être tu seul(e)

minsfulmusclecinquante-quatrième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 26/1

traduction maison: être capable d’être seul(e) est fondamental dans l’art d’aimer… quand on est bien seul(e) avec soi-même, on peut alors être avec les autres sans qu’ils ne constituent une forme de fuite…

si vous lisez ces mots depuis un certain temps, vous savez que l’apprentissage de la solitude est un thème récurrent pour le chroniqueur… la leçon de vie de la dernière année… l’enjeu personnel numéro un à apprivoiser… LA leçon du moment… et des nombreux avant lui… et possiblement des quelques prochains à venir…

avoir fait le choix de vivre seul en forêt, à quelques kilomètres du village, sur une route peu fréquentée – métaphoriquement et littéralement – tout particulièrement en hiver, constitue une inévitable et nécessaire rencontre avec soi… même si pas toujours évidente… certainement pas évitante…

plusieurs grosses faces de monstre se révèlent à nous en cours de route… tous les démons doivent être rencontrés… un jour ou l’autre, particulièrement lors des nuits de pleine lune plus éveillantes… allo toi…

je revoies encore ma tante, décédée il y a quelques jours, lors de ma visite la semaine dernière et je conserve cette image claire que l’on doit vraiment devenir son meilleur ami pendant qu’on vit car la mort nous rappellera à l’ordre éventuellement… tôt ou tard… inévitablement, on se retrouvera seul(e) avec soi comme miroir… aussi bien le voir…

pour avoir vécu en famille et/ou en commune, donc entouré, toute ma vie, je comprends que cette leçon de vie est difficile à acquérir lorsque l’on élève une famille… car ce n’est pas nécessairement la tâche primordiale du moment… dans notre première moitié de vie (grosso modo), l’enjeu est davantage d’apprendre à gagner sa vie, subvenir aux besoins de nos bien-aimé(e)s, communiquer clairement, donner et recevoir l’amour, bref bouger en groupe…

puis lorsque la famille a grandi, lorsque le groupe autour a fondu, revient alors le temps de revenir à soi… et alors, beaucoup de temps pour ça… tout le temps que pour cela… si on le veut… si on le peut… sans faux fuyant, sans se divertir de soi-même… mais certain(e)s ne feront jamais ce choix de leur vivant… peu importe, votre chemin est votre chemin… et la mort nous ramènera à soi… et à la maison…

pour vivre seul depuis quelques années, sans relation amoureuse au cours la dernière et ne voyant volontairement que très peu de gens ici dans mon fond de rang, j’ai fait un face à face avec moi… et depuis je recolle mes morceaux… et je vous dis qu’il y a du monde là m’ssieurs dames… y a du monde à la messe… mais si, beaucoup…

en fait, je dis que je recolle les morceaux mais il serait plus juste de dire que je me déleste de plusieurs des morceaux que je croyais être… ces vieux morceaux de robot que je n’ai pas envie de reprendre ni plus envie de traîner… j’aime bien qu’il m’en manque des bouts… en fait, je suis prêt à dropper tout ce que je croyais être et qui n’est plus, ce qui ne sert plus… ce qui n’a plus raison d’être… miroir miroir, dis moi qui je ne suis plus…

mais pour ça, faut se regarder dans le miroir en question, faut oser se regarder les yeux dans les yeux dans le miroir, et fixer assez longtemps… surtout quand le visage qui apparait n’est pas le plus beau, ni celui qu’on croyait avoir… ou celui qu’on voudrait voir… visage à deux faces, visage à mille faces… à voir, face à face à face… drett dans l’dash… se passer soi-même la face au cash…

moment ultime, moment intime… se dévoiler à soi-même… laisser tomber les autres pour un moment et oser se rencontrer, dans toutes ses faces et ses facettes, dans toutes ses ombres et ses planètes… se regarder dans les yeux… les yeux ouverts, les yeux fermés… se voir en pleine face… se dé/voiler, à bas les masques, tous voiles levés, un après l’autre, et dé/couvrir son visage originel…

ah ! c’est toi ça ? welcome home !

et pour votre plaisir :  http://www.youtube.com/watch?v=AyUp1rnv7rY

The Idealist

Une réflexion au sujet de « être tu seul(e) »

  1. sylvainbreton

    Délester les sacs de sable pour s’envoler …
    Chaque sac est notre passé, donc ce que l’on est.
    Se délester pour s’envoler.

    Répondre

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s