ça y est ! l’école est finie et l’été commence réellement ce week-end… avez-vous senti le gros gros soulagement général nous tomber dessus hier ? comme si toute l’Amérique du Nord est tombée en vacances d’un seul coup... kind of… quel moment fort toujours que cet équinoxe de juin… on s’est encore rendus cette année…
un temps où l’année scolaire est suspendue et que tout tombe en mode off… même les autobus scolaires déclarent forfait et font couche couche panier… un moment où tout le stress accumulé depuis septembre dernier par toute une génération d’écoliers s’éclate, s’échappe, s’évapore… dans l’alcool, la dope, la musique et les feux d’artifice… dans la chaleur, les partys et les fêtes… dans le début des camps de jours, camps de vacances et autres qu’en-dira-t’on…
comme si pendant l’année scolaire, tout le monde accumule un stress qui demande soulagement en juin, une drive go go go qui requiert distraction, qui exige une sortie d’air… beaucoup de tension, de pression en ce monde… faut que la steam sorte… peu importe la façon… par les manifestations, par la guerre, par l’altération de la conscience, par l’oubli temporaire quelconque… il faut que jeunesse se vive… il faut que bière se boive… dans les partys, sur les terasses, dans les festivals… il faut que les pétards se grillent, faut que les hormones se disent… en ce moment, la jeunesse du Québec est en standby et cet été est comme en mode attente… les changements mijotent, la colère gronde en sourdine… le temps des festivals du whatever… en attendant le rentrée qui arrivera tôt cet été… trop tôt…
ce soir, bal de graduation de ma plus jeune… eh que le temps file mes ami(e)s… la plus jeune au Cégep déjà… la vie continue, file droit devant, se déploie d’elle-même… devant nos yeux… en nous…
quand on a des enfants, on voit vraiment le temps filer… car nous, même si on vieillit bien quand même un peu, on ne se sent pas vraiment vieillir (parle pour toi qu’il dit !), notre âme reste toujours celle d’un ado même si notre corps nous dit autre chose, même si ça plisse et ratatine, blanchit et ralentit… malgré les années qui nous passent sur et dans le corps…
mais avec des enfants, on voit vraiment le temps passer, à l’extérieur de nous, devant nos yeux… on peut mesurer ce temps qui passe via ces beaux (et plus en plus) grands gars et belles filles qui deviennent inévitablement des adultes, qui prennent graduellement leur vie ente leurs mains… qui imposent leur vue sur notre monde, qui le prendront en charge éventuellement… allez les jeunes, fêtez maintenant, on verra pour plus tard…
pendant l’été tout s’allège, à part la pression atmosphérique… l’été nous chauffe la couenne, nous déshabille le corps et nous sort de la maison… l’été nous ramène à la terre, à la mer, à la terre-mère… nous souffle le vent dans l’âme et la chaleur sur le corps… l’été nous rajeunit, qui ne se souviens pas de ses étés d’enfant non… les mois d’août de notre enfance… l’été, même le théâtre est plus léger, les films encore plus simples… comme s’il était interdit de trop réfléchir l’été… keeps it simple summer boy… et ce week-end de la St-Jean lance les célébrations… feux d’artifice d’hormones, gros pêtage de pop-corn social… à vos partys citoyens !
ici, demain matin, début d’une retraite en silence de deux jours… j’ai décidé de passer le zénith du début de l’été à l’autre extrême du mood célébratif général… par en dedans les feux d’artifice cette année… à l’inverse du mood global, nous serons donc quelques personnes ici à célébrer en silence, chacun(e) avec soi, ensemble mais seul… en soi, pour soi, à prendre le temps, non pas pour s’éclater, oublier ni faire sortir la pression mais au contraire pour imploser, s’observer et se sentir, corps et esprit… inviter le calme en soi, en nature, en silence… simplement arrêter, être, ne rien faire, stop… bienvenue l’été…
alors pause pour quelques jours, de retour probablement lundi matin… célébrez bien…
