tension attention

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à winnipeg les nuits sont longues, alors le chroniqueur écrit… sur un air connu…

traduction: la tension est qui on pense devoir être, la relaxation, qui on est… – proverbe chinois (crés chinois va)

cette citation est l’une des quelques-unes dont je vais me rappeler toute ma vie… souvenir utile, souvenir chronique… rappel qui se manifestera sans devoir faire d’effort, seulement en sentant et ressentant mon corps… en effet quand je l’ai lu ceci, mon corps a souri… mon corps a dit oui… mon corps a su et reconnu… enregistré dans le corps – et non seulement dans la tête ces quelques chinoiseries… simple à comprendre mais surtout facile à ressentir…

quand je suis à la bonne place, en fait quand je décide que la place où je suis à chaque moment est la bonne place, la seule où je puis être anyway, ça relaxe…

quand la place où je suis est la la bonne place mais aussi que le moment qui est, donc le bon moment, que dis-je le seul et parfait moment qui puisse être, ça relaxe…

quand je décide que je suis la seule personne que je puisse être, quand j’accepte que quelque chose m’a créé parfait, unique, tel quel… ça relaxe… what I see is what I get  and what I am

quand je décide que ce qui est est, simplement, naturellement, évidemment, ça relaxe…

mais quand j’essaie, quand je veux changer, les choses, la vie, les autres, moi-même, ce qui est, ça tend… ça tend à tendre… ça tend à attendre à remettre à plus tard… quand ça sera comme je le désire et non comme c’est…

quand j’en veux plus, quand je veux que ça soit autrement, quand je veux autre chose, quand j’en veux moins, quand j’en veux encore, quand j’en veux pas ou plus (pus pas plusss), c’est dur, ça force, ça se tend…

et quand j’en peux plus, ça se détend…

quand je lâche, prise, la tension ou la patate, ça se calme et tout redevient parfait, comme ça l’est de temps en temps, de plus en plus souvent… de plus en plus simplement, de plus en plus évident, de plus en plus relaxant… ah this ! welcome home…

la tension, dans le corps et dans la tête, est donc un repère unique pour savoir, connaître et reconnaître la voie juste, la voie à suivre, la voie et le chemin à suivre…

Lorsque tu réalises que le chemin lui-même est le but, que tu es sur le chemin non pas pour atteindre un but mais pour en apprécier toute la beauté et la sagesse, la vie cesse d’être une tâche, devient naturelle et simple, une extase en elle-même.  ~ Nisargadatta via Richard T. Chartier

allez je vous laisse car ce matin, l’aéroport de Montréal m’appelle et ma maison m’attend… le chemin pour tout de suite… ça relaxe…

brûler l’échelle par les deux bouts

62591_604780469549290_1026833917_nquatre-vingt-douzième pop-up /// 13/4/13

traduction : ne brûlez pas vos opportunités…

bonjour lecteurs/trices… le chroniqueur vous a fait faux bond hier, occupé qu’il était à voler de Montréal à Toronto, en passant par Thunder Bay et finalement jusqu’à Winnipeg où j’anime un atelier ce week-end…

c’est vrai que les nuits sont longues ici monsieur Lalonde 😉 longues mais tout de même bonnes… une heure plus tôt dans les Prairies… vous lirez donc cette chronique au moins une heure après que j’aie fini de l’écrire…

intéressant de se promener à St-Boniface et d’entendre du français partout… sympathique… dépaysant… et vous revoici ici, chez-vous ou au café… moi à écrire, vous à me lire… et à regarder les images que je glane ici et là dans les étoiles de l’internet…

dont cette magnifique illustration que j’ai de la difficulté à interpréter avec justesse d’une certaine façon je l’avoue…

car comment savoir avec certitude toujours que le bois que l’on brûle sur le moment pour se réchauffer est en fait des barreaux d’une échelle qui pourrait être plus utile autrement ? pour ça, il faut savoir, percevoir et voir un peu plus loin que le bout de son nez… et bien connaître l’utilité réelle d’une échelle, ce qui n’est pas toujours aussi évident que cela peut sembler… et savoir qu’il y a un mur… et quelque chose de l’autre côté du mur… et que l’échelle peut nous y mener…

car une échelle n’est vraiment utile que si on connait toutes ses fonctionnalités… pour quelqu’un qui a froid, c’est du combustible… pour quelqu’un qui n’en a jamais vu, c’est une drôle d’affaire… elle nous permettra d’aller de grimper et d’aller voir ailleurs seulement si on nous a appris à l’utiliser correctement… et si on nous a donné le goût d’aller voir ailleurs… que si on sait qu’il y a un ailleurs…

par exemple, est-ce qu’on vit totalement pour aujourd’hui, sans voir plus loin, ne pensant pas du tout – ou si peu – à demain ? alors on brûle les barreaux… ou bien épargnons-nous et en garde-t-on un peu en réserve pour plus tard ? au cas où… en met-on de côté pour nos vieux jours ou brûle-t-on tout, tout de suite ?

car on a beau vouloir vivre totalement l’instant présent, brûler la chandelle par les deux bouts, il y aussi en nous un écureuil qui ramasse ses noix plus plus tard, amassant des réserves au cas où… une fourmi qui travaille tout l’été pour ne pas se retrouver dépourvue comme la cigale quand la bise viendra… vivre totalement le moment présent ? OK… mais what about demain ? désolé, du franco-manitobain…

alors comment savoir si un bonheur immédiat ne nous empêche pas de préparer un avenir meilleur, plus juste ? un tien vaut-il mieux que deux tu l’auras ? avenir qui de toute façon n’existe pas car toujours présent cet avenir en devenir… ouf… compliquée la vie à Winnipeg mes ami(e)s…

c’est donc dans cet état de questionnement que je vous offre cette image… et mes interrogations… en vous souhaitant qu’elle vous inspire, qu’elle vous fasse vous questionner, chercher, qu’elle alimente votre quête… comme elle l’a fait pour moi… et qu’elle continue de le faire… et que probablement elle continuera…

alors chantons et dansons… maintenant… et plus tard… et jusqu’au jour de notre passage… de l’autre côté du mur…

et que dire de celle-ci ?

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écrire dans le vide

20823_595775013768783_1221258819_nquatre-vingt-onzième pop-up /// 11/4/13

alors ne pas être lu, ça serait une raison pour ne pas écrire ?

évidemment que non ! on écrit principalement pour s’exprimer, pour dire ce que l’on a à dire… et on verra plus tard si nos mots auront porté… et si personne ne se pointe les deux yeux ni l’une ou l’autre oreille, too bad… on aura eu du fun à s’exprimer… vraiment que des bouteilles à la mer ces mots dits… avant de revenir au silence…

même si on n’écrit pas absolument pour être lu, quand même plaisant de savoir que vos yeux se portent sur mes mots comme ça, en ce moment même… bing !  yé à sentir que votre coeur est touché par le mien… ressentir que mes mots flattent votre âme… et que votre âme se laisse faire… constater grâce aux statistiques de mon blogue que quotidiennement, des gens de partout dans le monde lisent mes mots (ou regardent seulement mes images)… surprenant !  que la cerise sur ce sundae de mots du dimanche… à tous les jours…

mais que vous me lisiez ou non, je vais continuer à écrire tant que les mots me couleront entre les doigts… tant que ma tête va produire du sens… et du non-sens… et du non sensationnel… que du simple… que du humble… que de l’humain… et tant que les idées dansent dansent dansent dans mon esprit, vos yeux pourront s’y joindre… ou pas…

car on écrit principalement pour soi… comme on lit strictement aussi pour soi-même… quoi que parfois si quelqu’un nous demande de lire ce qu’il/elle a écrit, on le fera par générosité… et par curiosité… pour être parfois surpris(e) et bouleversé(e) sans que l’on s’en ait attendu(e)… ou pas…

on écrit pour se connaître, se reconnaître, se découvrir, se livrer, se délester d’ombres connues ou inconnues… pour s’alléger, se désincarner, sortir de soi… extase… on écrit pour se relier, avec les autres ou avec le monde, même se connecter avec le vide… on écrit comme on parle… pour soi… pour rien… on se dit, comme ça…

alors parler pour parler, écrire pour écrire… dire, décrire, lire, relire, s’écrier et entendre… ou pas…

et si nous ne sommes pas entendus, faut-il crier ? crier et s’écrier encore plus fort ? ou  au contraire chuchoter encore plus bas… pour que ceux et celles qui cherchent vraiment puissent nous trouver, nous entendre, nous percevoir, avec les yeux ou les oreilles… pour que seuls ceux et celles qui sont prêts et disponibles à nos mots nous trouvent… et nous retrouvent de fois en fois…

et si je publie du silence, vous, saurez-vous l’entendre ? si je n’écris que des mots à l’encre blanche, des mots transparents, invisibles, les verrez-vous ? les lirez-vous ? si je crie en silence, entendrez-vous ? si je joues ma chanson si doucement qu’elle est à peine audible et perceptible, chanterez-vous ? pourtant, à chaque moment, la vie nous offre ses mots, sa danse, sa prose, sa poésie, son chant, sa chanson… voyons-nous ? entendons-nous ? sentons-nous ? chantons-nous ? dansons-nous ?

et ce que je dis, écris et cries, vous le dites, écrivez et criez aussi… ma ptite voix c’est votre petite voix à vous… une seule petite voix commune en cette grande salle de concert… vous et moi, même ptite voix… vous et moi, même grande voie…

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technojunky

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facebook, twitter, cellulaires, texto, télévision, tablettes, téléphones intelligents, le web at large, nommez-le, on surf dessus un peu, beaucoup, passionnément, trop parfois… on l’utilise, on s’y branche et parfois, on ne peut plus s’en passer… parfois, souvent, on est soudés à l’appareil…

outils de travail pour les un(e)s, moyens de communication pour les autres, ces nouveaux gadgets électroniques de communication sont super pratiques… et un brin addictifs par moment…

je ne sais pas pour vous mais moi, j’y passe une bonne partie de mon temps libre… parfois plus que je ne le voudrais même…

j’y passe du temps notamment pour trouver des illustrations qui pourront inspirer et accompagner mes chroniques, pour alimenter mon blogue et ma page facebook, pour communiquer avec mes ami(e)s et aussi avec mes étudiant(e)s virtuels (je donne un cours universitaire en ligne, eh oui, je suis un e-prof)… je surf aussi dès que je rencontre un terme inconnu et trouve via google, je regarde quelques séries sur tou.tv (car je n’en ai pas une vraie, une télé)… notamment…

heureusement, les madames nues aux gros attributs ne m’intéressent pas, pas plus que ne le font les jeux en ligne, ni les sites de gambling virtuel, ni les sites de rencontre… mais tout de même, arrivent parfois des moments où il est difficile de lâcher la mamelle virtuelle… et je soupçonne que nous sommes quelques-un(e)s dans cette situation…

la cyberdépendance – je sais je sais, un gros mot que nous n’aimons pas et dont nous ne souffrons pas right ?  est un phénomène de plus en plus répandu… et de plus en plus insidieux… je n’ai pas de chiffres précis mais une forte proportion des jeunes sont accros à leur technomachine quelconque… technojunky generation… pas si dramatique comme phénomène, mais préoccupant tout de même parfois… questionnant… intriguant…

pour enseigner et intervenir en toxicomanie depuis plus de 20 ans, je constate un élargissement des comportements compulsifs et addictifs…

initialement, la toxicomanie concernait l’alcool et les drogues (licites et/ou illicites), ensuite sont venus s’y ajouter les jeux de hasard (en chair et en os puis en ligne), puis la nourriture, la sexualité virtuelle, les relations affectives, le travail à outrance (aussi nommé workaholisme)… et depuis une dizaine d’années, on compte dans le lot des manies plus ou toxiques l’utilisation des multiples outils technologiques de communication… décidémment, les comportements de manies toxiques pullulent…

contrairement aux substances psychoactives, ces comportements d’habitude à la base des relations interpersonnelles semblent moins porter préjudice à leurs utilisateurs… les effets secondaires se dissimulent plus facilement, certains étant même intégralement liés au monde du travail…

je ne considère pas la situation pire ou mieux qu’avant, que différente… on parle moins au téléphone, on se texte davantage… on ne s’envoie plus de lettres, on se courielle… on se voit moins en face à face, on se skype… on ne va plus au club vidéo, on s’abonne à netflix et on clenche la série de 12 épisodes en une fin de semaine… pas pire, que différent… mais tout de même questionnant…

très peu d’entre nous nous déclarerons cyberdépendants, moi le premier – j’ai le contrôle quand même 😉 à ne pas me déclarer tel quel… mais quand même… on y est pratiquement à tous les jours, quelques minutes ou quelques heures par jour… c’est d’ailleurs là qu’on se rencontre le plus souvent vous et moi… parfois on se met en auto sevrage pour quelques heures ou quelques jours… mais on sent alors l’appel, le manque…

une jeune étudiante a développé un sondage en ligne dont vous entendrez parler bientôt car un programme spécial sera éventuellement offert dans certains établissements pour les accrochés qui désirent décrocher justement…

vous pouvez compléter ce sondage, très éclairant… ça l’aidera elle dans sa démarche de quête d’information et ça vous éclairera vous aussi sur vos habitudes… ça l’a été pour moi, éclairant…

https://docs.google.com/forms/d/14JeH-xFE-9EWbbWgwBgviiph4PujKtuI_Avb1dXTb48/viewform

et un autre site intéressant :

http://www.centrecyber-aide.com 

on s’en reparle c’est certain…

chut ! écoutez !

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traduction libre : plus tu deviens tranquille, plus tu peux entendre…

entendez-vous ? la petite voix…

entendez-vous ? les dieux qui vous chuchotent à l’oreille…

entendez-vous ? la voix de votre coeur…

entendez-vous ? les extra-terrestres qui tentent de vous contacter…

entendez-vous ? le OM sous-jacent, le son de l’univers, le grand buzz omniprésent…

entendez-vous ? votre âme soeur ou frère qui vous appelle…

entendez-vous ?  le secret de l’univers qui vous est révélé à chaque instant, à l’instant même…

entendez-vous ? en fait, écoutez-vous ?

car on est dur d’oreille vous et moi… pas toujours disponible et ouvert à entendre, ni même à écouter… alors pas évident de s’entendre…

et on est pas toujours tranquille tranquille vous et moi non ?  on a souvent la caboche pleine, souvent des idées plein la tête, plusieurs inquiétudes que l’on nourrit, auxquelles on tient… car qui serions-nous sans nos ptits problèmes ?

êtes-vous capable de simplement vous assoir, calme, au neutre, à ne rien faire ? pour écouter… sans attente… sans but… et simplement écouter…

pourtant simple l’affaire… mais tellement simple que ça en est compliqué… rester avec soi-même… patient(e)… sans mouvement… centré(e)…

tiens quelle bonne idée d’essayer pour quelques minutes… plutôt que de lire une chronique comme on fait souvent…

bonne écoute…

entenderez-vous ?

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forédou et autres tiguidou

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traduction : plus tu deviens fort(e), plus tu seras doux(ce)…

quelle belle image non ?  image qui illustre, en effet, une douce force tranquille, ou une forte douceur… c’est selon…

et, d’expérience, il semble tout à fait juste que plus on ose aller dans sa vulnérabilité, plus on en sort fort(e), grandi(e), solide… plus on ose plonger et puiser dans son ombre, plus notre lumière peut jaillir et briller à nouveau… car ce sont les plus fortes lumières qui produisent les ombres les plus sombres, les plus noires, les plus aveuglantes… passage obligé… gros yin, ptit yang, béding bédang…

le principe de résilience veut que les plus éprouvé(e)s par la vie peuvent aussi devenir les plus fort(e)s, les plus résistant(e)s, les plus tough… coeur brisé deviendra grand… et fort… et aimant… en général et en principe seulement, car il arrive aussi que certain(e)s sortent si brisé(e)s de certaines expériences qu’ils/elles ne peuvent plus plier après avoir autant craqué, cassé… mais parfois si… et parfois pas… et ainsi va la vie…

oser les extrêmes de la vie, pour trouver le milieu… oser se perdre pour retrouver son centre, se retrouver soi-même… oser être seul(e), totalement seul(e), pour pouvoir être avec autrui… oser la solitude et la sécheresse du coeur pour y retrouver tout le jus de la vie, toute son inspiration… oser vivre si totalement qu’en frôlant la mort d’intensité, on extrait tout le jus de la vie…

vieillir de corps et rester jeune d’esprit, être témoin du temps qui passe et garder le contact avec l’enfant qui vit en soi, qui vivra éternellement… l’enfant qui n’est jamais né, qui ne mourra jamais… l’enfant qui vit depuis toujours et qui ne mourra pas… vivre des expériences éprouvantes et conserver sa capacité d’émerveillement… aller dans le laid pour connaître le beau… aller dans le beau pour apprécier le laid… aller dans le laid et le beau pour ne plus faire de différence, ne plus distinguer, ne plus discriminer…

la vie la mort, que les deux extrêmes du même chemin, que les deux bouts du même grand voyage… la vie comme début de la mort, la mort comme passage vers une autre vie, vers d’autres vies, vers plus de vie… la vie la vie… la vie la mort… encore et toujours la vie, même et surtout dans la mort, la vie la vie même et surtout malgré la mort la mort… vivre et mourir, gagner sa vie, vivre à mort…

pas de printemps sans hiver… pas d’hiver sans automne…  pas d’automne sans été… et pas d’été sans printemps… et valsent les saisons, et tournent les portent battantes des divers temps de la vie… passent les étapes… le printemps maintenant, le printemps tout le temps…

tous ces extrêmes, toutes ces apparentes contradictions se rassemblent, ne font qu’un, se fondent en un…  tout se fond en un tout au fond… qu’apparente cette dualité car au fond… au fond du chaudron, qu’une même et grande soupe, une même et grande vie, qu’une même et grande existence qui vit, qui bouille, qui mijotte… que des perceptions différentes, qu’un semblant de différence car au fond, une seule vie…

et nous sommes tous et toutes ensemble dans cette grande marmite… le bonheur des un(e)s c’est le bonheur des autres… en fait ni un, ni autre, que nous… nous tous, nous toutes… ensemble, uni(e)s, together… forever… advitam aeternam…

hommes et femmes de bonne volonté, êtres humains d’intentions pures, ensemble… malgré les forces et les faiblesses, malgré les faiblesses et les bassesses, tous des dieux, toutes des déesses…

un seul et même grand bonheur duquel naît la compassion, l’empathie et la solidarité… ni mon bien ou le tien, que le bien, notre bien, notre bien commun, le bien commun… que certain(e)s contribuent à faire grandir, alos que d’autres le dilapident… ainsi va la vie…

tout est dans tout, tout est au bout et l’arbre est dans ses feuilles maridondondé… excusez-là…

quelqu’un, personne, amour et autres douceurs du coeur

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traduction libre : les «bonnes» relations ne se produisent pas par magie… elles demandent du temps, de la patience et deux personnes qui veulent vraiment être ensemble…

tiens, tant qu’à être parti sur le thème de la relation intime ce matin, pourquoi ne pas continuer… car l’amour, toujours l’amour… et avec le temps qu’il fait dehors aujourd’hui, les ptits coeurs dégèlent… ah ce printemps si doux, temps si doux pour le coeur… fait trop beau, la vie veut  aimer…

d’ailleurs j’aime cette image qui veut qu’après une peine d’amour, snif snif, notre coeur ait besoin d’un repos, une sorte d’hiver sentimental… pour geler les vieilles blessures pour quelques mois, engourdir les bleus au coeur… revenir à soi… et simplement survivre parfois… ensevelir le coeur d’une grande et blanche couche de pureté immaculée et se détendre…

baume émotionnel que le soleil du printemps viendra dégourdir et faire fondre et disparaître et soulever… oussssh… comme la passion de l’amour… fonte qui peut réactiver toutefois certaines vieilles blessures oubliées ou refoulées…

c’est pourquoi l’amour est parfois aigre-doux… on le veut et on le craint car il contient des surprises, des apprentissages, une visite des ptits racoins du coeur, des leçons en devenir… toute nouvelle relation réveille en effet les fragilités du coeur… mais l’amour est plus fort que tout… alors l’amour comme médecine ultime, l’amour comme antiseptique pour les sceptiques du coeur… et le courage qu’apporte cet amour… on ne peut guérir les vieilles blessures relationnelles qu’en retournant dans le sous-sol du coeur… et en osant l’amour de nouveau…

aie ! vous avez été nombreux(ses) à liker mon texte de ce matin… je vous sens romantiques vous aussi mes tourtereaux/elles…… on aime ça l’amour quand même non ? touché le chroniqueur que vous soyez touché(e) pour lui… thanks lecteurs/trices

encore écrire sur l’amour car en plus ce matin, je suis un peu passé à côté de mon thème central… ce thème central étant l’affirmation j’ai rencontré quelqu’un… cette expression parle fort… j’ai rencontré quelqu’un… 

sentez-vous vous aussi les multiples sous-entendus et implications que recèle cette expression ? qui peut varier tellement selon les contextes… et les bouches par lesquelles elle est prononcée, de même que des oreilles qui la reçoivent… quelqu’un n’est pas n’importe qui…

ce quelqu’un en question peut par exemple sous-tendre : est-il ou est-elle LE ou LA quelqu’un tant attendu(e) ?

si un(e) ex vous annonce j’ai rencontré quelqu’un, ça signifie oublie moi, fais ta vie, laisse moi aller, ton chien est mort… le dernier clou dans la relation qui fut qui vient de s’enfoncer…

si c’est votre amoureux/euse actuel(le) qui vous l’annonce, ouch, quasi mortel…

si un ou une ami(e) vous dit j’ai rencontré quelqu’un, vous serez probablement heureux/se pour lui/elle… toutefois si c’est quelqu’un qui vous intéressait et sur qui vos yeux se portaient en tant que quelqu’un potentiel, ça va vous pincer un peu le coeur…

dans j’ai rencontré quelqu’un, le mot clé n’est pas rencontré, c’est le quelqu’un… le quelqu’un en question est tout sauf banal… quelqu’un est spécial, porteur(se) d’espoir amoureux, d’avenir à deux (pour un bout du moins)… une personne qui a clairement un effet particulier sur nous… quelqu’un avec qui on vivra quelque chose… une personne qui se démarque des sept autres milliards de quelqu’uns… pas un simple quelqu’un parmi les autres, tout simplement quelqu’un… ou quelqu’une of course

et quand on dit : ça c’est quelqu’un, ce quelqu’un n’est pas n’importe qui…

et être quelqu’un… pour un(e) autre… touchant…nourrissant… et un peu épeurant… mais surtout stimulant, excitant, nourrissant… qui peut parfois nous sortir de nous-même… mais la vie se chargera de nous ramener à bon port…

être quelqu’un ou devenir personne… là est l’une des nombreuses questions… et intéressant dilemne pour nous Bouddhas en devenir…

en effet… être quelqu’un ou n’être plus rien… être ou ne pas être… quelqu’un… n’être rien d’autre que la vie,  être toute la vie… ne plus être personne et devenir le monde… personne, quelqu’un, amen…

anyway, tous les quelqu’uns ne sont pas égaux…

j’ai rencontré quelqu’un

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traduction : telle une grande tempête, tous les deux, nous secouons l’arbre de la vie  jusqu’aux plus profondes fibres de ses racines… – Pablo Neruda (via raising ecstasy)

petit coming out personnel ce matin… le chroniqueur a rencontré quelqu’un… et dans ce cas-ci, quelqu’un veut dire vraiment pas n’importe qui… en fait il a rencontré une quelqu’une le chroniqueur… salut la belle… une belle quelqu’une, en dedans et en dehors… avec beaucoup de caractère, une forte personnalité – comme moi… donc pas reposante mais vraie, intense, créatrice, un brin frondeuse et très très vivante… unique et racée la madame en question… et le monsieur aime… 😉  like like like… non plus que ça… love love love…

je vous passe les détails de ma vie amoureuse mais cette rencontre est juste et bonne… elle est confrontante, prenante et nourrissante… elle arrive au bon moment pour nous deux dans cette vie… c’est le propre des relations importantes, elle semblent arriver au bon moment… mystérieux ce sens du timing que la vie sait manifester…

car tout est question de synchronicité dans cette belle et grande vie… on dirait que parfois les bonnes personnes se rencontrent au mauvais moment ou encore deux personnes sont disponibles en même temps mais quelque chose cloche… dans ce cas-ci, le timing est justejusqu’à maintenant, très éclairant pour les deux cette rencontre… intense et révélatrice… guérissante pour les deux…

l’amour, toujours l’amour… toujours si riches les relations hein ?  miroirs uniques de notre âme… et elles nous montrent nos zones les plus sensibles, notre capacité d’ouvrir notre coeur… et de le refermer aussi quand ça chauffe… mais surtout de le réouvrir… encore et encore… oui je le veux, être ouvert et disponible pour une autre… me laisser être vu… et voir l’autre pour ce qu’elle est, et non plus lui projeter mes peurs et mes fantasmes en pleine face…

d’une relation à l’autre, nous ramenons nos relations antérieures au sein de la nouvelle… alors tout ce qui n’a pas été clairé auparavant demandera, que dis-je exigera, résolution… sinon bienvenue rock n roll… et I love rock n roll

car à chaque fois, à chaque nouvelle relation, nous nettoyons nos relations passées… chaque nouvelle relation nous offre l’occasion de raffiner notre capacité de dire à l’autre précisément ce qui est dans notre coeur… d’ouvrir, de guérir, de se laisser voir, écouter, comprendre, se mettre à la place de l’autre… face à face, coeur à coeur… et garder le coeur ouvert…

certaines relations sont fondatrices… n’en ai vécu que quelques-unes comme ça dans la vie… celle-ci me semble vouloir l’être… la lune de miel a été de courte durée, ce que je considère sain car je n’ai jamais connu un tel départ sur les chapeaux de roue… du vrai stuff ce début de relation…

de gros enjeux ont déjà été abordés… et nettoyés… ça a shaké, ça a brassé sérieusement déjà mais ça a tenu… et ça continue… et j’ai envie de plonger… et elle aussi… envie de s’engager avec la madame le chroniqueur… on est chum et blonde…

même si elle est encore jeune, cette relation nous a déjà amené tous les deux dans des zones qui auraient pu nous faire lâcher la patate déjà aussi tôt dans la relation… mais on est restés… et on est passés à-travers… et la relation n’en est que plus vraie, et plus vivante et plus forte malgré sa courte longévité… flyée mais groundée

le chroniqueur a des ailes au coeur en ce début de printemps… je m’étais fait à l’idée que les relations, c’était peut-être terminé pour moi… j’étais prêt à vivre un célibat prolongé car de mieux en mieux en moi avec moi… autonome de coeur… et pouf ! la vie m’amène cette rencontre unique… surprise ! belle surprise…

ne vous en faites pas, je ne vous rapporterai pas quotidiennement toutes mes péripéties du coeur… mais j’avais envie de dire au monde que mon coeur est heureux… content content le ptit coeur du chroniqueur… et les doigts veulent se délier… et voleter… et se laisser aller… jusqu’au monde, jusqu’à vous…

allez bon printemps… et amor amor amor à vous…

écrire est un must et lire un plaisir

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chronique torontienne… maudit que c’est gros Toronto ! mais le chroniqueur n’y perd pas ses mots… alors des mots quand même, des mots de Toronto, des mots de trop, pronto…
si parler est un besoin, écrire est un must… et si écouter est un art, lire est un plaisir…pas important où je suis, comment je me sens, où je vais ou je me trouve, même quand je me perds, en fait surtout quand je me perds, j’ai besoin d’écrire pour me retrouver comme d’autres semblent avoir besoin de parler…écrire pour me dire, pour me comprendre, pour voir plus clair… voir plus clair en moi, à Val-David, Montréal ou Toronto… écrire pour ventiler, écrire pour faire de l’air, écrire et fendre l’air avec la langue de bois… faire de l’air en moi, faire de l’air autour… fendre l’air en moi, brûler la langue de bois… se faire des échardes sur le bout de la langue… en glaise ou en bois… en soie ou dans le vinaigre…

dire, se dire, s’écrire et se livrer, se dire et s’écrier… en vidant l’encrier… ou en tapant sur un clavier…

dire dire dire… pour le meilleur et pour le dire… dire dire dire grâce aux mots, mais surtout grâce à l’espace entre les mots… charger de sens le silence brodant les mots, le silence liant les mots… car le mystère se trouve entre les mots… à travers le mots… derrière chaque lettre se cache du sens… et du mystère… le voyez-vous ?

car si écouter est un art, lire en est tout autant un… savoir décoder, lire entre les lignes, saisir les nuances cachées dans et entre les mots… sentir les mots qui dansent à nos yeux… car certains mots ne se donnent pas, ils doivent être gagnés… les miens entre autres ne sont pas gratuits même s’ils ne goûtent rien…

j’aime les investir de divers sens les mots… les mots, mes mots ou vos mots… car si moi j’en fais ce que j’en peux, vous vous en faites ce que vous voulez…

si j’aime les charger de sens les mots, vous, vous pouvez les déformer, les réformer… j’aime jouer avec les mots pour qu’ils disent quelque chose de différent à chacun(e)… et ça marche, vous ne comprenez pas personne la même chose que les autres… ah ah ! même moi je ne comprends pas ce que je veux dire…

mais si écouter est un art, lire l’est tout autant… en fait écrire est à dire ce que lire est à l’écoute… oui la lecture est de l’écoute d’yeux…. et les mots s’égouttent l’un après l’autre, plouc plouc comme les gouttes… le supplice de la goutte chinoise, mots par mots… les mots se livrent et ennivrent… lisez pour entendre… il faut soufflir pour délire… salut marc, salut sol roi des calembours…

espacer les mots de silence, les agrémenter de sens à deux têtes, double sens, triple plaisir… écrire et rire les mots, les dire avec humour, avec amour, avec passion… avoir la passion des mots comme d’autres l’ont des gens… avoir la passion des mots comme d’autres l’ont pour les maux des autres… écouter pour guérir, dire pour délier la langue et le coeur, lire pour délirer les yeux et l’ardeur…

délire de mots, mots sans sens, mots pleins de sens… double sens, sens unique… mots sensés, mots déjantés, mots dits, tous les ptits mots dits… ne pas dire trop vite ce qui veut se dire, ce qui veut se lire… des mots offerts, des mots saisis, au vol ou au sol… et gobelet…paf ! à terre mes mots… pas grave, ils se relèveront d’eux-mêmes…

car les mots finissent toujours par triompher, surtout au royaume du silence… en fait seulement au royaume du silence les mots peuvent-ils être compris… car si on ne connait le silence, le vrai, celui qui dépasse les mots, on ne peut vraiment entendre… ni lire… ni dire… développer le silence pour être en mesure de lire, de dire et d’entendre les sens entre les mots, les murmures du coeur…

car quand on écrit, pas besoin de crier ni de s’écrier… même pas besoin d’encrier… qu’un clavier… mais beaucoup de doigté… que besoin d’écrire doucement comme on chuchotte, qu’écrire subtilement comme on chatouille l’âme et les yeux qui toucheront ces mots… donc des mots doux pour vos yeux à vous… des mots de moi à vous… que vous recevrez comme bon vous semble…

et bla bla bla… chute de mots…

allez, toronto m’appelle… an anglais mes mots aujourd’hui…

changer les choses

215622_273910349401119_2085287414_nquatre-vingt-quatrième pop-up /// 5/4/13

traduction : est-ce que j’ose déranger l’univers ?

petit son de vie du chroniqueur, en route vers Toronto pour le week-end… tout de même, ptit son de vie from the road… chronique mobile… un peu plus tard que d’habitude mais vieux motard qui jammait…

cette citation me parle depuis longtemps et j’attendais le bon moment… et now est le bon moment… pas que j’aie tant à dire sur le sujet mais néanmoins, je sens que c’est le bon moment…

car la question est confrontante tout de même non ?  avons-nous le courage d’être soi-même ? de dire sa vérité ? de déranger l’ordre établi ? de transformer notre indignation en actions de transformation ? de se tenir debout pour défendre ses convictions tout en étant prêt(e) à changer d’idée si les commentaires des gens font sens et élargissent notre point de vue?

ces temps-ci, plusieurs choses sont dérangeantes autour de nous dans l’actualité… corruption, fraudes fiscales, blanchiment d’argent, paradis fiscaux, resserrement des programmes sociaux, non-respect des droits des femmes… différentes violations contre l’environnement… mettez-en… la liste est longue…

et c’est sans parler de ce qui peut nous déranger en nous-même…

alors saurons-nous utiliser cette source de grand dérangement interne et externe pour dynamiser nos intentions et nos actions ? nous mettre le feu aux… poudres et changer les choses ? temps de marcher notre parole…

je pense notamment à Claude Robinson qui se bat depuis des années contre des hordes d’avocats pour défendre ses droits d’auteurs honteusement violés par Cinar ?

http://clauderobinson.org/le-fonds-en-appui-a-claude-robinson-est-a-sec/

je pense aussi à la réforme de l’assurance emploi qui n’a tout simplement pas d’allure et qui vient bouleverser la vie des gens sans respect humain ni délicatesse…

http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201304/04/01-4637760-un-spectacle-contre-la-reforme-de-lassurance-emploi.php

je pense aussi aux multiples personnes dont les droits sont violés partout dans le monde..

http://www.amnistie.ca/site/

que pouvons-nous faire ?  que faisons-nous ? que ferons-nous ? yes sir qu’on va déranger l’univers !

on reçoit des tonnes de nouvelles, la plupart mauvaises et négatives et on doit accuser les coups sans broncher ? no way José ! temps de changer les choses… temps de faire quelque chose, même si on sait pas encore quoi… motivé(e)s par cette indignation, cette résistance aux changements non-humains qui bafouent les droits de nos concitoyen(ne)s, on va brasser la cage… la notre et celle des autres.. les cages qui emprisonnent, qui limitent, qui gardent petit et petite…

temps de se retrousser les manches et de voir ce que l’on peut faire pour changer les choses, en commençant autour de soi… par des petites choses, des actions simples et concrètes… des choses à niveau humain…

oui définitivement, c’est le temps de déranger l’univers…

allez, la route m’appelle…

bon week-end…