Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (45)…

cocorico, viens-t’en soleil, on t’attend… on nous en annonce encore aujourd’hui… on va en prendre encore, sans problème… 5h, nouveau jour, les ptits coqs au RDV… autant le entre 5h et 6 h du soir est introspectif, mystérieux, temps de retour à soi, petite mort, autant le entre 5h et 6h du matin est prometteur, tourné vers l’avenir et ouvrant sur le jour… renaissance…

OK ma ptite séance d’écriture du réveil… mon smoothie de mots… mon frappé littéraire… réflexion du matin qui tourne autour des besoins de base, habitudes, manies, passions, addictions, dépendances… les miennes… moi ça ? of course…

écrire est devenu pour moi une drogue, un must… premier geste du matin… me, vous, dire… bonjour… je ne peux plus m’en passer, ça me fait du bien, ça me fait me sentir vivant, créatif, allumé… écrire, parler, de moi, de tout, à vous, un vous que je ne connais même pas, un vous connu et inconnu, un nous flou, grand, vaste et imprécis, out there... mais un nous tout de même… incluant le petit moi… le petit toi, le petit roi…

si le quotidien est fait de routine, d’habitudes, de gestes répétés, parfois mécaniques, jour après jour, gestes qui structurent la vie, qui donnent un cadre ouvrant une fenêtre sur le monde… sinon c’est trop vaste le monde… en fait personne parmi nous n’est libre de cadre, qu’il soit familial, professionnel, idéologique, religieux ou autre… qu’on les choisisse ou les subisse, ils existent… bel et bien… clisse… comme dirait Monsieur Jean-Marc Chaput…

nous sommes tous et toutes des êtres d’habitude, moi le premier, vous aussi, plus ou moins j’imagine… réveil, lever, brossage de dents, déjeuner, métro & boulot ou job & char… ou pas… lunch, métro ou char, souper, rien faire, ou enfants bain/histoires/dodo, jour après jour, day in day out… jour après jour… avec quelques vacances déstructurantes ici et là pour déranger ce grand quotidien… ou des êtres allergiques aux habitudes, faut que ça change, vite et tout le temps… mais même game… sur sa tête…

tiens, par exemple, nous, on se rencontre souvent ici, à tous les jours ou presque pour certain(e)s, sur et via nos ordis respectifs… simple habitude ? dépendance ? addiction ? j’sais pas… vous ? qu’en pensez-vous ?

mais on se voit très très régulièrement en tous cas… vous faites partie de ma vie… et peut-être moi de la vôtre… comme Homier-Roy et son équipe qui sont passivement dans ma cuisine le matin… nous, on se parle à l’écrit, souvent, pour certain(e)s tous les jours, en fait on se lit, on s’écrit, on se like et se commente… on est en relation constante, vivante, nourrissante… quoi que virtuelle… on est reliés… d’une certaine façon… par les airs, par les ondes, par le fil téléphonique ou le cable optique… cordon ombilical…

il semble que les styles relationnels changent ces années-ci, pour certains du moins, moins de face à face, plus de Facebook, moins de tête à tête, plus de textos… différent, pas mieux pas pire… différent… mais on veut aussi voir du vrai monde… pas trop, juste assez…

si on vit seul, comme moi… et certain(e)s d’entre vous, cet agora est notre marché public… notre café du coin… ces formes de communication sont particulièrement précieuses, elles les sont pour moi en tous cas… je déjeune avec René, écoute avec soulagement et gratitude les bulletins de circulations que j’évite religieusement… j’écris sur mon mur, je cries à la lune, j’émets et je commets des mots opinions, réflexions, fanfaron, trois petits tours et puis s’en vont… contact avec le reste du monde, avec le monde normal… mais pour quelques temps seulement, pas trop… le reste, à l’interne, avec moi, en nature… me, myself and god… et le reste du monde… la création toute entière, la création sur terre… me perdre au monde…

entre nous, sentir le lien, la connexion, vos like et commentaires… parfois sentir votre regard sur mes mots, parfois les deviner, parfois les espérer, et parfois écrire pour écrire, simplement, sans attente, sans vouloir dire quoi que ce soit… sans savoir ni vouloir savoir… mais souvent votre présence me rassure, fait sens à dion, me fait me sentir humain, en lien avec mon prochain… ma prochaine… me fait me sentir faire partie de… être un parmi le tout, dans le tout… tout un, juste un… le tout… comme de sentir les arbres autour de moi ici me fait me sentir faire partie de… nature sauvage et nature humaine…

avec l’été qui vient, le contact avec la nature appelle plus fort, crie, s’impose, demande présence… de part et d’autre… tout s’éveille, la nature en nous, nous dans la nature… organicité, on veut sortir de la maison, où l’on fut otage tout l’hiver… et respirer, se déshabiller, sentir, se planter… les mains dans la terre… revivre…

allez, trève de réflexion, grève de connexion, on reconnecte plus tard, la terre m’appelle, ma mère m’appelle…

Une réflexion au sujet de « Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (45)… »

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