tout de rien

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 17 et ça monte – et ça descend…

traduction: le jour où tu auras tout, j’espère que tu te souviendras du temps quand tu n’avais rien
– rupi kaur

quelle affirmation lucide… quand nous avons tout, souvenons-nous que nous avons encore et toujours rien… car tout ce que nous avons en fait n’est rien, tout ce que nous pouvons avoir ne sera jamais rien qui pourra nous satisfaire fondamentalement… moi du moins…

rien qui ne dure dans le temps, rien qu’il ne faille garder ni rien qui ne vaille car tout passe…

alors profitons du moment quand ça passe, mais gardons les mains ouvertes et soyons prêts à laisser aller… car pour aller, ça s’en ira certainement…

nous naissons nu(e), mais comme des dindes nous nous remplissons de toutes sortes de farce au fur et à mesure que les années passent… de la connaissance, des bébelles, des croyances, des conditionnements…

nous vivons plus ou moins rempli(e)s et de plus en plus plein(e)s mais nous quitterons ce monde avec quoi au juste ?

peut-être que notre job d’humain(e) ne consiste pas tant à avoir mais plutôt à être, du moins apprendre à être… et à devenir de plus en plus soi-même…

11846608_10154030229060828_5739823846247681191_nOK peut-être pas une job comme telle mais un davantage un privilège… merci du rappel Mr Carl…

mais qui sommes-nous vraiment au juste ? qui suis-je ?

une danseuse dans la nuit ?

un nobody qui ne fait que vivre sa vinaigrette ?

un jeune foufou qui devient lentement et pas sûrement sage ?

peut-être, peut-être… mais aussi peut-être pas…

peut-être que nous sommes, tout simplement… peut-être que nous sommes déjà… mais peut-être que nous ne sommes tout simplement pas… peut-être que cette grande pièce de théâtre n’est qu’une grande illusion et que nous faisons que la rêver ? vivement peut-être…

mais nous, nous qui sommes parmi les choyé(e)s de l’humanité, sur le plan matériel du moins, nous qui possédons beaucoup, nous qui pouvons posséder presque tout ce qui ne compte pas vraiment – pas ultimement du moins – en un seul clic, où sommes-nous  et vers où nous dirigeons-nous ?

car la vie est un élan, un élan vers quelque part, ou nulle part, ça l’avenir nous le dira peut-être, mais dans cet élan, que des moments, que des tranches de moment… que des tranches de présent, du présent tranché comme du pain, et le party se passe une tranche à la fois… un sandwich de moments qui s’enfilent les uns aux autres, les uns après les autres…

quand nos avons tout, comme nous qui avons tout en ce moment même, souvenons-nous du temps jadis quand nous n’avions rien… lors de notre naissance, aucune connaissance ne nous habitait, aucun fardeau n’avions-nous à porter, aucune tache ni tâche à accomplir… qu’une grande table rase et rasée sans poil sur le coco… qu’un grand tout-possible…

alors si vous le voulez bien, retournons à ce plein et vierge état de disposition intérieure, alors que  tout était possible… car tout est possible et certaines choses sont probables… mais ce qui sera sera et nous en serons les témoins plus ou moins conscient(e)s…

et que la vie soit douce pour vous chers lecteurs trices…

non rien de rien, non je ne décrète rien…

2 réflexions au sujet de « tout de rien »

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