paresse ? check !

georgetakei via valérie cussontrente-troisième offrande 4/12 (17 jours avant le 21 décembre… oups)

paresse : simplement un autre mot pour dire efficace…

une image vaut 1000 mots alors la paresse quand il le faut, comme il le faut et parce qu’il le faut…

photo : george takei via valérie cusson

vivre au jour le jour chaque jour, on mourra plus tard…

woys4trente-deuxième offrande 3/12-2 (18 jours avant le 21 décembre… woopelail)

de nouveau un matin double chronique, deux pour le prix d’une… bon deal non ? une avant dodo, l’autre au réveil… ça vous fait trop de lecture avant d’aller travailler ? vous lirez celle-ci à la pause alors, sur la job, ou ce soir, ou tout de suite…

mais trop bonne citation qui dit à peu près ceci en molièrien : vous vivez seulement une fois ? faux ! vous vivez à chaque jour, vous ne mourez qu’une seule fois… fallait y penser… plein de bon sens…

car même si certains prétendent que l’on meurt un peu à chaque jour, et même à chaque expiration selon certains adeptes de la respiration supra consciente, on est quand même pas sur notre lit de mort au moment où l’on se parle right ?  ni vous ni moi… même si on ne sait pas avec certitude que voldemort ne nous pognera pas le bas du pantalon en après-midi pour nous tirer de l’autre bord, right now on n’est pas mort ! pow pow t’es pas mort sinon tu joues plus…

même si on ne mourra probablement pas aujourd’hui, quand même, pourquoi ne pas vivre chaque jour comme si c’était le dernier parce que ça pourrait bien l’être… même s’il ne faut pas être obsédé(e) par la mort, pas fou de la garder tout de même sur le rond d’en arrière à feu doux et plonger dans la vie totalement à gros bouillon, à chaque moment… pis chaque popa tant qu’à y être…

ne pas vivre sur les breaks, mais en prendre quand même un une fois de temps en temps, un break veux dire… donner son 110 %, vivre comme un pur sang, tellement, sincèrement, regarder le présent dans les deux yeux, vivre le maintenant pis un pas en avant, mais en même temps prendre le temps, relaxer, apprécier chaque moment (non je ferai pas le «popa aussi tant qu’à y être» une deuxième fois de suite, trop prévisible quand même ;-)… le chroniqueur se respecte…

vivre et réinventer sa vie plusieurs fois par jour, plusieurs vies par jour, changer le cours des choses, suivre la rivière ou remonter le courant, se surprendre, surprendre le monde, se laisser surprendre par la vie, tout lancer en l’air à chaque jour… effacer son disque dur et reboother le système… faire un back-up au cas où… et continuer à risquer, oser, avancer et défoncer les murs… pas seulement celui de Facebook… changer le monde aussi dans sa «vraie vie»…

je sais je sais, dans ma chronique précédente, je prônais la easy life sans ambition et pleine de paresse… mais l’un n’empêche pas l’autre…et la contradiction donne tellement de permission… on peut tout faire… chaque chose et son contraire… totale liberté puisqu’on ne mourra pas aujourd’hui…

mourir mourir, pas une raison de pas vivre ça non ? j’sais pas si vous êtes comme moi, mais depuis que je suis tout petit, y a une partie de moi qui a hâte de vivre cette expérience-là, la mort… même si j’ai aussi probablement tellement peur d’elle que je l’sais même pas, j’ai toujours été attiré par les anecdotes des gens qui sont passés de l’autre bod et qui sont revenus… le tunnel, la lumière blanche, sortir de son corps, l’évanescence, etc… me semble que ça doit aider à mieux vivre justement de mourir comme ça au moins une fois… on devrait avoir la chance de mourir au moins une fois pour se pratiquer pendant notre vie pour nous rassurer et nous permettre de vivre plus totalement… m’enfin… on proposera ça au monsieur – peut-être que c’est une madame – du pays d’en haut…

alors chers lecteurs/trices, bonne vie aujourd’hui et on se voit peut-être demain ?

citation: wings of your soul (via Facebook)

je perds l’ambition et la paresse me gagne…

3687_514454625232498_2049557668_ntrente-et-unième offrande 3/12 (18 jours avant le 21 décembre… woopidou)

ça va mal les ami(e)s… I’m loosing it !  en effet, je perds graduellement toute ambition et je deviens de plus en plus paresseux… de moins en moins sociable et de plus en plus renfermé… je me sens devenir un hermit, un hobbit, une drôle de bibitte…

sérieux ! c’est vrai, plus le goût de grand chose le chroniqueur depuis quelque temps… même manger a perdu son attrait… et ce n’est pas vraiment un problème vous savez ce peut-être temporaire désincarnement actuel… on s’y habitue et même qu’on y prend goût… la vie ne s’en va plus nulle part… et nous non plus… c’est plus relax, mollo, terre à terre, ça se satisfait de peu…

la carrière ? j’ai le feeling d’avoir fait pas mal ce que j’avais à faire… la famille ? check ! les filles sont grandes, d’ailleurs la plus jeune devient majeure ces jours-ci… l’argent ? tant que j’ai un toit au chaud, un peu de bouffe et quelques vêtements, so far so good… des ami(e)s ? oui, sûrement quelques-uns mais pas trop et surtout pas trop à la fois, les mots m’étourdissent de plus en plus et on dirait que je deviens mésadapté socio-affectif avec le temps… méditer en silence et chanter avec les gens sont devenues mes activités sociales préférées…

une blonde ? oui, peut-être, si c’est simple, facile et que ça se passe tout seul, pas envie de chercher même si tout de même encore ouvert à partager un peu d’affection et d’intimité avec une âme de bonne volonté… l’illumination ? ça fait 30 ans que je cours après et je sais moins que jamais ce que ça peut même vouloir dire… ça semble si futile de vouloir quelque chose qui supposément est déjà notre nature profonde déjà présente et que l’on ne pourra jamais atteindre anyway… et ça m’épuise de courir désormais… je préfère la marche lente et distraite… surtout celle qui tourne en rond et qui revient sans cesse au point de départ… passez go et… faites un autre tour de piste…

sérieusement, en ce moment, y a pas grand chose d’extérieur qui m’attire, me motive, me drive et me stimule… dépression saisonnière ou détachement grandissant ? l’avenir nous le dira… mais le présent s’en fout… le beat est doux…

ce que je sais c’est que je me satisfais de plus en plus avec de moins en moins… de moins en moins curieux aussi à savoir ce que je ferai quand je serai grand… car je compte bien rapetisser et rajeunir avec le temps… que diminuer, devenir de moins en moins, disparaître, fondre, m’évaporer…

comme un lent et profond besoin qui pousse au fond de moi de laisser de plus en plus le monde se dérouler sans moi… dans le monde et hors du monde… comme un envie criant de devenir spectateur, de regarder la game se jouer d’en dehors du terrain, de perdre mes opinions, arrêter de vouloir avoir raison, sauver le monde… that’s it, I give up

si un seul désir, que devenir un homme de plus en plus simple, humble, honnête, redevenir un enfant au coeur pur et à la tête légère… ça tombe bien, ça a l’air que c’est là qu’on s’en retourne avec les années qui s’accumulent au compteur… préparer sa sortie…

nouveau ce feeling pour moi qui a toujours eu beaucoup de drive, d’ambition, de détermination et de motivation, les choses sont en train de changer et j’observe… pas encore tout à fait à l’aise dans ce nouveau laisser faire qui ressemblait jusqu’à tout récemment à de la négligence… et que je jugeais avec arrogance et mépris… mais je sens que les choses se placent lentement mais sûrement… comme si la paresse devenait moins péjorative et plus célébrative… plus assumée et appréciée…

dans cette société de performance et de vitesse, où tout doit avoir un sens et toute action servir à quelque chose, cette nouvelle disposition de laidbackitude extrême suscite en moi étonnement et curiosité… vais-je redevenir «normal» un jour ? comme avant ? vais-je vouloir de nouveau jouer la game, embarquer dans le bateau et repartir dans de nouvelles aventures pleines de promesses et d’excitation ? ou bien ce nouveau statut est-il chronique ? je vous tiendrai au courant, promis…

mais en ce moment, ce n’est clairement pas l’action qui prédomine… peut-être est-ce le fait d’habiter seul et autant à l’écart du monde dans ma forêt mais toujours est-il que les choses changent et ralentissent et je ne me reconnais plus… toutefois, quand je prends le temps de l’accepter et d’y goûter, j’aime ce changement de registre, cette décélération, cet important mouvement de slowing down amorcé…  encore un peu bizarre mais je compte bien m’y habituer plus tôt que tard…

OK faut que je me couche, ouf, j’suis fatigué 😉

destination voir autrement…

556852_258997517559069_1199986108_ntrentième offrande 2/12-2 (19 jours avant le 21 décembre… wow !)

OK une expérience chronique… chronique quick quick… une demie-heure avant de partir pour le shaking au village, quelques mots vite vite… des mots des mots, encore des mots… si vous vous levez après cette heure, deux chroniques avec le café this morning, good morning… donc deux cafés aussi ?

la destination finale n’est pas un endroit, qu’une nouvelle façon de voir les choses… c’est beau non ? et ça a un certain lien avec le désespoir me semble… car quand on voit désespéré, c’est qu’on ne voit plus la destination finale… on ne voit plus, rien, ni clair, ni loin, ni en soi… on ne voit que du noir… pourtant si on regarde assez longtemps, on finit par voir aussi dans le noir… comme on ne voit plus rien pendant un bout si on regarde le soleil en pleine face de soleil… si on regarde bien le noir, et assez longtemps, et avec les yeux ouverts, on finit par voir aussi le soleil…

donc selon Henry Miller, on ne s’en irait nulle part, on ne ferait que voir différemment… toujours, tout le temps différent… vraiment un beau koan à méditer celui-là… alors la route à faire un pas à la fois, et la destination n’arrivera jamais, ou elle arrive toujours, mais la route n’est que le processus même, la série de pas qui passent… la destination est le chemin même qui ne mène nulle part… on est donc déjà arrivé(e)s ? juste à voir différemment et on y est déjà… juste à être ici et on y est… si la destination est ici, nous sommes donc dedans dès maintenant…

pas de destination vraiment ? dur à avaler ça mais on veut essayer right ? car oui il existe une destination pour le corps, la mort ! mais alors pas de destination pour quoi ? l’âme ? ce qui voit ? ce qui marche ? ce qui est ? name it marguerite

oui oui oui on veut ne plus avoir de destination… que marcher sur place… un pas dans l’autre… d’ici à ici, tout de suite, maintenant… courir vite vite vite pourquoi alors si pas de destination ? slomo la marche alors… un pas après l’autre, un pas dans le précédent, tracer un sillon vers ici… lentement, plaisamment, sûrement, légèrement, marchamment lentement…

que de nouvelles façons de voir… r’virer l’objet regardé sous tous les angles, mais aussi l’observateur/trice, de même que la perspective elle-même… r’virer tout son monde de bord en bord… toujours la même routine quotidienne scrutée sous la même loupe mais avec des yeux qui changent sans cesse, des faits qui se révèlent à une conscience toujours fraîche, constamment renouvellée, rafraîchie, re-créée à chaque instant…

on ne peut jamais sauter dans la même rivière deux fois, car ni la rivière ni le on n’est jamais pareil… toujours pareille la vie alors ? pas de destination, que des constatations… que de l’évolution, que du changement… que du temps qui ne passe même pas… que des façons de voir… y a juste le changement qui ne change jamais… même pas le temps de dire ciseaux que le papier est déjà coupé… et recollé…

alors mes ami(e)s, pas de destination, que de nouvelles façons de voir les choses… entre deux gorgées de café, je vous offre ceci en gage de dessert… oui oui un dessert pour le ptit dej… pas une belle destination ça ? juste une nouvelle de voir le déjeuner…

OK 20 minutes et chronique pondue… et en plus, il me reste encore en masse de temps pour brosser mes dents, nourrir la chienne et partir le char… où je m’en vais ? voir autrement… si j’y suis… ou pas…

désespérant la vie ? j’espère bien !

21898_309229055847744_54098531_nvingt-neuvième offrande 2/12 (19 jours avant le 21 décembre… wo !)

le désespoir, qui peut apparaître à première vue comme un concept négatif, nihiliste, downant, pessimiste, looser, est en fait le début réel de la vie, la vraie vie, la vie en chair incarnée…

tandis que l’espoir nous porte vers un avenir meilleur, vers un paradis chrétien tout rose et bonboné ou islamique aux quarante vierges, vers un demain magiquement meilleur que l’ordinaire aujourd’hui, le désespoir nous met crûment et drastiquement le nez dans la réalité… et nous fait sentir la marmalade… une réalité crue, pas arrangée pour la télé, une réalité ordinairement extra ordinaire, une réalité pleine de possible, du possible excitant comme épeurant, prometteur comme destructeur…

tandis que l’espoir nous sort de notre corps pour nous téléporter vers un ailleurs meilleur et plus tard pétard, le désespoir nous force à ouvrir les yeux et à tout mettre sur la table maintenant… pas de plan à long terme, pas de procrastination, right here right now le désespoir…. et n’est-ce pas ça qu’on dit vouloir ? vivre l’ici et le maintenant, le tout de suite idéologique ? c’est le temps maintenant…

tandis que l’espoir nous garde en réserve, nous permet de vivre à moitié pour épargner pour plus tard, perdre notre vie à la gagner tout de suite pour en bénéficier plus tard, planifier à long terme, gruger les miettes au cas où, le désespoir arrache toutes ces précautions d’un coup sec et nous fait basculer dans l’immédiat… pour ouvrir les yeux, voir ce qui ne va pas et y remédier… now… sans désespoir, point de salut…

tandis que l’espoir sonne prometteur et plus/qu’hier/moins/que/demain/risant, le désespoir nous crie plus qu’hier et fuck demain… today today today… oui vivre aujourd’hui, tout de suite, totalement, intensément, humainement… il nous incite à porter nos plus beaux habits, à manger dans la vaisselle de Noël à tous les jours si on veut, à enlever le plastique sur les sofas, à lâcher la job qu’on aime pas depuis des siècles, arrêter de rêver la job de rêve et à créer celle qu’on veut tout de suite…

tandis que l’espoir nous rattache à la chaise, tissant des liens dorés, remplaçant la petite chaise en plastique par un sofa en cuir, le désespoir sacre la chaise à l’eau, sacre la chaise au feu, nous met le feu au cul, coupe les fils, les chaînes et les ponts avec le peut-être pour ouvrir sur le très certainement ici maintenant flambant neuf à chaque instant…

tandis que l’espoir est rose, cute, happy ending, mushy mushy, plein de promesses et de je le jure, le désespoir est lucide, ludique, véridique, platonique, critique et pas catholique… je vous salue marie… un désespoir plein de jurons de bucherons, plein de déconstruction d’illusions, plein de ponts vers ce qui est, for sure, et non vers ce qui sera, peut-être… ou probablement pas…

vivre son gros désespoir sale et cru, vivre son propre désespoir dru et cuit… à frett, sans dope de rêve plustardesque, de later le bonheur… porter avec transparence son désespoir à bout de bras, haut sur ses épaules, l’assumer et le reconnaître pour ce qu’il est, soit un désir de vivre davantage et dans l’immédiat, totalement, sans compromis, comme une saine et dynamique poussée de courage pour changer les choses que l’on peut changer, accepter celles qu’on ne peut changer après avoir quand même essayer et finalement reconnaître la différence…

désespérer pour obtenir l’inespéré… car l’espoir ne peut amener qu’une répétition améliorée de ce que l’on connaît déjà… vraiment ce qu’on veut ? car comment imaginer l’inconnu… tandis que l’inespéré rend tout à coup soudainement possible l’impossible, l’inconnu, le too much… oser être too much, maintenant…

oser désespérer pour enfin avoir recours à une créativité insoupçonnée, à un sens de la débrouillardise jamais utilisé, à une urgente urgence de vivre, à une résilience ultime qui nous fait grandir de 6 pouces d’un coup… et nous donne des jambes de fer, des ailes célestes, des bras d’acier, un coeur d’or d’argent et de bronze… et des ressources nouvelles…

le désespoir est un peu comme la désillusion finalement… ça sonne plate à première vue, pas très sexy, on veut pas aller là, mais si et quand on se met le nez dedans, que de cadeaux pour les oreilles, que de vérité pour les yeux, que de lucidité pour la conscience, que de courage pour le coeur…

et vaut probablement mieux un désespoir assumé et plein de potentiel de changement que des tonnes d’espoirs illusoires et fantasmatiques endormantes pleines de peut-être…

désespérant la vie ? j’espère bien !

enfin libre…

252363_450172405050739_1816882715_nvingt-huitième offrande 1/12 (20 jours avant le 21 décembre… compte à rebours)

cette image est parlante non ? elle me fait penser aux histoires que l’on racontait jadis aux enfants en Mongolie autour desquels on traçait un cercle dans le sable et à qui on disait qu’ils allaient mourir s’ils sortaient du cercle pendant que les parents allaient chasser… ça marchait, ils restaient… CPE ancestraux… seulement plus crus que ceux d’aujourd’hui…

cette photo me fait penser aussi et surtout à moi-même, à mes propres conditionnements, à mes propres croyances, à mes limites mentales qui me gardent petit, limité, séparé du tout, statique, enchaîné… enchaîné à ma vieille chaise de plastique…

en fait, on porte tous et toutes notre propre chaise en plastique à laquelle nous sommes attaché(e)s… aussi bien le reconnaître non ? car à nos chaises, nous y tenons… tellement que nous nous y ré-attachons nous-mêmes, à double noeud parfois… ou encore on décore sa chaise pour qu’elle soit unique, plus esthétique, plus fashion…

et nous sommes tous et toutes tellement lié(e(s) à nos chaises… chaises différentes, plus ou moins fancy, plus ou moins stylées, mais chaise quand même, et même corde qui nous y attache, même attache qui nous empêche de sortir du cadre, de penser en dehors de la boîte, d’être libre libre libre, free free free

croyances, théories, expériences passées, conformisme, désir d’appartenir, valeurs environnantes, autant de chaises, autant de cordes, autant de liens… qui nous gardent confiné(e) à un ptit bout de terrain déjà tout brouté… et peu importe la longueur de la corde, une corde c’t’une corde… à moins que vous ne préfériez les chaînes, plus difficiles à briser…

mais vient un temps où les cordes chaînes et chaises, si elles étaient sécurisantes jadis, commencent à nous étouffer, à peser lourd… elles nous empêchent d’aller voir les mondes autour, de prendre notre envol et de nous envoler… alors un à un, couper les fils, les cordes, briser ses chaînes, balancer la chaise cul par dessus tête… prendre le risque de vivre sans attache, sans corde, sans chaise au bout du cou…

et les chaînes mentales finissent éventuellement par se transformer en chaînes physiques, en chaînes concrètes… on a qu’à regarder certains corps humains pour voir littéralemment ces chaînes comme des preuves visibles, des noeuds de chair… et que dire des chaises constituées par la religion, la philosophie, la morale, les croyances spirituelles et ésotériques… name it we got it…

la job d’une vie cette libération… car après les plus grosses cordes, les chaînes et fils de fer les plus évidents, on se rend compte que c’est aussi tout plein de petits fils très fins, ténus mais solides tout de même, des fils de pêche, petits liens que l’on n’avait jamais soupçonné exister, cachés par les gros liens plus évidents… donc détisser et démêler les fils, les uns après les autres… avec patience et minutie…

pas aussi simple qu’on pourrait le penser de briser ces liens avec la chaise car chaque chaise possède aussi sa part de confort, son lot de connu… une chaise c’t’une chaise… et chaque chaise porte une certaine part de sécurité, une sensation de protection… sur laquelle on peut prendre des pauses et appuyer nos fesses pour un bout… et si tout le monde a sa chaise, pourquoi pas moi ? je ne vais rester debout tout le long de la game quand même !

mais vient un temps ou la chaise de sécurité feel davantage comme un poids que comme une protection sécuritaire… allez le siège éjectable… alors c’est là que ça commence, ce grand processus de libération, de sortie du connu, de découverte de soi en dehors du patron initial… job d’une vie très certainement…

alors en cette période particulière où une date précise vient nous inciter à couper ces chaînes et renoncer à ces vieilles sources d’attachement, quelle belle opportunité d’enligner cet objectif de libération pour les trois prochaines semaines… car même si le 21 ne sera fort probablement pas marqué par aucune grande manifestation spectaculaire, il semble plus que temps de couper les liens, de repartir en neuf et élaborer une nouvelle route davantage teintée de conscience, d’amour, de liberté et de valeurs plus liantes que séparantes… nouveau monde here we come

de notre côté, nous sommes quelques-un(e)s à entreprendre dans quelques heures une séquence de 21 jours de shaking au presbytère de Val-David tous les matins à 7 h 15… notre humble façon de couper nos chaînes, de shaker le passé, de marquer la fin de cette grande période et le début de quelque chose de nouveau… vive l’inconnu, vivre l’inconnu…

aho !

et si pensait comme une planète ?

518_155480774597916_445436595_nvingt-septième offrande 30/11-3 (toujours 21 jours avant le 21 décembre… touainetsiouane)

eh qu’on pense petit des fois ! je parle au je of course… mais quand même… je suis vous aussi right ? quand on sait notre infinie minusculinité dans cet univers, pourquoi ne pas oser penser beaucoup plus grand que soi ? l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne dixit arianne alors qu’elvis G. pense big sti… peut-être bien qu’il l’avait l’affaire après tout notre elvis…

que c’est vaste et immense autour de nous petits terrien(ne)s… grosso modo, tout d’abord, y a notre corps physique sur la terre, puis quelques autres corps un peu plus haut et plus large que soi… beaucoup plus haut, il y a la lune qui tourne sur elle-même et autour de la terre… puis le soleil et les autres planètes de notre système solaire autour de nous qui lui tournent aussi autour… on the side, des constellations et des constellations d’étoiles, puis d’autres systèmes et d’autres encore et puis d’autres galaxies et puis encore plus grand que ça… tout ça à des années lumière de distance… des millards de milliards de kms, c’est loin ça… tellement que l’on ne peut même pas se l’imaginer… quand même, imaginer que l’on ne peut même pas imaginer quelque chose… c’est fort en imagination ça ! imaginer l’inimaginable…

alors quand on pense changer le destin avec nos pensées, peut-être ? mais faut aussi rester humble OK ? car on est pas gros grosse dans cet immensité de système-là…

mais on pourrait bien le devenir, grand comme un planète s’entend… du moins en pensées pour commencer et on verra ce qui s’ensuivra… on pourrait s’ouvrir et grandir de l’esprit et de sa capacité d’imaginer en se renseignant, en élargissant notre bande passante… en ouvrant notre capacité de possiblement imaginer la flabbergasting grandiosité de la chose céleste… c’est plus que grand la vie, c’est vaste l’univers, c’est flyé la voie lactée… fun fun de penser à tout ça, à grand comme ça, à plus grand que ça …

se mettre de la poussière d’étoiles dans les yeux, des astres dans la tête, des planètes dans les gamètes… s’élever l’âme haut, aho ! diviniser l’astre divin, boire le ptit vin comme le ptit lait de la voie lactée, et faire tout le tour de la terre en se bouchant le nez…

penser plus grand que ça, penser infiniment plus grand… indéfiniment… ne plus penser du tout et imploser, s’halluciner dans le cosmos… sortir du cadre strictement terrestre, dépasser le corps humain pour rejoindre le corps céleste… ascensionner tout simplement…

pas de frontières sur la terre, encore moins dans le plus loin de l’univers… pas de barrières dans ma tête, encore moins dans le cosmos… que de l’espace, de l’infiniment grand, comme existe aussi le tout aussi infiniment petit en nous et partout…. le petit aussi minuscule que le grand n’est majuscule…

devenir un cosmonaute, devenir un exploronaute du grand espace… bandit cosmique des grands chemins lactés ou non… prendre la voie d’évitement, faire le plein au pitstop galactique… ascension directe dans le vortex… s’ouvrir aux voies lactées, flyer avec les comètes, s’éclater comme des supernova…

allez ami(e), phone home !

lien table des matières d’astronomie pour les nuls…
http://ebookbrowse.com/gdoc.php?id=326968176&url=30a0d6b438bbb0ef458d7dd0ab204faf 

base de l’astronomie:
http://emilie.bodin.free.fr/debutant/debutantframe.html

vive le vide de plein / vive le plein de vivre…

DSC_0131_resizevingt-sixième offrande 30/11-2 (21 jours avant le 21 décembre… demain le shaking)

me suivez-vous ? y ride hein le chroniqueur ? chronique son mala de chroniques… (au cas où vous ne l’avez pas vu passer celle-la dans mon titre ;-)… plus facile de laisser aller que de retenir le flot des mots… alors go go go… on dit for sure, on lit ? pas sûr…

demain samedi, un agent d’immeubles vient chez-moi pour probablement mettre ma maison sur le marché… oui, probablement seulement et pas certainement, car subsiste encore un ptit doute dans ma caboche… à voir demain… ne suis pas certain mais ai besoin de provoquer la vie, tester le destin, vérifier où je suis maintenant en explorant où j’irai peut-être un peu plus tard… me lancer sans filet et faire ce que vie veut… vivacement…

l’idée de délaisser mon beloved paradis, partir de mon home, de mon domaine, de quitter mon pied à terre sur la terre, suscite doute et questionnement… et excitation et ouverture… simultanément snif snif et yé yé… olé olé…

mais continuer à vivre seul dans le fond du bois comme je le fais depuis quelques années à long terme, pas certain… mais en même temps, pas certain que je ne veuille plus cela non plus…  pas certain de rien, certain de rien du tout ces temps-ci… full doute, doute au boutt… bout de la route ici ? on verra en cours de route… suite de route là-bas ? ailleurs ? toujours ici…

beaucoup de moi dans ma vie en ce moment, trop ? jamais trop car toujours juste assez ! donc peu de monde dans ma vie, pas par peur du monde mais par besoin de juste moi, de rencontre dans le fond des bois avec mon ptit moi à juste moi, rencontre de fin de moi…

volontairement, ai créé un vide de monde dans ma vie depuis quelques années mais je ne veux pas du monde juste pour avoir du monde, pas du monde pour ne pas simplement être seul, pour boucher le trou de mon moi… être seul d’abord, se faire un fond, solide, lucide, autonome pour retrouver le monde ensuite… du monde pour créer le monde… pour refaire le monde… pour humaniser sa vie, son monde… pour partager son monde avec d’autre monde…

humblement, accepter son humanité, son besoin de monde, choisir d’être entouré de monde pour se refaire un monde… après des années socially busy busy suivies de quelques-unes d’hermitage ces dernières années, peut-être maintenant une vie en groupe à l’Ermitage ? à suivre… un hermite à l’Ermitage…

marcher sa vie comme on marche sur un fil, duquel on peut tomber à chaque pas… sur la plante ou sur les talons… chaque pas mérite attention, douce tension… équilibre composé d’un constant déséquilibre…

la vie coule comme tombe la neige, chaque flocon unique, chaque journée magique… vie incertaine, imprévisible, insécurisante et palpitante.. inconnue… tempête de vie… magique, elle l’est toujours la vie mais on l’oublie, on la tient pour acquise la vie, on repousse la mort et l’inconnu en avant, on pelte l’avenir par en avant comme on pelte la neige, comme on pelte parfois les nuages… pelleter la neige pour vrai dorénavant dans l’hiver de la vie divers… certains à la main comme moi, d’autres à la souffleuse comme des fous de vroum vroum… comme la vie… souffle de vie… la vie est une souffleuse… et passe la vie, tombe la neige…

bons flocons…

lucky luck, bad luck, potluck… du toc la luck ?

vingt-quatrième offrande 30/11 (21 jours avant le 21 décembre… kiff-kiff)

chronique nocturne, chronique queue de lune, chronique post pleine lune fidèle au poste, pleine lune sweet à son poste de lune… de miel… chronique… pleine lune extatique, états étoiles critiques… chronique mélatonine, chronique somnambule, bulle de vie nocturne et diurne…

en ce moment même, tout ce que je voulais, je ne l’ai pas… ou l’ai-je et je ne le vois tout simplement pas ? et ce que j’ai, l’ai-je voulu si je l’ai et l’ai eu ? ou l’ai-je vraiment ? m’ai-je seulement moi-même ? et vous de même ? ou est-ce ce que j’ai qui m’a ? m’ai-je ou me suis-je fait avoir ? ou ai-je déjà eu quoi que ce soit ?

ce que je voulais, je ne l’ai pas eu, ne l’ai pas là et ne l’aurai plus… ou pas… ou si, si possiblement, je ne l’aurai jamais… la vie m’a eu moi en tous cas… elle s’est joué de moi, a joué avec moi, m’a joué un tour de piste… eh oui, on dirait que toutes mes intentions m’ont fait faux-bond… tous mes désirs me chavirent et se virent de bord, me virent le sort de bord… mes désirs se liguent contre moi… merci désirs… sous mon propre toît à moi… tout ce que je veux m’échappe, et hop glissent les désirs, je ne sais donc plus ce que je veux ni qui je suis… je sais toutefois que ce je voulais je ne l’ai pas eu bon !

je ne sais pas si je peux ni veux vouloir quoi que ce soit dorénavant, ne sais si je ne peux savoir ce que dois… faire ou pas, telle est la question ninon… sans réponse alphonse… au numéro que j’avais composé, pas de service maurice… un numéro 2 pour 3 pour emporter… plaisir à 2, folie à 3… ou pas… 2-3 désirs de trop margo…

alors je veux ne pas vouloir autre chose que ce que je veux, que ce que je voulais, que ce que je voudrai… je veux avoir ce que je ne sais pas encore que je veux et voudrai pour ne pas avoir de regret de ne jamais l’avoir eu… facile à comprendre ça me semble… ça prend pas le pont papineau, ni sa tête, ni sa rue, ni le pape gino pour comprendre ça…

j’vais jouer un tour à la vie, je ne vais plus rien vouloir vouloir, quoi que ce soit, tout ou rien… faire mourir le désir plutôt que d’en mourir… faire pourrir le désir, se rire du désir… désirer la fin du désir… sans désir, 100 désirs… délire avec plaisir de dire…

je fais la grève du vouloir… ou alors je vais vouloir rien, ou ce que je ne veux pas et je vais peut-être avoir ce que je veux… donc tout ou rien, ni mal ni bien… fou de rien… pas fou le gars hein ? je vais un tout ptit peu fourrer dieu et ne rien vouloir de lui… ne rien attendre de lui… j’vais me rire des dieux, jouer des tours aux esprits… et ne plus rien vouloir, ne plus rien savoir de vouloir quelque chose qui me tienne à coeur, sans rancoeur alors… ne rien vouloir, zéro déception… désir zéro, mauvais numéro…

je ne vais plus rien vouloir, donc je pourrai tout avoir… ne rien savoir, alors tout pouvoir… full power, tout honneur, tout donneur redonneur… ne plus rien avoir, ne plus rien savoir… je ne veux plus rien avoir ni savoir, alors je veux avoir et savoir rien… qui contient tout plein…

moi ne plus rien valoir si ne plus rien avoir ni savoir ? rien qui vaille… sans faille… valeur ultime que de ne savoir rien qui vaille ? possible de savoir quoi que ce soit anyhow anyway ? si ne rien savoir, tout avoir ? heureux les simples d’esprit saint sains, prenez soin soin de nous riches quêteurs…

heureux les esprits vides de sens et pleins de non-sens… valoir son pesant d’or… coeur qui possède et coeur qui dort… coeur qui déleste n’a pas ce qu’il déteste… âme qui s’élève ou âme qui dort… âme emmêlée dans la matière, de toutes les manières… tête qui enquête ou idées qui dorment…

ne rien vouloir pour ne pas décevoir la vie… ni être déçu… ne rien vouloir d’autre que ce qui est… ce qui est est déjà ce qui était et ce qui sera déjà est déjà ici… et n’a jamais été là… mais qu’est-ce qui est ailleurs qu’ici ? qui suis-je si je ne suis plus qui j’étais, ce que j’avais et ce que je voulais… que veuilles-je ? je ne veux plus tout savoir… merci… de rien…

papier brouillon, papier griffon… griffons la liste des désirs… charnels ou mortels… ramenons-là au zéro absolu du désir de vivre à 100 000 % et devenons maîtres du monde en ne voulant plus rien de ce monde, en étant tout de ce monde et en ne prenant que ce qui est et ce qui sera… ce qui sera est déjà ici anyway… ou ne le sera pas, ou jamais… car ne le sera peut-être jamais de toute façon… toujours, jamais, il faut toujours dire jamais et ne jamais dire toujours… ou vice et son contraire de versa… qui vivre versera dans le désir… ou pas… qui se manifestera… ici ou là ou pas…

merci mon dieu pour tout ce que je n’ai jamais eu et pour ce que je ne sais pas ne pas avoir eu… ce que j’ai était et est et sera toujours parfait…

yé je l’ai ! bah je l’ai pas ! yahoo j’ai tout ! tiguidou thank you

chaos/cnaos/ohacr/ordre/

vingt-troisième offrande 29/11-2 (22 jours avant le 21 décembre… ça balance)

du chaos naîtra l’ordre, le clair, le limpide et le pur… de la vase sortira l’eau pure… oser tout mélanger pour refaire de l’ordre, pour refaire un nouvel ordre, pour tout réordonner, tout désordonner, tout donner son or… et repartir l’égo à zéro, le score le plus haut, le score le plus beau…

malgré, en dépit et à cause de la gravité, oser laisser tomber les choses en morceaux et à leur place… que tout tombe en place car tout tombe toujours à la bonne place… car quelle place ne pourrait être la bonne, la juste ? comme si ce qui est pourrait ne pas devoir être… pourtant si cela est, que cela soit… ainsi soit-il, ainsi soit-elle…

oser laisser le présent devenir du passé à son rythme et à sa mesure… oser oser… osez José… laisser l’avenir venir à nous, laisser l’avenir venir vers nous, laisser l’avenir vernir la fleur de nos peaux…

apprivoiser le chaos pour qu’il finisse par devenir ordonné, accepté, acceptable… brasser la cage pour secouer la bête, pour chatouiller la bête, pour apprivoiser la bête… pour ne pas rester ni être bête… tête à tête avec son air bête… brasser la cage simplement pour brasser la cage, pour ne pas d’endormir… pour s’éveiller, être éveillé, se réveiller, pour ne pas vieillir… la tête sur l’oreiller, la tête en dehors du nid…

oser partir en visite et fouiller dans sa noirceur pour oser chercher et trouver la lumière… ou pas… aucune garantie de ce côté-là… oser boire du noir pour cracher du blanc, émettre de la couleur de toutes les couleurs… oser boire, ne plus croire, vouloir voir… de ses yeux voir la vue… broder du soir, broyer du noir et dérouler l’arc-en-ciel… toutes couleurs unies… toutes les teintes de gris aussi…

c’est l’hiver, saison du blanc, saison du bilan, bilan d’une autre année qui a passé dans nos vies, une autre couche de blanc sur nos cheveux… une autre année de vie dans le corps, une autre éternité dans l’âme… le corps contient le temps, l’espace et l’infinité… et le reste… et son contraire…

le chaos pour aérer, pour vivifier, pour simplifier le trop compliqué… le chaos pour ramener à terre, pour se la garder terre à terre la terre… lâche pas la pomme… de terre, lâche pas la pomme… de route, tiens la route… lâche pas la patate mon men…

du chaos pour tout mélanger, pour tout brasser et re décanter, désédimenter, redéposer dans la fond du tonneau, dans le fond du baril… déposer le armes une fois pour toutes, rendre les larmes de déconstruction massive… plus frais, plus vrai, plus près… de soi… pure perte de soi dans le chaos, pour le laisser être fou de soi, libre de soi, étalon sauvage quoi…

le chaos pour skinner, le chaos pour splitter, le vrai du faux et les cheveux en quatre… KO aux égos, chaos pour KO… au plancher l’égo, au matelas le gros zégo, à terre saligo… sur les chapeaux de roues… zéro égo, tous et toutes égaux devant les go… allez en prison ou réclamez 2 $… ou 200 $… c’est selon… le chaos remporte le magot…

du chaos qui cogne, du chaos qui donne, des leçons et des coups… de pied qui se donnent, au supérieur et au postérieur, au postier rieur… courrier chaos, KO technique, trève olympique et sympathique, grève empathique et tracatique… tracas stratégique pour que ça se complique et que ça clique… une fois pour toute, pour une fois, plus de doute… ou pas pantoute…

du chaos pour rire, du chaos en pas pour rire… du chaos pour périr, du chaos pour laisser partir le pire… du chaos pour dire… que le pire est KO…

photo : wings of your soul