deep & périmé

11043092_693424517434775_5932725762201349610_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – TRENTE-NEUVIÈME

traduction (pas vraiment possible mais un gars s’essaie):
le terme «depressed» se dit phonétiquement «deep rest»… nous pouvons considérer la dépression non pas en tant que maladie mentale, mais à un niveau plus fondamental, plutôt comme un profond état de repos dans lequel nous nous réfugions lorsque nous sommes complètement écrasé(e) sous le poids de notre propre identité… – Jeff Foster

et pour ajuster la traduction, on pourrait dire que la dépression est en fait une trop forte pression sur une personne qui ne sait plus qui elle est désormais.. en français, et de façon un peu twistée, le terme depressed pourrait se traduire par deep-périmé, soit profond (deep) et périmé (ce qui n’est plus actuel)…  sortir du fond de soi ce qui n’a plus raison d’être anymore…

car oui, c’est l’automne, la longue saison de la grande dépression… qui devrait se poursuivre jusqu’en avril-mai… mais quand est-ce qu’ils dépriment officiellement dans le sud ? j’imagine qu’ils ont leur propre tradition… 😉 caramba !!!

avec la lumière qui rétrécit comme peau de chagrin à chaque jour, snif snif,  avec les couleurs qui quittent les arbres – bye bye vieilles branches – comme des cheveux d’aîné(e)s, revoici ce temps de l’année ou le fond de nous-même remonte à la surface… plus de distraction naturelle estival possible, la vraie nature humaine se révèle à la conscience… même si pas toujours facile ni évident… vidant souvent même parfois… éprouvant… et prouvant que le fond de la mer n’est pas mort… loin de là… y a de la vie dans le fond de nous…

à compter de l’automne, si l’ours prend sont trou et sa caverne, les tréfonds de l’âme humaine remontent à la surface pour venir boire de la lumière, pour s’abreuver aux hauteurs, pour prendre de l’air, pour se r’montrer sa face d’hiver… non pas pour se faire remonter le visage, mais au contraire pour dévoiler son visage plus sombre, pour le faire griller, pour lui faire prendre l’air… pickaboo I see you…

et ce processus régulier de mise à jour est essentiel car sinon l’âme pourrirait  toujours ainsi confinée à son fonds de commerce et son fond de tiroir,,, bien sûr, pas toujours évident de se regarder l’ombre en pleine face mais l’ombre ne se gêne pas pour émerger… qu’on l’invite ou pas… elle saute à pleine face dans l’inconscience et nous révèle un visage moins shiny… deep down selfies… l’ombre fait sa fraîche…

alors c’est la saison… de la grippe, des snowbirds, mais aussi des états d’âme qui se changent parfois et pour certains en états down… ou pour d’autres en état d’âne… hihan, hihan, c’est l’automne…

bienvenue en cette longue saison, la saison autre que l’été… celle des grands ménages, la saison des grands vents, la saison des ventes finales… mais pas d’échange possible… faut ce qui faut… on rentre dans le backstore… et on clean deep… on deep clean… regardons tout ce qui ose se montrer la binette… sans juger, sans nier, sans détourner le regard…

je ne suis pas psy… mais j’observe… moi-mêmes mais aussi les gens…  j’ai longtemps considéré le terme dépression comme un fourre-tout dans lequel on fourre n’importe quoi justement… je ne juge personne qui choisit la médicamentation car parfois je crois que c’est nécessaire pour stabiliser les choses… mais à long terme, ça semble évident que l’on doive plonger en soi pour aller sortir le vieux stock… vente de garage… tout doit partir… pour faire de la parce pour du neuf, pour du frais, pour du nouveau…

bonne saison alors… peut-être que si on sent le spectre dépressionnaire s’approcher de nous cette année, ce feeling plus lourd qui nous fait ralentir et moins vouloir, vouloir rien même, peut-être qu’on peut choisir, ou essayer du moins, de le considérer comme un cadeau… comme une occasion de ralentir justement et de revoir les choses sous un nouvel angle… rafraîchir ses priorités… porter un regard neuf sur de vieilles émotions et de vieux conditionnements qui nous visitent une fois de temps en temps… à partir de novembre qui approche à grands pas justement…

et, profondémment, reposons-nous de ce qui ou de quoi l’on croit devoir être… car on ne peut qu’être soi… simplement, naturellement, évidemment…

2 réflexions au sujet de « deep & périmé »

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