toi OK moi OK toi pas OK moi pas OK

208527_10200330350553918_1958330314_n-1cinquante-cinquième pop-up /// 14/3/13

traduction libre :  nous ne faisons que nous raccompagner l’un(e) l’autre à la maison
– Ram Dass

l’objet de la chronique d’hier matin (sortie de crise) a suscité quelques réactions de votre part, des messages personnels, quelques contacts sincères bien sentis… je vous lis, je vous entends… et raisonne, déraisonne et résonne avec vous…

les bienfaits qui résultent d’une période de vie difficile comme celle de laquelle j’émerge personnellement  se manifestent principalement par la compassion et l’empathie que cela suscite et éveille en nous… quand on a mal en soi, soi-même, quand on a eu mal, quand on a souffert ou que l’on souffre encore, quand ça fait ouch jusque dans l’âme, on ressent et peut par la suite aussi mieux ressentir ce que les autres ressentent aussi quand ça fait ouch en eux et elles aussi… ouch en moi, ouch en toi, ouch en soi…

souffrir et avoir mal soi-même permet de s’éveiller à sa propre humanité, sa propre vulnérabilité et, du même coup, à la souffrance des autres, à leur humanité, à l’humanité du monde… souffrir nous sort de nous… pour se sentir plus grand…

quand on a mal en soi, on a mal au monde entier… et quand on va mieux par la suite, le monde entier se porte mieux aussi… définitivement, le monde entier vit en nous… nous ? le monde… salut le monde !

une belle image que je garde en tête en lien avec ce principe de compassion a trait au Bouddha… on dit que lorsqu’il a atteint l’éveil, Bouddha a juré qu’il se tiendrait à la porte du paradis (je sais que ça relève d’une autre histoire ce concept de paradis) et qu’il attendrait avant de rentrer que chaque personne ait atteint l’éveil avant de rentrer lui-même… pas beau ça ?

quand on a mal, on sait ce que c’est d’avoir mal… dans nos trippes, dans nos veines, dans notre coeur et dans notre âme… et on oublie pas, on oublie plus… on oublie plus jamais… c’est cette même souffrance qui nous permet de nous relier aux autres… relier, religiore, religion… lier de nouveau à la source…

pourtant quand on a mal, on se sent séparé(e) du reste du monde… et c’est peut-être d’ailleurs justement ce qui est souffrant… le fait de se sentir coupé(e) du monde…  mais même si cela est pénible, il me semble important, sinon indispensable, de ressentir cette coupure d’avec le monde occasionnellement… pour retrouver le lien…

car il me semble que c’est cette même sensation de séparation qui nous permet inversement de se sentir davantage connecté(e) avec le monde… il faut souvent être privé(e) de quelque chose pour l’apprécier davantage quand on le retrouve… ressentir la coupure d’avec le monde pour retrouver la connexion avec le monde… paradoxal vous dites ?

quand on a eu mal soi-même, on veut contribuer à soulager la souffrance du monde, la notre et celle des autres… quand on a eu besoin, on sait ce que c’est d’avoir besoin… ça nous ramène à notre simplicité, notre humanité, notre humilité…

quand on a eu mal, ça nous donne une profondeur, et une capacité de se mettre à la place de l’autre… empathique empathie… tenir l’autre par la main, l’écouter, être là pour lui ou elle… se sentir l’un(e) l’autre… se sentir, re sentir, ressentir… parce que l’autre, c’est moi aussi…

et parce que la vie est plus légère pour moi, j’ai une envie toute naturelle qu’elle soit plus légère pour vous aussi… alors ces quelques chroniques pour marcher ensemble, de retour vers la maison… back home… marcher ensemble, le coeur sur la main, main dans la main, mot par mot, coeur à coeur, ensemble, inter relié(e)s, âmes liées virtuellement, vies liées chroniquement, simplement, humainement…

car nous sommes tous et toutes dans le même bateau… parfois la houle est par chez-vous, parfois par chez-nous… parfois la houle est en moi, en toi, en nous, en vous… la houle bouge, se promène, change de place… et parfois les flots sont calmes, alors on ouvre son coeur pis on rame… et n’oublions pas que nous sommes tous et toutes lié(e)s… à la vie, à l’amor amor amor…

et que le bonheur des un(e)s fait réellement le bonheur des autres… et le notre… et le votre.. alouette…

allons en paix, vers la paix, s’il-vous-plait…

aho !

http://dhyanvimal.tv/90daychallenge/52/?authKey=G0xqinpm6b3wDY

garder espoir

312263_189955637748976_1252661422_ncinquante-quatrième pop-up /// 13/3/13

pas parce que la mienne – ma grosse grosse crise juste à moi – s’est allégée que c’est le cas pour tout le monde… en effet, certaines crises dures durent et perdurent… alors quelques mots pour vous, si besoin il y a… vent d’espoir…

avec toute mon empathie, compassion, soutien et intentions de coeur…

traduction maison :

tu es aimé(e)

quand la route semble trop longue
quand la noirceur s’incruste
quand tout va mal
et que tu ne peux trouver un ami
rappelle-toi, tu es aimé(e)

quand les sourires ne viennent pas
et que tu te sens déprimé(e)
quand tu déploies tes ailes pour t’envoler
mais que tu ne peux décoller
rappelle-toi, tu es aimé(e)

quand le temps file avant que tu n’aies terminé
et que c’est terminé avant que tu n’aies commencé
quand les plus petites choses t’atteignent et te heurtent
et tu ne peux tout simplement pas gagner
rappelle-toi, tu es aimé(e)

quand les bien-aimé(e)s sont loin
et que tu e seul(e)
quand tu ne sais pas quoi dire
rappelle-toi, tu es aimé(e)

quand ton vague à l’âme vient à terme
et que tout se remet en place
puisses-tu penser à ta famille et à tes ami(e)s
et garder leur amour bien présent
je te remercie d’être aimé(e)

puisses-tu voir l’amour tout autour
dans tout ce que tu fais
et quand les temps troubles semblent te garder en prison
puisse tout l’amour du monde rayonner

tu es béni, tu es aimé(e)

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sortie de crise

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cinquante-troisième pop-up /// 13/3/13

traduction maison : parfois on doit tomber avant de s’envoler… dans mon cas, j’ai dû trébucher dans le noir, tomber en pleine face, et me relever de nouveau… seulement pour marcher droit dans le mur

that’s itover la crise pour le moment, pour maintenant… depuis un bout de temps, je peux regarder en arrière et dire que le pire est passé, je peux dire que le noeud de la crise est résolu… encore une fois, je m’en suis sorti vivant… vous aussi ?

ouf ! grosse année pour certain(e)s d’entre nous non ? c’en fut une quequ’un… pour vous aussi ? et peut-être que ce n’est pas encore terminé pour certain(e)s… alors courage, this too shall pas… plus facile à dire après que pendant celle-là, je sais je sais…

quand on sort d’une crise et que l’on peut parler de ce que l’on vient de vivre avec une certaine distance, avec un détachement, c’est que le pire est passé, le gros du motton est digéré… pour le moment… et on peut se dire que l’on s’en est sorti intact… ou du moins, avec la plupart de ses morceaux… ceux qui servent encore… pour le prochain bout de route…

parfois on veut s’envoler mais tout ce que l’on réussit à faire c’est de foncer dans le mur… parfois la vie nous force à nous mettre le nez dedans, à s’agenouiller… un peu, beaucoup, douloureusement… elle nous force à demander de l’aide, à s’incliner, à prier… et il semble que les grandes leçons de vie résident là, dans ces coins serrés, dans ces passages étroits, dans ces ptits coins nauséabonds… dans ces coins d’ombre… on découvre l’humilité…

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quand on est dedans, c’est l’enfer, quand on en est sorti, le paradis ici bas…

ouf, une chance qu’un moment donné, la vie nous donne un peu plus d’air à respirer… car y a des moments où on ne savait plus si on s’en tirerait, on doutait… mais si, encore une fois, on s’en est sorti… pour le moment… car vivant, on ne s’en sortira pas complètement de cette vie… on va tous et toutes y laisser notre peau et se sauver avec notre âme… et pour le moment, so far so good… et vive la crise… et surtout le soulagement et le détachement que sa résolution apporte…

sérieusement, franchement, sincèrement, aujourd’hui je peux dire : vive la crise !

alors si, vivre les crises quand elles se présentent, les vivre totalement, jusqu’aux multiples fonds qu’elles nous font visiter, les multiples tiroirs qu’elles ouvrent, pour y découvrir les leçons difficiles, ardues, presque insoutenables par moments…

car dans la vie, même si on court pas après, les crises sont nécessaires, incontournables, inestimables même… surtout quand elles sont passées… car lorsque l’on a le nez dedans, bien difficile d’en voir et d’en apprécier les bienfaits…

dans son sens étymologique fondamental, le terme crise signifie décider, faire un choix… du latin, crise se traduit par assaut, du grec, par séparer, distinguer, choisir… on traduit aussi souvent dans les traditions orientales le terme crise par opportunité de changement

la crise de la cinquantaine est d’ailleurs l’une des crises les plus recensées comme principale moment de transformation dans une vie humaine… la mienne a frappé à 51… et vive 52 le mois prochain… car gros gros mur de rencontré quand je regarde en arrière… comme une mort avant la mort… les enfants sont grands, il en reste moins en avant qu’en arrière, le corps commence à se manifester à nous dans sa délicatesse… le sel assaisonne de plus en plus le poivre de notre capilarité corporelle (c’est beau hein ?)…

mais en même temps, tellement libératrice, tellement épluchante cette christie de crise… un peu douloureux sur le coup de se faire éplucher la peau et l’égo comme ça mais on en sort réellement plus léger, plus pur, plus fin, plus soi…

dans une crise, on se déleste du superflu, du plus utile anymore, pour ne garder que ce qui est juste en ce moment… l’essentiel… pendant la crise, on doit laisser le vieux stock et retourner à l’essentiel justement… retrouver notre essence… qui est parfois bien peu… surtout en attendant et que le nouveau n’est pas encore arriver… ce passage à vide est quasiment incontournable… et le coeur du chemin…

les crises pour aller au fond des fonds, aux fonds du baril car parfois il y en a plusieurs de ces double fonds… on pense que ça y est, terminé ? non parti pour une autre tournée !

mais essentiel de plonger et de se salir les mains pour trouver son rêve, retrouver sa drive, retrouver la source de vie, sa passion… passer à travers les épreuves, les obstacles, les multiples murs que la vie semble dresser sur notre route, pour simplement redevenir humain…

on cherchait à éviter le pire, à s’en sauver, à s’envoler, quand dans le fond, tout ce qui est requis est de laisser tomber le passé… passé dans le tordeur pour extraire tout le vieux jus… et tout à coup, l’envol a lieu, sans que l’on cherche, sans que l’on fasse d’effort…

car parfois le serpent ne peut vraiment plus traîner les vieilles peaux, il doit s’en libérer, poursuivre sa route, continuer son chemin… continuer à chercher son rêve… en lui, en soi… et avec les autres…

quoi ? c’est l’année du serpent ? tiens donc !

– You have to look deeper, way below the anger, the hurt, the hate, the jealousy, the self-pity, way down deeper where the dreams lie. Find your dream. It’s the pursuit of the dream that heals you. – Billy Mills (Oglala Lakota)

écrire à tue tête

374476_321528281303134_1979915871_ncinquante-deuxième pop-up /// 12/3/13

milieu de nuit… décalage horaire du changement de saison… heure perdue, heure retrouvée… j’en perds la raison dans ma maison… mais écrire n’est pas seulement un rangeur de bordel, c’est un passeur de temps… donc écrire pour ne pas dormir, écrire pour se réveiller, pour s’éveiller, écrire pour surfer sur les vagues de temps qui passent…

presque 400 chroniques de pondues depuis le printemps passé le chronicoeur… quoi que d’affirmer ça après avoir afficher cette citation indique une royale cacophonie dans ma boîte à mots non ? chronique sa manie… mais le ménage se fait… ranger, ranger… déranger les idées…

je vous l’avoue candidement, oui, sacré bordel dans la tête… la mienne, la votre, la notre… joyeux bordel de mots, de jus de mots, de jeux entre ces mots, d’idées qui s’enfilent, de concepts qui prennent forme et se déforment, difformes, informes, et qui informent sur moi, sur toi, sur nous… et nos multiples mondes intérieurs…

car y en a des mondes dans nos cabanes… cabanes à mots… cabanes amour… cabanes amor amor amor… cabanes à mots couverts, cabanes à mots perdus… cabanes chroniques de mots partagés… les miens, les vôtres…

et j’espère qu’il va continuer de s’exprimer comme ça longtemps ce verbeux bordel de mots dans ma ptite tête car j’ai réellement beaucoup de plaisir à écrire…possiblement parce que ça libère le bordel justement… ça aère mon bout de ciel… tenir un bordel chronique pour se libérer de ses péchés, ne pas se dépêcher, prendre son temps… un chronicoeur, c’est plus cathodique que le pape…

non mais oui, sérieusement, joyeux bordel dans ma tête…

des étrangers m’avaient radicalement squatter depuis des années… vivaient en moi des croyances limitatives, des idées noires et blanches, et de toutes les couleurs, des conditionnements me gardant peureux et tout petit… des images de moi qui ne concordaient pas ni plus avec mes intentions, avec ma mission de vie actuelle…

alors écrire écrire écrire… faire le ménage du printemps… faire circuler le gros stock qui alimente ces chroniquesménage chronique… go go go monsieur net, internet, extranet… super net dans la cabane…

écrire pour se dire, écrire pour s’ouvrir les veines créatives… ouvrir les vannes à ces mots qui poussent à la curiosité… ces mots qui, lus et relus, finissent pas faire sens, ou pas, mais même ça, ce non sens, c’est plein de sens…

car un non sens qui se révèle à la lumière finit toujours par faire sens malgré tout… un fou qui est fou… sens, non sens, sens unique… on a besoin de sens seulement si on s’en va à quelque part…   ici ? maintenant ? aucun sens requis, ni d’un bord ni de l’autre… sensationnel…

écrire ça soulage l’âme, ça libère l’esprit, ça éclaire la vie, ça digère les mottons, ça intègre les expériences, ça aère la sphère… écrire ça présente qui on est, ou pense être… ça révèle ce qu’on sait et surtout ne sait pas, ça décante… écrire c’est dire, se lire c’est rire, se relire c’est pire…

quoi ? c’est le bordel dans votre tête à vous aussi ? good to know ! ça va être le temps d’écrire pour vous aussi bientôt donc… vous allez voir… au début, c’est un peu touffu, décousu, perdu, tordu… puis, après un moment, ça commence à sortir, tout seul, à se tenir, à se définir, à bouillir, à s’éclaircir…

image volée sur la mur de mon amie Nini à qui j’envoie une shower of love… pshhhhtttt… 

écrire pour sortir de la boîte

62900_600cinquante-et-unième pop-up /// 11/3/13

ce matin, j’ai envie de sortir de la boîte, le génie a envie de sortir de sa bouteille (ne vous en faites pas, c’est plus pour faire image que j’utilise cette expression que pour me considérer comme un génie)…

car quiconque écrit, s’il/elle le fait pour rejoindre le monde, pour être lu, entendu, su, deviné, interprété, saisi, compris, pour passer son message, partager, j’imagine qu’il/elle le fait principalement pour faire contact… c’est mon cas du moins…

même si le contact est virtuel, même s’il se fait par les mots plutôt que par la peau… même s’il est virtuel, il est réel… et le contact se fait… car on n’a beau que se lire et s’écrire vous et moi, on connecte à quelque part… ici en fait…

du moins, dans mon cas, quand j’écris, j’ai vraiment l’impression de faire contact avec vous, même si je ne sais pas qui vous êtes… quand j’écris, je me parle à moi tout d’abord et ensuite, quand je pèse enter, ça y est, je me lance dans le vide et je ne m’appartiens plus…

je me donne à vous, je me pitche dans le monde avec mes mots, je m’extirpe de mon monde à moi tout seul de ce côté-ci de l’écran pour le rendre public, pour le rendre ouvert, gratis, free… le bar à mots est ouvert… ça swing hors de la boîte à mots du chronicoeur…

je vous ouvre mon monde avec mes doigts, avec mes mots, vous m’ouvrez le vôtre avec vos yeux et vos commentaires… mon monde c’est le vôtre, le vôtre le mien… donc notre monde…

écrire pour sortir de la boîte, écrire pour ouvrir ma boîte, pas pour la fermer… car écrire, c’est ouvrir sa boîte à surprises… quand on écrit, on ne sait pas toujours ce qui va sortir, en fait on ne sait jamais ce qui va sortir… et si on ne censure pas, on peut se surprendre soi-même… sans parler des autres…

écrire tout bas pour ne pas crier, écrire ses downs et ses highs, écrire son âme et son mind… écrire pour dire, pour se dire dans tous ses états, écrire pour s’extasier et sortir de soi… écrire pour écrire, écrire juste pour rire, écrire pour écrire et pour dire, le mieux et le pire…

alors ce matin quand vous me lirez, je vous conseille de garder un petite distance de votre ordinateur car vous n’avez jamais vu ça un chronicoeur poppé out d’un écran spontanément… on va se garder une ptite gêne et nos distances, sinon on va finir par se piler sur les pieds, en fait moi sur vos doigts… on va se retrouver mots par dessus mots…

voilà donc ma petite chronique matinale sans prétention en ce lundi matin ordinaire de mars… prélude au printemps, la grande fonte est débutée… nos coeurs, nos mots, nos vies se sont mis à fondre et à laisser cette grande et lourde chape de neige commencer à se retirer pour que la nature se découvre à nouveau… au-delà des mots, notre vraie nature…

attention reculez, j’arrive…

merci mes dames, mères si, mais dames

480762_472985006089268_492819220_ncinquantième pop-up /// 10/3/13

chronique procrastinée depuis quelques jours autour de la journée des femmes…

vendredi passé, 8 mars, journée des femmes, je voulais mentionner et souligner l’événement par une chronique mais j’en ai été incapable… bizarre le chronicoeur… gêné, timide, comme si je ne voulais pas parler à votre place en cette journée puisque c’était votre journée à vous après tout… je dis votre place car vous êtes en grande majorité des femmes à lire ces chroniques… et étrangement, le soir du 8 mars, sans que cela soit planifié, je suis allé souper avec 5 femmes qui étaient venues méditer plus tôt…

tout à l’heure (oui celle qu’on a perdu durant la nuit justement 😉 le thème de cette journée des femmes est remonté en mémoire lorsque je marchais dans le bois… c’est surtout l’image de Madame Marie-Andrée Bertrand qui occupait la place dans mes pensées, elle qui est décédée il y a deux ans juste avant la journée des femmes…

en marchant, je pensais à la chance que j’ai eu d’avoir eu tellement de femmes précieuses qui ont croisé mon chemin, qui m’ont inspiré, qui m’ont appris à peu près tout ce que je sais de la vie…

je suis un homme à femmes, mais pas dans le sens où on l’entend habituellement car les femmes les plus importantes étaient ou sont mes doyennes et jouant un rôle de mentoresses pour moi… car j’ai eu relativement peu de relations amoureuses… ces femmes je les ai surtout cotôyées dans un rapport non bliblique… elles m’ont montré, appris, enseigné la vie…

alors en hommage à ces grandes dames de ma vie, quelques mots de remerciement en ordre et en vrac…

i59comment commencer un tel tour de piste par une autre femme que celle qui nous a donné la vie, le sein et tout ce qu’elle était et avait, tout le stock de base pour voyager sa vie… la mienne était douce, forte, courageuse, avec le coeur grand comme ça… depuis son passage de l’autre bord, il y a presque 10 ans, elle veille encore sur moi, from up there, je la sens, je la sais présente… je lui parle en tous cas… merci pour tout moman… je garde court car il y a toute une chronique en son honneur sur ce blogue à: https://atidion.com/2012/10/10/les-chroniques-inutiles-ecrire-pour-ecrire-59/

Marie-Andrée Bertrand

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c’est surtout de madame Bertrand dont je parlerai dans cette chronique car c’est elle qui l’a inspirée, étant morte il y a deux ans presque jour pour jour, à la sortie d’un débat public en compagnie de Pol Pelletier et de quelques autres femmes dont j’oublie les noms sur la place des femmes dans la société… quelle soirée ça a dû être…

je pense beaucoup à elle aujourd’hui… elle me rôde autour… ma directrice à la maîtrise et au doctorat pendant presque dix ans… beaucoup de reconnaissance pour cette grande dame… car c’est elle qui m’a éduqué intellectuellement, m’enseignant à développer une rigueur rationelle et logique et une droiture philosophique sans faille… femme d’une rare qualité, on avait besoin de se tenir droit argumentairement parlant face à elle… on disait qu’il était beaucoup plus plaisant de l’avoir de son bord que le contraire lors de sa soutenance de thèse… mais l’avoir eu de son bord, ça veut dire qu’on a dû épluché considérablement son discours…

criminologue, travailleuse sociale, antiprohibitionniste avant l’heure, féministe, musicienne, psychanalyste, pionnière dans plusieurs domaines, elle a travaillé sans relâche jusqu’à la fin de sa vie… à 85 ans, elle en avait l’air et l’énergie d’une femme d’au moins 15 de moins… tristement, elle est morte sur la rue, à la sortie du débat cité plus haut…

ensemble on a travaillé, on a écrit, on a argumenté, on a débattu de tout et de rien, on a disséqué tout ce que j’ai pensé et dit personnellement, socialement, psychologiquement, politiquement et académiquement parlant pendant presque 10 ans… pas reposant d’avoir une psychanalyste comme directrice de thèse 😉 mais éclairant sur soi… une vraie machine à laver avec gros gros tordeur pour l’égo… mais hautement formateur… d’elle j’ai appris à regarder comment penser les drogues autrement… et ça continue…

la première fois que je l’ai rencontrée, j’ai été impressionné car elle était une une idole à moi depuis longtemps… antiprohibitionniste de renommée internationale, initiatrice de la Ligue Antiprohibitionniste Internationale, elle a siégé sur la commission LeDain de 1969 à 1973, y déposant un rapport minoritaire soutenant la légalisation de toutes les substances, elle avait fait sa marque dans le monde des politiques sur les drogues… dans les grandes ligues…

en farce, car gêné et intimidé, lors de notre rencontre initiale en vue de la maîtrise, j’ai lancé à la blague que j’étais son successeur… elle m’avait dit le plus sérieusement du monde : enfin quelqu’un qui se lève pour la cause… ouf, ça partait vite… merci pour tout Marie-Andrée, Madame Bertrand…

http://www.ledevoir.com/societe/justice/318284/marie-andree-bertrand-1925-2011-une-pionniere-de-la-legalisation-des-drogues-s-eteint

Jessica Rochester : quelques mois seulement après la mort de Madame Bertrand, au printemps 2011, j’ai commencé à travailler avec Madrinha Jessica Rochester afin de l’aider à finaliser le processus de légalisation de l’ayahuasca au Canada, dossier qu’elle avait instauré et mené depuis plus de 15 ans… quel travail de moine réalisé par cette femme droite et intègre au cours de ce long processus…

sans être trop attiré par le mouvement Santo Daime à l’époque, et sans connaître Jessica personnellement non plus, nous sommes partis ensemble pendant 3 semaines au Brésil à l’été 2011 afin de compléter les documents administratifs requis… belle et intense et riche rencontre… une chance que ça a bien été sinon ça aurait été long longtemps 3 semaines…

bizarremment, cette rencontre me permet encore une fois un apprentissage auprès d’une femme plus âgée que moi… quelle rigueur, quelle intégrité chez Jessica… mais je ne sais trop quoi penser du fait que j’apprends de nouveau auprès d’une femme plus âgée que moi… pas envie de m’auto-psychanalyser, je vous laisse ça à vous 😉

car ça constitue un rapport de compagnonnage assez particulier d’être un homme qui apprend auprès d’une femme plus âgée… mettons que l’on découvre si de vieux patterns machistes sont encore installés dans le disque dur..

car pour un homme, apprendre d’un homme plus vieux est relativement normal, tout au moins naturel, très différent d’apprendre auprès d’une femme… ça demande une disposition différente… difficile pour moi de nommer avec précision… simplement un constat… mais ça me permet notamment d’apprendre l’intégrité féminine…

ici, en rafale quelques femmes qui m’ont montré et me montrent encore le chemin du coeur:

Chandrika et Premdip : les deux femmes pilliers de la Humaniversity en Hollande qui soutiennent avec coeur et générosité Veeresh dans son travail depuis plus de 30 ans… fortes, sensibles, maternelles et éternellemment jeunes de coeur…

Grand-Mère Dianne Ottereyes Reid : Elder Crie que je découvre davantage depuis quelques années et que j’apprécie de plus en plus… meegwetch…

Charu : mon amie, ma blonde, ma partenaire, la mère de Fanny, une femme de coeur et de tête avec qui j’ai vécu et travaillé pendant plus de 20 ans… elle est depuis un an en processus d’acheter un endroit formidable où plusieurs rêvent d’aller y vivre… malgré quelques refus et obstacles, elle continue et je sais qu’elle va réussir à coups de tête et de coeur… lâche pas Charu, tu y es presque…

Ma Premo : ma complice de Wakatonka et Flying Bull, une femme tout simplement unique… une grande prêtresse, une grande sorcière blanche… smack smack Premo…

Chandrakala : guide du processus satori (que nous sommes une douzaine à suivre sous sa guidance tous les étés depuis des années) et des mouvemens de Gurdjieff depuis des lunes, amie de longue date, modèle d’intégrité et de zen vivant et allumé… une inspiration dans la simplicité et la détermination…

Sabera : mère de ma fille Léonie, compagne de longue route, pour qui nos routes justement se croisaient dans les astres dès nos 19 ans… on s’est vus encore récemment chez notre fille et c’est toujours aussi bon de se côtoyer…

Léonie et Fanny : mes deux filles qui m’apprennent à jouer au père et à penser en fille…

Catherine et Odette et Clelia et Nathalie et Lily et Leslie, mes amies shakeuses et méditeuses et jaseuses et mangeuses de fish & chips et buveuses de bière de Val-David… merci de m’apprendre l’amitié toute simple au féminin… quasiment des soupers de filles nos rencontres…

et finalement, merci aux lectrices de cette chronique… merci de me permettre d’être lu, de sentir que je fais une différence, de sentir que je touche des âmes et des coeurs, de sentir que je ne suis pas seul à vivre ce que je vis, à être humain… homme ou femme, humain d’abord…

vous qui avez la générosité de liker quand vous aimez, la générosité de commenter quand mes mots vous inspirent ou vous émeuvent… je vous sens ici et j’aime ça… ça m’apprend l’écriture sensible, la plume féminine, l’écriture à l’écoute de l’autre…

alors chères femmes, celles nommées plus haut et toutes les autres, merci à vous de tenir le monde ensemble… avec mes quelques jours de retard…

edgymystic

heure anormale de leste

312523_187808634630343_1575686677_nquarante-neuvième pop-up /// 10/3/13

au début du trait sonore, il sera exactement….biiiiiiiiiiiiip…

maintenant… juste maintenant, encore maintenant, toujours maintenant, ici maintenant… heure normale, heure avancée, une heure avant, une heure après, une heure pendant, une heure tapant, une heure flottant, et flottante… mais il est toujours maintenant… toujours maintenant le temps, toujours pendant le temps… maintenant, maintenant, sans temps… tout le temps…

au-delà du temps, il y a toujours et encore maintenant, seulement maintenant, ce moment, le même moment tout le temps, et jamais le même moment pourtant… moment unique, moment magique, moment sans temps… moment d’éternité… moment d’infinité… moment disparu dans une craque du plancher… oups, perdu le momentum…

au-delà du temps, il y a toujours le vent… le vent qui emporte le temps, autant en emporte le vent… le vent qui porte l’invisible, l’innommable, l’incalculable, l’imprenable, l’improbable, l’honorable temps, qui ne passe jamais éventuellement… le temps suspendu, le temps perdu, le bon vieux temps qui ne vieillit pas… le temps qui ne se prend pas, qui se prend mal, le temps qui ne se prend que par le mental…

au-delà du temps que l’on voit, il y a toujours le temps invisible, celui qui ne peut être perçu à l’oeil nu, ce qui ne veut être vu que par le fin, par le subtil, par le voyant lumineux… les fantômes, les anges, âmes et autres êtres de lumière… ceux et ce que seulement le troisième oeil ne peut voir… le temps de l’âme, l’âme mure sans armure, l’âme mou sans flou, le temps de l’amour…

au-delà de la pensée, il y a toujours un espace pur où tout flotte, où un témoin impassible, calme et discret, voit tout, observateur du temps, du moment et de l’espace… entre les pensées, il y a toujours des espaces espacés, sans pensées, des espaces dé pensés, mais jamais dépassés…

car sans temps, nous ne sommes jamais attardés, retardés, ni pressés… sans temps, jamais en retard… sans temps, toujours à temps… sans temps, jamais on n’attend, le temps qui passe… et qui repasse son chemin en fil de rien et en file indienne…

au-delà des cinq sens, il y en a toujours un sixième qui perçoit le bon temps… et d’autres innombrables, indéchiffrables, incalculables… d’aucuns plus fins, plus subtils, plus développés… des sens insensés, des sens sans pensées, des sens dépassés, les sens de l’essence… et de l’évanescence, de la grande connaissance… les sens de l’incontinence sage de la connaissance infinie…

au-delà du rationnel, il y a toujours l’intuition, le subtil, l’ésotérique, l’éthérique, l’illogique, l’allogique, le mystique, le magique, le psychique… le grand mystère magico dramatico comique… au-delà du cartésien, espace sans carte et sans temps… s’entend…

au-delà du sommeil, il y a toujours un temps de veille, toujours un temps qui veille et qui émerveille… un espace vermeille, un espace merveille, une merveille heure, l’heure du merveilleux, une mère veilleuse, une mère porteuse, de sens et de l’essence…

au-delà du moi, il y a toujours le soi, le grand et/ou le petit, le soi de moi, le moi de choix… le moi de soie, tout doux le soi… ainsi soit-il ce soi qui ne passe pas mais qui reste sans cesse… ici maintenant…

réveillé en pleine noirceur, je ne sais pas l’heure exacte… est-ce maintenant ? ou une heure plus tôt ? ou une heure plus tard ? je ne sais pas si l’horloge de mon ordinateur s’est déjà elle-même changer d’heure… mon horloge bilogique n’ pas d’aiguille elle…

je ne sais pas donc s’il est déjà ici le bonheur, la bonne heure… s’il est l’heure du bonheur, si l’heure est la bonne, ou l’autre heure, celle qu’on avance, celle qu’on recule, celle qu’on modifie à notre guise… celle qui change au gré des saisons… l’heure qui passe si vite dans le bonheur, celle qui ne passe pas du tout dans la malheur…

si le temps c’est de l’argent, le printemps, c’est de l’or… le printemps chaud et beau, show et hot en couleurs… chaud et haut en bonne heure… le printemps ? de l’or dehors… le printemps nous réveille quand on dort, nous émerveille… quand la nature sommeille et qu’il la réveille… et qu’on sort pour revivre, qu’il nous renvoie à notre sort… sort qui se prend toujours mieux sous les rayons du soleil luisant…

heure normale et anormale de l’est, de l’ouest, du nord et du sud, aho metakweasin…

heure avancée, heure devancée, heure déphasée et heure osée, heure de rosée… c’est l’heure de l’année qui reste en suspend pendant six mois et qui revient reprendre sa place dans l’infini… celle qu’on avance, qu’on recule, qu’on ramène et qu’on devance pour mieux rester sur place… ici, maintenant, encore, tout le temps…

y é trop de bonne heure… je retourne me coucher car je pense que je suis en train de rêver moi là là… perdu dans l’heure flottante, perdu dans l’heure qui n’existe pas… bienvenue hors du temps…

quelle heure le temps ?

vraiment killer le temps…

c’est l’heure du now…

la vie: un art sacré

Philosophy ( philo- %22loving%22 + sophia %22knowledge%22 )quarante-huitième pop-up /// 9/3/13

traduction : l’art n’est pas ce que vous voyez mais ce que vous faites voir aux autres
– Edgar Degas…

la nature est probablement la plus grande des artistes… elle nous en fait voir de toutes les couleurs, notamment par des journées comme aujourd’hui… jaune, blanc, bleu… le vert s’en vient… mais à l’intérieur, des feux d’artifice multicolores…

pour créer des journées comme aujourd’hui, faut avoir un certain don… bravo univers, existence, dieu, la vie, peu importe ton nom d’artiste… impressionnant toute la vie qu’une journée de soleil de printemps peut insuffler à nos âmes… décidément, si les gens du sud se sauvent du pelletage, ils n’ont pas la chance de connaître cette facette printanière du soleil… nous sommes définitivement des jouisseurs printaniers ici… le coeur nous fond chaque printemps…

si j’ai choisi cette citation ci-haut, c’est que j’ai visionné à plusieurs occasions la vidéo des retrouvailles que j’ai insérée dans ma chronique de ce matin… quelque chose comme une fixation chez votre choniqueur… je ne sais ce que cette rencontre entre ces deux vieux amoureux me fait voir au juste mais assurément, toujours quelques larmes à chaque fois, sinon des sanglots…

j’ai retrouvé dans cette rencontre quelque chose que j’ai senti à la lecture de l’Amour aux temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez… quelque chose de drastique, de fou aussi, et de beau et de passionné comme dans les romans d’Alexandre Jardin d’une certaine période… un type d’amour atypique, une amour qui dépasse le quotidien, un amour passif qui vit pour lui-même… un amour sans attente, un amour plein de l’absence de l’autre… l’amour de l’amour…

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ce bout de vidéo que j’ai mis en lien ce matin est tiré du projet de Marina Abramovic qui s’est assise dans le hall central du MoMA à New York à raison de 8 heures par jour durant 3 mois (environ 720 heures au total) à regarder dans les yeux tous les visiteurs qui voulaient s’asseoir devant elle pendant une minute… totalement présente et en même temps, totalement vide, un bambou vide plein de vie… madame miroir… miroir qui, j’imagine, devenait de plus en plus clair au fil du processus…

ce type d’échange silencieux mais oh combien intense m’a fait penser au satori, intensif zen de 5 jours ou plus qui consiste à s’assoir face à une autre personne à la fois, par séquence de 40 minutes, et pour 5 minutes à la fois, chacun à se questionner sur un koan (une question sans réponse vraiment)… aucune réaction de l’autre à soi ni de soi à l’autre, qu’une présence à l’autre, qu’une fonction de miroir… écoute de l’autre, écoute à soi…

et m’est venue la réflexion que le zen est de l’art… une forme d’art martial… des samourais de la conscience… quand l’art rejoint la spiritualité et que le religieux est sacré…

et a poppé aussi la réflexion que l’art est multiforme, que l’art est éclaté, que l’art est partout… que l’art sort du cadre, que l’art doit sortir du cadre… comme ce projet inusité…

finalement, l’art c’est peut-être aussi et surtout la façon dont on vit notre vie… la façon qu’on pose chaque geste, le soin que l’on met à tout ce que l’on fait…

la vie est une toile… sortons nos couleurs…

dernière heure : je viens de trouver le lien vers la bande annonce du film:

http://www.youtube.com/watch?v=jY3VwmiT3j4&feature=share&oref=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DjY3VwmiT3j4%26feature%3Dshare&has_verified=1

amour à distance & retrouvailles touchantes

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quarante-septième pop-up /// 9/3/13

wow wow wow ! que c’est beau cette histoire d’amour… virtuelle mais si réelle…

deux artistes en amour dans les années 1970 constatent que leur histoire s’étiole… ils décident de se rendre sur la muraille de Chine, de partir chacun d’une extrémité, de se rencontrer au milieu, de se donner une dernière accolade et de poursuivre chacun leur route sans se retourner ni se revoir… touchants adieux…

et ils se retrouvent par hasard 30 quelques années plus tard… vous pouvez voir la rencontre sur le vidéo ci-bas… lui savait, elle non… des larmes aux yeux vous dites ? le coeur moumou aussi…

cette histoire m’a touché particulièrement car récemment, après un épisode passionné d’une année et quelque avec une belle amie des alentours, on a eu de la difficulté à se quitter… la passion et l’amour étaient véritablement forts et sincères mais la réalité de nos trajectoires au quotidien trop différente… alors la fin s’est étirée et la rupture fut abrupte et brutale… et blessante… alors cette histoire est inspirante… possible de se séparer avec grâce et dignité… inspiration de séparation vivante…

car avec la température ces jours-ci qui s’annonce pêtante et bouillonnante de vie nouvelle, s’annonce aussi la saison des amours… les tourtereaux et tourterelles reviennent et s’éveillent… bientôt, tous les oiseaux de nos forêts vont commencer à pousser leur chant de flirt pour trouver le/la partenaire, créer oisillons et fonder famille…

et nous tous et toutes sommes ou seront aussi touchés par cette montée de sève, que l’on soit solo ou duo… en effet, plusieurs d’entre nous sentirons les hormones et autres composantes de la grande soupe chimique et biologique s’activer dans nos corps avec cette sève qui montera aux arbres sous peu… et nos corps et nos coeurs s’ouvriront à nouveau après l’hibernation… les érables coulent et les résistances croulent sous les pulsions de vie…

car même si, tout comme les moines, prêtres et nonnes de ce monde, l’objectif est de trouver le bonheur en soi en priorité et de communier directement avec le grand tout, le besoin de partager l’affection et autres pulsions demeure bien réel et surtout très humain… on n’a qu’à voir toutes ces histoires de scandale et d’abus sortirent dans les médias pour constater que la chair est puissante malgré les voeux de chasteté et l’élan de l’esprit et de l’âme vers les cieux…

cette histoire romantique à l’extrême nous montre que l’amour peut se déployer dans le vide… en gardant au coeur le souvenir d’une belle histoire vivante, sans nécessairement qu’elle se déroule au quotidien pour qu’elle puisse être vécue…

en effet, les histoires d’amour peuvent se vivre à distance, virtuellement et vertueusement… pas absolument besoin d’un corps pour vivre l’amour… car l’amour est une intention, une pensée, un état intérieur, une disposition, et aussi un doux souvenir au coeur…

savoir discerner la vivacité de l’amour et savoir quand quitter, quand poursuivre chacun chacune sa route… avec au coeur le souvenir d’un riche temps passé ensemble, plus riche chacun chacune de sa rencontre avec l’autre…

vive l’amour, vivre l’amour !

ill faut savoir quitter la table, lorsque l’amour est désservi… – Charles Aznavour…

http://zengarage.com.au/2013/03/marina-abramovic-and-ulay/
merci à mon amie clelia qui m’a passé ce lien…

never mind

576038_536937049662224_1173270125_nquarante-sixième pop-up /// 8/3/13

traduction libre : vous ne pouvez vider votre mental, soit vous vous y accrochez, soit vous le laissez tout simplement tomber… – Osho

attaché(e)s ? certain que nous le sommes tous et toutes beloved Osho… le laisser tomber ? même si on le veut ardemment, passionnément, violemment, en sacram… même, pas facile…

ah ce cher mind ! qu’on le nomme esprit, mental, machine à penser, petit hamster, il roule non stop up there my dear… en chacun(e) de nous… entre nos deux oreilles… souvent plein de vieux stock qui remonte à la surface, parfois vide et nous laissant apercevoir le ciel…

hier, j’affichais une citation qui disait de ne pas croire tout ce que l’on pense… très juste… et on pourrait aussi ajouter de ne pas trop penser à tout ce que l’on croit… car qu’est-ce que croire anyway ? mettre sa foi en quelque chose ? décider que quelque chose est vrai ? sauf que si on sait par expérience, pas besoin de croire… on sait… car croire est souvent aveugle…

ah ce cher mind ! capable d’inventions extraordinaires, notamment de créer de la vie… mais aussi, et en même temps, capable des pires atrocités contre soi-même… menant jusqu’à la mort… outil qui peut créer la vie et outil qui peut semer la mort…

ah ce cher mind ! outil de discernement, outil de jugement, simultanément… mystérieusement… absolument…

ah ce cher mind ! foyer des plus grandes imaginations et siège de maladies mentales impitoyables et sans pitié… capable de génie et de folie en même temps… surprenant… capotant…

ah ce cher mind ! petite cage qui peut nous garder prisonnier, pris à tourner en rond et en même temps, une précieuse porte qui peut nous catapulter vers le paradis et l’extase et la béatitude…

ah ce cher mind ! quel formidable serviteur si docile et apprivoisé, mais quel terrible maître tyranesque si lâché lousse dans la brousse… car quand on réussit à le dompter et à s’en servir à notre guise, yes sir ! mais quand c’est lui qui prend les guides et qu’il se met à mener la barque, no way

ah ce cher mind ! un outil précieux pour comprendre et faire sens de cette existence mais en même temps, quel obstacle féroce dans notre quête de liberté… inévitable mais contournable et démontable…

ah ce cher mind ! ordinateur personnel central ultime, plus élaboré que toutes les machines créées par l’humain, et source de créativité positive quasiment infinie, et en même temps, une machine de destruction massive de la spontanéité et de la créativité… rabat-joie créatif…

ah ce cher mind ! quartier général de l’âme et en même temps poste d’observation capable de se surveiller lui-même… soumis et soumissionnant…

ah ce cher mind ! une chance que l’on a appris, que l’on continue à apprendre et prendre le temps pour méditer afin de continuer à l’observer, l’étudier, à s’en distancier, s’en dissocier, pour le retourner en tout sens et le scruter, l’analyser, le disséquer… pour éventuellement le bypasser…

car la méditation, ami ennemi observateur du mind, se veut en quelque sorte une disposition intérieure, un stand by généralisé, un poste d’observation qui nous permet de sortir du mental pour occuper le reste de notre corps et explorer l’univers entier…

alors méditer pour surfer sur les vagues du mind plutôt que le laisser nous couler et nous faire boire la tasse et visiter le fond des mers… le regarder aller et venir, en tous les sens et surtout  sans bon sens…

car que l’on apprécie ce cher mind – mental ou esprit c’est selon – ou qu’on le châtie et le méprise, il existe bel et bien et il peut constituer une porte de sortie ou une cellule de prison nous gardant confiné à tourner en rond dans les portes battantes de la pensée circulaire…

à nous de décider ce que l’on en fait car sinon c’est lui qui nous le dictera…  

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lien vers un excellent article de Ed et Deb Shapiro dans le Huffington Post (merci MDD)
http://www.huffingtonpost.com/ed-and-deb-shapiro/self-realization_b_2799183.html 

dont j’ai tiré cette citation d’Alan Watts qui ouvre l’article : We all need to go out of our minds at least once a day. When we go out of our minds we quickly come to our senses…

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Mind is always trying to confuse you — because in your confusion is the power of the mind. The more confused you are, the more you have to listen to the mind. If you attain clarity, then the very function of the mind is finished. That’s why the mind never goes on holiday…  – Osho