erreurs regrets drama karma etc…

57967_358217410949036_192608748_nquatre-vingt-quatrième pop-up /// 4/4/13

traduction :  tu peux fuir tes erreurs, mais pas tes regrets… tu peux jouer avec ton drame, mais pas avec ton karma…

comprenez-vous cette citation vous ? moi pas tout à fait… alors je suis curieux de savoir ce que j’en dirai… ça sonne mieux en anglais cette expression en tous cas… ça rime en crime… mistakes, regrets, drama, karma… pas aussi punchée en français… erreurs, regrets, drame et karma… plus plat…

premièrement peut-on vraiment fuir nos erreurs ? elles nous restent collées… au cul, au coeur et au visage… car nos erreurs finissent toujours – ou souvent ? – par revenir, par nous retrouver… car les erreurs ont de la mémoire… la vie se charge de nous remettre à notre place… et en situation si on doit vraiment apprendre quelque chose… et on and on and on, la roue tourne et la vie passe… et on finit par se retrouver dans la même situation over and over… celle que l’on doit apprendre et comprendre… ou pas…

pour ce qui est des regrets, qu’en dire ? bien sûr il est futile d’en avoir… souhaiter que les choses aient été autrement ne sert pas à grand chose… les regrets sont un peu le pendant passé des désirs pitchés par en avant… si seulement si et j’ai hâte que, même combat… car on le sait bien, la vie ne se refait pas, ni ne se commande… alors les regrets, on va repasser OK ? mais les souhaits, plus difficile à laisser aller…

quant au drame et au karma, il a l’impression que c’est nous qui créons tout ça le chroniqueur… le drame en tous cas… et le karma aussi tant qu’à y être…

on aime ça le drame nous non ? oui oui vous aussi…  je vous connais, vous le savez… nous sommes pareils vous et moi… on se fait des montagnes avec des ptites bosses… des monstres avec des bibites… ça nous fait sentir vivant(e)… bien en chair, bien en vie… on se fait des films d’horreur pour se sentir vibrant.. des éternels ados vous et moi…

quant au karma, on ne sait pas trop ce que ça veut dire… le juste retour des choses le karma? trouvez pas que ça sent un peu le catholicisme le karma vous aussi ? de la même sauce que le paradis à la fin de vos jours… et avec votre esprit… ou que brûler dans les feux de l’enfer pour l’éternité…

mais le karma, c’est en grande partie fondé sur nos croyances, il est nourri directement par celles-ci… si on croit que les choses que l’on fait aujourd’hui font nous rattraper demain, elles risquent fort de le faire… mais entre vous et moi, moi je crois que le karma est instantané… pas plus tard qu’on payera pour, maintenant…

si je médis contre quelqu’un, blesse ou triche, ne complète pas ou mal ce que je fais actuellement, ce n’est pas plus tard que je payerai pour… c’est maintenant… tusuite… right now... sincèrement, je ne sais pas si on vit ce que l’on vit actuellement vous et moi à cause d’actions passées, mais je ressens bien que si je fais quelque chose contre nature dans le moment, c’est immédiatement que je me sens mal…

alors si l’avenir nous le dira peut-être plus tard, le présent parle haut et fort… et il nous le dit maintenant… mais faut l’écouter et non seulement l’entendre… car on ne peut pas vraiment tricher dans la vie… on peut s’essayer… mais je crois aussi que l’on crée la vie qu’on veut, la vie qu’on peut, la vie qu’on mérite… certain(e)s se la font dure, d’autres l’ont facile… ou du moins semblent l’avoir facile… car en eux et elles, mystère… on n’en sait rien… et ce n’est pas de nos affaires anyway… et c’est tant mieux… on en a assez avec soi-même…

mais me semble que l’on ne peut pas tricher dans la vie… que ce soit par nos erreurs que l’on apprenne, cela semble clair… pour les regrets, même si on sait que l’on ne doit pas en avoir, ils sont parfois quand même là, présents dans nos pensées, flottant en nous, malgré que l’on connaisse leur futilité et kleur inutilité… le drame, tant qu’on aime ça, let’s go et le karma et bien, basta !

bon jeudi plein d’erreurs, sans regrets, avec juste assez de drame et beaucoup beaucoup de karma à déballer… comme un film d’amour ou un d’horreur, euh d’erreur !

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mystèrreur, misstake… prise 2

notebookoflifequatre-vingt-troisième pop-up /// 3/4/13

traduction maison : peu importe le nombre d’erreurs que vous commettez ou le rythme auquel vous progressez, vous devancez déjà ceux et celles qui n’essaient pas…

j’utilise cette citation (the notebook of life) comme point de départ pour cette chronique car comme celle de ce matin, elle parle d’erreur… elle vient d’ailleurs de la même source…

mais d’autre part, cette citation me semble plus ou moins pertinente dans son affirmation car quelle est la pertinence de se comparer aux autres ? et qui peut dire si quelqu’un essaie ou n’essaie pas ? quel est le juste rythme pour apprendre ? le même pour tous ? je crois sincèrement que nous faisons tous et toutes du mieux avec ce que l’on a… que l’on pense essayer ou pas… quand même, ça me prenait une source de départ pour cette chronique…

alors suite de la chronique précédente, follow up… errer de chronique en chronique, donc il chroniquerre le chroniquerreur… il erre dans l’air du temps, de temps en temps… le chroniqueur fait gaffe avec ses mots, s’essaye et parfois fouèrre, s’essaye et parfois réussis aussi, mais il continue de s’essayer anyway… si le chroniqueur fait gaffe avec ses mots, il fait aussi gaffe avec les images qu’il utilise avec ses mots parfois…

quel sens du timing la vie quand même ! je traitais d’erreur ce matin dans ma chronique précédente et je viens de recevoir un message de quelqu’un qui a vu l’une de ses photos postée en lien avec l’une de mes chroniques… une superbe photo d’ailleurs – trouvée sur facebook et identifiée Alain Wallior Artworks – que j’ai utilisée sans demander la permission… mais en citant la source quand même…

en effet… aucune justification, je l’admets… j’ai commis une erreur… j’ai utilisé sa photo sans permission… bulleyes le photographe… mea culpa le chroniquerreur… mais pas culpabilité… mais responsabilité très certainement…

je trouve la plupart des photos qui accompagnent mes chroniques sur facebook et il est souvent difficile de retracer la source originale… quand c’est possible, que je connais la source ou la personne, je demande la permission d’utiliser et je cite la source…

cette fois-ci je ne l’ai pas fait… gotcha ! il a raison le photographe… pris en défaut le chroniquerreur… mea culpa ! je ferai plus attention à l’avenir et je m’excuse publiquement ici au photographe en question, monsieur Alain Wallior… ce fut fait en privé aussi et j’ai été absout 😉

alors voilà, live, et publiquement, une erreur suivie d’un apprentissage… un autre… la vie est une sacrée coquine… conscience accrue, valeur ajoutée… erreur conscientisante…

sincèrement, je ne trouve pas facile de toujours retracer les auteurs originaux des photos ou dessins ou citations que j’utilise pour accompagner mes chroniques… car plusieurs illustrations, qui circulent sur facebook, sont transmises sans toujours être accompagnées de leur source originale… dans ce cas-ci cependant ça l’était, et j’ai été négligent… j’ai identifié la source mais pas demandé la permission… ce qui fut accordé après coup…

et je sais d’expérience ce que c’est de se faire copier ses créations sans permission… j’ai produit un CD de méditation il y a quelques années (Powershaking) et je sais que certaines personnes l’ont en leur possession en l’ayant copier d’un(e) ami(e)… c’est plate mais ça fait partie de la vie… c’est la vie ! et moi je fais parfois de même… sans intentions malveillantes mais soit par paresse, pauvreté ou par facilité…

avec les réseaux sociaux, plusieurs oeuvres d’art circulent librement… je tente, dans la mesure du possible, d’identifier mes sources quand je les connais et de les citer… mais je l’avoue, je ne fais pas toujours tous les efforts nécessaires pour retrouver les sources… mea culpa… alors parfois j’erre… et publie sans permission formelle…

alors si jamais l’une de vos photos/dessins/citations accompagne l’une de mes chroniques et que je ne vous ais pas demandé la permission, je m’en excuse et si vous voulez que je la retire, faires-le moi savoir…

ah le droit de propriété sur la toile, quel beau défi !

lien vers la chronique en question :  https://atidion.com/2013/02/15/jattends/

lien vers le site web du photographe en question :
http://www.facebook.com/pages/Alain-Wallior-ArtWorks/167550683297049?fref=ts

oups j’viens d’apprendre quelque chose…

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quatre-vingt-deuxième pop-up /// 3/4/13

traduction : oui j’ai fait des erreurs… mais tu sais quoi ? la vie ne vient pas avec un livre d’instructions…

comment peut-on apprendre autrement qu’en gaffant ? qu’en essayant et en ne réussissant pas ? qu’en faisant des choses que l’on a jamais fait auparavant ? qu’en faisant autrement les mêmes choses plutôt que de répéter répéter répéter ? et de mâcher les mêmes vieilles gommes…

comment apprendre si on met nos pieds toujours dans les mêmes vieilles traces ? comment apprendre et découvrir si on joue safe tout le temps ? comment innover en ne tentant pas le nouveau ? en ne risquant pas ?

bien sûr, on fouèrrera régulièrement en prenant des risques, en tentant notre chance… mais nous échouerons seulement si on a une idée fixe de ce qu’est la réussite… si on veut sauver la face… mais si on veut découvrir qui on est dans de nouvelles situations, alors là, bienvenu le monde ! et les nouvelles expériences… et les multiples apparences de gaffes et de pseudo échecs…

car si la vie consiste principalement à apprendre, apprendre requiert du nouveau… de l’inconnu… du non connu… apprendre à se connaître, apprendre à se voir dans des situations nouvelles, apprendre à être et à faire autrement… et pour cela, rien de mieux que la nouveauté… relever de nouveaux défis comme le veut la formule consacrée !

et comment apprendre le nouveau autrement qu’en faisant autrement, en faisant différemment ? comment découvrir autrement qu’en se mettant hors de sa zone de comfort et en fonçant ? qu’en essayant ? juste pour voir… et pour rester jeune, se garder frais, se garder novice, se garder jeune et vierge et pur(e), il faut aller vers le nouveau…

aborder la vie comme un enfant qui découvre, qui ne sait pas, qui veut apprendre… vider sa tasse constamment, rester zen et innocent… la seule chose que je sais, c’est que je ne sais pas disait d’ailleurs ce cher Socrate non ?

que de choses à savoir alors… car tellement de choses qu’on ne sait pas… quand on ne sait pas, on veut tout savoir… quand on ne sait rien, on peut tout savoir… en effet, monsieur Socrate, quand on ne sait rien, on sait tout… pas fou le philosophe… tout est dans rien…

je me souviens à la collation des grades lors de l’obtention de mon diplôme de doctorat il y a une dizaine d’années, nous étions quelques centaines de gradué(e)s rassemblé(e)s lors d’une cérémonie protocolaire… et en regardant tous ces gens à mes côtés, je réalisais la somme de connaissances qui m’échappait… je constatais tout ce que je ne connaissais pas…

car si moi je connaissais à fond un domaine aussi pointu que celui des politiques sur les drogues, ayant passé des années avec le nez collé sur mon objet d’étude, et bien c’était la même chose pour les autres… et le constat qui s’est imposé à moi alors était que plus j’en sais dans un domaine, plus il y en a à découvrir dans les autres domaines…  donc l’obtention de mon doctorat, plutôt que de faire de moi un ptit Jo connaissant, m’a au contraire fait réaliser qu’il y a tellement de choses que je ne connais pas…

419547_294824823954377_1663393389_n-1traduction : quand tu veux quelque chose que tu n’as jamais eu, tu dois faire quelque chose que tu n’as jamais fait…

si on ne veut pas vivre d’échec – au sens ou l’on définit habituellement le terme échec du moins – mieux vaut ne pas trop sortir de sa zone de comfort… si on ne veut pas vivre d’échec et avoir l’air fou, on ne doit pas avoir trop d’attentes, ni les laisser nous paralyser… et continuer à foncer, à aller vers le nouveau, à tenter la chance, tenter sa chance…

je ne dis pas ne pas avoir d’attentes du tout, car selon moi cela est impossible… je dis simplement ne pas avoir trop d’attentes car les attentes n’attendent pas après nous… elles nous précèdent, elles sont toujours là, résultats du passé, issues de nos expériences antérieures… mais de savoir que les attentes sont là, pré présentes, aident à les reconnaître et à les laisser de côté…

bonnes gaffes, bonnes découvertes, bonnes expériences…

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ma foi du bon dieu

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la foi, eh oui, encore une fois… à chaque fois que le doute me pogne, la foi me pogne aussi… ah cette sacré foi ! elle m’en apprend… sur la vie, sur les doutes, sur la route que nous parcourons vous et moi… route de doute, chemin de foi…

la foi, une foi pour tous, une foi pour toute… chacun/(e) sa foi… une foi pour toutes, et tous pour une foi… la foi, et, en même temps, le doute, coûte que coûte… la foi, plus forte que tout… même quand on doute, la foi… même si on ne veut pas, la foi… la foi malgré le doute… la foi pour continuer sa route… une foi à la fois…

foi en rien et foi en tout… et pourtant, la foi pleine de doute car aucune foi sans doute… la foi ? sans aucun doute… la foi dans les clous et la corde et la vie, comme quand on décide de camper à  la verticale sur une paroi rocheuse tel que le font nos kamikazes sur la photo…

la foi, toujours la foi… parfois la foi, toujours la foi… parfois la foi a raison du doute… parfois pas alors on redoute le doute… et on oublie la foi parfois… mais la foi quand même…

la foi dans nos vies ? tout le temps, partout… le monde roule sur la foi…

la foi à chaque fois que l’on prend l’avion… la foi en chaque prochaine respiration… la foi à chaque nouvelle journée qui se présente à nous… la foi à chaque fois qu’on ouvre son coeur… la foi à chaque fois qu’on tente quelque chose de nouveau…

les jeunes gens qui font des enfants malgré la fragilité du monde actuel sont pleins de foi… les enfants sont d’ailleurs l’une des plus grandes sources de foi…

tout le monde a la foi, tout le monde à la fois…

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la foi est un état d’ouverture, de confiance… avoir la foi est semblable à faire confiance quand on se lance à l’eau… vous ne vous agrippez pas à l’eau quand vous nagez, car vous deviendriez rigide et raide dans l’eau et vous couleriez… vous devez relaxer… une attitude empreinte de foi est exactement l’opposé que de se retenir…

en d’autres mots, une personne fanatique en matière de religion, qui s’accroche à des idées préconçues sur la nature de dieu et de l’univers devient une personne qui n’a aucune foi finalement… au contraire, elle s’accroche à quelque chose… alors qu’une attitude empreinte de foi consiste à lâcher prise, à devenir ouvert(e) à la vérité, peu importe comment celle-ci se manifestera… 

~ Alan Watts

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vous savez, la foi n’est pas une conviction intellectuelle, ni une croyance émotionnelle, ni de la crédulité, ni de l’esclavage… 

la foi c’est la liberté, et on peut l’associer à ce qui est, pas à ce qui a été ou ce qui sera, ou pourrait être… 

la foi est toujours reliée à la vie et au vivant, au présent hors du temps, éternel, divin… la foi ce n’est pas une relation au particulier, la foi est en relation avec la globalité de la vie… 

– Vimala Thakar

bonheureusement tout est parfait

1648_10151397054298460_1528790516_nquatre-vingtième pop-up /// 2/4/13

le bonheur, quelle quête… pour lequel il ne faut pas devenir des mendiants… mais plutôt devenir de bienheureux  aimandiants… devenir des aimants à bonheur…

attirer le bonheur à soi comme des mouches vers la… marmalade… ou la confiture…

s’entourer d’éléments bonheurifiques, bonheurisants, amourisants…. ou les générer, les créer, les faire éclore…

avec ce petit matin printanier à saveur d’hiver, parfait occasion de se pratiquer… semer le bonheur, le cultiver, malgré le froid… car ce n’est pas la température qui fera ça pour nous aujourd’hui… journée autocréatrice de bonheur…

mais qu’est-ce qui détermine si l’on est heureux ou pas ?  car le bonheur c’est subjectif… certain(e)s le trouvent partout, n’importe où…. certain(e)s baignent dedans mais ne le trouvent jamais, ni nulle part… mais qu’est-ce que le bonheur au juste ?

grande quête que celle-là… on passe sa vie à chercher le bonheur… à parfois le trouver, et à le perdre ou le laisser filer, entre nos doigts ou dans nos mains… où n’est-ce pas plutôt lui qui nous cherche ? alors peut-être qu’il suffit de faire du sur place et se laisser trouver…

mais avec ce schéma ci-haut, tout est clair non ? suffit premièrement de déterminer si on est heureux… si c’est le cas, tout est beau… la vie continue… and on we go… mais elle se chargera quand même de nous mettre au défi la vie, question de solidier notre bonheur…

si on ne l’est pas, heureux s’entend, faut savoir si on veut l’être… car certain(e)s ne veulent pas nécessairement être heureux/ses, soit ils ou elles veulent être conscient(e)s… ou autre chose…

et si on est pas heureux et qu’on veut l’être, le plan nous dit de changer quelque chose… peut-être que le bonheur est justement un simple changement de perspective… une décision, une attitude qui consiste à faire d’aujourd’hui le seul temps propice au bonheur… ou à autre chose…

car le bonheur n’est pas nécessairement le bout de la marde comme certain(e)s disent… personnellement, je trouve même que parfois le bonheur est overated… surestimé… trop valorisé… bonheur à tout prix…

car le concept de bonheur, ou du moins l’idée que l’on s’en fait, n’est pas nécessairement un signe de conscience, de plénitude, de réalisation de soi… y-t-il a des bonheurs inutiles ?

et le bonheur n’est pas linéaire, ni plat, ni un long fleuve tranquille… même que parfois les situations les plus difficiles, les plus menaçantes, les plus challengeantes, les plus confrontantes sont souvent les plus riches, les plus génératrices de prises de conscience…

mais vous, qu’est-ce qui vous fait courir ? le bonheur ou la conscience ? un peu des deux ? ou autre chose carrément ?

de mon côté, je vrais prendre un peu des deux madame la vie… une dose de bonheur, deux de conscience… avec un peu de douceur, d’amitié, d’amour et de tendresse… et du temps, de la liberté, du menoum menoum…

au-delà du bonheur pour le bonheur, je veux surtout savoir, comprendre, saisir ce qu’est la vie… la goûter tout à fait… la mordre, la boire, la savourer, la brûler, en fait me faire brûler par celle-ci… je veux savoir d’où l’on vient… savoir pourquoi nous sommes ici… ce qu’on y fait… ce qu’on a à y faire… travailler ensemble avec d’autres pour en faire un monde meilleur…. savoir comment ça marche toute cette création… me situer dans cet univers dans lequel on baigne…

la vie alors ? pour être heureux ou devenir conscient(e) ?

comme vous voyez, petites questions qui trottent dans la tête du chroniqueur ce matin… une tête de linotte de chroniqueur qui cherche le bonheur, qui court après la conscience… qui veut faire du sens… ou tout le perdre… courir mais d’un pas lent, pour une course de fond… un grand marathon… un lent parcours qui nous mènera à soi, à nous, à ce qui regarde le grand jeu se dérouler, à ce qui est déjà là…

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traduction libre: vous êtes la conscience même qui rêve d’elle-même en tant que chercheur(se) de conscience…

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Nous sommes pour nous des inconnus, nous en personne pour nous en personne: il y a à cela une bonne raison.

Nous ne sommes jamais partis à la recherche de nous-mêmes, – comment pourrait-il se faire qu’un beau jour nous nous trouvions?

C’est à juste titre que l’on a dit: « Là où se trouve votre trésor, se trouve aussi votre coeur »; notre coeur se trouve là où sont les ruches de notre connaissance.

Nous sommes toujours en route vers elles, nous qui sommes nés ailés et collecteurs de miel de l’esprit, nous n’avons vraiment qu’une seule et unique chose à coeur – rapporter quelque chose « chez nous ».

Quant à la vie, pour le reste, aux soi-disant « expériences vécues », – qui d’entre nous a seulement assez de sérieux pour cela? Ou assez de temps?

Pour ce qui est de ces sujets, nous n’avons, je le crains, jamais été vraiment « captivés par le sujet »: notre coeur n’y est justement pas – et même pas notre oreille!

Tout au contraire, tel un être en proie à une distraction divine et immergé en lui-même, à l’oreille de qui la cloche vient de sonner ses douze coups de midi à toute volée, qui se réveille en sursaut et se demande:

« Qu’est-ce qui vient de sonner au juste? »,

nous aussi, il nous arrive de nous frotter les oreilles après coup et de nous demander, totalement stupéfaits, totalement déconcertés:

« Qu’avons-nous vécu là au juste? »,

plus encore:

« Qui sommes-nous au juste? »

~ Friedrich NIETZSCHE (La généalogie de la morale) via Richard T. Chartier

vendredi saint, samedi de rien, dimanche de Pâques, lundi non dit

A n g e lsoixante-dix-neuvième pop-up /// 1/4/13

chronique secrète… chronique discrète… chronique muette…

désolé mais le chroniqueur ne dira rien… il ne dira rien ici… il n’écrira rien… vous ne lirez donc rien, rien d’autre que ces quelques mots… donc presque rien…

sauf que…

il a pourtant écrit quelque chose ici auparavant le chroniqueur, mais il a tout effacé… chronique a été écrite, lue, soupesée et retirée… puis cachée, non divulguée, camouflée… imaginez-là alors…

si vous voulez savoir ce qu’il a dit, parcourez l’espace autour derrière ces mots et vous sentirez les effluves des mots non dits… des mots dits, des mots donnés mais repris surtout… je vous ai donné des mots mais je les ai tout de suite repris… avant que vous ne les voyez… trop gêné le chroniqueur, trop pudique de la chronique… alors chic chic pudique chronique…

j’ai gardé les mots effacés à quelque part… peut-être qu’un jour je les publierai… ou pas… pseudo chronique agace… chronique agace ou agace chronique ?

en direct de la rubrique des mots oubliés… oui, ci-git, quelque part, là-bas, un index de mots perdus… un recueil de mots retirés, des mots trop osés, de mots fous de vie, des mots trop gros… gros gros les mots… tellement gros qu’ils ne rentraient pas l’écran… alors effacés les gros mots… partis, disparus, perdus dans cet espace… encore à quelque part… mais pas ici… vous les sentez mais ne les savez pas…

une chronique donc pour dire ce que je ne dirai pas… ce que je ne dirai plus… ce que je ne dirai plus jamais… dire ce que je n’ai jamais dit… ce que je n’aurais jamais dû dire… ce que je n’ai pas osé… car il y a des choses que je voudrais dire et que je ne dis pas… et que je ne dirai pas… jamais… tellement de choses à ne pas dire…

alors faire acte de non-parole… démissionner de la parole… omissionner… parler par omission… félicitation pour votre omission monsieur dion… parler en disant ce que l’on ne dira pas… en filant entre les mots… utiliser des mots pour cacher sa vérité… à vous de figurer… parler par défaut, lire comme lire se faut, comprendre comme il faut, se faire prendre en défaut, interpréter car il le faut… tout est parfait…

chronique non sens qui ne va nulle part… chronique à sens unique vers un cul-de-sac chronique…

je me tais… car je ne veux pas parler si je ne peux pas parler avec mon coeur… et en ce moment mon coeur il est muet… il dit chuttt… il ne dit mot… ni ne le souffle… il ne souffle ni chaud ni froid… mais mon coeur a froid dans le dos… mon coeur n’est pas bavard mais il est fort… mon coeur brûle vif… mon coeur brûle rouge vif… mon coeur est red mort… mon coeur est fort… mais il ne parle pas fort…

mon coeur, pâlotte, chuchote et pianote… il grelotte avec ce vent du dehors qui lui souffle au visage… aujourd’hui le printemps joue à l’hiver…

et un coeur c’est comme l’hiver… ça gèle tout l’hiver et quand se produit une rencontre qui chauffe le coeur comme le soleil du printemps, eh bien souvent le coeur s’en souvient… et redevient tendre.. très tendre…

et au printemps, souvent, les affaires du coeur se mettent à dégeler… et parfois la vieille douleur dégèle elle aussi avec le soleil du printemps… et c’est OK… seul moyen que la fonte soit complète… que la cicatrice guérisse… la terre doit laisser aller et ré ouvrir ses veines… comme le coeur….

alors non lecteurs/trices de non chronique, une non fin… une fin de non recevoir… et un rôle de faire valoir au chroniqueur du coeur…

réaction, réponse et autres aller-retours

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soixante-dix-huitième pop-up /// 1/4/13

traduction maison: tiens-toi debout pour ce en quoi tu crois, même si tu dois te tenir seul

lors d’un voyage dans la jungle du brésil il y a quelques années, j’ai eu une vision… encore très très claire aujourd’hui cette vision : je marchais sur un chemin, seul, et lorsque je me suis retourné pour regarder derrière moi, il n’y avait personne… et j’ai entendu une voix me disant clairement et avec affirmation de continuer à avancer… même si j’étais seul…

ce que je tente de faire depuis… avec ce que ça implique… avec tout ce que ça implique… et ça implique pas mal d’affaires… des doutes, des questionnements, de l’audace, une certaine propension à déborder du cadre, à initier du nouveau, à défoncer des portes…

si je désire me tenir debout quitte à rester seul, de mon côté, je ne sens pas nécessairement le besoin de faire deux beaux gros fingers au monde entier comme le fait l’amazone de la photo… si j’ai des fingers à faire à quelque chose, ça ne serait qu’à mes peurs, mes vieilles bibittes, mes jugements, mes petitesses, mes vieilles histoires qui ont tendance à revenir me hanter dans certaines situations actuelles, mes limites et mes croyances qui me gardent petit petit…

non, définitivement, pas de fingers à faire au monde le chroniqueur…

je veux simplement me tenir debout, digne, digne et droit, et me sentir solide même si un peu fébrile, fort même si parfois ébranlé… non pas de fingers, que les mains sur le coeur, les mains et la tête ouvertes…

je veux me tenir droit en moi, sur place et groundé, et aller lentement, un pas à la fois, vers ce que en quoi je crois… et sens… et valorise… et aime… et idéalise… et répondre à ce qui arrive à moi… et choisis de vivre… ou pas…

je ne veux pas bouger en réaction à quelque chose, mais plutôt en réponse à une pulsion interne… bouger à partir d’une im/pulsion, un mouvement qui parle en soi, qui parle de soi… mouvement qui peut être stimulé par l’extérieur, bien sûr, mais doit avoir racine en son âme et corps…

donc cette claire vision qui déterminera la route à suivre demande de se fermer les yeux et la trappe et de regarder en dedans pour voir, sentir, reconnaître et écouter LA voix, oui oui celle-là… la petite qui chuchote mais qui parle fort fort toutefois quand on l’entend…

donc bouger à partir de ce qui naît en soi… sentir ce qu’est son chemin… chemin à faire ou à découvrir… chemin à suivre ou à ouvrir… ouvrir des portes… des portes à défoncer, à pousser ou à tirer ?

mais pas toujours évident de distinguer, de faire la différence entre un défi et une situation stérile… un pas en avant ou un retour en arrière ? j’arrête ou je continue ? j’y vais ou je passe mon tour et continue ou tourne ailleurs ?

car parfois, il faut y aller pour savoir… sinon on se demandera toujours si on a pas passé à coté de quelque chose… et tant qu’y a un minimum d’attrait, il faut y aller… mais on a aussi toujours le choix de ne pas y aller… et se demander si c’était la route à suivre…

cher libre arbitre…

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2783_535445699854840_1864677075_nsoixante-dix-septième pop-up /// 30/3/13

traduction maison : et c’est ainsi que naquirent les oeufs de Pâques….

à Pâques, vendredi est saint, vendredi est mortel, vendredi est big… vraiment big… le jour de la mise à mort du fils de dieu… vendredi d’érection de la croix… mais la croix de Jésus, est-ce une réalité ou une cruci fiction ? différentes versions existent… chemin de croix, crucifiction, gros nuages de 15 h…

et quoi dire du dimanche de Pâques ? encore plus big time que le vendredi… alléluia, c’est là que sa passe ! le fils de dieu s’est levé, que dis-je il s’est re levé… il a réussi à pousser la grosse roche qui bloquait la caverne et a repris sa vie, a suivi le cours de sa vie… dimanche, journée de résurrection, Jésurection…

mais le samedi ? la journée entre les deux ? rien, nada, niet… calme plat… insignifiant samedi… tout le monde se remet du gros choc du vendredi et attend le miracle du dimanche, même si personne ne soupçonnait pourtant le gros événement du dimanche…

or ce fameux samedi de Pâques, c’est aujourd’hui… donc une journée entre deux, une journée entre mort et vie, journée flottante… samedi gris, entre noir et blanc, samedi in between, journée pour rien, journée pour tout…

rien d’autre à faire aujourd’hui que de profiter du beau temps, regarder la neige fondre sous nos yeux et sous nos pieds, digérer la mort du fils et prier son père… samedi de famille pour préparer la chasse aux cocos pour les tinenfants demain matin…

petit samedi donc simplement pour être vivant, flottant entre vendredi saint et dimanche de Pâques… une journée inutile, une journée essentielle donc… une journée pour ralentir, ne rien faire, se laisse porter, se laisser flotter comme un samedi pris entre deux événements… samedi de rien, tout un samedi, qui peut donc tout contenir, un samedi de tous les possibles… samedistraction, samedivertissement, samedivin…

une journée pour ouvrir les portes de la maison, aérer, ventiler, soulager, évacuer… oush oush l’hiver… oui une journée pour faire sortir l’hiver, 24 heures pour zapper le poussiéreux et le renfermé… une journée pour aller nulle part, une journée juste pour être ici, seulement… ici seulement si…

samedi parenthèse pour se glisser hors du temps, samedi pour jouir… jouir tout court, jouir pour rien, de la vie, du soleil, de la chaleur, du congé, des ami(e)s… un samedi pour jouer, jouer avec la vie, de la musique, du coude dans la foule lors des courses, un samedi pour jouer sa vie… un samedi pour se faire jouer un tour par la vie, un samedi pour lui en jouer aussi un tour… un tour de piste, un tour de char, un tour du bloc…

petit samedi plein de gros bon sens, gros samedi plein de touts petits riens, samedi de rire, de marcher, de boire, du vin, de l’eau d’érable, de l’eau de Pâques… samedi pour mettre de l’eau d’érable dans son vin de messe sage, de sermon au chocolat…  samedi d’être, humain, divin, samedi soinsoin…

samedi de ménage, samedi de délestage, samedi de partage, samedi sage et un peu fou… samedi qui se glisse dans cette réalité de notre vie, samedi qui plonge dans l’illusion du temps qui passe…

samedi rien… samedi plein…

courrier des lectrices du vendredi saint

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traduction de l’image : alternative à la cruxifiction traditionnelle… prendre son envol…

aujourd’hui, vendredi saint, je fais place aux mots de 2 lectrices qui ont laissé des commentaires hier… en tenant pour acquis que leurs mots étaient déjà publics, je me permet de leur faire place ici… alors place aux chronicolectrices… le chroniqueur est pas mal fier de la qualité de son lectorat 😉

un partage est plus informatif (du stock là Jackie, wow !), l’autre plus personnel (touchant Manon), et les deux très riches à leur façon… merci les filles !

Texte de Jackie

Inanna, antique Déesse-Mère chez les Sumériens, devient Ishtar chez les Babyloniens…

Toutes deux, dans la mythologie, sont descendues aux enfers, y furent assassinées et suspendues à un crochet pendant 3 jours et 3 nuits et, tout comme Jésus, elles ressuscitent ensuite et retournent à leur existence… Pendant leur séjour dans le monde souterrain, la terre se met à dépérir et aucune vie ne peut germer…

Déesses puissantes, passionnées, aux multiples visages, associées à l’autonomie et à la fertilité, agissant comme guides à travers les ténèbres de la mort et de la renaissance… féminités créatrices, agissantes et courageuses.

La version grecque du mythe s’appelle Perséphone, jeune fille qui fut enlevée par Hadès, le roi des Enfers. Dans cette version, Perséphone personnifie la Koré, l’aspect de la jeune fille chez la déesse. Son mythe illustre les cycles de la nature, car lorsqu’elle séjourne dans le royaume souterrain, la nature est en sommeil, alors que son retour sur la terre s’accompagne du début du printemps.

Dana, dans la mythologie celtique irlandaise, patronne des mères, des naissances et de la création, elle symbolise la fertilité, la richesse de la nature, et protège la famille, les enfants et les animaux. On la représente souvent sous trois aspects: la Vierge, la Mère et la Vieille Femme, elle est puissance, sagesse, amour et créativité infinie.

Flore, dans la mythologie romaine, déesse des Fleurs et du Printemps… Flore, ou Flora, trouve ses racines dans la mythologie grecque, où on la nommait alors Chloris.

Shaushka, 2300 ans avant J-C chez les Hourrites
Turan, dans la mythologie étrusque
Papa, déesse mère dans les légendes polynésiennes
Astarté, dans tout le Proche -Orient, 1800 ans av. J-C.
Tanit, déesse d’origine berbère
Athtart, en ancienne Syrie

Vénus, Aphrodites… toutes associées à la croissance et à la beauté du monde naturel, responsables de la floraison printanière, représentantes des multiples aspects de la condition féminine et de la fertilité…

Pâques est une fête de printemps qui célèbre le renouveau, la renaissance, la fertilité, la victoire de la lumière sur les ténèbres. Elle est fêtée depuis l’Antiquité… même chez les juifs

Pâque: fête juive (Pessah en hébreu) signifie: passer par-dessus

La fête juive de Pâques est l’une des fêtes la plus importante dans la religion juive, elle célèbre la sortie d’Égypte, la naissance d’Israël en tant que peuple, elle est la fête de la liberté, celle de la délivrance, de la fin de l’esclavage.

D’après la Hagada (livre de textes et rituels récité les 2 premiers soirs de Pessah) chaque juif à le devoir de se considérer comme s’il était sorti lui même d’Égypte.

Pessah s’appelle aussi la fête des Matzoth. Les matzoth sont des galettes de pâte non levée qui sont consommées durant la fête en souvenir du pain non levé emporté par les hébreux à la sortie d’Égypte. Durant la fête de Pessah toute pâte levée (appelée Hamets) est interdite, les juifs ne doivent même pas en posséder.

Ouf! J’aurais jamais cru en avoir autant à dire sur Pâques ;)

Merci Jackie
__________________
texte de Manon

Pâques, renaissance, chocolat et tralala ! (Texte écrit l’an dernier à pareil date)

Vendredi saint et journée de lune pleine, de bedon rond et de passage. J’attends dans la présence mon petit fils à naître et dans la confiance que je puisse trouver dans ce passage pascal, l’humilité d’accueillir ce qui cherche à naître et le courage d’accepter d’entrer dans le passage pour laisser mourir le vieux, l’inutile. Car toutes naissances passe par des morts, petites et grandes.

Pâques en témoigne encore, car dans tout ce qui se marchande et nous est proposé en vitrine, dans le profane se trouve encore le sacré. Le sens de cette fête qui nous vient de loin et dont le sens ne s’est pas éteint, porté tant par les rites païens que chrétiens.

Pâques, célébration du retour de la lumière après de long mois dans la pénombre et les longues nuits d’hiver. Les fleurs de printemps, les jacinthes, narcisses, tulipes, nous rappellent que ce qui fleurit et sort de terre, encore neuf et fragile, vient de l’ombre, du centre. Que chaque fleur a mis du temps, engourdie dans le sol gelé, à briser la graine qui la retenait prisonnière, défiant la terre froide, cherchant la lumière et la chaleur pour enfin sortir de terre.

L’œuf de Pâques, le poussin en chocolat, nous rappelle que pour éclore, nous devons briser les coquilles qui nous enferment (même éthymologie qu’enfer, enfermement).

Mattéo, mon petit fils, nous rappelle la patience, l’attente, avec son arrivée qui tarde… Cette naissance qui ne devrait tarder, me rappelle encore une fois que nous devons mourir de ce cocon utérin et affronter le passage pour naître en ce monde.

Päques me rappelle que tout ce qui est à naître cherche un passage. En nous et en dehors de nous, le même processus est à l’oeuvre. La nature n’est qu’un rappel de ce que nous sommes, un miroir précieux dans lequel se regarder! La nuit, le jour, l’hiver, le printemps, la dormance, la renaissance, la résurrection.

En ce week-end de Pâques, aurais-je l’audace de faire le ménage du printemps, tant au dedans qu’au dehors, de regarder ce qui cherche à émerger, à briser la vieille coquille, à accepter le passage pour naître dans la plus grande fragilité, pour ainsi fleurir de nouveau et apporter mon parfum? Quest-ce qui doit mourir pour renaître ? Quelles parties de moi sont mortes, sclérosées sous la peur, le poids des années, des habitudes, des certitudes, des obstacles rencontrées, quelles parties de moi doivent renaître ?

Voilà ce à quoi Pâques me convie.  Je me souhaites le courage de la fleur de printemps à peine éclot, qui s’offre dans toute sa fragilité, me rappelant la force et la puissance de la vie et par conséquent, que la force et la fragilité sont des sœurs siamoises.

Joyeuses Pâques !

06 avril 2012

joyeuses Pâques, viva Ishtar, happy Easter…

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traduction: ceci est Ishtar, prononcé Easter en anglais…

traditionnellement, Pâques (Easter) était la célébration d’Ishtar, la déesse Babylonnienne et Assyrienne de la fertilité et de la sexualité… ses symboles (tels l’oeuf et le lapin) étaient et sont encore des symboles sexuels et de fertilité (pensiez-vous sérieusement que les oeufs et les lapins avaient rapport à la résurrection ?)… après que l’empereur Constantin ait décidé de christianiser l’empire romain, Pâques fut lié à la représentation de Jésus… mais fondamentalement, Pâques  (Easter en anglais, originalement Ishtar) constituait la fête de la fertilité et de la sexualité…

intéressant non ? Ishtar, symbole de la fertilité et de la sexualité, qui se transforme en Easter… alors c’est de là que ça vient tous ces cocos et lapins en chocolat… Ishtar… déesse de la fertilité… cycle de reproduction… la vie… les bebés… yes… donc Pâques serait davantage sain et sein que saint alors !

très fort comme instinct de vie et pulsion de mort Pâques d’ailleurs… oui, plein de mort et de vie à Pâques… les deux bouts de la vie dans la même fin de semaine… fort ce Jésus quand même : mourir un vendredi après-midi pour renaître le dimanche matin suivant… et on dit que la vie va vite de nos jours… ce week-end de Pâques de l’an 33 fut assez intense et rapide pour un certain fils quand même non ?

Pâques ça concerne donc un peu la mort, si on colle à l’histoire de Jésus, mais ça concerne surtout la vie… quant à la mort, c’est une une mort illogique, injuste et mystérieuse mais qui ultimement porte à renaissance… et la résurrection… mais surtout le triomphe de la vie sur la mort…

mais si on cherche davantage la vie, il y a tellement de signes de manifestation de vie dans les symboles de Pâques… premièrement le printemps… ayant traverser un autre hiver, ultime ressuscitance, on ressent soudain une vie nouvelle à cette étape de l’année… l’espoir de la chaleur à revenir, le soleil qui fait fondre la neige et qui recommence à chauffer nos visages couleur carême à ce temps-ci de l’année… yes…

mais les oeufs remplis de vie, la sexualité, la fertilité lapinale – ou lapinaire ? et autres activités connexes de reproduction et de regénération de toutes sortes… lapins et poules en chocolat et agneaux de lait… oui la vie…

mais autour d’ici, dans le grand bain catholique dans lequel nous nageons encore un peu même si moins présent que jadis, Pâques concerne aussi et surtout la mort… celle du Christ, l’un des plus fils préférés de dieu à ce qu’il semble, qui serait mort pour nous libérer de nos péchés… pas certain que que ça se soit tout à fait passé comme ça et que ça ait tout à fait fonctionné non plus… car il semble rester quelques péchés flottant autour…

quand même un beau symbole que celui de donner sa vie pour sauver les autres… c’est ce qu’on appelle faire don de soi… mais je crois qu’on a  mis beaucoup d’emphase sur la souffrance de Jésus, comparativement à la rédemption et au don de soi… quel chemin de croix que le sien… l’église catholique a d’ailleurs utilisé longtemps la valorisation de la souffrance pour maintenir les gens dans l’ignorance et la petitesse…

c’est pas la croix qui est si importante, c’est le gars dessus !

alors en ce jeudi saint, sortons Pâques de la religion catholique pour lui redonner son sens originel, celui du retour de la vie, du retour à la vie, du réveil de la terre et de l’émergence nouvelle de la joie dans nos coeurs…

joyeuses Pâques, viva Ishtar, happy Easter

illustration:  Moving The Sun To Shine In Dark Places‘s photo.