ping ! 4 h, rebonjour la nuit… à 4 h du matin c’est toujours la nuit…
de nouveau ce sont les mot qui s’éveillent, me réveillent et m’éveillent, qui titillent le titi… qui lui disent, allez allez !! tape, tape et que ça saute, et que ça frappe, et que ça claque, que les doigts frappent le clavier, et qu’ça dicte et qu’ça marche et qu’ça saute et qu’ça sorte… désordre alphabétique, force dactylographique, écriture olympique… go go go !!! tu écris plus vite que les gens peuvent te lire, un lucky luke à la gachette alphabête, tic, tac, tic, tac… mais continue néanmoins, néant en moins, car tu écris pour toi, pour nous, me disent-ils… ainsi écrit-il… ainsi soit-il…
allez, on te force à écrire pour toi… c’est pour ton bien mon grand, me murmurent-ils… un jour tu comprendras, écris pour toi qui se relit et qui like ce qu’il lit, ce que tu dis, ce que tu suis et poursuis grâce à nous, pour le plaisir de ceux et celles qui se régalent de l’agencement des lettres qui forment mots qui forment phrases et paragraphes et forgent chroniques et chroniques, qui font sens ou non… ou non sens… sens à sillon… mots qui suivent leur track, écris sans trac… libres, free, mots libres et gratuits… faut que les jeux de mots soient drôles, ah ah ah !!! et qu’ils fassent lire… me dire, délire, délices, cieux… délices à yeux… délice à Dieu…
le simple fait d’avoir évoquer la possible fin de ces chroniques dans la 33 leur redonne force et vitalité, une énergie du désespoir, un kickback créatif, un backlash inventif, un dernier sprint pour leur survie… non non on veut pas se tarir, se taire et mourir, on veut vivre via tes doigts d’ati, des parasites qui se nourrissent de mon énergie ? qui vivent par procuration… je les menace de mort et au contraire ils m’animent de vie… je leur fragilise la vie, ils prennent la mienne et m’enflamment, me dictent, la voie à suivre, ils me tapent… sur les nerfs… et moi sur le clavier… moi ou les mots qui tapent ? moi qui tape, les mots qui frappent et contre-attaquent… leur mort est ma vie…
ouf, écrire au long cours, écrire à contre-sens, écrire sans foi ni loi, sans toi ni moi, sans fin, enfin ! vieux rêve de jeunesse qui prend forme… c’est quand on vieillit qu’on doit vivre ses rêves de jeunesse car le temps passe et nous file entre les doigts qui tapent tapent tapent… allez l’crivain, sors ton histoire, fais tes accroires, invente, faut que tu mentes pour que ça se sente… une menthe religieuse, mens, songe, écris… religieux, relie Dieu, mots qui relient, qui prient, qui font fi, de la foi.. ma foi ! d’où ça sortent ces mots là ? de moi ou d’ailleurs…
d’ailleurs, en nous, qu’y a t’il ? Dieu ? ça doit être grand en nous… ou bien Dieu est tout petit, tout subtil et menu, dissimulé, caché, comme un détail, une invisible toile de fond sur laquelle tout se déroule, un témoin qui voit tout, le film de la vie en cinémascope, une pellicule débutante, déroulante, déroutante… tout est en nous, en chacun de nous qui sommes en tout, je suis en vous et vous en moi, j’écris donc je dis, tu lis donc je vis… parfait les i pour les rimes… rimes ou frime ? saurais-je frimer le lecteur, la lectrice chronique ? sais-je vous frimer amis(e) ? me croirez-vous ? croirez-vous vos oreilles ? ou vos yeux ?
petit flash de nuit noire… petit crash de pluie, petite tache de suie, soir sans lune, clair de dune… sable noir à l’infini… la lumière au bout de la nuit… bribes perdues qui seront vues et lues, dûes et bues goulûment…
mots trouvés au magasin à 1 $, mots gratuits, inestimables et sans prix, comme la carte maîtresse, la carte du maître, Osho, un joker, Master Card… illimite de crédit… hein ! fini et infini, nectar de vie… guiliguili… et c’est fini pour aujourd’hui… décidémment je liki les i pour les rimis…
à maintenant… à ici… hi hi hi…
