou de la troisième ? qui parle et qui écoute…

moi je suis clairement de la deuxième, c’est pourquoi j’aime écrire autant… rien à dire le chroniqueur, mais il le dit quand même… et bla bla bla et bla bla bla… tout une job de ne rien dire et de dire rien en parlant et en écrivant autant vous savez ? car pas facile de ne rien dire et de dire rien de toutes les manières possibles… ne rien dire et dire rien avec originalité, tout un art… ne rien dire et dire rien et tout de même faire passer son message… enrober l’essentiel du vide dans le tout plein des mots… et jouer des tours de mots tout le tour de la tête aux lecteurs/trices…

car en réalité que peut-on dire qui est vraiment essentiel et indispensable à communiquer ? il me semble que les plus grandes vérités ne s’expriment et ne s’entendent que dans et par le silence… les mots les plus importants viennent du coeur et ne s’entendent qu’en silence… l’amour n’est pas seulement aveugle, il est aussi sourd et muet…

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traduction : les âmes sages parlent haut et fort en silence…

en fait, j’aime croire que moi comme vous, on appartient tous et toutes aux deux moitiés de ce monde… capables de se taire, capables de ne pas dire ce que l’on a à dire, capables de dire ce que l’on ne veut pas et ne peut pas dire… à l’occasion… oui oui aussi capable de se la fermer le chroniqueur vous savez… la preuve ? écoutez…

………………………………………………………………….. …

vous avez entendu ? vous entendez ? capice ? vous saisissez ? 10-4 ?

court ce silence mais non moins plein, rempli de sens, de sous-entendus, de sensibilité… de sens et de non sens… des mots pleins de silences entre eux, un silence qui émet lui aussi sa propre vérité… une pure vérité… des silences entre les mots qui donnent tout leur sens à ces mêmes mots, dits, écrits, écriés… mots pleins de silence…

car des mots dits sans silence étouffent, bourrent, remplissent, saturent… des mots sans silence empêchent la compréhension apportée par ce silence… alors allez, du silence plein les mots…

tous et toutes nous avons envie et besoin de nous faire entendre, peu importe notre façon…. certain(e)s le font avec beauté, d’autres avec délicatesse… d’autres avec intelligence, alors que d’autres encore ont besoin de provoquer, de crier leur vérité haut et fort… de déranger, provoquer, confronter…

peu importe la façon, il est valide de vouloir être entendu(e)… vouloir être su(e), vu(e), reconnu(e)… valide et humain de vouloir avoir un impact sur soi et sur autrui, vouloir toucher, rejoindre, communier, communiquer… parler et dire sa vérité comme ses incertitudes et ses questionnements, ses certitudes et ses doutes…

et tellement sain d’entretenir le doute… le doute me semble d’ailleurs constituer un signe d’intelligence et d’ouverture d’esprit… avancer ce que à  quoi l’on croit avec cette ouverture à ce que la réalité soit autre, ailleurs, autrement… pour les autres…

paroles chroniques, silence chronique… chut… écoutez…

objet subjectif & sujet objectif & processus créatif

Alex Alemanysoixante-septième pop-up /// 21/3/13

quelle belle pièce d’art par Alex Alemany que celle-ci non ?  l’oeuvre qui crée l’artiste… aller retour entre l’artiste et son oeuvre… entre le créé et le/la créateur/trice… le créé devient le/la créateur/trice et vice versa… et versa et vice… et double vice et versa…

ça fait longtemps que je veux utiliser cette image pour broder des mots autour et faire chronique… car cette image chuchote, parle, elle crie…  tout comme cette peinture, je considère que ce sont ces chroniques, que je rédige depuis plus d’un an maintenant, qui ont fait de moi qui je suis aujourd’hui… un chroniqueur chroniquement chronique… et un peu anachronique…

car pas de chroniques, pas de croqueur de mots… pas de croquage de mots, pas de croques en bouche, et pas de chroniques, ni de chroniqueur… donc des mots qui sortent de nulle part et passent par moi, pour créer bon texte et contexte chronique…  

les mots me font être, me font naître, me donnent vie, me font me voir et me connaître… je change à mesure que je me lis… je me découvre moi-même en me lisant… j’apprends à connaître celui qui écrit, qui n’est pas tout à fait le même que celui qui lit… qui lit qui lit… 😉

je suis ce qui s’écrit, je suis, au pas de course, ce que j’écris… et ce que j’écris m’écris… quand on écrit on peut devenir l’un de ses personnages… disparaître dans la jungle des autres personas… personnalités respectives… en interaction… l’une, celle qui s’écrit, avec les autres, celles qui sont écrites… et qui à leur tour font ré/écrire… bumper games…  

et vous aussi j’imagine que vous jouez avec ces mots… j’espère qu’ils vous aident à vous connaître vous aussi, à vous re connaître, à travers mes propres questionnements car same same different different vous et moi à peu près… mes mots, c’est vous qui les mâchez, alors vous en faites ce que vous voulez… moi je dis ce qui passe et vous ce que vous en pensez, en sentez… je pitche, vous pognez au vol… youps les mots ! les mots ! tow les mots… wow les mots…

à chaque fois que l’on crée quelque chose, que ce soit une toile, un écrit, une musique ou le ménage de l’armoire à pots de plastique ou celui des toilettes, nous créons, co-créons, re-créons…  le temps de la création, suivre le cours de la récréation…

tout est création : rédiger cette chronique l’est pour moi, la lire l’est pour vous… quand je rédige la première fois, j’écris une chose, quand je relis, je lis autre chose et et parfois je ré-écrit… aller-retour entre les mots, les doigts, les touches et ENTER…

mais qui crée ? qui crée quoi ? crée-moi/crée-moi pas, je le sais pas… ça crée, ça se crée… ça s’cries et ça s’écrit… ça se dit, ça se vit… les mots dansent, les doigts volent, les mots filent et s’enfilent… un chapelet de mots… ho ho ho…

donc qui crée ? non mais faut-tu vraiment le savoir ? ne peut-on pas seulement apprécier la beauté à l’état brut, pure, tel quelle… sans savoir… mais en sentant…

contrairement au dicton qui veut que dieu ait créé l’humain à son image, on pourrait penser plutôt que c’est l’humain qui a créé dieu à la sienne… la création qui crée le créateur… comme bon lui semble…

la vie est tout un art…

overdose positive de mercredi de mars

13050_442485975828365_1923829055_nsoixante-sixième pop-up /// 20/3/13

traduction libre : aie de l’espoir, essaie de nouvelles choses, sois actif/ve, vois la bonté, dis «je t’aime» plus souvent, mets-toi au défi, choisis d’être heureux/se, mange mieux, apprécie cette journée, pardonne plus facilement, lis plus souvent, deviens le meilleur toi…

wow, grosse commande que celle-là non ? mais on n’est pas obligé(e) de tout faire ça en même temps… une tâche à la fois pourra aussi faire l’affaire… simplement un genre de liste d’urgence… checklist 911 solutions…

avec ce ciel de printemps gonflé d’immenses flocons qui défient la gravité, zap une petite dose d’espoir, ptit coup de pied au cul de la grisaille de notre spleen… au cas où… bienvenue dans le temps défi de l’année, l’autre pôle à l’envers de novembre…

quand mars se défile lentement et qu’avril s’éternise… ni en hiver ni en printemps… twilight zone saisonnière, intermède printanière… alors cette checklist d’urgence pour les fins de mercredi après-midis langoureux comme celui-ci… faites votre choix…

spéciales ces journées suspendues dans le temps comme les flocons dans les airs… plus gros que ça les flocons, je vous jure… mais un peu gênés aussi de nous tomber sur la tête en ce premier jour du printemps, ces flocons floconnadent si lentement qu’ils fondent presqu’en tombant… impelletables… insaisissables…

la vie est un long fleuve tranquille aujourd’hui dans ces alentours… lente, cozy, grasse et confortable… douce, épaisse, moëlleuse, crémeuse… le temps se sauve de lui-même et la vie  ne suit plus, elle reste en suspens… mais sans suspens… sans surprise flabbergastante… une toute simple simplicité tout simplement déconcertante…

petit mercredi coincé entre l’hiver et le printemps… temps cachottier…crise d’identité… pendant que la vie passe vite vite et toute en action dans les familles, dans ce home-ci, ici, caché, juché, niché au pied de la montagne, se terre un slomow ours maléché… sur le point de se réveiller car il semble faire clair plus longtemps vu de la caverne…

demain jour 21 pour les quelques shakeux/ses du coin et pour la gang de la méditation dynamique à Montréal… yé on l’a fait… bravo pour l’engagement envers vous-même, pour la persévérance d’avoir mené ce petit projet à terme… petite victoire plus petite victoire égale gros gain – pas le peintre 😉

ça change pas le monde sauf que….

alors en ce temps suspendu entre hier et demain, entre maintenant et aujourd’hui, pour vous, juste pour vous, cette petite chronique voyageuse, pas tapageuse, mais avec tête chercheuse… trouvera-t-elle preneuse ?