après trois fois qu’on t’appelle cheval, va t’acheter une selle

thomaskeller2.0 virgule 98 /// 4/6/14

traduction : sois davantage intéressé(e) par ta propre réaction que par ce ou qui l’a déclenchée

quand quelque chose en provenance de l’extérieur nous dérange, nous confronte et nous bouscule, on a généralement tendance à tirer sur le messager… ou à l’ignorer… ou à nier…

réaction tout à fait naturelle et normale… mais que l’on doit dépasser à mon avis, car elle nous empêche de voir la vraie affaire qui est dérangée, peu importe par qui ou par quoi… et ultimement transformer la réaction en réponse éclairée…

car souvent, réactivement, on change de poste aussitôt que l’histoire nous embête… on débarque dès que la ride brasse trop…

évidemment, si on se retrouve dans une situation inconfortable, il est tout à fait sensé de ne pas seulement regarder son inconfort et de tenter de modifier la situation… mais si la situation se répète de nouveau par la suite, il faut se poser des questions… et si l’histoire se répète encore, il ne suffit plus de toujours changer de place, il faut regarder ce que l’on fait qui crée la situation… et la leçon à en tirer…

la plupart du temps dans la vie, les événements qui nous dérangent nous proviennent de l’extérieur… c’est en effet en général en dehors de soi que les éléments perturbateurs nous proviennent… par les autres, par divers événements, par des situations que l’on juge inacceptables et qui nous font réagir…

toujours questionnant cette capacité d’accepter ou de changer… dans ce cas, ce classique des AA qui est toujours de mise :

Unknown

l’idée maîtresse dans ce dicton consiste toutefois justement à connaître la différence entre ce que l’on peut changer et accepter l’inévitable… et ici, la marge est considérable…

car s’il est tout à fait normal et humain de désirer ce qui est le mieux pour soi, le plus confortable, le plus facile, la vie nous apporte par moments des contrariétés… la vie ne répond pas toujours à nos commandes…

et lorsque les contrariétés sont récurrentes et reviennent sous une forme semblable d’une fois à l’autre, il faut aussi arrêter, faire face et regarder… à l’extérieur, mais surtout en soi… car il semble que l’on attire à nous ce que l’on a besoin de voir, et de changer… et les contrariétés jouent ce rôle… et si elles se répètent, on doit écouter, regarder et connaître la différence entre changer et accepter…

tel que l’indique le titre de cette chronique, un dicton affirme que si on nous qualifie de cheval une fois, il faut prendre note, même si on ne sait pas pourquoi on nous accole ce titre… si on nous appelle cheval une deuxième fois ? ah ah ! il faut être alerte et se poser des questions… cheval une troisième fois ? faut aller s’acheter une selle !

j’aime ce diction qui provient de mon ami Veeresh… en gros, selon ce que j’en comprends, ça veut dire que si on reçoit le même feedback à plusieurs reprises, on ne peut se contenter de simplement blâmer les autres qui transmettent l’information, il faut plutôt se remettre en question et reconnaître qu’il y a de la graine de cheval en nous… que le comportement qu’on nous rapporte nous appartient et assumer que ça nous appartient… et utiliser l’information pour changer ou ajuster… ou changer de place…

car si on tient aux gens qui ont le courage de nous transmettre l’information qui les dérange, on change son comportement, ou, si le comportement reproché est important dans notre système de valeurs, on change d’environnement…

et entre les deux, il est possible de discuter et de mettre de l’eau dans notre vin, de trouver un terrain d’entente… au moins en discuter ouvertement et de façon transparente…

nos relations sont souvent le miroir de nos comportements personnels… parfois des comportements à renforcer, à répéter, parfois à changer, à modifier, à ajuster…

car pour vivre ensemble, il faut prioritairement pouvoir rester soi-même, mais en même temps, il faut pouvoir entendre et utiliser ce qui nous provient de l’extérieur comme information pour apprendre à mieux se connaître…

si je me retrouve à répétition dans des situations similaires, je dois regarder ce que je fais dans la répétition de ce cercle vicieux… ce que je répète de fois en fois pour que la vie me montre ce reflet qui perdure et revient…

je sais je sais, plus facile de changer de poste… mais après un certain nombre de fois qu’une situation se présente à nous, on devrait allumer et réaliser qu’il est plus facile de changer son comportement que de changer le monde entier…

ces temps-ci, la vie m’amène différentes situations qui me demandent de regarder ce que je fais qui attire certaines situations… encore une fois alors, regarder, sentir et voir ce qui demande transformation…

look look look…

_______

Be patient toward all that is unsolved in your heart and try to love the questions themselves, like locked rooms and like books that are now written in a very foreign tongue. Do not now seek the answers, which cannot be given you because you would not be able to live them. And the point is, to live everything. Live the questions now. Perhaps you will then gradually, without noticing it, live along some distant day into the answer.  ~ Rainer Maria Rilke

Une réflexion au sujet de « après trois fois qu’on t’appelle cheval, va t’acheter une selle »

  1. Manon Rousseau

    Je persiste et signe: Franchement bonne chronique de gars qui a marché ce chemin. L’expérience enraciné. Marcheur, tu fais ton chemin en marchant dit le poète Antonio Machado!

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