du/ré/alité

11002601_10152737817154150_586187978032148211_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 112 et ça monte – et ça descend…

traduction : tout ce que tu vois t’appartient, sans exception

ce matin l’extrait qui suit, tiré du livre An Uncommon Bond de Jeff Brown m’a croisé sur son passage virtuel à travers mon écran…  en fait je l’ai vu passer deux fois de suite, une fois en anglais, une autre en français… j’ai pris ça comme un signe… j’adapte la traduction de mon ami PK ici pour vous :

___
Peut-être que la question la plus importante que vous pouvez poser à un partenaire amoureux potentiel concerne sa relation avec sa propre ombre, et l’ombre qui émerge dans la relation elle-même.

 « Combien de travail êtes-vous prêt à faire sur vous-même et la relation » lorsque «la tempête grondera» ?

Sommes-nous prêts à aller aussi profondément que nous le devons pour faire le vrai travail, ou êtes-vous seulement intéressé par une relation légère et sans profondeur ?

Peu de gens abordent ce sujet lors de la phase lune de miel, parce qu’ils ne veulent pas envisager les défis à venir, mais c’est une question essentielle.  J’ai connu de nombreuses  personnes surpris de voir leur «grand amour» prendre la porte lorsque la connexion requiert et exige une responsabilité personnelle et thérapeutique pour passer à travers les difficultés.

Certains d’entre nous braveront le voyage; d’autres vont fuir. Certains d’entre nous font le travail pour transformer nos histoires dans la lumière jusqu’à la source; d’autres vont s’ enfuir, avec leurs «histoires» entre les jambes, seulement pour découvrir plus tard que leurs histoires les suivront partout où ils iront. Si nous pouvions déterminer la réelle volonté de quelqu’un au début de la relation, nous pourrions nous faire économiser beaucoup d’ennuis plus tard.

___

la première question se pose en effet, mais le seul bug à mon avis est que Brown nous invite à la poser à l’autre personne…

mais pourquoi ne pas commencer par se la poser à par soi-même ?

car comme la citation ci-haut l’indique : tout ce que l’on voit nous appartient, sans exception…

ce comportement relationnel voyeur – soit regarder les travers de l’autre avant les siens – est typique dans nos relations de toutes sortes… plus facile de voir la brindille chez notre voisin que la poutre dans notre oeil… ou quelque chose du genre…

nous, les humains, dotés d’une paire d’yeux qui regardent vers l’extérieur, sommes davantage occupés à regarder en dehors de soi justement… car notre propre part d’ombre réside justement dans l’ombre… donc bien difficile de percevoir son propre angle mort… qui finira par nous tuer si on ne s’y attarde pas…

toujours plus facile de voir les travers des autres – policiers, étudiants, adversaires politiques (parlez-en aux partis d’opposition), partisans des points de vue opposés au nôtre… car notre point de vue n’est qu’un point de vue parmi 7 000 000 000 et quelques autres… donc par définition, partiel, limité, imparfait…

on observe une situation – n’importe laquelle – à partir de sa propre petite réalité optue et on appose notre propre regard, qui baigne dans la dualité, sur le reste de l’existence… moi et le monde, nous et eux, le bien et le mal, bleu contre rouge et tutti quanti…

mais justement notre propre ombre est quasiment imperceptible à nos pas si propres yeux, en tous cas difficilement visible… on a souvent besoin du regard de l’autre pour se voir complètement, se connaître, pour saisir toute notre ampleur…

imaginez face aux situations sociales complexes et multiformes…

bien difficile de distinguer entre nos propres sales préjugés et notre biais d’observation d’avec la réalité multiple et complexe qui prend place devant nous… car la vie est dualité, et la réalité un concept bien flou et abstrait… qu’est-ce qui est réel au juste ? du alité et ré alité… Dieu allité ?

car la réalité de l’un(e) n’est clairement pas celle de l’autre…

alors le temps peut-être de se regarder soi-même ?

et de réaliser que lors du prochain brassage dans nos relations amoureuses ou amicales, on ne verra probablement pas tout clairement ?

et que l’on fera probablement face à un certain aveuglement involontaire de notre part…

car se voir tel quel, le plus près possible de l’absolu – si cela existe – n’est jamais chose facile… surtout quand ce que l’on voit n’est pas édifiant ni flatteur dans le sens du poil…

allez bon face à face avec vos ptits yeux…

mais attention car en amour, toutes nos lunettes sont des miroirs qui ne reflètent que nous-même en premier lieu… et ultimement ?

3 réflexions au sujet de « du/ré/alité »

  1. Avatar de RousseauRousseau

    Merci Ati, j’aime beaucoup. Je me reconnais le courage et l’humilité que j’ai eu et que j’ai toujours de regarder en pleine face ce que j’avais envie de projeter au dehors, ce que je trouvais laid et honteux, ce que que j’ai appris tout doucement, lentement à aimer pour étendre cet amour tout autour. Lorsque l’ombre est accueilli, elle se déploie dans la lumière. Il y a beaucoup de lumière dans nos ombres. Tout ce que je suis est tout à la fois. Longtemps, je me suis trouvée trop sensible, aujourd’hui, j’honore ma sensibilité, ma fragilité, c’est en grande partie grâce à elles que mon cœur s’est ouvert si largement, elles m’ont aussi conduites à de la fermeture et à la fuite. Je suis tout à la fois et c’est parfait comme cela…

    Répondre
  2. Avatar de Prashanti.Prashanti.

    Une responsabilité personnelle et thérapeutique .
    Oui et jusqu’à où ? Et jusqu’à quand…?
    Il y a un moment où une limite se fait sentir….

    Répondre

Répondre à Paripurna Annuler la réponse.