tout de sweet & sour

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 45 et ça monte – et ça descend…

traduction : un océan entier d’eau ne peut couler un bateau à moins qu’il ne s’infiltre dans ce bateau… de la même manière, toute la négativité du monde entier ne peut vous affecter à moins que vous la laissiez entrer en vous

ouais… à peu près ça… à peu près…

car lorsque les gens qu’on aime souffrent, on souffre un peu aussi… on souffre un peu avec eux… pour eux… en lien avec eux…

et quand on est le moindrement sensible, on ne peut s’empêcher de ressentir aussi la misère du monde, du monde entier… mais cette misère ne nous éteint pas, elle nous affecte mais elle ne nous détruit pas… elle ne fait que nous faire sentir et ressentir le sel et le miel du monde… que sweet and sour le monde… aigre-doux le monde… parfois aigre, parfois doux… aller retour constant, intermittent et incessant…

oui il bien faut l’admettre, le monde souffre, partout, beaucoup, bien du monde souffre sur la boule qui roule… il y a des guerres, des famines, les déplacements de milliers de personnes sans domicile qui doivent fuir… des sécheresses, des famines, des misères à la tonne… emmenez-en la cour est pleine…

et d’autre part, le monde jouit aussi de partout, l’extase règne en plusieurs endroits et personnes et espaces… la beauté existe, la beauté éclate partout dans le monde à chaque instant… la nature se déploie en beauté et en volupté, les humain(e)s font des découvertes révolutionnaires… le monde évolue aussi…

parallèlement, sur deux axes qui finissent par se toucher car rien n’est totalement parallèle en ce bas monde, le monde affiche une grande noirceur et une lumière grandiose… les deux co-existent, avec une infinité de nuances et d’ombres entre les deux…

sans devoir la nier, on doit reconnaître la souffrance du monde, la terreur, la folie… cela existe, cela est rapporté abondamment dans les médias qui aiment bien exploiter la misère humaine pour vendre de la gazette, pour faire peur au monde, pour maintenir les gens dans un état de soumission… à nous d’acheter ou non ce discours misérabiliste…

sans le nier, ne pas le laisser prendre toute la place, surtout ne pas laisser l’ombre recouvrir notre lumière, notre soleil, notre petite flamme qui ne cherche qu’à briller, qu’à luire, qu’à shiner comme les étoiles, parmi les étoiles, dans la grande toile… cette lumière en nous qui veut faire disparaître la noirceur, la noire soeur du frère lumière…

tout un art de demeurer ouvert(e), perméable, se laisser sentir et ressentir la misère humaine de nos frères et soeurs, mais pas se faire recouvrir de cette part d’ombre étouffante…

utilisons plutôt cette ombre pour apprécier encore davantage la lumière ambiante, pour goûter pleinement la chance que nous avons de vivre dans une quartier du monde qui offre air pur, eau propre et plus que potable, espace, paix, abondance et civilité…

et tout en reconnaissant cette chance que nous avons, voyons comment nous pouvons contribuer à faire de ce monde un monde meilleur, un monde plus juste, plus humain, plus égalitaire, plus respectueux des différences… car sans être pareil, le monde est varié et il importe de mettre en évidence ces différences entre gens de couleurs diverses, d’orientations sexuelles multiples et méconnues… rainbow power…

oui le monde baigne dans la souffrance, mais aussi dans la beauté… et si on devient plus équanime, ancré(e) davantage dans une sereine neutralité, observant sans juger, sans prendre partie, il devient possible de voir sans s’émouvoir… observer sans s’écrouler…

sans laisser la souffrance nous submerger, utilisons-là pour surfer vers des solutions créatives, généreuses, humanitaires, égalitaires… car les problèmes drastiques appellent des solutions tout aussi drastiques…

quant à la beauté, encourageons-là, multiplions-là, amplifions-là… remplissons notre petite monde et le grand de toute la beauté possible, béatifions le monde, transformons le laid en beau, le ouark en oh ! la guerre en paix…

mais on ne mettra pas fin à la guerre par davantage de guerre, on mettra fin à la guerre quand chacune t chacune de nous s’acceptera dans tous ses morceaux, dans toutes ses nuances, en acceptant et en intégrant toutes ses ombres, en les transformant en lumière…

car on ne peut se battre contre l’ombre et la noirceur, il suffit d’allumer la lumière…

let the sun shine in…

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