je suis un entre ouvert

1621711_10151988865950765_1210440087_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 60 et ça monte – et ça descend…

traduction : oui je suis un introverti… non je ne suis pas gêné… non je ne suis pas «pogné», ni antisocial… je ne fais qu’observer, qu’écouter… je ne tolère pas le bla bla social… mais je peux parler de la vie pendant des heures… je préférerais être à la maison avec un ou deux ami(e)s que dans une foule de connaissances…  ne m’aborde pas en public,  et ne m’embarasse pas… respecte que je suis réservé… et si je m’ouvre à toi, sache que cela signifie que tu es spécial à mon coeur

voilà c’est dit… je suis un introverti, un entre ouvert… un à moitié ouvert… je suis quelqu’un de plutôt inconfortable en public… dans les grands groupes… je préfère être seul, en silence… ou avec quelques ami(e)s, à chanter, à méditer, à observer le temps qui passe…

hier justement je suis allé dans un événement public, un 5 à 7 au village… je tenais à être présent car une amie lançait un nouveau projet et je voulais l’encourager… mais dès que je suis arrivé sur place, j’ai figé, je me suis senti comme de trop, un peu mal à l’aise et malaisé… oui je trouve ça malaisant les grands groupes si la principale activité consiste à jaser… surtout de rien que de tout… souvent, en grand groupe, je préfère me fermer les yeux et respirer… écouter… sentir…

car on sent beaucoup de choses quand on se retrouve dans les grands groupes… il existe une vibe, un feeling, une atmosphère… mais la plupart du temps, en grand groupe, je me sens pris dans une séance de small talk dans laquelle je ne sais comment être, dans laquelle je ne sais pas trop où me placer, où me mettre…

définitivement, je suis plus à l’aise dans mes terres, dans mon silence du fond des bois, la tête motus et la bouche cousue… mais les yeux ouverts, la tête vide, le coeur battant… la peau en état d’alerte… j’aime la réclusion de ma vie actuelle… d’ici je peux regarder le monde tourner, ici je suis dans un refuge… chez-moi je suis dans l’oeil du cyclone…

hier, au retour de mon saut de puce dans le full bain de foule, quand je suis revenu au home, ma belle et la petite faisaient le jardin dans le pur silence que seuls quelques maringouins agrémentaient de leur buzz buzz, et quelques oiseaux encore en manque de partenaires de reproduction qui signifiaient leur présence à l’amoureux attendu… ou amoureuse c’est selon…

et ça a fait ouf… d’un coup… comme si je tombais à la bonne place, comme si mon petit monde ici était plus que suffisant, plus que suffisant pour contenir tout l’univers… car mon petit monde est extensible, il peut contenir le monde entier, il peut faire entrer l’univers complet en lui, en moi, en nous… les quelques habitants de mon petit paradis terrestre…

je me souviens quand j’étais jeune, je recherchais les foules, je les courrais… quand j’avais de jeunes enfants, je me mêlais allégrement aux foules… j’étais full foule… je voulais que mes enfants soient en contact avec d’autres enfants et j’étais naturellement plus ouvert aux autres, par nature…

mais depuis quelques années, je semble me réfugier davantage en moi-même, dasns ma cabane au canada, là où j’ai installé en mon fort intérieur mon poste d’observation de la vie qui va, et mon ptit parc d’attraction personnel en mon château fort intérieur.. et ce château de ptit prince qui cultive ses roses est caché, retiré, protégé… parfois j’égare volontairement la clé… et on ne trouve pas facilement mon poste d’observation… même l’adresse est presqu’invisible… elle se fait discrète, comme son prenant soin

oh ne vous méprenez pas, ce n’est pas que je n’aime pas le monde, mais dorénavant je les aime de plus loin, je les aime à petite dose, en petits groupes et moins pour parler, plus pour chanter avec eux et elles, leur jouer de la musique, ou méditer ensemble…

alors chers amis et chères amies, vous savez où me trouver… juste ici, dans votre écran, terré dans mes terres, mais pas du tout atteré… mais tout à fait déterré non plus… j’ai les pieds dans les terre sacrée… tout à fait confiant, disponible et ouvert, mais qu’entre ouvert, à moitié ouvert… introverti, investi en mon monde à moi, en mon moi-même, là où le taux d’intérêt pour la vie ne cesse de s’agrandir au fur et à mesure que mon centre d’attraction diminue… car le parc d’attraction, c’est en nous qu’il réside…

have fun aussi dans votre propre petite ronde intérieure, là où les manèges sont gratuits et où les tours de passe-passe ne cessent de nous émerveiller…

P.S. quand même, je suis un peu gêné…

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