citoyen du pays d’en haut

11017541_927576793965712_6590203633122633476_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 52 et ça monte – et ça descend…

parait que c’est la fête du Québec aujourd’hui ? que c’est la St-Jean ? baptême, mais moi ça ne me dit rien cette fête-là, et je ne sais pourquoi… mais dites-moi donc, c’est quoi cette fête au juste ?

la fête d’un territoire, d’une province canadienne ? la seule située sur un grand grand territoire juste là, tout juste en haut des states, la seule place où on l’on parle majoritairement français sur le continent américain…

la fête d’un pays ? certains le voudraient, d’autres non… chacun son pays, chacun son pari… et avec des si on va à paris… et qui prend mari – juana ? – prend pays ? en tous cas certains qui prennent de la mari imaginent un pays imaginaire…

la fête d’un peuple, qui comme tous les peuples de la terre, a une histoire particulière… pas plus particulière que les autres, mais pas moins non plus, juste sa propre histoire, son histoire propre…

la fête de St-Jean-Baptiste, le chum de Jésus qui l’a baptisé, ainsi que de nombreux autres il y a une couples de millénaires ?

la fête des caisses de bières et une occasion de se saoûler la gueule au son de musique trop forte ?

la fête de la fin des classes pour les jeunes et le début officiel de l’été ? ça, ça sonne assez juste… et une cloche…

un congé férié obligatoire et non bougeable pour plusieurs ? (contrairement à la fête du Canada qui est mobile elle)…

cette fête est un peu tout ça j’imagine… et en même temps, rien de cela… du moins, pas que cela…

remarquez, je n’ai rien contre cette fête… mais je n’ai rien pour non plus…

je ne peux rien faire, je ne me sens ni québécois, ni canadien, ni rien d’ailleurs… je ne me sens pas appartenir à aucun pays ici-bas en fait… aucun pays pour lequel me battre, aucun pays pour lequel mourir car mon pays, ce sont les cieux, c’est la terre… je suis un citoyen du monde qui ne compte qu’une seule race, l’humaine… quand même assez barbare l’humanité par contre on ?

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non… mon pays à moi, c’est celui d’en haut, je suis un citoyen du pays d’en haut, l’ultime pays… celui duquel on vient et vers lequel on retourne à chaque jour et vers lequel on retrouva une fois pour toutes lorsque le coeur cessera de battre, lorsqu’on cessera de se battre…

ma patrie ce sont les cieux… ma patrie, ce sont aussi les racines qui me poussent sous les pieds peu  importe où je foule le sol, peu importe où je me trouve… et en même temps, aucun territoire n’est mien, je ne suis qu’un locataire sur cette boule bleue pour une fenêtre de temps limitée… un locataire parmi des milliards…

alors je ne peux que prendre soin de mon bout de terre du mieux que je peux, prendre soin des gens qui foulent ce bout de sol, prendre soin de moi et des miens…

le concept de nationalisme est davantage source de division que d’union… nous ne sommes qu’une seule nation, la nation humaine… nous sommes les locataires de la planète bleue, des locataires, des locaterriens… et depuis toujours, un peu folle la planète et ses habitants, loca loca la terre…

alors comme on ne peut sauver la planète, on doit penser globalement mais prendre soin du local, localement… car très locale la terre… la terre est si grande qu’on ne peut que prendre soin de son patelin… et agrandir le terrain de jeu… lentement, respectueusement, graduellement…

en tenant compte des gens qui y vivent, en respectant les gens qui voient leur pays autrement que le nôtre, même s’ils occupent le même territoire, même s’ils ne parlent pas le même langage…

car nous ne sommes pas propriétaires de rien, ce territoire n’est pas nôtre, il apparient aux générations futures… qu’elles viennent ou pas, qu’elles nous suivent ou non… nous ne sommes pas une nation particulière… en tous cas, moi je ne suis pas une nation… je ne suis qu’un pion de dieu, qu’un dion des cieux…

nous sommes des humains qui, par hasard ou par le dessein d’un grand grand cosmique, partageons temporairement un territoire… alors prenons soin de ce territoire, voyons à le préserver… prenons soin aussi les uns des autres, car malgré nos différentes conceptions de la fête, malgré notre attachement à un pay sou à l’autre…

moi je suis un citoyen du pays d’en haut, celui qu’on ne voit pas mais qui est bel et bien là-haut et ici-bas…

bon singe hein ?

Une réflexion au sujet de « citoyen du pays d’en haut »

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