joyeux anniversaire très cher

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIX-SEPTIÈME

11 décembre, date d’anniversaire de naissance d’Osho, mon gourou bien-aimé…

toujours bizarre de souhaiter bonne fête – à haute voix et à mots écrits de surcroît – à un homme qui est mort – ou qui a quitté son corps, c’est selon – et de re-surcroit il y a 26 ans de cela… …

toujours bizarre de souhaiter bonne fête à un homme qui a toujours dit qu’il n’était jamais né, ni mort, qu’il n’a été qu’une âme qui n’a fait que passer sur terre comme une étoile filante dans le ciel de nos vies…

toujours bizarre de souhaiter bonne fête à un gourou, à son gourou, à mon gourou…

car même quand il était ici, autour de nous, Osho n’était pas vraiment là, pas vraiment d’ici… toujours un peu avant son temps, un peu plus haut, un peu plus loin, toujours un peu là-bas, là d’où l’on vient et là on l’on ira de nouveau quand notre corps quittera notre âme… ou vice-versa…

d’ailleurs toujours mystérieux la relation entre un disciple et son maître…

je précise relation entre un disciple et son maître car l’inverse ne me semble pas vrai… en effet, je ne crois pas qu’un maître entretienne une relation avec des disciples, encore moins ses disciples… quoi qu’Osho qualifiait souvent ses disciples de my people… et moi, j’ai eu cette immense chance d’être l’un de ces people, l’un de ses people… comme des dizaines ou centaines de milliers, sinon des millions d’autres…

un disciple peut choisir de faire d’un maître son maître, son gourou, mais d’après ce que je comprend de ce grand jeu cosmique et tragicomique, un maître n’a pas de disciples…

car un maître – comme on peut le concevoir nous, mortels bien communs et souvent malcommodes – n’est pas d’ici, il n’est pas là… ou ne l’est-il pas ?

il ne semble pas vraiment y avoir de conducteur dans le char, que dieu qui chauffe la machine… ultime pilote automatique… il n’y a que la vie qui passe en corps… et qui inspire, et qui aspire… et qui attire disciples assoiffés de lumière… et qui indique un ailleurs plus haut, plus lumineux…

Osho disait parfois que c’est le maître qui choisit les disciples et non l’inverse car comment un aveugle peut-il choisir comme guide vers la lumière la personne qui voit ? see what I mean ?

alors il y a 32 ans de cela, encore tout jeune imberbe et arrogant comme un kid de 22 ans peut l’être, je me suis laissé choisir par Osho, par mon maître… car Osho est mon maître… mon portail, mon repère… non pas mon père, plus un grand-père, cosmique, mon repère en cette existence terrestre et au-delà… oui mon maître, comme celui de centaines de milliers de personnes, sinon des millions…

car Osho a osé jouer cette game maître-disciple à grande échelle… car il sentait le besoin de guidance de la part de plusieurs d’entre nous… des chercheurs d’un grand je-ne-sais -quoi… il a reconnu ce besoin de doigts indicateurs pouvant nous pointer la direction de la lune.. profond besoin d’éclair de lucidité dans la noire nuit du retour de l’âme vers la maison…

mais qu’est-ce qu’un maître ? me demanderez-vous peut-être…

car moi-même je me pose souvent cette question, même si jamais je ne doute de la présence ni de la pertinence d’Osho dans ma vie… he’s just a fact… 

d’ailleurs, la première fois que j’ai eu la chance d’être en sa présence, j’ai senti profondément pourquoi je m’étais incarné en cette vie… et j’ai braillé toutes les larmes de mon corps… and back… aussi simple que ça… la goutte retrouvait soudainement sa mer… alors non, pas un père… beaucoup plus que ça…

car un maître c’est aussi une lumière… une petite flamme qui brille et qui danse dans l’âme du ou de la disciple… un rappel de notre provenance, de notre destination, de notre appartenance…

une présence incandescente qui anime et remémore la présence de dieu en soi… un rappel, un wake-up call, une réponse à des questions que l’on ne peut même pas se poser car bien trop vastes pour une tête… au moins un coeur… jusqu’à l’âme…

on ne suit pas un maître car un maître n’est pas là… encore moins quand il est mort… on ne suis pas un maître, on devient son propre maître… car je suis mon propre maître, ah la sale affaire… avec ma propre couleur, avec mes propres pulsions d’humain, avec mes doutes et autres certitudes… car en compagnie d’un maître, on devient une qualité de présence plus fine, tout en devenant de plus en plus soi-même…

quelle belle contradiction qui veut que l’on devienne de plus en soi-même tout en disparaissant… pour devenir de plus en plus ce que la vie veut être à-travers soi… laisser la vie nous faire vivre de l’intérieur…

la relation entre un disciple et son maître est une relation d’amour pur, de pur amour…  une drôle de relation en fait, car pas vraiment une relation non plus…

davantage une inspiration en provenance du grand mystère, de retour en direction du grand mystère… un espoir qui nous fait garder la foi quand la nuit se noircit d’incompréhension… une farce quand le dindon de farcit de lui-même… quand la nuit noire de l’âme engouffre la petite flamme vacillante… alors le contact du maître… qui peut devenir ce que l’on veut car le maître donne totale liberté…

mais ne vous méprenez pas… un gourou ne fait rien pour le ou la disciple, il ne nous facilite pas la vie… au contraire… mort ou vif, il nous retire toutes nos illusions, il tire le tapis sous nos pieds… et cela sans même devoir être ici incarné dans la matière… car les voies de l’esprit sont profondes et mystérieuses… et les cieux très surprenants…

du vivant de son corps sur terre, Osho disait que lorsqu’il quitterait ce corps justement, il se dissiperait dans tous ses disciples… que chacun et chacune de ses disciples deviendrait l’un(e) de ses ambassadeurs et ambassadrices… nous sommes donc davantage des dissipés que des disciples…

car notre maître était irrévérencieux, un tantinet baveux parfois même…  il nous disait de ne rien croire ce qu’il disait, disait d’ailleurs toujours le contraire de ce qu’il avait déjà dit afin que l’on ne l’érige pas en religion… il nous invitait à faire nos propres expériences soi-même, quitte à nous brûler pour réaliser en toute expérience que le feu brûle bel et bien…

et pour brûler, ah que oui mes amis, je peux vous le confirmer, le feu brûle… le feu d’Osho brûle en moi… comme il doit brûler en plusieurs d’entre nous, surtout en cette date spéciale…

ce feu brûle encore plus qu’au début, davantage braise ardente que flamme excitée du début… le feu d’Osho me consume, m’anime, me purifie… j’ai l’immense chance de laisser vivre en moi cette immense puff de vie que fut la présence d’Osho sur terre et qui continue de je ne sais où…

j’ai la chance et le privilège d’avoir permis à cette âme rebelle et sans compromis de planter une semence de vie et de lumière dans mon âme et mon corps incarné il y a des années de cela, ou peut-être y-a-t’il plusieurs vies de cela… car il parait que la relation maître-disciple chevauche les vies et dépassent les corps… qu’on se retrouve de vie en vie…

pourquoi souhaiter bonne fête à son gourou dans une chronique ?

aucune idée… mais justement, la relation maître-disciple est inexplicable, incompréhensible et totalement mystérieuse… et encore plus irrationnelle… peut-être ça l’idée justement ? nous faire perdre la tête…

peut-être qu’on parle tout seul quand on parle à son maître ? mais peut-être pas non plus…

peut-être que ce n’est que nous quand on entend ou qu’on sent son maître nous dicter la voie à suivre ?

peut-être bien que oui, peut-être bien que non…

mais toujours est-il… et jamais n’est-il pas…

I love you forever beloved Master…

7 réflexions au sujet de « joyeux anniversaire très cher »

  1. Trishna

    Sans aucun doute, vous êtes deux « m’êtres » qui m’inspirent, tout simplement mais bien réellement!

    Texte raffiné qui me tient « Osho » en plein cœur! Bonne Célébration de nos vies à travers lui et tous (toutes) et chacun (e) …

    Répondre
  2. france amala

    Osho est la personne semble t’il …qui a le plus parlé en public et cela sans jamais aucun texte:
    avec lui j’ai ri , pleuré ,crié, »virer dessous » et parfois tomber dans un profond silence.
    sa phrase la plus marquante pour moi ,je l’ai reçue à poona un matin que je déjeunais assise entre les bamboo autour du bouddha hall en écoutant un discours audio
     »being enligtened is being here now » et en cet instant tout s’est arrêté ,tout était là
    le vent dans les bamboo,le silence ,la papaye dans ma bouche,la joie,l’amour,le grand espace
    Ça a pénétré et m’a rempli de gratitude merci Osho,merci tous les fellow travellors

    Répondre

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