tunnel, or not tunnel, ceci n’est pas une question

12472403_1214593348554097_8088266967534926014_n

((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-TREIZIÈME…

traduction : l’illusion n’est pas la lumière au bout du tunnel, c’est le tunnel…

j’aime bien ces citations qui nous revirent de bord en virant les choses à l’envers… en tournant la lorgnette de côté… en forçant l’observateur à s’observer lui-même… en lui twistant le mental… culbute intellectuelle… tchou tchou…

OK on prend ça de l’autre côté alors… il y aurait bel et bien une lumière mais l’illusion serait le tunnel… éclairant…

mais nous, on se prend pour le train ? ou pour la lumière ? ou pour le chemin de fer ? ou encore le conducteur ? riche métaphore que celle du train…

mais d’autre part, peut-être aussi qu’il y a bel et bien un tunnel – notre incarnation terrestre – et que nous sommes le train qui fonce à toute allure ?

et qu’il n’y a pas de bout à ce dit tunnel… qu’un train filant vers nulle part…

nous aurions donc à vivre cette incarnation comme un long tunnel, en pointant notre phare sur certains enjeux qu’il nous faille découvrir pendant notre passage sur terre…

et le tunnel, et le train, et la lumière, et le conducteur… soit nous sommes tout cela, ou peut-être rien du tout…

comme une lumière dans un tunnel, cette citation de Nisargadatta Maharaj (via La joie d’être un âne, merci Jean) peut nous éclairer la lanterne :

la liberté signifie lâcher prise… les gens ne sont pas intéressés à tout laisser aller… ils ne savent pas que le limité est le prix pour l’infini, comme la mort est le prix pour l’immortalité… la maturité spirituelle réside dans la décision de tout abandonner… le renoncement est le pas final… mais le vrai renoncement est dans la réalisation qu’il n’y a rien à abandonner, car rien ne t’appartient… cela ressemble au sommeil profond – tu ne renonces pas à ton lit lorsque tu tombes endormi – tu ne fais que l’oublier…

le tunnel – ou ce que l’on se représente comme étant le tunnel – représente le limité, soit le prix à payer pour éventuellement atteindre l’infini… comme la mort serait le prix de l’immortalité…

ce tunnel qui peut nous permettre, en nous confinant à un espace limité, en nous gardant sur les rails, d’atteindre la destination finale…

car peut-être que toute contrainte est essentielle pour se libérer du limité, pour s’en extraire… peut-être que nous avons besoin du limité pour atteindre l’infiniment illimité, l’ultime totalité…

d’ailleurs, ce corps est-il absolument nécessaire pour nous permettre de redevenir le monde entier ? le poisson doit-il absolument sortir de l’eau pour réaliser qu’il y baigne ?

et en même temps, rien à abandonner car rien ne nous appartient, nous ne sommes rien de tout ce que nous croyons être… nous sommes déjà le grand tout, mais nous avons oublier…

comme cette image du lit qui, de l’autre côté du sommeil, ne part pas mais que l’on ne fait qu’oublier…  nous ne sommes ni le lit, ni le sommeil, ni l’oubli… nous sommes le rêveur en quête d’éveil… nous sommes, pour le moment, le rêve qui s’est oublié lui-même et qui attend le réveil, notre réveil, la réalisation pour finalement s’évaporer, lever le voile…

car rêve et éveil ne peuvent exister conjointement… c’est l’un ou l’autre…   à moins que l’on puisse rêver l’éveil ? ou s’éveiller du rêve…

mais qu’est-ce que le rêve, l’illusion ? que ne saisit-on pas de ce grand rêve au coeur du sommeil profond qui nous fait oublier notre provenance, notre destination, qui nous fait parfois nous perdre dans le voyage ?

mais éventuellement, on se réveillera, c’est inévitable… le rêve ira mourir dans la lumière de l’éveil…

mais nous imaginons-nous être le train ?

si oui,  démontons-le, défaisons-le en morceaux pour voir de quoi il est constitué, comment il opère, de quoi il est fait… fouillons le train inside-out… et peut-être alors la lumière jaillira-t-elle ?

car la lumière, si elle se situe au-delà  du train, est aussi liée au train… la lumière fait partie intégrale du train… alors osons être totalement ce wagon qui nous sert de véhicule en ce bout d’existence, pour ce bout de chemin…

oui le fini semble nécessaire pour sauter dans l’infini… pas de train sans rail… le contenant semble nécessaire et indispensable pour pouvoir sortir de la boîte… alors rappelons-nous, ou du moins, tentons de le faire…

car en se connaissant soi-même, en explorant chacun son propre wagon, on devient capable de comprendre le monde dans lequel le train circule…

Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers. L’homme est un microcosme – complètement tout ce qu’il y a dehors est à l’intérieur. Toutes les réponses à toutes les questions peuvent être trouvées dans nos mondes internes, de même que l’antidote pour toutes nos maladies qui se trouve à l’intérieur de nous-mêmes.
– Sri Prem Baba

Une réflexion au sujet de « tunnel, or not tunnel, ceci n’est pas une question »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s