ouf, wow, watatow !!! quelle aventure mes ami(e)s… je vous passe les détails, vous ne me croireriez pas de toute façon… malgré les photos… malgré ma sincérité et ma bonne foi… malgré votre crédulité et la votre aussi, bonne foi…
je viens de recevoir un traitement choc, un lavage de cerveau de luxe, propre propre la machine… un reset de l’âme… on m’a reformaté le disque dur et le canal est grand ouvert… les yeux voient clair… il paraît que ça va prendre un bout de temps à se stabiliser, à trouver son air d’aller… faire confiance, que tout retombe en place, mais plus jamais comme avant… donc quelques premiers mots du ati nouveau… comme un bambin qui fait ses premiers pas… sur le clavier, les doigts tremblants … comme le mont… Manitonga…
je dois apprendre à vivre de nouveau, à vivre nouveau, à nouveau, dorénavant possédé par une énergie plus grande que moi, que soi, plus grande que le petit moi.. habité par Dieu, la source, le créateur, name it… inspiré du divin… je ne suis plus qu’un véhicule… j’ai vu et touché plus grand que moi… plus en contrôle… de rien… comme je ne l’ai jamais été d’ailleurs, sauf que maintenant je le sais… je rends les armes, plus besoin de me battre et de résister… dites-moi quoi faire… et je le ferai…
comme le dit Leonard Cohen sur son dernier – superbe – disque Old Ideas :
show me the place where you want your slave to go…
show me the place I have forgotten I dont know,
show me the place I can’t move this thing alone…
un maître et son esclave… les belles histoires du pays d’en Haut… nous sommes tous des esclaves mes ami(e)s, des véhicules qui obéissent aux ordres, des créatures qui participent à la grande danse… ainsi soit-il… le grand plan se déploie, avec ou sans nous… avec ou sans notre consentement…
certain(e)s d’entre nous voudraient se croire co-créateurs, moi et Dieu, Dieu et moi, buddy buddy, chummy-chummy… non mais sérieusement, entre vous et moi, quelle arrogance, quelle prétention… on ne fait qu’obéir aux ordres divines, aux commandes du grand boss, de la patronne, la vie… participer au grand jeu qui se déploie en nous et autour de nous et dans lequel on figure, dans lequel on ne fait que figurer… figurant(e)… on nous a prêté vie, on nous reprendra vie, en temps opportun, jusqu’à ce que mort s’en suive… la date de péremption est déjà déterminée… et alors, goodbye, il/elle est parti(e)… mais avant toute la vie…
continuer sa vie, continuer la vie, mû par plus grand que soi… comme un premier répondant… agir pour le bien du plus grand nombre… faire ce qui est juste, faire ce que dois… accepter sa petitude pour devenir plus grand que soi, infini, pour devenir le tout… abandonner un petit paquet chétif pour recevoir l’immensité, épeurant non ? vivre dans décider, vivre inspiré, vivre et laisser vivre, vivre et se laisser vivre… jusqu’à la mort… du corps mais jamais de l’âme…
hier soir, premier concert… une foule généreuse, sécurisante, acceptante, aimante, tolérante, quelques enfants qui jouent en background… la glace est brisée… pour avoir jouer dans de nombreux cercles musicaux, totalement différent de faire face, d’affronter, une foule, un public, mes ami(e)s, être regardé, vu, observé, jugé ? – n’est-ce pas seulement nous-même qui faisons cela à nous-même –
se retrouver sur la sellette, under the spotlight... être spectaterrorisé… quel thrill aussi… se faire peur pour vivre et vibrer, shaker… prendre la place, oser, inviter les gens… oser s’inviter dans la vie des gens, s’offrir en spectacle… oui je n’ai que moi à offrir… tout moi, seulement moi… mais aussi tout le monde à travers moi… car moi n’existe pas, n’existe plus… en fait, il n’a jamais existé mais il se croyait lui-même, s’est fait des accroires, se croyait séparé du reste, séparé du tout… the show must go on…
alors, je suis très heureux de vous retrouver ce matin, animé par cette énergie nouvelle et inconnue qui me porte… et me dérange dans mes anciennes habitudes…
yes ! the show is going on…
ainsi soit-il !
