le génie est un coiffeur, il frise la folie…
hommage à Sol, pauvre petit de moi… ou que tu sois…
folle éloge de cette folie qui loge en moi, sous mon toit… et loge de la folie dans ma tête, c’est la fête des mots fous, full folle, full mou et malléables, c’est la fête à la grenouille… encore ce matin, un autre matin gris… encore un matin guy… OK on joue à Sol.. mais attention sans prétention ati dion…
le génie décoiffe la lectrice, la coiffe au fil d’arrivée, il fait la barbe au lecteur… un tour d’oreilles… et il veille et réveille… il engage le menu mental, il langage dans une spirale touffue, bourrue, échevelée et… cervelée…
beau cervelet, cerveau laid, cerveau lent, flyé à tout vent, aux quatre vents des directions, nord sud est ouest… où est tu lecteur triste ? au centre, en haut, en bas ? va nupieds va nubas… tout bas tout bas, sinon vous allez m’entendre divaguer… à mes occupations… doubles ou triples ?
tenterais-je de faire un petit Sol de moi ? sans gobelet pour contenir le trop plein, sans filet ni faux filet… plein pied dans la folie, les deux mains dans le génie, sans génie qu’ils disent au Lac… St-Jean, Jésus Marie Joseph… criez pour nous…
les deux pieds dans la bouette, pouett pouett pouett… grosses pointures ces chaussures de Sol, restons les deux pieds sur terre, dans la solitude, dans la turpitude, chaussures trouées de sol qui durent et durent, mots mots mots sur mon mur… sinon jam dans ma tête… confiture de mots, confiture de mures…
marabout, bout de cigare, gare centrale et hall d’attente, tante Lucille, hillbilies et carte à puce, carte opus, terminus d’autobus plein de puces, métrobus et plus plus plus… de mots, faut que ça sorte, sinon le génie va se faire envahir, la folie va gagner, est bien partie, je suis parti !!! youhou…. folie funny, polyphonie, génie à tric… et trac… gériatrique, mononc gerry a le trac, le fric, les flics matraquent la FEUQ, les deux pieds dans la flaque…
le mental, un outil précieux, un allié ? le mental… ou un malade… à soigner ou à coiffer et décoiffer… menu mental monumental… à l’hôpital ou au salon ? allez au théâtre la machine à penser ! pour y faire de l’art, pour se faire son cinéma… pour donner des visions, pour créer de la folie inspirée, organisée, civilisée…si vous saviez tout ce qui qui roule dans ma tête… en fait vous le savez parce que vous me lisez… si vous saviez…
et d’ailleurs on partage le même foutu mental… bourré des mêmes mots, des mêmes scandales… en tous cas moi je sais ce qui est dans le vôtre, mental, je vous entends penser en douce… je vous entends chanter… dans votre douche… je vous connais par coeur, par le coeur… je nous connais frères et soeurs…
je nous sais courageux, peureux, courageuse et heureuse, tête heureuse et face à claque… altruiste et défaitiste, individualiste et communiste, socialiste dans l’âme, capitaliste dans la poche… du père Noël… emmène en des bébelles, des cadeaux, du présent…
mais souvent les cadeaux de la vie se cachent sous des habits de quêteux, sous les froques de Sol… tellement de mots sages pleins de messages non saisis, des cadeaux anonymes et déguisés… plusieurs réalités se camouflent à nos yeux car le génie se prend pour de la folie et vice et versa, qui vivra verra et que sera sera… tralala…
les temps durs, les épreuves, l’ordinaire du quotidien, le temps gris de tous les matins, hier, aujourd’hui et demain ? l’attente lascive du printemps qui viendra peut-être, ou pas… c’est là qu’est la viande, ou le tofu, ami(e)s qui végètent à rien, le gras, la moelle, la couenne dure, mordez, dites oui, plongez, faites face à la tempête de la tête car c’est elle qui amène la fête… du coeur… en fête…
le génie est un coiffeur… mais la folie s’est fait raser… et nous fait dresser les cheveux pour la fête… de la tête au coeur et du coeur au ventre…
