self ? hiiiii !

10846140_10152927772577743_2580458388355285142_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-DEUXIÈME

traduction : vous êtes l’observateur(trice) qui regarde les émotions qui poussent et tirent en vous, qui vous étirent… la beauté en vous est immuable… votre être le plus profond et le plus authentique ne s’en fait pas à propos des modes, des luttes, du temps, de vos pertes et de vos soucis… profondément, vous êtes libre des demandes du monde, jugements et attentes… vous ressentez de l’amour envers vous-même et vous êtes heureux(se) et ce que vous réalisez que vous percevez en vous-même comme dégoutant et misérable est en réalité en dehors de vous-même…  arrêtez d’essayer autant et reposez-vous en vous-même, et vous verrez qu’il n’y a aucune demande faite envers vous… seulement la surface en vous est dérangée… en votre profondeur ne réside que calme, paix et totale tranquillité… ce n’est qu’en surface que vous ressentez le vide et le manque… au plus profond de vous-même réside la fermeté de la plénitude… – Bryant McGill

wow, avec un café, ça vous part une journée ça m’sieur-dame… ces mots nourrissent l’âme, même pas besoin de toast… mais let’s drink to that quand même !

parfois, l’automne surtout, et particulièrement quand il tombe des clous glacés du haut des cieux sur nos têtes, on a besoin de ces wake-up call… parfois besoin de ces rappels qui émergent du plus profond de l’âme… car en surface, le lac de notre conscience est facilement dérangé, fréquemment troublé… suffit parfois seulement de descendre en nous et de reconnecter avec la source pour retrouver la paix, une certaine paix, une paix certaine…

mais ça demande aussi du courage de descendre down there car souvent en cours de descente, on doit affronter des choses qu’on a refoulées, des cadavres qu’on aimerait ne pas rencontrer ou croiser… mais suffit de continuer la grande descente en soi et éventuellement, on y arrive… on arrive là,directement en plein centre du trou de beigne… là où le grand tout, là ou tout se repose, là où tout est calme… ah this !

mais on vit tellement en surface… c’est clairement l’époque des grandes surfaces… pas qu’en termes de magasinage… dans nos mondes intérieurs aussi… plus de profondeur, plus d’introspection… en même temps, plus comme davantage, et plus comme dans moins…

car d’un côté, de plus en plus de gens jouent du selfie et vivent en surface, de plus en plus de personnes ne vivent qu’à la surface de sa peau, à fleur de peau… pourtant, si peu de contact avec le grand deep down en soi…

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mais de l’autre côté, car une médaille en a toujours au moins deux, de plus en plus de gens se cherchent et se fouillent, cherchent en eux et creusent en eux pour retrouver la source de la vie, la source sa vie…

en quête de l’ultime selfie…

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car de plus en plus de gens qui sont tannés de vivre à la surface des choses et de courir par en avant… sans cesse… ouf, essoufflés nous sommes…

mais les selfies, ça sent drôle…

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car nous sommes tellement plus que des corps… nous sommes des âmes, et si nous pouvions nous regarder les yeux dans les yeux plutôt que via le trou de nos téléphones intelligents,  la beauté changerait de forme, la beauté n’aurait plus de forme…

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pour terminer, queques mots de cette grande dame…

12119964_896374873750024_5206590836618655418_oalors en ce matin pluvieux, ces quelques mots issus du ciel caché des tréfonds de nos âmes… de notre âme car tous et toutes la même âme, tous et toutes le m^me ciel… des mots qui émergent de là, là où nous vivons tous et toutes… dans des corps différents et distincts, mais dans le même grand corps universel, sous le même ciel…

___

et pour terminer, du Bobin…

Vous attendez de l’amour qu’il vous comble. Mais l’amour ne comble rien, ni le trou que vous avez dans la tête, ni cet abîme que vous avez au cœur. L’amour est manque bien plus que plénitude. L’amour est plénitude du manque

– Christian Bobin via La joie d’être un âne

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