vie en solo

8502_146749672184245_1770716752_ncent-soixante-sixième pop-up /// 12/6/13

évidemment, une évidente évidence que celle-ci… trop évidente… mais quand même…

combien sommes-nous à chercher le bonheur en dehors de soi ? combien sommes-nous à la recherche de l’âme soeur ? et combien de personnes demeurent dans une relation non satisfaisante de peur d’aller vérifier cette hypothèse en solo ?

car il ne faut pas sous-estimer cet instinct d’accouplement si répandu… car les histoires de notre enfance ne nous disaient pas : et il vécut seul et eut beaucoup de temps libre… non, dans le bon vieux temps, ils vécurent heureux et en eurent beaucoup, des enfants… le message est rentré…

tout à fait humain de chercher à s’accoupler, dans le sens de former un couple, de vivre à deux, puis de fonder famille… instinct naturel de reproduction de la civilisation qui nous dépasse qui est plus forte que nous…

qui plus est, lorsque l’on a été dans une relation ou père de famille pour la plus grande partie de sa vie, la vie en solo fait peur au début… vous pouvez en parler au chroniqueur… les quetelles m’ont certainement pogné au début de mon retour solo…

mais après un léger flottement dans cette vie solo et un ajustement nécessaire en cours de route, quelle liberté et quelle ouverture que cette vie en solo… liberté totale, tout l’agenda pour soi, que pour soi… après une vie de fils, de frère, de popa, de chum, de mari, maintenant une vie de moine, une vie de bachelor, une vie de solitude, une vie en soi, par soi, pour soi… un petit bonheur à cultiver au quotidien, une vie de groupe à faire culbuter dans une vie solo…

vivre par soi-même nous ramène inévitablement à soi, à l’essence, à l’essentiel… sensationnel mais vaste et vertigineux… initiatique passage que celui de se retrouver seul dans sa vie après vécu famille… vivre principalement pour soi… vraiment pas évident les premiers temps, car quelques mottons évités au fil de la vie en groupe nous remontent au visage… mais éventuellement, tellement riche, tellement ça…

bien sûr, les premiers temps où l’on vit en solo après passé sa vie avec d’autres, on se sent seul, en manque de l’autre, en manque de contacts physiques, affectifs, sensuels, sexuels, amicaux… on se sent dépaysé, égoïste même, un peu inutile aussi, car à quoi sert un père sans enfants au quotidien ? à quoi sert un chum sans blonde ?  un yang sans yin ? un X sans son O ? à quoi sert Roméo sans sa Juliette ?

nouveau rôle à jouer… qu’il faut jouer justement et non prendre trop au sérieux… en se retrouvant seul après avoir passé une vie en gang, on doit trouver un sens nouveau à la vie, retrouver un sens dans cette vie solo, une nouvelle façon de vivre au quotidien… complètement différente, complètement ouverte, complètement disponible… 24 heures par jour pour soi, que pour soi… ça révèle de grands trous mes ami(e)s…

pour ma part ça aura duré quelques années ce flottement, cet ajustement… et maintenant, lentement mais sûrement, un certain équilibre s’installe, trouvé, retrouvé… yé…

en vivant seul, on apprend à vivre avec soi et on finit par développer une façon harmonieuse de passer ses journées avec soi-même… on apprend à accepter tous ces côtés de soi que l’on ne voyait plus, trop occupé à prendre soin des autres, à regarder hors de soi…

à vivre seul, on se retrouve avec beaucoup de temps à s’accorder à soi, avec tout le temps du monde pour se ré-accorder, pour sonner juste avec soi-même, en harmonie… ce qui peut quand même être confrontant… les soloïstes le savent right ? on ne peut se cacher dans l’orchestre…

alors oui, apprendre à être heureux en soi, avec soi, pour soi… célibataire… vieux garçon, vieille fille… et se sentir tout de même complet, parfaitement comblé… en soi, par soi, pour soi, par choix…

heureux avec soi, tout simplement…

___________

P.S. hier j’ai eu mon premier visiteur virtuel en provenance de la Palestine… J’ai déjà vu Israel auparavant, mais de la Palestine, la première fois je crois… salam à vous…

Capture d’écran 2013-06-11 à 22.38.30

7 réflexions au sujet de « vie en solo »

  1. Alain LeBlond

    Une belle paix intérieure, que de s’aimer soi-même…
    Un espace riche…sans le besoin du miroir des autres, afin de se confirmer, quoi que se soi…
    Un espace d’ouverture, sans attentes…ou on peu partir à la rencontre de soi…à la rencontre de l’autre…pour ce qu’il est…et non pour ce que nous souhaiterions qu’il sois…
    Le seul chemin de base…ensuite, on peu marcher avec d’autres…
    Belle chronique…merci!

    Répondre
  2. Ravi

    Hans Solo en solo….. un peu pas mal perdu dans l’espace……….
    devenir mon interlocuteur interloqué……
    apprivoiser la solitude du silence…
    découvrir la richesse de l’écoute………..
    devenir mon propre thérapeute….
    reverticalisation en processus…..

    divinement délicieux à lire ta chronique ce matin Ati….
    coudonc t’es une source inépuisable
    merci

    Répondre
  3. Prashanti

    Inspirant ton écrit.
    Je suis en processus de vivre en solo….pas facile de visiter tous ces trou noirs.
    De sentir mes manques, mes désirs de revenir en arrière.
    Ça me prend du courage. Connais-tu un endroit où ils en vendent ?
    Ben oui , tu vas me dire : à l’intérieur de moi… Quand même …
    Une chance que mes amies(is) sont là.

    Merci pour ton soutien .

    Prashanti.

    Répondre
  4. Sharpie Douce

    Question indiscrète, mais ne nous annonçais-tu pas avoir trouvé une partenaire il n’y a pas si longtemps? Signé Vieille Fille ou « trésor non réclamé » comme disait ma mère xx

    Répondre
    1. atidion666 Auteur de l’article

      attentive la fille.. en effet j’ai rencontré quelqu’un… temporairement…

      j’aime bien le «trésor non réclamé» de ta moman…

      alors se réclamer si même et s’exclamer : yé je me suis trouvé(e) !

      Répondre
  5. jackie

    Plus je me retrouve et plus je me trouve à mon goût… je m’offre beaucoup, je partage énormément, seulement quand ça me plait, et je me sens de plus en plus pleine, généreuse, aimante, audacieuse et paisible… Je m’accueille avec tendresse, humour, créativité et bienveillance… un sentiment de liberté immense aussi s’installe… Solo, duo, peu m’importe, ma compagnie me réjouit…

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s