les mots vers le courage…13/8/2012 – 2

chronique hommage à Ève Cournoyer !

partie au moment juste pour elle… mais trop tôt pour nous… okahe ! yesterday was the day to die… pour toi Ève !

vivre le désespoir ? vive le désespoir !

vivre en désespoir de cause… oui ! vivre avec toute son énergie, tout ce que l’on est… on lui doit au moins ça à la vie non ? vivre tout tout tout, maintenant, ici, right now… jusqu’au bout…

vivre comme si hier n’avais jamais existé car hier est disparu il y a une éternité déjà…

vivre comme si demain n’existera pas… car demain n’existera pas… demain c’est toujours maintenant, ici, right now…

donc que vivre maintenant, sans espoir de mieux plus tard, sans rêve de better later, espérer que tout ce qui sera mieux est mieux right now…

désespoir, intensité du tout de suite, de l’immédiat, du moment présent… parfois trop pour un seul corps…

merci pour le présent môman… merci du cadeau de la vie, du pouvoir et du vouloir en faire ce que peux et veux… même décider que trop c’est trop…

oui au désespoir qui signifie vivre vivre vivre, tout tout tout, tout de suite, brûler la chandelle par les deux bouts car la vie est pleine de bouts, full bouts, des bouts qu’on coupe et qui repoussent tout de suite… infiniment éternelle cette chandelle… une infinité de bouts…

vivre avec désespoir, vivre et voir, même dans le noir, vivre et croire.. ou pas… continuer d’avancer, même quand on ne sait pas, quand on ne sait plus, surtout quand on ne sait rien… surtout quand on ne veut plus avancer…

désespoir tiens-nous droit dans le vent, porte-moi au creux de tes bras, laisse-moi poser ma tête sur ta poitrine et déposer les armes, déposer mes larmes, qui coulent chaudes et vivantes… pleines de vie…

désespoir, qui porte tout l’espoir du monde, merci d’emporter avec toi les illusions vaporeuses qui font écran et filtre entre la vie et ses sujets, entre toi et nous, entre le vécu et le vivant…

désespoir qui rend ce moment intense, vrai, unique, à fleur de peau, criant de vie, de feu, qui fait cet instant si présent…

vivre et vive le désespoir car on peut mourir d’espoir, transformant la vie en salle d’attente d’un meilleur plus tard, plus rose, plus doux, reporter sa vie indéfiniment… plutôt mourir maintenant right Ève ?

donne-nous du vrai maintenant, même si difficile et ardu, plutôt que du possible plus tard plein de promesses et de vide même pas plein…

aho désespoir ! source d’espoir de l’immédiat…

salut Ève… repose-toi… maintenant…

(chronique écrite sous influence, celle de Show me the place, par Leonard Cohen qui joue en boucle)…

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