here we go again…
ce n’était pas dans mon ptit plan personnel du dimanche soir mais il semble que le grand plan veuille autre chose… je t’entends grand esprit du mot, Dieu de la phrase… tell me what you want your slave to write…
de nouveau, les mots exigent passage, demandent la porte, poussent encore, se poussent les uns les autres, se bousculent au portillon, trébuchent aux portes battantes de l’expression et jaillissent, jaillissent, jaillissent… plissent mes jointures, pâtissent si stoppés, se glissent dans la fente, crissent dans la porte… et la claquent… tac tac tac… ding dong… mots mots mots… here we go again… écrire en veine, en vain, enfin…
déjà 33 chroniques en arrière de la cravate… mais ça achève… je crois… j’le veux pas nécessairement mais je sens que je vais arrêter bientôt… arrêter d’écrire au quotidien pour écrire à plus long terme, un bouquin, un livre, un document, une saga… écrire sans peser Enter… écrire ailleurs que sur le mur… bâtir la charge, monter l’énergie… construire à long terme, sur la long run… une histoire plus complète, plus grasse, charnue et juteuse… avec de la viande plein les paragraphes… tisser un fil plus long… du fil à retordre… plus longtemps… patiemment… tissant, la toile, tisserand céleste, comme l’araignécrivain, l’homme araignée qui tisse son histoire d’étoile…
ces mots, composés des simples 26 lettres de la boîte d’alphabet, alpha bits d’alpha et oméga… mots vivants qui, au début, n’étaient que matério, matière malléable et moulable, sont graduellement devenus les boss, formant de belles bosses littéraires, avoir la bosse des mots comme certains ont la bosse des chiffres et des affaires, les mots sont maintenant les ingénieurs du chantier de ces chroniques… les décideurs… les gouvernants…
ce sont eux qui mènent le bal… de base, ils me passent au bat, grande partie de baseball littéraire… bâton, balle et mitte… j’attrape les mots frappés par la vie qui me sont envoyés, je frappe des simples, doubles et des triples, 3 balles 2 prises… 2 retraits au bâton… yé ! coup de circuit, grand chelem… la phrase qui cogne !
Sol, sans Gobelet, Sol, mon idole, verbo menteur, maudit joueur de mots dits ctateurs, pas spectacteurs mais acteurs, Sol, joueur de tour… du lac à la lettre, grand scrabbleur devant l’au-delà… et l’éternel… je veux t’apprendre, apprendre de toi, devenir ton fils spirituel, ton protégé, ton successeur… s’il te plait inspire moi, avec ta vivacité d’esprit, avec ta verve veine et tomber sur le bon mot à dire…
écrire des chroniques, mais aussi des chansons, des chansonnettes, des prières, des mots de l’esprit, des histoires, vraies ou fausses, de la fiction… de la friction entre la vie et l’imagination pour créer du neuf, du vrai…
après avoir écrit des descriptions de groupes, des publicités, des messages clairs et straight to the point... on part dans l’abstrait, dans l’imaginaire, dans les limbes de la création… où j’y ai dorénavant des ami(e)s, des alliés…
alors liseurs/seuses de bonnes aventures, lecteurs/trices de mots frits, de phrases cuites, de paragraphes cuisinés et de plats gratinés…
je vous la souhaite bien bonne et douce cette vie à vous…
je vous en prie…
