cache cache et exposure

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2.0 virgule 90 /// 25/5/14

traduction : les artistes sont mûs par la tension entre deux désirs : celui de communiquer et celui de se cacher… – D. W. Winnicott

oh que oui… ça sonne une cloche… ding ! et dong ! et beding bedang…

personnellement, je me considère bien humblement un artiste… en émergence… j’écris, je chante et je joue de la musique… de plus en plus… de mieux en mieux… du moins j’espère… et mon kit de peinture m’attend encore bien patiemment…

j’écris et je gratte et chante, des hobbies passe-temps, des passions en évolution, et le fais principalement pour le plaisir, pas pour gagner ma vie… quoique si je pouvais en vivre, je ne dirais certainement pas non… mais chaque chose en son temps… ou pas…

mais cette citation me parle haut et fort… je m’y reconnais très bien… d’un côté, givré, de l’autre, nature… Dr Jekkyl et Mister Hide…

et j’imagine qu’elle doit s’appliquer à bien d’autres que moi… artistes ou non… ou pas… car qu’est-ce qu’un(e) artiste ? si pas quelqu’un qui vit sa vie avec art… avec un certain art de vivre… mais ça c’est un autre débat…

donc, d’un côté, j’apprécie ma solitude, ma cavernitude en mes bois, protégé du monde et de sa vitesse folle, et de l’autre vit en moi cet être mû par un besoin de partager ma musique et mes mots avec des âmes bien vivantes…

d’ailleurs, hier j’ai entamé la pré-vente de mon livre – avant le lancement officiel plus tard en juin – de mains à mains auprès d’un groupe d’ami(e)s réunis pour une méditation à Montréal… autant j’ai tout fait seul dans la conception de ce bouquin, d’ici dans ma tanière, mon repère dans les bois, autant il est maintenant temps pour moi de sortir et de me vendre, moi et mon livre… vendu le chroniqueur ?

250 copies quand même à propager le chroniqueur… et à diffuser, partager, faire rouler, faire prendre l’air… car faut bien rembourser l’imprimeur, mais surtout faut faire prendre l’air à ces mots, rencontrer les lecteur/trices, dédicacer le livre, échanger en chair et en os autour de ces mots après le virtuel du blogue qui manque un peu de charisme…

cette citation ci-haut reflète pour moi les deux côtés de la création artistique, et humaine… in and out…

premièrement, se retirer en soi pour y puiser, à la source, l’inspiration et la créativité, pour ensuite partager avec le monde les fruits de ses trouvailles… car on ne crée pas que pour garder pour soi… ou est-ce le cas ? me semble qu’il faut qu’art circule, se montre, prenne l’air… sinon l’art meurt non ? ou peut-il vivre que pour soi ?

un peu paradoxal comme processus mais la vie semble être faite ainsi, de paradoxes et de contradictions, du moins ce qui peut sembler contradictions… car autant on a besoin de dire, chanter, jouer, colorer, bouger et s’exprimer, initialement pour soi et son propre plaisir, vient un moment où le besoin de dire au monde qui l’on est se fait de plus en plus pressant, pour montrer ce qui sort de soi, ce qui coule de source, d’exposer les résultats…

car on peut bien créer pour soi, et inévitablement ça doit être le source initiale, on a aussi besoin d’être vu, d’exister en tant qu’artiste… pas tant pour être aimé par le monde que pour se montrer, oser se montrer, s’exposer à nu… et quel défi mes amis de mettre ses tripes sur la page… ouverture à la critique, au jugement, à la vue d’autrui… beau processus que celui de se faire prendre l’air à soi-même, de s’étendre sur la corde à linge publique… de se faire voir…

donc d’un côté, se retirer en soi-même, puiser l’eau fraîche du puits et de l’autre, ouvrir ses mains, offrir, montrer, partager, donner, se donner… le droit et la permission…

autant par la musique que par les mots, dire qui l’on est, laisser passer l’inspiration divine qui veut s’exprimer, montrer au monde de quel bois on se chauffe et se gosse soi-même…

tous filles et fils de dieu les humains et les artistes, tous gosses de dieu…

Une réflexion au sujet de « cache cache et exposure »

  1. atidion666 Auteur de l’article

    Recevoir, les mains vides, de la création
    Donner, les mains pleines, de la re-création
    Rendre, pleinement les mains, pour toucher le vide

    Rien ne se perd : Tout se crée de ce sacré
    Se donner, se montrer, pour finalement disparaître…
    derrière l’apparence de la main marionnette, d’une libre plume
    apprendre à se tenir sur les pieds, de l’autre côté du voile de la grande comédie
    Laisser s’estomper la personnalité en étant là plus que jamais :
    Fais ce que tu aimes et plus que jamais tu seras qui tu es, ce qui est
    Aime Ce qui est et Ce qui est t’aimera en Étant ce que tu aimes

    Oui, de grands paradoxes formant à eux-mêmes semble-t-il quelque chose
    du grand mouvement de la vie : recevoir-donner-rendre…
    toujours de nouvelle manière, car qui reçoit un tel livre par exemple, ni ne se donnera ni ne se rendra à la vie de même manière… là tout le mouvement.

    Si c’était : recevoir, donner, et rendre grâce…
    dans un premier temps
    et si c’était, en bout de ligne,

    Se rendre à la grâce?

    Ati, merci merci, de nous accompagner sur ce chemin,
    de partager avec nous – accompagnare – sur ce chemin, ton pain…

    Édith en tout amour

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