la 17, retour du solo…

depuis une semaine j’ai été avec du monde, du vrai monde… vivant… après avoir passé l’hiver et le printemps seul à peu près tout le temps, grosse grosse semaine de monde – partys de fête, de fin de session, spectacles de fin d’année, bal de graduation, retraite de méditation – et ce fut très plaisant… quand même, aujourd’hui bien content de me retrouver seul, ma maison, mon chat et moi…

pas que j’aime pas le monde, comprenez-moi… mais j’aime beaucoup ma solitude… moi qui, après vécu en famille commune ashram etc… pendant plus de 25 ans, je la craignais, la redoutais, la méconnaissais cette solitude, et je réalise qu’elle est graduellement devenue mon alliée, ma confidente, mon refuge, mon havre de paix…

je réalise que j’ai appris à la connaître et à l’apprivoiser, je n’en ai plus peur, je ne la crains plus – en tous cas la grande majorité du temps – yé ! mon koan s’est incarné beautifully… même que la plupart du temps, je l’apprécie grandement cette solitude… une solitude de bois en plus… loin du village et de la civilisation…

vivre seul permet de décider à chaque seconde de ce que l’on veut faire… permet de vivre verticalement plutôt qu’horizontalement… donne l’occasion de contempler en silence, aussi longtemps qu’on veut… car vivre avec d’autres ou être en relation intime implique une préoccupation de l’autre, demande de regarder en avant et de côté… de faire attention et d’être délicat constamment, pour ne pas froisser ou piler sur les pieds…

quand on vit seul, on peut baisser la garde et oublier toute convention… on peut s’oublier socialement… on peut être sauvage et fermé sur soi, et en même temps, ouvert sur le monde…

le silence… voilà la plus grande découverte que m’apporte vivre seul… certains jours je ne prononce pas une seule parole, pas un mot… pas possible ça quand on vit avec d’autres… à moins d’être dans une retraite en silence comme nous l’étions ce week-end… ce qui fait croître en moi le fantasme de vivre au monastère… sérieusement… de plus en plus l’idée de vivre dans une telle structure me sourit… faire ses ptites affaires, avec soin et conscience où chaque geste du quotidien devient prétexte à observation, de soi, du monde, de la vie qui va… prétexte à conscience, à observation minutieuse du déploiement simple de la vie si complexe…

vivre seul donne une force, une solidité en soi… une autonomie fondamentale en ses propres moyens qui fait en sorte qu’ensuite on peut aller vraiment vers l’autre… quand on repose sur soi comme pilier du monde, on peut par la suite réellement développer des relations saines et interdépendantes avec le monde et ses multiples manifestations… dépendance, indépendance et interdépendance… quelle danse… quelle cadence…

retour à ma solitude donc… au silence, au grand ménage de la maison et de la salle de méditation que je ferai à mon rythme, en silence, en décidant quand et comment je vais le faire… en en faisant une méditation, une tâche plaisante et reposante… un exercice pour être simplement avec moi et nettoyer l’énergie de la place, en premier pour moi, et ensuite pour mes prochains invités…

petite journée solo tout de même entrecoupée d’une visite à mes filles, dont la plus jeune qui part pour l’été travailler avec des enfants autistes dans un camp, tandis que la plus vieille le passe à l’auberge avec Charu et la gang de l’auberge… et popa lui, seul dans son monastère à Val-David… qui aurait dit ?

allez je file à mon shaking, quatrième sur 21… pratique que monastère suggère…

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