((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – TRENTE-HUITIÈME
cher Eckart, toujours aussi juste… toujours aussi pertinent… sans soulever un tollé… excusez–là… facile amis faut que ça sorte pour faire de la place aux meilleures qui poussent…
on pourrait traduire cet énoncé par : ça pense donc j’observe… ou encore : ça pense donc je suis… le fil de mes pensées… pas suis comme dans être, suis comme dans suivre… prendre note sans se faire prendre… noter sans tomber dedans…
car pour penser, ça pense en masse dans nos petites têtes… ça n’arrête pas de penser, le jour comme la nuit… qu’on en soit conscient ou non, qu’on embarque dans le bateau des pensées ou pas… ça pense… et quand on prend note, ça dépense…
pas plus qu’on ne se pompe le sang, pas plus qu’on ne digère soi-même, les choses se font d’elles-mêmes, la vie se vit, avec ou sans nous, avec ou sans notre consentement…
ça pense sans bon sens… ça pense à des affaires folles, ça pense tout seul… pensées positives, pensées négatives, amenez-les qu’on les regarde, amenez-vous qu’on vous watche…
car pourquoi s’obstiner à ne pas vouloir penser de pensées dites négatives.. pas nous qui choisissons… les pensées come and go… suffit de les laisser aller, suffit de ne pas les retenir… juste des pensées…
et la pensée n’est pas tant such a big deal… sa fonction est d’errer, alors qu’elle erre…
qu’elle erre partout sur terre, et sous terre s’il le faut.. la pensée n’est que de l’air… un gros cream puff la pensée, que du vent… alors on ne deviendra pas fou pour du vent non ? ni folle d’ailleurs…
alors pourquoi être davantage attaché(e) aux pensées qu’aux fonctions physiologiques ?
nous ne sommes pourtant ni notre corps ni notre tête… nous ne possédons absolument rien… d’ailleurs tout ce qui nous entoure n’est que temporaire, pas seulement notre corps… seul l’amour dans notre coeur perdurera…
notre corps n’est que loué… un bail à long terme peut-être – quoi que même ça on est certain de rien – mais qu’un bail…
alors osons tout regarder, tout sentir, tout voir… car tout ce qui se présente à nous n’est peut-être que manifestation de queque chose à laisser aller, quelque chose à observer avant quitter à tout jamais…
bye bail…
