changement de plans

doreenvirtueviYasmin Bolandquarante-deuxième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 21/1

traduction maison : donne toi la permission de quitter immédiatement tout ce qui te donne de mauvaises vibrations… aucun besoin d’expliquer ou que cela fasse de sens… fais confiance à ce que tu sens…

surprise… je vous écris de la maison… j’étais sur le point de partir pour New York !!! (le sud, des vagues, mais pas aussi chaud que certaines pensaient 😉 pour quelques jours de visite chez mon ami fakeer… mais un drôle de feeling me trottait dans le corps depuis hier… une réticence, une ambivalence, une réserve…

avec la vague de froid prévue et l’un de mes tuyaux qui a tendance à geler lors de grands froids, je ne partais pas en paix… le feeling grandissait en cours de journée… alors comme le dit la citation, je fais confiance à ce que je sens… alors enwèye à maison le chroniqueur…

faire confiance à ce chatouillement, ce signal d’alarme interne, cette ptite voix qui chuchotte bas et doucement… écouter, faire confiance, reconnaître, sentir… et par la suite agir en conséquence… ou pas… suivre le flot interne… compas existentiel… pas toujours évident… intuition, mindfucking, instinct… whatever ! faut simplement suivre la vibe…

donc quatre jours gratis, horaire grand ouvert, imprévu, plein de vide dans l’agenda… quatre jours pour prendre un peu d’air, lire, écrire, boire du soleil, cocooner, faire du feu et guetter mes tuyaux… quatre jours à la maison pour profiter de ce qui n’était pas planifié… pour gratter ma guitare que j’ai négligée récemment, pour prendre soin du paradis… en vacances dans sa propre demeure le chroniqueur…

nouveau pour moi de changer de plan comme ça à la dernière minute, moi qui, depuis des années, était booké des mois et des années d’avance et qui se faisait un honneur de respecter tous mes engagements… mais cette fois, le feeling est clairement là, fort, tonitruant, incontournable… plus forte que le chroniqueur la vie… alors suis-la, go with the flow… quoi qu’aujourd’hui on serait mieux de glisser sur la vie que de suivre le flow car le flow aura froid dans le dos cette semaine…

et vous ça vous arrive souvent de changer de plan comme ça ? de couler fluidement avec la vie… de vivre sans plan, ou de les modifier sans pré avis… vivre même pas au jour le jour mais moment à moment… oui papa !

car pas toujours évident de changer d’idée comme ça et de suivre le filon interne sans se préoccuper de ce que les autres vont dire…

aie le chroniqueur, ton ami t’attendait… et tu avais dit à tout le monde que tu partais et là tu changes d’idée… qu’est-ce que le monde va dire ? entre vous et moi, est-ce que ça fait  vraiment une différence ? relaxe le chroniqueur, le monde ne se préoccupe pas vraiment de ce que tu fais… y autre chose qui se passe sur la planète tu sais… tu n’es pas le nombril du monde… fais tes affaires car les autres font leurs affaires eux aussi…

si j’y étais allé quand même, peut-être que ça aurait été un formidable voyage ? peut-être que mes tuyaux n’auraient pas gelé ? ou peut-être que si ? peut-être que j’aurais eu un accident mortel en voyageant ? peut-être que j’aurais rencontré mon âme soeur ? peut-être peut-être peut-être… mais ce qui est certain, c’est que je serais pas parti l’esprit tranquille, alors que se fier à soi, se faire confiance… et écouter sa voix et suivre sa voie…

allez, on se réchauffe…

in & out…

viastéphaniegagné

quarante-et-unième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 20/1

traduction maison: seulement ce qui est aussi moi en vous peut entendre ce que je dis…         – Baba Ram Dass… 

beau non ? en tous cas j’ai l’impression que ça éclaire quant à ce qui résonne en vous quand vous lisez mes mots… quand ça résonne… mes maux couvent vos maux, donc nos maux… mes mots trouvent vos mots, donc les bons mots…

votre réalité intérieure qui est chatouillée par la même réalité qui est en moi en l’occurrence et exprimée, ou par tout autre personne qui vous fait résonner… nous portons tous et toutes en nous une part commune de réalité… que nous nous reflétons les un(e)s les autres… je suis vous, vous êtes moi, moi j’suis toi et toi t’es moi… mi and you tiguidou…

par exemple, je suis encore tout plein de Dhyan Vimal, ma récente découverte… dont j’ai encore écouté quelques discours aujourd’hui… en tous cas, la partie de lui en moi résonne fort… elle sonne, cogne, frissonne et fredonne…  belle résonance… bonne synchronicité aussi j’imagine… quand le récipiendaire est prêt, le message arrive… où est-ce le récipiendaire qui attire le message ? attire peut-être, mais forcer jamais…

cette nuit, soit dans quelques heures, je pars pour une destination que je ne vous dévoile pas tout de suite, question de vous garder curieux/ses et sur le qui-vive un peu… les prochaines chroniques proviendront de là-bas… on verra si le contexte change le discours…

je vous donnerai des indices afin de trouver l’endroit où je serai, on en fera un concours de divinette… oui oui un concours de ptit divin… alors chers ami(e)s, court message avant le départ…

sur cette vague de froid qui s’annonce, je vous salue bien bas et vous reviens dans les prochains jours… de là-bas… d’ailleurs… mais toujours ici, sur cet écran et dans vos yeux…

sioux…

Osho 2.0

Capture d’écran 2013-01-20 à 07.40.12quarantième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 20/1

hier matin, je vous disais que j’avais pris part, en tant que témoin, à une cérémonie d’initiation entre val-david et kuala lumpur via skype… et bien hier, dans la journée, j’ai découvert le maître en question via quelques discours…

wow ! quel bel être humain, allumé, direct, straight, décapant… pour avoir écouté, lu et aimé Osho pendant plus de 30 ans, je viens de trouver quelqu’un de la même qualité, du même calibre, suscitant la même résonance en moi… et en plus lui-même dans la lignée d’Osho… énergie qu’il émane d’ailleurs… ça reste dans la famille… merci priya, merci myriam pour la piste…

je suis dans une période de ma vie entre deux eaux, pas stagnante car il se passe toujours tellement de choses dans le sur place, mais disons que sur le plan horizontal, ça semble ne s’en aller nulle part les affaires pour moi depuis un an… et pourtant…

si sain et riche ce simili sur place, je le réalise ces jours-ci, le précieux d’aller nulle part… ne reste simplement qu’à être ici, présent… simplement présent au présent qui se cache dans le présent… mais quand on est habitué à toujours aller quelque part depuis toujours dans sa vie, plutôt déstabilisant… même si après un an, on commence à s’habituer… et à réaliser que même si on pensait autrement, la vie ne va nulle part… que vers ici, que vers maintenant…

alors j’accueille cette nouvelle rencontre avec ouverture, avec réceptivité, avec une grande acceptation car j’avais besoin d’un switch… d’un coup de pied dans mon ptit cul spirituel… et c’est ce que les mots et la vigueur de vimal me donnent… un nouveau kick start, un boost… pour poursuivre l’allégorie gars de char de la chronique d’hier…

stimulant, allumant, rafraîchissant… je vide ma tasse – encore – et j’accepte de la remplir avec du frais, de l’actuel, avec du jus du jour… car j’ai soif de vie, soif de vivre plus intensémment, plus intérieurement, plus immensémment… bon timing…

au fil des ans, j’ai vu plusieurs disciples d’Osho ou d’autres maîtres changer de guru au fil des ans, devenir disciple d’autres maîtres après le départ de leur beloved… je n’ai pas d’opinion là dessus, chacun sait ce qui est bon pour lui/elle mais moi je n’ai jamais senti cet appel de changement…

mon coeur a toujours été occupé par Osho et continue de l’être… même si les enseignements de plusieurs autres maîtres m’ont touché profondément, ma connexion avec mon maître est irremplaçable, fondamentale, unique… quand j’aime une fois j’aime pour toujours…

mais j’avoue qu’avec vimal, y a un ptit quelque chose de spécial… je ressens une familiarité, une aisance d’être, une communion de l’existence… son message passe 10-4… comme une certaine continuité avec le message d’Osho… même fréquence… mêmes repères… peut-être parce qu’il transporte une certaine fragrance d’Osho en lui lui aussi… sans ressentir le besoin d’un autre maître dans ma vie, je reçois cependant cette rencontre avec une grande ouverture…

mon titre se veut un peu provocateur pour moi-même et une continuité de celui d’hier matin, sannyas 2.0 (sannyas veut dire disciplehood en sanskrit)… il ne signifie pas que je compare vimal avec osho ni que je compte remplacer mon beloved par un nouveau guru plus jeune, plus beau, plus vivant… mais j’avoue que je suis touché en mon centre par cet homme simple, clair et accessible…

comme certain(e)s parmi vous peuvent se trouver dans le même espace que moi, ayant l’impression de ne pas avancer actuellement, cherchant un signe du destin, une source d’inspiration, je me disais pourquoi ne pas partager… car l’enseignement est d’une grande qualité… et puisqu’on peut profiter de la sagesse des autres…

comme chaque chemin est personnel, et que ma compréhension n’est que la mienne, évidemment je n’interpréterai pas ici son message car vous êtes assez grand(e) pour le faire vous-même si vous le désirez… et on le comprendra chacun à sa manière… mais peut-être que ses mots et sa vigueur vous toucheront vous aussi… vous êtes peut-être vous aussi à un clic d’une grande rencontre ?

http://www.dhyanvimal.com/

penser comme on respire…

184436_278118288980325_307485005_ntrente-neuvième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 20/1

pas besoin de traduction maison right ? pensez-y pas 😉

deux questions: comment ne pas penser ? et qu’est-ce que too much ? parce que veux veux pas, ça pense tout seul c’t’affaire-là, day in day out… même la nuit… essayer d’arrêter la machine à pensées ? elle va se mettre à spinner dans l’beurre… préférable de laisser rouler ça dans le vide et parait que ça va finir par ralentir tout seul… pas nécessairement arrêter, juste ralentir…. sur le neutre, ronronnant… faisant du sur place… fade out…

d’ailleurs pourquoi vouloir ne pas penser ? vouloir penser moins ? c’est quoi le problème ? pourquoi vouloir ne plus penser ? anyway comment arrêter ça ? que veut et peut-on arrêter au juste ? veut-on arrêter de respirer ? veut-on arrêter notre coeur de battre ?

si on peut seulement watcher les pensées quand ça pense, quand ça passe, ça doit devenir comme la respiration, comme le flot du sang dans le corps, comme le reste… ça peut rester un flot dégagé, un mouvement interne libre et naturel… rien à faire… que de laisser faire… puis laisser se taire…

OK explication maison en langage gars – mais ça s’adresse aussi aux filles of course – sur comment prendre une distance face au mental : m’ssieurs dames, disons que le mental est un moteur de char… un manuel bien sûr car en ce domaine, la job se fait à la main, une job de bras… s’il y a quoi que ce soit d’automatique avec le mental, faut en prendre conscience et le désautomatiser…

alors quand ça va trop vite dans la boîte de vitesses, on ne freine pas… un pied sur le gaz un pied sur le break, pas une bonne idée… premièrement on pèse sur la clutch… et là, même s’il continue à tourner, le moteur se met à rouler dans le vide… et ça devient petit train va loin… mais de plus en plus lentement… loin mais nulle part… et au neutre… et sans effort…

wo les moteurs ! chronique fofolle, éclatée, folichonne et fanfaronne… mots de nuit d’un beau samedi de congé, plein de neige et de calme feutré blanc autour… cinq’milles à l’heure, cinq’milles alors… cinq’milles à pied, ça use les claviers…

chroniquer pour blaster la pensée… chronique inutile, chronique jeux de mots, chronique justes mots, smoothie scrabble et mots croisés… mots mystères ? mots cachés… crossword puzzle… mots de terre, mots amers… jeux de mots, mal de mer et de grammaire…penser penser penser…

chronique pour ne pas penser justement, pour ne plus penser, pour compenser, pour dépenser, pour décompenser… penser et ne plus rien dire, penser pour tout rire… penser pour jouer du mot, pour gosser du flow, pour taper du wo ! faire du toc avec du faux… faut c’qui faut mon mario… wo wo wo mon gino… chronique macho, chronique nigaud…

écrire pour écrire et prendre une distance de ses propres pensées… écrire pour mettre les pensées sur clavier, sur écran géant, devant soi, accepter et éclairer ce qu’on appelle thinking too much

et au lieu de thinking too much, pourquoi ne pas plutôt réaliser que l’on est simplement happés par ses pensées, pris dans le fil d’araignée, aspiré dans le vide… et relâcher, se lâcher lousse… et alors penser devient simple comme respirer, un phénomène involontaire… et sans effort… fini je pense, mais plutôt ça pense, tout seul, personne ne fait plus rien, la pensée se fait… et se fane… way to go !

quand on s’assoit pour méditer, on se rend compte que c’est pas tant thinking too much que thinking all the time… alors quoi faire d’autre que laisser penser se faire ? penser ? rien à faire contre ça, mais rien à faire avec non plus…

ne rien faire d’autre que de regarder la scène, peu importe le contenu, et ne pas se mettre le nez dedans… sans juger, observer avec curiosité, acceptation et bienveillance… et détachement… sinon c’est une lutte à finir et c’est pas nous qui allons gagner celle-là !

car la pensée est source de créativité ou d’enfer… mement mental…

on pense comme on respire alors respirons quand on pense… acceptons que nous sommes des êtres pensants, mais que nous ne sommes pas ces pensées, que la présence qui observe… plus reposant non ?

hommage aux fidèles et infidèles…

64502_10151234790487798_952809437_ntrente-huitième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 19/1

vaut mieux être lu 100 fois par une personne qu’une fois par 100 personnes… – paul valéry

dans un décor semblable à celui-ci dans lequel je vais et je viens… de faire une grande marche pleine de pellicules célestes tombant du ciel, cet après-midi est aux hommages… de moi à vous… oui oui toi aussi… je tiens à vous rendre hommage… lecteurs/trices… pour votre assiduité, votre fidélité, votre régularité… ceci est notre blogue… blogue à part et à partager… notre agora, notre meeting place… que ce soit au quotidien ou pour la première fois…

en effet, je veux vous exprimer ma reconnaissance, mon appréciation, ma gratitude… parce que je le ressens profondémment, parce que j’apprécie votre présence qui effleure mes mots, parce que ça me touche très très doucement… parce que je sens vos yeux sur mes mots, je sens votre souffle dans mon cou… et ça m’inspire… ne pas écrire tout seul, comme dans ne pas parler tout seul…. mais si on parle seul, peut-être qu’on parle alors à dieu ? et aussi parce que c’est bon pour la santé d’être grateful… bon pour l’âme, bon pour le tonus spirituel, bon bon…

vous qui mettez de la vie dans mes mots, du pep dans mes textes, de la chronologie dans ma chroniquologie, de la chronicité réciproque dans ma maladie imaginaire chronique… vous qui êtes souvent, depuis presqu’un an, mon seul contact avec âme qui vive, avec vie humaine de près ou lointaine… mais jamais vaine… et très très saine… et je pourrais continuer avec encore une multitude de mots qui finissent en …aine, mais je vous épargne ça par considération pour votre intelligence… et ne pas tomber dans le kétaine…

en effet, depuis un an, je vois peu de gens live, surtout des rencontres virtuelles qui prennent place… ça c’est vous… et toi aussi bien sûr… pour certain(e)s, nous nous sommes déjà rencontrés de corps à corps, tandis que pour d’autres, nous nous sommes peut-être croisés dans nos chars, ou pas… et d’autres encore que je ne connais ni d’ève ni d’adam, ni des lèvres ni des dents… jamais vus vous et moi… pas grave, déjà lu… jusqu’ici…

donc par choix, en retraite fermée, à vivre la plupart du temps en solitaire depuis un an déjà… pour défragmenter le soi, se retrouver, se démorceler… pour plonger en soi… et choisir d’écrire comme mode de communication principal, les mots comme lien fondamental avec le monde, comme pont vers les autres, vers vos yeux puis vos coeurs… mon koan de l’année d’ailleurs : dis moi ce qu’est un(e) autre… dans ce cas-ci, les trois petits points sont ouverts grand, à l’infini… jusqu’ici…

donc merci à vous qui me lisez à partir du Québec évidemment, mais aussi d’ailleurs au Canada, et aussi d’ailleurs ailleurs… d’ailleurs des USA, ailleurs au Costa Rica, d’ailleurs du Brésil, ailleurs en Italie, d’ailleurs de la France, ailleurs en Belgique, d’ailleurs de l’Allemagne, ailleurs en Tunisie, d’ailleurs d’Israel et même du Liechtenstein… et de quelques autres pays que j’oublie… pas pour dire et pas pour rire, virtuellement le monde…

possiblement que certain(e)s dans ces pays lointains ne font que regarder les images, mais néanmoins, y a pas de sots lecteurs/trices, que des visiteurs intéressés d’une façon ou d’une autre… que des paires d’yeux, connectés à un être, qui, par hasard ou par destin, viennent en contact avec le bout de mes doigts… mon âme, mon coeur, mes doigts, vos yeux, votre coeur, votre âme…

alors merci de donner vie à ces mots, mots gauches, mots adroits…

sannyas 2.0

823_541197979232633_2118462739_ntrente-septième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 19/1

les lève-tôt qui se réveillent habituellement avec mes mots ont peut-être été surpris(es) ce matin en constatant que contrairement à mon habitude, je n’y étais pas tôt tôt tôt… mais comme vous constatez aussi, je suis revenu… tôt tôt, vous ne me voyiez pas, tôt tôt vous me lisez… les autres, vous n’avez rien vu passer… vous dormiez tranquilles… j’espère…

en effet, je n’étais pas ici tôt tôt tôt ce matin, j’étais ailleurs, mais tout de même quand même un peu ici… à 5 h, je suis allé assister à une cérémonie d’initiation spirituelle de deux amis… les deux nouveaux disciples en question étaient ici à Val-David, sous la neige, avec un feu de bois dans le foyer, alors que le maître spirituel était à Kuala Lumpur en Malaisie… en direct… live… now ici, now là-bas…

ici 5 h, petit matin, là-bas, 16 h, fin d’après-midi… mais même vie, même existence, communion de coeur et d’âme… même connexion…

et malgré les milliers de kilomètres de distance et les 11 heures de décalage, mes deux amis  étaient en communication directe avec le maître, via skype… eh oui… via skype… en contact virtuel et visuel, en communion… par l’âme bien sûr, mais aussi par les yeux et par la voix, pas seulement la ptite voix du dedans, la presque silencieuse, celle aussi qui fait du bruit, celle qui sort de la gorge, la voicale… one two testing, 10-4, 10-4…

définitivement, on n’arrête pas le progrès… être initié par un maître spirituel en temps réel à des milliers de kilomètres de distance, en temps réel… presqu’irréel… même si les moyens se transforment, la relation maître-disciple demeure, se transforme…

moi qui suis devenu disciple à une époque où l’on rencontrait encore le maître de corps à corps, où la présence physique était encore requise, la seule possible à part la télépathie d’âme… et malgré que la relation soit toujours prioritairement d’âme à âme entre un disciple et un maître, et le corps un détail, la cérémonie d’initiation de ce matin m’a inspiré réflexion… et espoir…

car beau de voir encore des gens en quête, curieux, ouverts, reconnaître en certains êtres des sources d’inspiration et leur dire oui… s’ouvrir à une transmission que peu d’entre nous vivons… et nous ne sommes ni meilleurs ni pires que ceux et celles qui ne vivent pas une telle relation… car on ne choisit pas nécessairement une relation avec un maître… car comment le non-voyant peut-il trouver le voyant… quand le/la disciple est prêt(e), la maître se révèle…

dans notre société individualiste actuelle dans laquelle on prône toujours davantage l’autonomie, l’indépendance, le me myself and I – mon oeil – de même que le faire par soi-même, un peu anachronique de se prosterner aux pieds de quelqu’un d’autre… de reconnaître en un autre être une réalisation à laquelle on aspire fondamentalement… une réalisation qui dicte notre existence… la recherche de transcendance…

pour ceux et celles qui n’ont jamais fait la rencontre d’un maître spirituel, désolé, mais vous ne pourrez pas comprendre… car la relation maître-disciple est incompréhensible… même pour nous qui la vivons…

la relation maître disciple est semblable à une relation amoureuse, mais en même temps, drastiquement différente… elle ne s’explique pas et ne s’évite pas non plus quand elle vous frappe, on ne peut que dire oui, que s’y abandonner… quand le disciple est prêt, le maître se présente… et dans cet abandon, l’univers nous rentre dedans… l’égo disparaît, temporairement… de temps en temps…

relation impossible à définir que celle d’un(e) maître et disciple, impossible à expliquer, autant aux autres qu’à soi-même… car monter en amour avec un maître spirituel relève d’une autre dimension… elle ne fait pas de sens… elle est irrationnelle, complètement folle, impossible à saisir…

bien sûr que la relation maître disciple n’est pas essentielle pour tous et toutes… on peut accéder au nirvana sans maître… bien sûr on est son propre maître… mais encore… une telle relation peut s’incarner via toute autre forme : avec un enfant, un animal, la nature, la musique, le silence et le vide… ou pas…

mais quand elle se présente à nous, on y découvre un monde plus grand que soi, on voit à l’extérieur de soi ce à quoi on aspire depuis toujours… on reconnaît sa profonde nature divine qui marche sur deux pieds devant nous, en fait qui flotte presque…

personnellement depuis que j’ai été en présence d’Osho pour la première fois, le monde ne fut plus jamais le même… je venais de pénétrer le mystère… et il n’est encore jamais le même… jamais… bien sûr que même accompagné d’un maître, on marche le chemin par soi-même, mais le maître est un éclair qui illumine temporairement le chemin à suivre, chemin qu’on parcourera seul par la suite, mais en même temps plus jamais seul… un pied dans la marge, un pied dans le divin, le coeur ici et ailleurs…

avec le maître, mort ou vif… car le corps est un détail dans ce type de relation… âme à âme…

à tous les maîtres et à tous les disciples, namasté…

Buddham saranam gacchami (I go to feet of the awakened one for refuge)
Dhammam saranam gacchami (I go to the Dhamma for refuge)
Sangham saranam gacchami (I go to the Sangha for refuge) 

la vie, la vie… petit vendredi… take 2

“Being weaktrente-sixième digression et demie de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 18/1

traduction maison : être faible ne vous enlève pas toute valeur, être fort(e) ne vous rend pas invincible, mais le fait d’assumer ces deux facettes fait de vous qui vous êtes, vous !

ai trouvé ces quelques mots du père de charlot tout de suite après l’envoi de ma première chronique, qui va un peu dans le même sens que mes mots de ce matin – synchronicité – alors je les partage ici avec vous, car poignants, touchants, émouvants et mouvants…

__________

J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables…

j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables…

j’ai agi par impulsion, j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables, mais j’ai déçu des gens aussi…

j’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger…

j’ai ri quand il ne fallait pas…

je me suis fait des amis éternels…

j’ai aimé et l’ai été en retour…

mais j’ai aussi été repoussé…

j’ai été aimé et je n’ai pas su aimer…

j’ai crié et sauté de tant de joie, j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur tant de fois…

j’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos…

j’ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d’un sourire…

j’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et…

j’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)…

mais j’ai survécu….

et je vis encore! et la vie, je ne m’en passe pas…

Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer… Vis !

Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant…

parce que le monde appartient à celui qui ose…

Et La Vie c’est beaucoup trop pour être insignifiant.  »

– Charlie Chaplin (via Angela Salena, merci d’avoir paratager)

la vie, la vie… petit vendredi…

406140_442643872473991_829033304_ntrente-sixième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 18/1

traduction maison : je tombe, je me relève, je fais des erreurs, je vis, j’ai été blessé(e) mais je suis vivant(e), je suis humain(e), je ne suis pas parfait(e) mais je suis reconnaissant(e)… et je dis merci…

simple mantra, plein de bons sens, plein d’humanité, plein d’humanitude, plein d’ordinarité… dans lequel il est facile de se reconnaître… vous, moi, l’autre à côté…

reflet de notre passage sur terre… ptite vite normale, ptite vie d’humain(e) qui apprend la vie, simplement, comme tout le monde, comme chacun(e) de nous…

tous et toutes dans le même bateau, voguant vers nowhere, ici, maintenant, en route vers nulle part, en quête de sens… la vie, la vie… faisant du mieux qu’on peut avec ce que l’on a…

humain et humaine, se relevant quand on tombe, reconnaissant nos erreurs quand on en fait, pour en apprendre quelque chose, toujours en apprendre quelque chose… pas meilleur(e) ni pire que nos frères et soeurs, pas comparable en fait, humble et fier, fière… solitaire, solidaire, seul(e) sur terre… ensemble et seul(e)… simplement, totalement…

tous et toutes, que des humain(e)s en voyage de vie, incarné(e) sans trop se rappeler pourquoi ni comment, ni d’où l’on vient, ni où l’on va, ni jusqu’à quand… naviguant en eaux parfois troubles, parfois calmes, eaux secours, H2 eaux… et flotte et flotte la galère… et vogue et vogue le petit bateau…

la vie est un grand voyage mystérieux duquel on ne sortira pas vivant(e), pour ce qui est du corps du moins, l’âme quant à elle ayant choisi ce corps semble-t-il pour apprendre, se réaliser encore davantage, un peu plus, jusqu’à quand ? laisser tomber les voiles de l’illusion de la séparation et redevenir le monde entier…

quel est le sens de ce grand voyage, de cette épopée ? on passe sa vie à le chercher… the meaning of life ? l’amour, toujours l’amour… l’amour ? mais qu’est-ce que l’amour anyway ? pas une relation donc un état d’être ? si pas un tête à tête, donc un corps à corps ? un coeur à coeur ? une âme à âme ? ou un tête à queue ? trois petits tours et puis s’en vont…

on vit sa vie du mieux qu’on peut… pas toujours comme on veut, souvent comme on peut… choisissant ce que l’on croit le mieux, pour soi, pour eux, pour ceux et celles qu’on aime… pour le bien du plus grand nombre, en commençant par soi-même…  prenant soin de ne pas blesser, ni soi, ni l’autre… cheminant entre liberté et sécurité, entre confort et situations qui provoquent le déséquilibre… se mettre en danger pour vivre davantage…

faire ce que doit, faire ce que veut ou faire ce que peut, coeur qui soupire n’a pas ce qu’il désire… la vie passe et nous aussi, le temps passe et c’est la vie… continuer même quand on ne sait pas, arrêter puisqu’on ne suit plus… la vie, la vie…

et vivre totalement jusqu’à se sentir tout à fait vivant, vivante, heureux et heureuse, jusqu’au moment où l’on rendra les armes, fatigué(e) mais comblé(e), vidé(e) mais plein(e)… tous ces mots pour dire l’indicible, pour montrer l’invisible, pour entendre l’inaudible… l’entendez-vous la petite voix ?

via krishna prem

traduction maison : embrasse lentement, joue dur, pardonne rapidement, prends des risques, donne tout et n’aie pas de regrets

dancing star…

monigrégoviapassion déciretrente-cinquième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 17/1

belle poésie de nietzsche, que je croyais davantage philosophe que poête poête… plus cérébral allemand que coeur coeur valentino… plus rationnel qu’étoile étoilée… la vie est pleine de surprises… et les surprises pleines de vie…

mais si vrai tout de même que nécessaire d’oser aller fouiller le fin fond de son âme parfois – et y trouver justement tout ce que l’on suspecte s’y trouver – pour mettre une étoile au monde, pour enfanter un ciel étoilé, pour mettre bas une beautiful danse, pour parcourir les 100 milliards de planètes que contient notre être…

oser aller jusqu’au plus profond de soi, au coeur de ses entrailles et de ses ouailles, au centre de ses tripes, pour aller découvrir sa profondeur, sa force, son noyau dur, le coeur qui se chante la pomme à lui-même…

plonger en soi, au risque de ne pas y revenir, au risque d’y sombrer, pour affronter ses monstres, ses diables, ses tricksters et autres fous du roi et folles de l’arène… allez splouch splouch en soi quand c’est ce que la vie veut de nous, quand le temps est venu de plonger… on se bouche le nez, on tient son casque de bain et go, deep deep down we go… et glou et glou…

au coeur du chaos se trouve notre créativité, notre vitalité, notre boîte à surprises… au coeur du chaos on trouve notre courage, l’oeil du cyclone au coeur de notre tempête, le ptit home qui ne bouge pas, le soft spot, l’endroit qui ne quitte jamais, là où on loge en soi…

sans vous souhaiter ce chaos, car il viendra bien quand il sera dû s’il est dû un jour, je vous souhaite toutefois le courage d’y faire face s’il se manifeste, la force de passer au travers s’il vous traverse, et la paix qui en résulte quand les morceaux auront décanter, quand la tempête se sera calmée… quand le chaos aura enfanté…

personnellement, je commence à émerger de l’année de ma vie… un voyage aller simple vers nulle part, sans retour, où l’air est parfois rare, où la lumière faible et presque nulle par moments, voyage duquel je ne suis pas encore tout à fait sorti mais duquel je commence à entrevoir la lumière… si j’avais le choix, je ne retournerais pas là immédiatement mais puisqu’on ne l’a pas toujours, ni jamais vraiment, le choix, je vais en retirer toutes les leçons possibles et compléter le chemin avec grâce et beauté dans ces derniers milles d’exploration…

merci la vie pour cette folle danse étoilée !

photo: moni grégo via passion d’écrire

les livres qui parlent… et autres oeuvres de Guy Laramée…

530748_10151188236171491_1909752205_ntrente-quatrième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 17/1

je peux partager avec vous ma plus récente découverte ? dites oui, pliiiiise ! yes ! alors allez voir ça mais revenez après !

http://www.guylaramee.com/index.php?/intro/

bienvenue dans le monde de Guy Laramée… artiste impressionnant non ? que je viens tout juste de découvrir mais que probablement plusieurs d’entre vous connaissiez…

la découverte a débuté quand l’autre jour, j’ai partagé sur mon mur facebook cette image que j’avais aperçue sur le très inspirant site :

http://www.facebook.com/pages/FORUM-DECRITURE-PASSION-DECRIRE/175221686490

accompagnée de cette citation : La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver… de Jean Guéhenno…

puis vous avez été quelques-un(e)s à partager à votre tour car oui, je sais, cette image parle clair et fort, en fait elle crie en silence et ouvre des portes… la citation n’est pas non plus piquée des vers d’ailleurs…

toutefois hier, quelqu’un m’a mentionné sur mon mur facebook que je devrais indiqué le nom de l’artiste de l’oeuvre…  ce que je pensais avoir fait en ayant sharé la dite photo directement du mur facebook de forum d’écriture passion d’écrire… je croyais donc candidement que le crédit avait été donné automatiquement et que cette photo appartenait au site en question… c’était avant que je réalise que non et que je ne connaisse ce monsieur…

j’ai donc été un peu piqué au vif par le commentaire car je tente le plus possible de donner le crédit aux artistes dont je présente les photos quand je le peux… la plupart du temps seulement je l’admets, pas toujours, la vie va tellement vite…et parfois, je suis excité de vous lancer mes mots aux yeux et au visage… et parfois, la source n’est pas indiquée…

mais tout de suite après avoir reçu ce commentaire, une autre personne m’a contacté pour ajouter que l’artiste en question devait être guy laramée, que moi je ne connaissais pas… et elle me disait de chercher sur google : Guy Laramée, sculpteur de mots… ce que je fis tout de go… et que je connais maintenant, tout comme vous… nous venons donc de découvrir – ou redécouvrir – un artiste impressionnant…

aussi impressonnante la citation de Jean Guéhenno, que je compte découvrir davantage dans les prochains jours car ses mots punchent : La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver… car pour moi c’est exactement ce qui motive mon réflexe chronique et quasi instinctif et de survie qui me pousse à écrire chronique, day in day out… écrire pour me trouver, me retrouver… et pour me perdre dans les mots, dans la grande vie…

donc, tout ça pour dire que tellement de formidables choses circulent sur facebook de nos jours… que les gens qui créent y placent leurs oeuvres, gratuitement, généreusement, ouvertement… et ça circule… et on gobe, admire, s’écarquille les yeux et les idées… gratis… alors la moindre des choses est de donner crédit quand on peut…

et entre la beauté distribuée à grande échelle et gratuitement et les médias grand public qui nous shootent toujours les mêmes histoires de peur et de bouette, mon choix est clair… même si, oui oui je sais, il faut bien savoir ce qui se passe dans le vaste monde, les vraies affaires… attention à ce que l’on ingurgite, car ça devient nous éventuellement…

d’ailleurs dans une prochaine chronique je partagerai avec vous une oeuvre récente d’une amie qui vous en mettra plein les yeux… de couleurs et de vie…

mea culpa… j’avoue que même si je le fais souvent, je ne mets pas toujours les références exactes ni complètes des photos ou citations qui accompagnent les textes que je ponds en bon ptit croc niqueur depuis un an… parfois, quand c’est clairement indiqué et que je prends le temps si… parfois, quand je suis paresseux ou pressé ou parce que la source est tout simplement inconnue ou égarées dans les transferts, non…

toutefois même si tout ce qui est sur facebook appartient à facebook, il est éthique et intègre de rendre à césar ce qui appartient à césar et je vais porter une attention accrue à cette pratique dans l’avenir… je réalise que c’est la moindre des choses… le commentaire m’a réveillé en ce sens…

mais le résultat final est que cet épisode m’a – et nous pour certain(e) – toutefois fait découvrir un grand artiste local qui jouit d’une réputation internationale depuis plus de 30 ans que je ne connaissais pas… mais que j’ai hâte de découvrir… viva Guy Laramée !

bon jeudi, anciennement le jour de la paie… la nôtre aujourd’hui, la paie, c’est le monde de Guy Laramée…

pour en savoir plus sur Guy Laramée:
http://www.lapresse.ca/arts/arts-visuels/201204/04/01-4512408-guy-laramee-le-spectacle-immobile.php

ou encore tapez son nom sur google… y a du stock en masse….

sincèrement

ati, gosseur de chroniques