parler clair, baisser le ton et écrire tout bas

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quarante-cinquième pop-up /// 7/3/13

traduction maison: n’élève pas la voix, précise ton argumentation…

si on doit parler fort ou convaincre ou crier, c’est que le message ne passe pas… et si le message ne passe, c’est alors notre responsabilité personnelle d’être plus clair(e), plus précis(e)… ou se de la fermer… ou de changer d’auditoire… car ce n’est pas tout le monde qui est prêt ou disposé à entendre ce que l’on a à dire… et ce n’est pas toujours nécessaire de tout communiquer… je dis donc je suis ?

une question que cette citation soulève est : est-ce que ce que j’ai à dire est si important à communiquer ? car si j’applique cette question à moi-même et à la publication de ces chroniques, ça me porte à me demander ce qui me motive à écrire sur la place publique…

pourquoi est-ce que je sens important, depuis un an déjà, de poster ces mots quotidiens qui me sortent de la tête et du coeur ? ai-je tant besoin d’être lu ? d’être compris ? ai-je tant besoin d’yeux extérieurs pour me donner vie ? ai-je seulement un message à passer ? si c’est le cas, quel est-il ? et-pourquoi ? pour qui ? pourtant, pas essentiel il me semble d’obtenir les réponses à ces questions mais ces questions se posent… pour moi du moins… à vous en plus…

car inévitablement, en postant mes mots sur la place publique, je serai inévitablement incompris ou mal compris par plusieurs paires d’yeux qui se posent sur mes mots – qui ne sont plus vraiment mes mots de toute façon lorsque vous les lisez… je serai aussi contesté, challengé par des commentaires de lecteurs/trices… mais je ne compte pas élever le ton…

donc pourquoi j’écris alors ? est-ce que le fait d’être lu, compris et d’avoir un impact fait en sorte que mon message devient plus clair pour moi ? est-ce que le fait d’être lu me donne ou me redonne vie ? me fait me sentir plus vivant ? me fait me sentir utile ? en connexion ? est-ce que d’écrire comme ça fait de moi un écrivain ? et si oui, pourquoi est-ce que je veux tant être et devenir un écrivain ? pour ne plus être rien ? pour avoir une raison de vivre ?  pour me donner un statut social/personnel ? simplement parce que ça sort ?

comme vous voyez, petit midi de questionnement…

et tiens, voici un début de réponse…

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traduction maison: le solitude ne résulte pas du fait de ne pas avoir de gens autour de soi, mais plutôt du fait de ne pas être capable de communiquer les choses qui sont importantes pour vous… 

ça y est, le chronicoeur devient un peu fêlé, il se répond à lui-même à l’aide de citations… mais je dois avouer que cette citation répond un peu à mes questionnements, elle les éclaire…

et ça fait en sorte que je n’ai pas besoin de hausser le ton pour me comprendre moi-même, seulement lire les yeux ouverts plus grands et l’esprit ouvert full house… 

et vous ?

allez, bon jeudi !

pensez-y pensez-y pas pensez-y bien

165964_549160251784048_58441845_nquarante-cinquième pop-up /// 7/3/13

traduction maison : ne croyez pas tout ce que vous pensez… et j’ajouterais : ne pensez pas trop à ce que vous croyez… 

en fait, ne pensons ni ne croyons pas trop, tout simplement, tout bonnement… l’idée serait peut-être de laisser penser se faire… laisser les pensées aller… et laissons le bon temps rouler… don’t think twice it’s all right, don’t worry be happy… pensez-y… ou pas…

dondainelaridainematapatalimatoumatantaloumarimatoumatapatalimatoumatantaloumarimatoularidé… excusez-là…

mais tant qu’à penser, aussi penser en pâté chinois, penser bouilli pour les chats, aussi bien jouer avec les mots et faire simple… penser pour penser… car peu importe le contenu, penser c’est penser… penser à des niaiseries ou pensées à de grandes révélations, penser c’est penser… penser c’est dépassé…

l’idée ? observez le flot de pensées sans s’y accrocher, sans les combattre non plus, car alors ce sont elles qui vont gagner… plus fortes que nous ces pensées… KO les pensées… désolé mais rien à y faire, rien à y changer… 1-0 pour les pensées… la preuve ? chronique pensée, pensées chroniques, pensées tout court… pensées toujours…

chronique juste pour évacuer un peu du flot des pensées de la nuit, liquider l’overflow des pensées venues de l’au-delà… pensées comme les fleurs, bienvenue sur la rue des pensées… pensées nauséabondes, pensées abondantes, pensées douces et séduisantes, mais pensées quand même…

dondainelaridainematapatalimatoumatantaloumarimatoumatapatalimatoumatantaloumarimatoularidé… excusez-là…

si on se donne le droit de laisser les pensées être, simplement, sans jugement, sans les croire ni les favoriser ni les combattre, elles ne sont que pensées… innoffensives, défilantes, coulantes, flowantes… un flot de pensées qui coule en nous, qui découle de qui nous avons été et avons fait… vivre et laisser vivre, penser et laisser se penser les pensées…

des pensées qui viennent de nulle part et qui retournent vers nulle part… des pensées qui naissent en nous et qui meurent back en nous… car oui on dit que toute pensée nait en nous et meurt en nous… ça s’allume en nous et ça s’y éteint tout autant… pensées pensées pensées, nous nous nous… nous sommes une vraie shoppe à pensées… probablement la machine la plus efficace au monde… day in day out, les pensées… 7/7, 24/24…

un diction affirme que nous sommes ce que nous pensons… moi je n’achète pas ça… pas envie d’être ce que je pense… du moins je pense… pas envie de croire à rien mais envie de penser à tout… parfois apeurant de voir ce qui prend place en notre mental hein ?

si le monde savait ce que l’on pense, ça serait gênant parfois… en tous cas moi je sais ce que vous pensez, vous ne pouvez rien me cacher… je vois dans votre ptite tête… comme moi non plus je ne peux rien vous cacher… vous me savez, me connaissez… vous voyez dans la ptite mienne aussi… j’ai des pensées tout le tour de la tête… et les yeux plus grands que la panse, et la pensée…

alors plutôt dévoiler le contenu de la ptite mienne que de refouler… et bla bla bla et bla bla bla…

penser comme on respire, penser comme on soupire, penser et on aspire à ne plus penser car penser expire, pensée empire et rend pire… penser ? est-ce pire que de ne pas penser ? pensez-y… ou surtout pensez-y pas… 

cette chronique n’est qu’une non-pensée, cré-moé, cré moé pas…

dondainelaridainematapatalimatoumatantaloumarimatoumatapatalimatoumatantaloumarimatoularidé… excusez-là…

overdose d’amour de soi

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quarante-cinquième pop-up /// 6/3/13

c’est le printemps, la saison de l’amour de soi !  amor amor amor… de soi…

vous, vous aimez-vous ? êtes-vous capable de vous aimer vous-même ? aimez-vous qui vous êtes, ce que vous faites et comment vous le faites ? vous soutenez-vous à l’interne ? vous huggez-vous de l’intérieur ? vous brassez-vous quand vous vous apitoyez sur votre sort, sur vous-même et quand vous vous nourrissez à la misère ? vous prenez-vous dans vos propres bras quand vous êtes mou/molle et avez besoin ? vous aidez-vous vous-même lorsque nécessaire ? êtes-vous bienveillant(e) avec vous-même ?

moi ça commence, ça s’en vient… ça rentre, ça se bâtit, ça prend forme, ça s’empile, ça s’accumule, ça se passe… lentement, doucement, tranquillement mais sûrement… parfois durement mais toujours et maintenant et encore, amoureusement, inévitablement… totalement et follement…

s’aimer soi-même, aimer son ptit moi ou son grand soi, semble si simple et pourtant, pourtant… la job d’une vie apprendre à s’aimer, un peu plus à chaque jour, à tous les jours… évident en théorie, mais parfois ardu et challengeant en pratique… mais la scène est mise et le jeu se déroule…

s’aimer, essentiel et évident car comment aimer quiconque autre que soi davantage que soi-même ? on est le premier pas vers le reste du monde… notre relation avec le reste de la création ne peut s’élaborer qu’à partir de soi-même… en fait nous sommes le monde… le reflet qui est renvoyé n’est que notre perception de nous-même… we are what we think… et j’aime le monde comme je m’aime moi-même… monter en amour avec soi…

donc apprendre à s’aimer, beau défi… car la vie nous met constamment au test… en nous plaçant dans des situations parfois aimantes, parfois repoussantes, parfois éprouvantes, parfois amourantes, parfois doulourantes… l’amour nous hante…cette grande charmante…

s’aimer, s’aimer, pas une raison d’avoir peur  de soi ça ! s’aimer ça ne fait que du bien, ça ne peut que nous nourrir, nous animer, nous motiver, nous guider… l’amour appelle l’amour et où est-ce que ça peut commencer ailleurs qu’en soi ? nous sommes la source d’amour du monde entier, le réservoir d’amour mondial, la tank à gaz universelle de l’amour… accepter l’amour de soi pour soi… pas le choix… premier commandement…

ça sonne si facile s’aimer soi-même mais pourtant… pas toujours évident… hen ? on a un tel passé de valorisation de la souffrance pour gagner son ciel, une tel déficit d’amour de soi collectif, une telle estime de soi pas toujours glorieuse… mais ça change avec le temps… on apprend… à s’en donner, à soi ou aux autres, à en prendre de la vie, à lui en donner, lui en redonner… sans penser, sans compter, sans regarder à la dépense… s’aimer jusqu’à la mort… amor amor amor à mort…

mais l’amour fait peur aussi… l’amour rend fou, l’amour rend doux… dou bi dou bi dou… l’amour est tout… alors aimez-vous ! oui vous, juste pour vous, car vous c’est les autres…

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le seul remède à l’amour de soi est de s’aimer encore plus… citation de source oubliée adaptée pour les besoins de la cause…

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as above so below

625465_435577903192909_1659779827_nquarante-quatrième pop-up /// 6/3/13

traduction maison : peut-être que vous cherchez dans les branches ce qui ne peut que se trouver dans les racines… cré Rumi… toujours aussi juste et pertinent…

mais quand même, pas si évident ni toujours invitant d’aller fouiller dans ses racines… c’est salissant, faut creuser, tasser la terre, gratter les roches, nettoyer les racines, tirer, forcer, se mettre à genoux et les deux mains dedans, se crotter les ongles pour se décrotter l’âme…

fouiller dans ses racines, ça veut dire aller en profondeur, dans le noir, dans le plus profond du trou du beigne en soi, quand dans le fond, tout ce que l’on veut, c’est s’élever au-dessus de la mêlée, s’assoir sur une branche de l’arbre et chanter, aller voler avec les oiseaux, se percher sur une branche et observer le panorama, jouer dans le rose pas dans le noir, la tête dans les nuages, flirter avec les anges…

fouiller dans les racines, ça demande aussi d’aller jouer dans nos peurs, de danser avec nos ombres, retourner dans notre passé, redécouvrir ses fondations… ça demande de retourner en arrière, nettoyer, clairer, s’assurer qua la maladie n’est pas pognée dans la base, que la base est saine, sinon le tronc sera atteint éventuellement… les feuilles que l’on voit puisent directement leur nourriture dans la terre par les racines…

mais pour connaître nos racines, faut creuser en soi, faut faire la job de bras… si on veut plus tard jouir d’un arbre sain, cueillir des fruits juteux, apprécier des fleurs merveilleuses…

pour avoir creuser dans mes racines justement au cours des dernières années, pour m’être sali les mains en masse à brasser le compost, à tâter le terreau, je suis bien heureux du travail de jardinage accompli…

soulagé que le moment présent soit plus dégagé, plus calme… que le gros du dérochage et du nettoyage de terrain soit fait… car ça prend du courage pour aller au fond des racines, oser couper ce qui n’est plus sain… car se couper de ses racines, ça fait mal parfois… ça demande du détachement, ça engendre du déracinement… mais pour que l’arbre pousse plus sainement, il faut ce qui faut…

et ce qui se faut n’est pas toujours logique, ni rationnel, ni prévisible, ni agréable… quand on se met à creuser, on ne sait pas ce que l’on va finir par trouver… car on ne choisit pas ce que l’on va trouver dans le noir, sous la terre, dans le tas de racines entremêlées les unes aux autres, les unes avec les autres…

parfois les surprises sont surprenantes, ce qui n’est pas peu dire… on ne trouve pas toujours ce que l’on cherche, sinon on n’aurait probablement pas entrepris la quête en premier lieu… on commence à chercher avec sa tête, avec une idée quelconque et on finit par se rendre compte que l’on ne peut trouver qu’avec son coeur et que la quête sera longue et pénible apr moment…

on commence en cherchant du sens, mais on finit par trouver du chaos… mais un chaos organique qui a son propre sens, sa propre raison naturelle… un chaos que la raison ne connaît pas mais que le coeur reconnaît… une source qui nous ramène au berceau, à la maison… car les racines puisent toutes à la même source… droit au coeur…

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rumi bis… la raison est inutile dans l’expression de l’amour…

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le seul remède à l’amour est d’aimer encore plus… alors creuser, creuser…

embrasser nos peurs

541419_613786808634757_694240383_nquarante-troisième pop-up /// 5/3/13

traduction maison : je suis né quand j’ai finalement pu aimer tout ce dont j’avais peur…

sacrées peurs… les embrasser ces peurs, les enlacer, leur faire face, les confronter, les braver et même les baver un peu… un bavage solidaire et fraternel… un bavage brave… un peu téméraire…

la peur est un indicateur de défi, un détecteur de dépassement, un repère de vie… une invitation à devenir plus grand(e) que soi… à prendre de l’expansion car l’autre côté de la peur, il y a qui on deviendra… face à la peur, on peut figer, se battre ou fuir… pas toujours évident à discerner…

personnellement, j’ai tendance à les affronter mes peurs…

peur de me dévoiler ? je vous ponds des chroniques personnelles en provenance de mes trippes sans trop de censure… vertige et peur de la hauteur ? je saute en bungee (voir vidéo)… peur de la solitude ? je reste chez moi depuis un an et je marine dans mon jus… peur de l’intimité ? j’invite la vie à m’envoyer une compagne qui va venir me challenger le monde affectif… peur d’être heureux ? j’ose y aller totalement dès maintenant…

on dit que l’opposé de la peur n’est pas le courage mais l’amour… je n’ai pas encore totalement figurer celle-là complètement moi… mais je crois que la plus grande des peurs est celle de nous-même… oser être soi, tel qu’on est, simplement, sans masque, ni prétention ni camouflage de l’âme…

car oui personnellement je crois qu’on est la personne, l’affaire, la chose dont on a le plus peur dans la vie… grosse grosse peur de soi-même… la source de peur fondamentale réside en nous…

peur d’être heureux le chronicoeur, peur d’être total, peur d’affirmer particulièrement sa vérité quand elle va contre l’opinion dominante ou celle des gens que l’on aime… peur de prendre des risques… peur de dire ce que l’on veut, ce que l’on aime, peur de dire ce que l’on ne veut pas, ne veut plus, ce que l’on aime pas ou plus ou encore plus… peur de dire à ceux et celles q’on aime qu’on les aime… peur de s’accepter dans toutes ses facettes, surtout les moins belles, les moins glorieuses…

mais la plupart du temps, je crois que l’on a peur d’avoir peur… cette peur insaisissable, cette peur qui peut venir de nulle part, de partout, une peur omniprésente qui vit en nous pourtant, tout le temps… une peur invisible, toujours flottante autour, toujours menaçante en nous…

et peut-être aussi que la peur ultime est la peur de la mort… cette grande inconnue… notre destination finale… ce grand passage au bout du tunnel qui exigera de nous de quitter ce corps, véhicule dans lequel prennent place toutes nos expériences… expérience qui nous séparera de ceux et de celles qu’on aime, expérience qui nous ramènera dans le grand vide, dans l’immense tout, plein de vide et d’inconnu… inconnu, invisible imprévisible…

et vous, comment elles vont vos peurs ?

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=XHsmPVI15S4#!

this too shall pass

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quarante-deuxième pop-up /// 4/3/13

hier j’ai reçu un message d’une personne qui vit quelque chose de difficile ces temps-ci… une crise existentielle suite à une séparation… elle m’a écrit car elle lit mes chroniques depuis un bout et sait que la dernière année fut décapante pour moi, ce dont je ne me suis pas caché… mais ça a passé pour moi… pour le moment… car certaines boîtes ont plusieurs doubles fonds… et probablement que ça passera aussi pour elle…

mais que puis-je lui dire pour l’aider ? que ça va passer ? que dieu va prendre soin de ses problèmes si elle les lui confie ? de prendre son mal en patience ? de penser à d’autres qui vivent des situations bien pires ? bla bla bla… en effet, pas simple de réconforter quelqu’un qui vit un gros motton… qui tourne un coin pas rond…

car lorsque les gens souffrent par en dedans (d’ailleurs où peut-on souffrir ailleurs ?) il n’y a pas grand chose à faire d’autre que d’attendre que ça passe… de respirer, de prendre soin de soi, d’être tolérant(e), patient(e), bienveillant(e)… de s’offrir de petits plaisirs entre les moments intenses… et surtout ne pas avoir trop hâte que ça change… car les choses prennent leur temps… et le notre… et une partie de nous…

lorsque l’on vit un passage difficile, souvent dur dur d’apprécier la richesse du moment, la nécessité du passage obligé… on a souvent hâte que ça ca passe… ce que c’est toujours en train de faire, mais pas toujours aussi vite qu’on le voudrait…

car ces foutus temps durs prennent leur temps lorsqu’ils nous délestent de nos vieilles croyances, de vieux comportements et schèmes de pensée qui, s’ils ont été nécessaires jadis, sont dorénavant passés date… alors il faut laisser aller… toujours pour le mieux… mais ça on ne le voit que difficilement et pas toujours clairement quand on est dans le trou…

mais entre le temps où on laisse aller les vieux vêtements couvrant notre âme et le moment où les nouveaux habits arriveront, le moment quand le motton passe, il y a un grand vide… un énorme vide… plus rien à quoi s’accrocher… un gros rien dans lequel on baigne, dans lequel on aura mal si on daigne y plonger… voyage au centre de son trou de beigne intérieur… mais pas rieur du tout le trou quand on s’y trouve…

alors que faire dans le coeur du moment difficile ? rien… sinon plonger… dire oui… embrasser la crise… y sauter à deux pieds… joints ou écartillés… prendre le taureau par les cornes et y faire face… danser avec… pleurer, questionner la source du bobo, la suivre… se tordre de douleur s’il le faut même si on ne le veut pas, souffrir puisque parfois il le faut aussi semble-t-il… pas seulement pour être bel(le), aussi pour être bien, pour être mieux, pour être soi…

peut-être que l’un des remèdes consiste aussi à prier ? à demander de l’aide, à tomber… pour éventuellement mieux se relever… ou pas…

la personne en question souffre suite à une séparation… elle s’ennuie, résiste au changement, est fâchée, veut retourner en arrière… bon chance ! et dit qu’elle ne devrait pas manquer l’autre… qu’elle devrait être forte… qu’elle ne comprend pas… elle se dit qu’elle ne devrait pas avoir besoin des autres… et autre blabla qu’on tente d’avancer pour ne pas avoir mal quand on a mal justement… mais peut-être que la solution est justement d’avoir mal, tout simplement… et attendre que ça passe…

évidemment, personne ne veut souffrir volontairement, ni intensément, ni indéfiniment… l’éternité, bien beau concept mais surtout quand on a du plaisir right ? 😉 mais alors quand on a mal ?

prendre son mal en patience ? belle expression quand même non ?

et être attentif, sentir d’où vient cette source de douleur, en effet la sentir plutôt que la penser… rentrer dedans et la laisser nous rentrer dedans, car elle est présente pour nous purifier, nous alléger, nous remettre à neuf… alors la souffrance surtout si on ferme les poings et retiens… mais parfois aussi nécessaire de résister avant de tomber sur ses genoux et abdiquer devant la force et la sagesse de la vie…

peut-être que c’est ce que l’on appelle l’humilité ?

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traduction maison: mon dieu, merci de m’aider à comprendre que ce problème a déjà été réglé pour moi… source : quote from the mystics…

Any suffering you are going through is happening to stimulate your own evolution and give you the lessons necessary to be where you need to be. Believe this, and accept what is for what it is. It will only burden you so long as it is useful to your development. – Eckart Tolle

le retour (discret) du chronicoeur

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quarante-et-unième pop-up /// 3/3/13

resalut chez-vous, resalut en vous, salut vous… quelques jours de pause entre nous… bonne fin de semaine ? je me suis ennuyé de vous un peu… et vous ?

grosses journées déconnectées pour moi, plein de live, plein de vie, plein de monde, plein de musique, plein d’enfants et d’ami(e)s… de retour d’une nuit magique de musique et de rituel, des étoiles et des notes plein les mains, la coeur et le tête (excusez mon accent anglais)…

chronique retour, pour me refaire les doigts, me délier la langue dans le vinaigre, me remettre la pendule à l’heure… refaire le pont avec vous, pont de mots, ponte de mots… papa poule le coq nigaud…

retour du chronicoeur  et de ses chroniques donc suite à quelques jours de relâche chronique en ce début de semaine de relâche scolaire… pause qui a permis d’aérer l’esprit, de libérer les mots… de s’ouvrir les fenêtres de l’esprit et de faire entrer les courants d’air entre les neurones et les synapses… adios poussiéros…

Animalus Sexus Sanctusviaclelia

un temps de relâche de mots pour les laisser se bousculer dans mon portillon, pour les laisser mariner dans ma tête, se gonfler dans mon esprit, se charger dans mon coeur… souffrir d’un overflow de mots… plein le coeur de mots, symphonie littéraire, pause salutaire… courant courant d’air de mots… qui s’envolent de nouveau jusqu’à vous…

essentielles ces pauses récurrentes et ponctuelles dans notre relation virtuelle, essentielles pour se redonner des ailes… moi  qui vous bombarde de mots, vous qui les bouffez, avec appétit ou de travers… pendant mes absences, j’ose espérer que vous me manquez un ptit peu… moi vous me manquez… euh, je vous manque… anyway…

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durant cette pause de quelques jours qui a permis un ressourcement, un rafraîchissement, j’ai eu envie de vous parler différemment désormais, de vous parler plus intimement… de vous parler dans le casque d’écoute…10-4, 10-4, ici le chronicoeur… des étoiles plein les mains, la magie plein la tête, des éclats plein le coeur…

donc retour des chroniques que je ne flagguerai pas sur facebook pour quelque temps, question de voir si ces mots peuvent se passer de la tribune facebook… question de vérifier si vous viendrez proactivement cueillir mes mots ici, par vous-même, sans me voir popper up sur votre mur… petit test pour voir qui se rendra jusqu’à ici par ses propres moyens… qui m’aime me suive et me lise… que je me livre et me délivre du mot…

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donc chronique scientifique, chronique expérience pour quelques jours… chroniques publiées strictement sur le blogue… pour tester le marché… envie de se faire désirer le chroniqueur, envie que vous ayez envie de ses mots, assez pour venir vérifier jusqu’ici s’il y a eu ponte… si le chroniqueur a mis bas… agace le chronicoeur…

chronique jeu pour vérifier qui sera assez curieux et curieuse pour se dire : qu’est-ce qu’il fait le chroniqueur ? on le voit plus sur facebook… et pour vous voir la bette quand vous arriverez ici et constaterez qu’il y a chronique en la demeure…

donc pour quelques jours, si vous voulez me lire, vous devrez venir me chercher ici… je ne m’annoncerai plus sur facebook… semaine de relâche facebook… alors si vous voulez me lire, pensez à moi et fouillez-moi… l’âme et le coeur, le blogue et les mots du coeur…

quel luxe d’écrire pour seulement quelques personnes comme ceci, car je ne me fais pas d’illusion, j’ai l’impression que vous serez beaucoup moins nombreux à me fréquenter… mais comme on dit, pas la quantité, la qualité… et si vous lisez ceci, vous êtes ma qualité à moi…

fermée, la shop… facebookless pour 3 jours

Life is a Bitch Quotesquarantième pop-up /// 28/2/13

aujourd’hui est la journée officielle sans facebook… comme vous voyez, je n’ai pas embarqué, – vous non plus à ce que je constate – moi ne l’apprenant que maintenant… vous le saviez-vous ?

mais personnellement, je me reprendrai pendant les 3 prochains jours… oui ptit break récurrent de virtuel… besoin de couper, essentiel parfois… car ça s’installe vite en habitude ces ptites manies-là… alors une fois de temps en temps, tirer la plug… vivre unplugged… et revenir à son propre cordon ombilical… et à du vrai monde…

en effet, comme toute habitude, vient un temps où il fait faire autre chose, varier, changer ses habitudes, faire différent… se déstabiliser pour se garder vivant, changer de pattern… se voir à travers d’autres miroirs… se mettre en déséquilibre, se placer volontairement dans des situations différentes, question de voir des facettes différentes de soi…

besoins, habitudes, dépendances, addictions… aller retour dans le monde des comportements qui meublent notre quotidien… frontières variables… le secret réside probablement dans la variété, dans l’équilibre, dans le changement… dans une gamme variée de comportements…

alors ces quelques prochains jours pour tirer la plug, pour débrancher son statut, pour réfléchir sur ses relations, en chair et virtuelles, pour entretenir ses relations, metakeyasin.. revoir nos habitudes de communication…

quelques jours pour jouer davantage dehors, pour voir des ami(e)s qu’on voit moins souvent, simplement pour vivre facebookless pour un temps

demain début d’un 21 jours de shaking pour quelques-un(e)s d’entre nous… 21 derniers jours d’hiver… belle occasion pour rentrer en soi et retrouver le fil vers son être… compléter l’hibernation… et retrouver virtuellement le contact avec soi et le reste de l’existence… anybody in there ? is there anybody out there ? connection sans fil mais connection assurée… à rafraîchir…

peut-être que j’écrirai quand même quelques chroniques dans les prochains jours, mais je ne l’indiquerai pas sur facebook, question de jouer le jeu… alors faudra aller directement sur mon blogue pour savoir… ou pas… si vous voulez aussi une pause de mes mots 😉

sioux…

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disparaître et redevenir le monde

580571_10151406638462566_2041798965_ntrente-neuvième pop-up /// 28/2/13

quand un bébé naît, il/elle n’est pas séparé du monde… il/elle est encore dieu… il/elle fait encore partie du grand tout… l’univers fait encore partie de lui/elle… un(e) avec la création… puis graduellement se développe une relation de proximité avec maman, puis la famille et un peu plus grand…

éventuellement, afin de survivre et de faire sa place dans la société, il/elle deviendra quelqu’un, il/elle devra se construire une identité, s’inventer un égo, afin de devenir socialement l’égal de tout le monde… afin d’évoluer horizontalement en société, faire sa vie, jouer son propre rôle… inévitable…

mais on finit par oublier le fait qu’originalement nous fûmes un… éventuellement, on finit par se prendre pour un ptit morceau d’univers séparé du tout… séparé, coupé, isolé… on finit par se prendre pour quelqu’un… et à croire que l’on est que cela… on devient prisonnier de notre corps, on reste pris dans ce ptit quelqu’un(e)…

s’il est pratique – et inévitable – de vivre sous une identité, vient un point dans la vie de certain(e)s d’entre nous où l’on se sent à l’étroit dans ce petit moi… en tous cas, c’est le cas de ce chroniqueur…

j’ai comme une grande soif d’infini, envie de me perdre dans le grand tout, comme une grande inspiration de me fondre dans l’univers… je veux redevenir un magicien et me faire disparaître… retrouver la face originelle… jouer avec dieu de nouveau… me rendre à dieu, me prendre pour dieu et dire adieu à mon petit moi…

après avoir fait sa place dans le monde, après y avoir laissé sa marque, son humble empreinte, vient un temps pour certain(e)s où ce qui nous motive le plus est de vivre sans laisser de trace… se laisser vivre par la vie même… se transformer en marionnette dont les ficelles sont tirées par plus grand que soi… par les mains agiles des dieux… vivre et exister si totalement, mais non séparé(e) du reste, non plus déconnecté(e) du reste du tout, du grand manitou qui manigance tout…

en fait, vivre et laisser l’existence vivre en soi, se laisser vivre via dieu et sans soi… et retrouver sa place d’origine dans cette grande création, le lien filial… wifi cosmique… mais ce processus ne se fait pas sans heurt.. et même si on le désire ardemment, le processus est ardu… hard core… et encore… car ne redevient pas personne tout le monde, pas quiconque le veut… le désir doit être plus fort que tout, brûler de l’intérieur, enflammer l’intérieur… et plutôt paradoxal l’affaire car c’est le moi qui veut mettre fin à lui-même… suicide existentiel… la chenille meurt sans savoir qu’un papillon naîtra… et la chenille n’est pas le papillon… donc mourir sans question…

grosse grosse job de disparaître… et en même temps rien à faire autre que vivre absolument, vivre totalement, vivre ardemment, tellement que la vie nous passe à travers, vivre tant et tellement que la vie finit par nous posséder de nouveau en totalité… si on s’y abandonne… vivre si totalement et tant et tellement son soi, son égo qu’il implose pour éventuellement laisser toute la place à la grande vie que l’on incarne… tasse toi du chemin mon oncle, me soupire en souriant le grand manitou…

s’exposer dans toute sa transparence…

mais le chemin de retour vers le grand rien a des bouts longs et ardus, plein de farces et attrapes, de trappes et d’obstacles… avec la mort comme ultimatum, avant la mort comme passage, retrouver cette connexion avec l’univers… réclamer ce statut où il n’y a plus rien à faire, que de se laisser faire par la vie… instrument des dieux… vivre totalement et en même temps, que se laisser vivre… laisser la vie vivre en soi…

et il n’y a pas de raccourci… ou s’il y en a, SVP me laisser savoir car moi je n’ai pas encore trouvé le passage secret… mais la quête se poursuit… perdu dans l’espace… se perdre, tout perdre, pour retrouver le grand tout…

belle ptite job non ? allez, on se retrouve dans le grand jeu… à tout de suite…

__________

Un être humain fait partie d’un tout que nous appelons l’Univers. En tant que partie, il demeure limité dans le temps et dans l’espace; il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. 

Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection réservée à nos proches. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants et la nature entière, dans sa splendeur. 

~ Albert EINSTEIN (via Richard T. Chartier)

trouvez l’erreur

292071_187166538027886_1230036665_ntrente-huitième pop-up /// 27/2/13

traduction maison : pouvez-vous trouver l’erreur ? 1 2 3 4 5 6 7 8 9… répondez si vous l’avez trouver…

petite chronique légère, chronique restant de grippe, chronique volage et pas sage… chronique jeu, chronique nounoune, chronique devinette, chronique pas sérieuse du mercredi, chronique milieu de semaine…

chronique qui, si elle n’existait, ne changerait rien à la vie… pourtant chronique qui existe et qui n’y change rien non plus…

chronique qui, si vous ne mettiez pas vos yeux dessus, si vous ne lui donniez pas vie, serait inexistante… comme nous parfois, quand le regard d’autrui n’est pas tourné vers nous… mais quelle liberté de vivre sans être requis, vivre simplement pour vivre… sans être nécessaire, sans être utile… ni qui ni quoi…

ce matin donc, une chronique sans utilité précise, chronique sans prétention, mais que vous lirez quand même car la vie n’est pas utile et ne prétend à rien… la preuve ? peu importe ce qu’on fera de notre vie, on va tous et toutes finir par mourir… de corps du moins… peu importe ce que l’on fera aujourd’hui, on va tous finir par se coucher ce soir… idéalement, un peu moins niaiseux comme on dit… quoi que… on dort tellement bien niaiseux… j’en sais quelque chose, je dors toujours niaiseux quand je peux…

rien que l’on puisse faire pour éviter l’inutilité, ni la futilité de la vie… ça prend beaucoup de confiance en soi et d’estime de soi pour reconnaître sa propre inutilité, son insignifiance relative dans cette grande soupe… connaître et reconnaître sa vraie valeur… et re connaître que peu importe ce que l’on fait et qui l’on est, si ce n’était pas nous, c’est quelqu’un d’autre qui le ferait, quelqu’un d’autre qui prendrait notre place… tous et toutes et chacun(e) unique et irremplaçable, comme tout le monde et chacun de nos semblables… unique comme tout le monde…

grande dose d’humilité requise pour reconnaître que si on n’y était pas, la vie se déroulerait sensiblement de la même manière… l’univers continuerait sa vie d’univers… nous ne serions simplement pas ici pour en prendre note… et vous, pouvez-vous vous imaginer ne pas exister ? possible d’imaginer la vie sans vous ? car ça va arriver un jour… on n’y sera plus… profitons-en donc pendant que ça passe car ça passe vite… et ça va de soi la vie…

et en même temps que l’on prend conscience de son inutilité, sans nous, sans notre unicité, sans notre saveur personnelle, la vie ne serait absolument pas pareille… sans notre regard et notre présence, y aurait-il seulement de la vie ? donc nous sommes autant indispensable et irremplaçable qu’inutile et non nécessaire à la vie pour qu’elle prenne place…

mais dieu ne nous a sûrement pas créer pour rien…. il doit bien avoir un plan pour nous ?  même si on ne le réalise pas toujours… masi si on en le sait pas tout le temps… peut-être que tout se déroule comme prévu ?

Chris Mooartraduction maison : nous allons tous mourir, quel cirque ! ce seul fait devrait nous inciter à nous aimer les uns les autres mais ce n’est pas le cas… nous sommes terrorisés et écrasés par des trivialités, nous nous en faisons pour des riens…

petit wake-up call de bukowski pour nous inciter à profiter de la vie telle qu’elle se présente à nous aujourd’hui… pour nous aimer, pour jouir du fait que peu importe ce que l’on fera de cette journée, le résultat sera à peu près le même quand on se couchera ce soir… on se couchera, niaiseux ou moins… ou plus… ou pas…

simplement accepter qu’il n’y a rien d’essentiel à accomplir de particulier aujourd’hui autre que vivre, pour soi, pour la vie, pour les autres, et partager qui l’on est… aujourd’hui encore, une occasion pour laisser se déployer le grand plan, pour que destinée s’accomplisse… la petite et la grande… unique, précieuse et en même temps, inévitable et incontournable…

donc peu importe ce que l’on fera aujourd’hui, ainsi soit-il… et allons en paix…

en passant, avez-vous trouver l’erreur ?