Ubuntu

Episcopal Relief & Development.2.0 virgule 91 /// 27/5/14

traduction: un(e) anthropologue proposa un jeu à des enfants d’une tribu africaine… il (ou elle) déposa un panier de fruits près d’un arbre et dit aux enfants que le premier qui arriverait à l’arbre gagnerait tous les fruits… quand il (ou elle) leur dit de courir, ils se prirent tous la main et coururent ensemble, s’assirent et dégustèrent les fruits ensemble… lorsque questionnés quant à savoir pourquoi ils avaient couru ainsi en groupe plutôt que de tenter de s’approprier les fruits individuellement, ils dirent : Ubuntu, comment l’un de nous peut-il être heureux si tous les autres sont tristes ? Ubuntu est une philosophie issue des tribus africaines qui se résumer ainsi: je suis parce que nous sommes…

quand chacun/e de nous, chaque je, réapprendra à se voir comme le tout, dans le tout, comme partie du tout, et à voir le tout comme soi-même, le monde ira beaucoup mieux… le monde tournera plus rond… ainsi fon fon fon…

la loi de l’attraction et toutes les prières et commandes personnelles passées au bon dieu, au ptit Jésus et autres déités divines ne sont pas forcément à proscrire car tout à fait naturel de vouloir le mieux qui soit pour soi et ses proches… mais ces demandes sont trop limitées, elles ne voient pas assez grand… elles ratissent trop étroit… pas assez de proches dans les proches… tout dans les mains, tout dans les proches…

il me semble que les prières et demandes personnelles, pour être complètes, doivent aussi inclure une composante qui concerne le bien du plus grand nombre… car non, définitivement, rien de mal à vouloir ce qui est mieux pour soi, le problème est que l’on considère le soi comme séparé du tout, séparé des autres… pas me, we !

spiritualecologydonc pas seulement un petit moi séparé de la création et du créateur/trice mais surtout une simple partie du grand moi qui englobe, inclut et se fond dans le tout… pas une simple small pepperoni fromage, qu’une pointe d’une extra large all dressed, d’une grosse planète terre toute garnie all you can feel… un grand buffet chinois auquel se nourrit le monde entier…

car comment être satisfait et vivre en toute complétude et plénitude – en toute complénitude – quand une bonne part de la planète ne mange pas à sa faim, quand les intérêts de quelques-uns ne respectent pas le bien du plus grand nombre, quand les ressources naturelles sont exploitées sans regarder en avant ni sans penser à la terre… nonsense insensé sans dessein…

quand on se considérera de nouveau comme une grande famille, comme la même et seule tribu humaine, comme la même gang, la terre tournera plus rond, nous ne tournerons plus en rond, la boule sera davantage foule humaine, plus foule cool…

quand on pourra penser à ce qui est le plus utile pour le bénéfice du plus grand nombre et non plus seulement à soi, quand on tendera davantage à minimiser les impacts négatifs pour l’ensemble, quand on pensera davantage aux générations suivantes qu’à notre seule petite poche, le grand coeur humain composées de 7 milliards de petits coeurs individuels sera davantage en paix et battra la mesure au même diapason, celui de la nature, celui de la bonté, divine et humaine… divine humanité… divine unité…

car à force de ne plus se considérer comme une partie de ce grand tout, mais que comme petit moi séparé, arraché, détaché, aliéné, on finit par devenir aveugle face à l’avenir, mou devant l’injustice et moi plutôt que nous… mais être seulement je plutôt que nous ne comble pas notre élan fondamental, ne nous satisfait pas ultimement, ne répond pas à notre besoin viscéral d’appartenance… appartenir et non se tenir à part…

moi moi moi… je je je, selfie selfie selfie… égo.com…

l’ère de l’individualisme qui a fini par nous faire croire que l’on vit seul, autosuffisant et déconnecté du grand tout semble tirer à sa fin… on commence à reconnaître, à retrouver de nouveau ce grand besoin d’appartenance que nous partageons tous et toutes… tous des fils et filles de la terre, fils et filles de dieu… tous et toutes enfants du même village global…

peut-être que ça prend cet individualisme extrême pour nous permettre de toucher à cette aliénation et éventuellement retrouver ce sens d’appartenance, ce besoin d’appartenir, ce sentiment du grand lien au nous à retrouver…

car notre petit nombril, s’il est intéressant à regarder pour un bout de temps, finit par nous lasser… de plus, le nombril sert surtout à nous relier au reste du monde… à sentir le pouls en son sein… nous connectant premièrement à notre mère, il nous ramène  ultimement back au monde, il nous remet au monde… pour battre de nouveau à l’unisson avec le rythme unique du monde…

se prendre pour le nombril du monde… pour éventuellement retrouver la mère terre… et le reste de l’univers…

viaGustavShoutentraduction: qui peut reconnaître tous les êtres en soi et soi-même dans les autres perd toute peur… les Upanishads

 

 

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