Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (39)…

11 h 11 ! encore… breaktime chronique dans les corrections… beau temps pour corriger… et chroniquer…

7 to go sur 54… des centaines de pages, des milliers de mots, des millions d’idées…

des jours et des jours de plaisir, vraiment, I mean it ! – malgré la lourdeur de la tâche, des jours passés à lire… à déchiffrer les mots !!! delettrer ? de mes étudiant(e)s, qui se questionnent sur les addictions avec et/ou sans substances psychoactives…

addiction et dépendances… sujets qui deviendront un jour thèmes d’un livre, traité, bouquin, si les mots veulent se prêter au jeu – compulsif ou pas – car moi je le veux… pour le meilleur et pour le prix… alors mots on ira là ensemble ?

prof d’université assigné à résidence dans ses bois, sa forêt presque vierge, arbres qui ne servent plus à produire de papier, qui disparait graduellement because élévation et dématérialisation de la pensée… cours et profs virtuels et désincarnés, enseignement via le web, cours à distance… de corps, à proximité de pensée, plus de prof, plus de papier, autres temps, autre époque…

prof qui trouve tout de même le moyen de faire passer sa personnalité, qui il est, via les ondes pour faire sentir et ressentir aux étudiant(e)s – tout aussi virtuels que lui – qu’il y a quelqu’un au bout du clavier, du cable optique, voyageant à travers la ondes partout du Québec pour échanger idées et concepts, remue-méninge créatif interstellaire… briller dans les étoiles…

prof qui doit juger et noter, lui qui ne sait pourtant pas beaucoup davantage que ses étudiant(e)s car nous sommes tous et toutes en cheminement, lui le premier, surtout lui, en apprentissage, apprentis sages qui ne le deviendront jamais totalement, mais toujours de plus en plus… en route vers… sans objectif de destination… étudiant(e)s compris ? prof inclus… ah si nous pouvions nous rappeler de nous rappeler que nous ne savons pas, que nous n’avons jamais su… que nous saurons peut-être un jour… qui sait ?

prof qui se penche avec ses yeux, sa tête et son coeur sur des écrits virtuels d’étudiant(e)s virtuels, habiles et plus et/ou moins habiles à dire, à se dire, à faire sens, à viser le 100 %, la perfection, sans jamais l’atteindre, imparfaite imperfection qui nous garde humble et terre à terre… qui nous garde 100 % humains…

prof à la tasse vide, coffee break achève, ignorant mais cherchant, tentant de comprendre, qui doit déchiffrer, interpréter et faire sens ce que dit autrui, sentir à travers les mots, certains plein de fautes, d’autres poétiques… ce qu’étudiant(e)s veulent dire… et mettre une note et une lettre là-dessus… beau défi non ? oui !

quand on se reparle, la job sera complétée et les vacances d’été entamées… donc davantage de temps pour les chroniques… menace ou une promesse c’est selon…

A+

🙂

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